esclave à cause de la bassesse de leur vie et de leurs mœurs. Même parmi les Égyptiens, aucun de ceux qui avaient été incorporés au peuple n'est dénombré ; c'est qu'ils sont étrangers et barbares ; on necompte que les Israélites, et non pas tous, mais à partir de vingt ans etau-dessus. On ne tient pas compte seulement de l'âge, on cherche aussià savoir si l'homme se montre assez fort pour faire la guerre ; car c'estce qu'enjoint la parole de Dieu : “ compter tout ce qui marche dans laforce. ” Ce n'est donc pas seulement l'âge, c'est aussi la force qu'ondemande à l'Israélite. L'enfance n'est pas comptée ni considéréecomme propre aux calculs divins, à moins qu'il ne s'agisse des premiers-nés ou des descendants de la souche sacerdotale de Lévi.Ceux-ci seuls parmi les enfants sont comptés dans le Nombre. Maisaucune femme n'y accède.Qu'en dis-tu ? Peut-il ne pas y avoir de mystère dans ce passage ?Mais alors croirons-nous que l'Esprit-Saint, quand il l'a dicté àl'écrivain, n'a cherché qu'à nous faire connaître quelle partie du peuplea été dénombrée et quelle partie est restée en dehors du nombre ? Quel profit en tireront ceux qui cherchent à s'instruire dans les livressacrés ? A quoi sert d'avoir appris cela ? Qu'importé à l'âme pour sonsalut de savoir qu'une partie du peuple a été dénombrée dans le désert,et qu'une autre partie ne l'a pas été ?Mais si, suivant la maxime de Paul, nous croyons que “ la Loi estspirituelle ” et si nous entendons spirituellement son contenu, il sedégagera du texte un grand profit pour l'âme. La présente lecturem'apprend que, si je dépasse l'imbécillité de l'enfance, si je cessed'avoir des pensées d'enfant, si, “ devenu homme, je me débarrasse dece qui est l'enfant ”, si, dis-je, je suis devenu un “ jeune homme ”, etun “ jeune homme ” capable de “ vaincre le Malin ”, je me montreraidigne d'être de ceux dont il est écrit : “ Tous ceux qui marchent dans laforce d'Israël ”, et je serai réputé bon pour les Nombres divins. Maistant qu'il reste à quelqu'un d'entre nous des pensées puériles etchancelantes, ou une paresse féminine et relâchée, ou si nous nousconduisons d'une manière égyptienne et barbare, nous ne méritons pasd'être comptés devant Dieu dans le nombre saint et consacré. “Innombrables ”, est-il dit dans Salomon, “ sont ceux qui périssent ” ;au contraire ceux qui sont sauvés sont tous comptés.Tu veux la preuve que le Nombre des saints est compté devant Dieu ?Ecoute ce que dit David des astres du ciel : “ C'est Lui qui compte la
Leave a Comment