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SOMMAIRE
Economie
Humeur :2009, une année de reconnexion.
2
Quid de l’économie cette semaine ?États-Unis, France : La déflation arrive à grands pas.
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La météo économique de la semaine écoulée.
4
Les marchés :BCE : encore du pain sur la planche !
5
Les évènements à suivre du 19 au 23 janvier :Une semaine de répit.
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Calendrier complet des statistiques et évènements économiquesde la semaine.
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Calendrier des publications et versements de dividendes
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Chiffres de la semaine du 16 au 23 janvier
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Synthèse sectorielle de la semaine
10
Performances 2008
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Rappel de nos prévisions macro-économiques et financières pour2008 et 2009
12
16 janvier 2009
 
 
Economie & Stratégie
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Humeur :2009, une année de reconnexion
 Comme nous l’avons explicité la semaine dernière dans ces mêmes colonnes, l’année 2008 a été l’année de toutes lesmauvaises surprises. A tel point que les investisseurs et la grande majorité des acteurs économiques à travers le mondene veulent plus voir que les mauvaises nouvelles, sombrant par là même dans le pessimisme le plus obscur.Pourtant, s’il ne faut évidemment pas se voiler la face et s’il faut même reconnaître que le début 2009 pourrait nousréserver encore quelques dernières mauvaises nouvelles, il est également indispensable de prendre conscience que denombreuses lueurs d’espoir existent et surtout qu’elles pourraient devenir de plus en plus scintillantes au cours del’année 2009. En fait, selon nous, cette dernière devrait finalement consacrer une reconnexion de la plupart desgrandeurs financières et nominales avec la réalité économique. Autrement dit, tous les excès des dernières années et enparticulier de 2008 devraient être corrigés au cours des prochains trimestres.D’ailleurs, certaines corrections ont déjà commencé. Il s’agit tout d’abord de l’évolution des matières premières. Eneffet, après avoir flambés bien au-delà du raisonnable, les cours des matières premières reviennent simplement vers desniveaux plus normaux. Pis ou mieux, elles connaissent désormais un effet de balancier impressionnant qui les a faitpasser d’une flambée injustifiée à une décrue excessive. Ainsi, pour 2009 et de manière à ne pas être trop optimistes,nous tablons sur une stabilisation des cours de l’ensemble des matières premières autour de leurs niveaux de fin 2008,avec par exemple un baril qui se stabiliserait autour des 50 dollars. Néanmoins, comparativement aux 150 dollars de l’étédernier et à fortiori aux 200 dollars annoncés très souvent à l’époque, ce niveau de 50 dollars constituera un avantage depoids pour l’ensemble des consommateurs.A l’inverse, les pays producteurs de pétrole et de gaz redescendent sur terre et leur atterrissage risque d’êtredouloureux. Ainsi, les impétueux Venezuela, Russie et pays du Golfe vont devoir calmer leurs ardeurs et comprendre quetout miser sur une seule industrie est particulièrement dangereux.Toujours est-il que, comme l’a montré l’évolution récente des prix à la consommation, l’inflation recule partout dans lespays développés, conférant par là même un peu plus de pouvoir d’achat aux ménages, en leur permettant surtout deréallouer leurs dépenses des produits énergétiques et alimentaires vers des biens manufacturés et des services à valeur ajoutée.En d’autres termes, dans la mesure où les revenus des ménages ne se sont pas ajustés aux prix au cours desdernières années, ce sont désormais les prix qui s’ajustent aux revenus des particuliers.Dans ce même ordre d’idée, les bulles immobilières non encore dégonflées, notamment en France (sachant qu’ellesont déjà éclaté outre-Atlantique et ont commencé à le faire sérieusement en Espagne, en Irlande et au Royaume-Uni),vont désenfler nettement en 2009. Dans l’Hexagone, nous nous attendons à une baisse des prix des logements anciensde l’ordre de 20 % d’ici le printemps 2010. Et le baby boom n’y changera rien, car dans la mesure où les prix immobilierssont trop élevés par rapports aux revenus et que ces derniers ne peuvent pas augmenter significativement, il faut que lespremiers s’ajustent. En d’autres termes, nous retrouvons simplement là, la loi de l’offre et de la demande, dontl’ajustement s’opère soit par les prix, soit par les quantités, soit par les deux à la fois, comme c’est le cas aujourd’hui.Mais cette reconnexion ne s’arrêtera pas aux matières premières, aux prix à la consommation et à l’immobilier. Elleconcernera également les taux d’intérêt payés par les Etats occidentaux sur leur dette. Ainsi, à l’instar de ce qui s’estdéjà observé en Grèce, en Espagne, en Irlande et en Italie, les taux d’intérêt des obligations d’Etat à dix ans vontcontinuer d’augmenter en 2009. Histoire de rappeler qu’un déficit budgétaire a un coût et qu’il faut bien finir par payer lesdérapages et la mauvaise gestion des deniers publics telle qu’ils s’observent depuis trente ans en Europe, à l’exceptionpeut-être de l’Allemagne.Pour éviter le krach obligataire, il faudra donc que la BCE prenne modèle sur la Fed et abaisse ses taux directeurs aumaximum. Peut-être pas à 0 % (ne soyons pas trop gourmands) mais au moins à 1,25 %.Dans ce cadre, les placements monétaires seront de moins en moins bien rémunérés y compris dans la zone euro, cequi permettra aux investisseurs de consacrer une nouvelle reconnexion. A savoir celle des cours boursiers vis-à-vis de laréalité économique. Car, si le plongeon boursier de 2008 peut apparaître justifié au regard de toutes les catastrophes quenous avons vécues l’an passé, la fonte de la capitalisation boursière d’une trop grande quantité d’entreprises cotées endeçà de leurs fonds propres devient irrationnel. Et ce d’autant que la planète financière déborde de cash.Pour retrouver la voie de la rationalité, il suffit donc que les investisseurs retrouvent leurs esprits. Dans leur recherchedu meilleur placement, ils feront alors le constat suivant : les cours immobiliers vont continuer de baisser en 2009, les prixdes matières premières vont rester faibles, les cours obligataires vont baisser via la hausse des taux d’intérêt desobligations d’Etat à dix ans, les rendements monétaires vont se rapprocher d’epsilon.En d’autres termes, le seul marché sur lequel on peut encore « rêver » et qui présente le meilleur couple « rendement-risque » pour 2009 est le marché actions. Pour celui qui a des liquidités et un horizon d’investissement d’au moins un an,la reconnexion de 2009 pourrait donc bien constituer une embellie inespérée.
 Marc Touati 
 
 
 
Economie & Stratégie
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Quid de l’économie cette semaine ?États-Unis, France : la déflation arrive à grands pas.
 
C’était moins une : la déflation a été évitée de justesseen décembre. En effet, après avoir déjà reculé de 1 % enoctobre, puis de 1,7 % en novembre, les prix à laconsommation n’ont reculé « que » de 0,7 % en décembreaux Etats-Unis.De la sorte, le glissement annuel est resté légèrementpositif à + 0,1 %. Pour autant, ne nous faisons pasd’illusion : dès janvier, ce glissement annuel sera négatif,ce qui constituera donc une manifestation technique de ladéflation.En effet, même si les prix enregistrent un rebondtechnique dans les prochains mois, leur glissement annueloscillera de - 0,6 % à - 1,2 % de janvier à juin prochains.En revanche, à partir de l’été, les effets de base (liés àla baisse actuelle des prix énergétiques et des matièrespremières alors que ces derniers flambaient il y a un an)s’inverseront et ce glissement annuel retrouveraprogressivement la barre des + 1,5 % d’ici la fin 2009.Dans ce cadre, il est indispensable de se focaliser sur l’évolution de l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire horsénergie et produits alimentaires. Or, celle-ci reste encorelargement positive à + 1,8 % en décembre.
Etats-Unis : aucun effet de second tour tant à lahausse qu’à la baisse.
0,00,51,01,52,02,53,03,54,04,55,05,56,06,590919293949596979899000102030405060708091,01,41,82,22,63,03,43,84,24,65,05,45,8
Prix à la consommation - G -Prix à la consommation hors énergie et produits alimentaires - D -
a/a, %a/a, %Déc
 Autrement dit, de la même façon qu’il n’y a pas eu deforte répercussion de la flambée des prix énergétiques etalimentaires sur les prix sous-jacents, il n’y en a toujourspas à la baisse.De quoi confirmer que la Réserve fédéral a raison desuivre l’inflation hors énergie et alimentaire pour établir sapolitique monétaire.Dans ce cadre, sa stratégie actuelle de taux zéros’applique simplement à éviter que la déflation ne durepas trop longtemps. Et, selon nos prévisions, elle yparviendra.De l’autre côté de l’Atlantique, et plus précisément dansl’Hexagone, un mouvement similaire s’observe sur les prix,mais malheureusement pas sur les taux d’intérêt.Ainsi, plus les mois passent, plus la France serapproche dangereusement de la déflation. En effet, pour le quatrième mois consécutif, les prix à la consommationont reculé en décembre (- 0,2 %). Pour retrouver uneaugmentation mensuelle, il faut même remonter à juin2008.Dans ce cadre, le glissement annuel des prix à laconsommation est passé de 3,6 % à juillet à 1,0 % endécembre 2008.Mais ce n’est pas tout. Car, avec les soldes et lanouvelle baisse des pris énergétiques, les prix devraientencore reculer en janvier et rester stables en février. Dèslors, même si un rebond technique s’observe auprintemps, le glissement annuel des prix sera bien négatif à partir d’avril prochain et ce jusqu’à l’été.Autrement dit, la France sera bien en déflation.Or, bien plus grave que l’inflation, la déflation est le piredes maux économiques. En effet, elle concrétise unesituation d’excès d’offre par rapport à la demande. Pour que l’offre s’ajuste à la demande, il faut donc qu’ellebaisse, ce qui se traduit par une baisse de la production,des faillites et in fine des licenciements, donc une nouvellebaisse de la demande. D’où une poursuite de ladéflation…Le seul moyen de s’en sortir réside alors dans unepolitique de soutien à la demande (consommation etinvestissement), en particulier via une forte baisse destaux directeurs de la banque centrale et une relancebudgétaire efficace, c’est-à-dire qui ne se contente pas dedistribuer des subsides publiques pour colmater lesbrèches.En d’autres termes, la France et la zone euro ont le choix :soit elles continuent de refuser un plan de relance global,concerté et efficace et elles sortiront de la déflation à partir de l’automne 2009 ; soit elles restent frileuses et engagentdes dépenses publiques inefficaces et elles s’enfoncerontdans une déflation à la japonaise, c’est-à-dire durable etdestructrice.Plus globalement, l’approche de la déflation dansl’Hexagone, en Europe et dans l’ensemble du mondeoccidental nous rappelle qu’il vaut mieux accepter uneinflation temporaire qu’une déflation économiquement etsocialement dévastatrice.
Marc Touati 
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