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actualites@larotonde.cale 26 janvier 2009
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Philippe Teisceira- Lessard
La Rotonde
:Trouvez-vousque l’audiences’est bien dé-roulée ?
Myriam Bérubé: Honnêtement,le processus atellement été ra-pide, que si j’avaispu avoir plus detemps pour pré-parer les répliquesaux documentsque Wassim a dé-posés, j’aurais étécapable de le faire.Mais considérant que j’ai eu unedemi-heure pour voir tous ces docu-ments-là, qui font plus de cent pa-ges d’appuis, d’argumentations, jetrouve que cela s’est bien passé.
LR : Les deux parties n’ont-elles pas accepté de procéder àcette vitesse-là ?
MB : J’ai fait une demanded’ajournement au tout début dela rencontre. Elle a été refusée parmanque de temps pour se rencon-trer avec les arbitres. Le CAÉ a ditqu’ils ne pourraient pas se rencon-trer jusqu’à après les élections et,dans ce cas, la demande tomberait.C’était aujourd’hui, ou alors je dé-posais encore une nouvelle requêteaprès les élections.
LR : Êtes-vous sûre de l’em-porter ?
MB : Ce n’est pas une questionde l’emporter ou pas. Je crois qu’ils vont pouvoir prendre en comptetoutes les informations, car eux aus-si ont été bombardés de beaucoupd’informations. Avec ces renseigne-ments et tous les documents qu’ilsont, je pense qu’ils seront capablesde trancher. Je ne saurais pas diresi c’est d’un côté ou de l’autre, jus-tement parce qu’il y a beaucoupd’information à analyser. Je suispersuadée qu’ils sauront prendreune bonne décision et pourront ju-ger de la constitutionnalité du voteélectronique.
LR : À vous entendre, on sedemande si vous croyez réel-lement que le vote électroni-que est incons-titutionnel, ouencore si vous voulez simple-ment avoir unavis indépen-dant.
MB : Moi jeconsidère que cen’est pas consti-tutionnel.
LR : Si le CAÉ vous donne rai-son, souhaitez- vous reprendreles modalitésclassiques de vote, malgréles coûts ?
MB : Oui, je souhaite qu’ils re-prennent le processus avec les bul-letins de vote en papier, comme parles années passées. Si le budget del’année passée était correct pour cesystème, je ne vois pas où serait leproblème des coûts pour cette an-née. En plus, Wassim Garzouzi m’a
affirmé qu’ils n’étaient pas si avan-
cés que cela dans l’entente et quepeu d’argent serait perdu.
LR : Wassim Garzouzi sem- blait avancer des argumentsplus légaux, alors que voussembliez jouer sur le terrainpolitique. Est-ce vrai ?
MB : Une constitution est sujetteà interprétation. Par exemple, jen’avais pas remarqué la différenceentre les versions anglaise et fran-çaise [de l’article 4.10.2 de la consti-tution de la FÉUO]. Je n’avançaispas des arguments politiques, cen’est pas une question de politique.La question de la bonne foi, parexemple, c’est ce que j’ai compris dece que Wassim Garzouzi a présentécomme système. Lui a dit « Si tu nedonnes pas ton vote, pourquoi pen-ses-tu que quelqu’un d’autre va lefaire ?». C’est lui qui apporte l’argu-ment politique de la bonne foi.
LR : Vous êtes candidate àces élections. Allez-vous de-mander un recomptage ?
MB : Non, pas pour ma candida-ture.
Dans le feu de l’action
Myriam Bérubé a récemment déposé une plainte auméconnu Comité d’arbitrage étudiant, an de remettreen question la constitutionnalité du vote électronique.Rencontrée quelques minutes après son audience, ellerépond aux questions de
La Rotonde
.
La plainte de Myriam Bérubé demandait au Comitéd’arbitrage étudiant de se prononcer sur deux questions :
» Est-il possible d’avoir la certitude qu’aucun membre de la FÉUOne pourra voter à plus d’une reprise pour chacun des postes del’exécutif avec le système de vote électronique proposé ?» Le processus d’audit prévu par le système de vote électroniqueproposé peut-il être considéré comme un recomptage ?
Entrevue Myriam Bérubé
Mathieu Gohier
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Bon Appétit !
Service de plus en plus sollicité, la banque alimentaire réclame une aide supplémentaire. Par l’en-tremise d’une question référendaire, « Bon Appétit ! » souhaite que la cotisation étudiante passe de0,25 $ par session par étudiant à temps plein à 0,75 $. Le rôle de la banque alimentaire est de suppléeraux besoins des étudiants qui ne peuvent joindre les deux bouts.
»Service de ressources et de counselling par les aînéesautochtones (SCRAA)
Proposé par Michael Brown, directeur de la Faculté de Common Law, le camp du OUI à ce référen-dum a pour objectif d’offrir des services de soutien et de conseil aux étudiants autochtones ou non, dela part d’aînés des Premières Nations. Avancée au CA du 27 novembre dernier, la proposition a sou-levé un débat parmi les représentants des Facultés. Certains exécutifs ont exprimé leur désaccord aveccette mesure qui selon eux, dédoublerait des services déjà offerts par le SASS et le Centre d’entraideétudiant. «Les services de la FÉUO sont supposés être par les étudiants, pour les étudiants. Nous de- vrions arrêter de nous occuper des choses entrant dans le mandat de SASS», s’opposait alors MélissaBorduas, directrice de la Faculté de sciences de la santé.
»Service de la vie étudiante
La troisième question référendaire à se trouver sur le bulletin de vote portera sur le statut desservices offerts par la FÉUO. Si le OUI l’emporte, tous les services offerts par la Fédération étudianteobtiendront le statut de « service de la vie étudiante ». Ce statut a l’immense avantage de pouvoir
bénéficier du fonds d’urgence de la FÉUO pour les services.
»Interdiction de la vente de tabac sur le campus
Comme il en avait été question dans l’édition du 17 novembre dernier, le groupe « Campus sansfumée » mène une bataille contre le tabagisme. À la suite d’une campagne de pétition qui a portéses fruits, le groupe, mené par Sarah Burke et Ryan Kennery, pose deux questions aux étudiants. Lapremière porte sur l’interdiction pure et simple de la vente de tout produit du tabac sur le campus.Seul commerce concerné par la question, le Pivik, propriété de la FÉUO, pourrait toutefois y voir unimportant manque à gagner, puisque, selon l’administration du commerce, il se vend en moyenne4000 paquets de cigarettes chaque semaine. À cela, Burke répond que le mandat du Pivik n’est pas la
recherche du profit à tout prix, mais plutôt de respecter les principes de la Fédération étudiante.
»Délimitation de zones pour fumeurs
Le deuxième volet de la campagne « Campus sans fumée » est axé sur la délimitation, sur le cam-pus, de zones strictes où il sera permis de fumer. Même si un règlement interdit déjà de fumer àmoins de neuf mètres des portes, le groupe dénonce le laxisme dans l’application du règlement. Selon« Campus sans fumée », seule une réglementation ferme, soumise par référendum, pourrait limiterau maximum les impacts négatifs du tabagisme pour les non-fumeurs. Pour étayer son point de vue,le groupe donne en exemple les universités Carleton et Brock où les zones fumeurs et non-fumeurssont très clairement indiquées.
»Villages du millénaire
La question référendaire sur les Villages du millénaire est bien loin de la vie sur le campus, maisreste néanmoins l’une des propositions les plus avant-gardistes. La question est simple : «acceptez-
vous de payer 6 $ par année, 3 $ pour les étudiants à temps partiel, pour financer un Village du
Millénaire ?» Lancé conjointement par diverses ONG humanitaires et le Programme des NationsUnies pour le développement (PNUD), ces Villages du Millénaire sont choisis parmi les pays d’Afri-
que sub-saharienne les plus démunis afin des les extirper du cycle de la dépendance. Avec les coti-
sations étudiantes, un village d’Afrique recevra une aide complète pour acquérir son indépendance.
Selon Nadia Lemoine, représentante du camp du OUI, le village en question bénéficiera de soutien
dans tous les domaines, que ce soit en agriculture, en santé, en éducation ou autre. Lemoine assu-re que le programme, s’échelonnant sur cinq ans, est très transparent et que les donateurs peuventfaire un suivi étroit des fonds tout au long du processus. Elle rappelle aussi que pour le prix d’un
latte
par session, les étudiants ont la capacité de faire une réelle différence en matière de dévelop-pement. La militante conclut que si la proposition est acceptée par la population étudiante, l’Uni- versité d’Ottawa deviendrait la première université nord-américaine à parrainer un Village du Millé-naire.
Référendums en vue !
Parallèlement aux campagnes électorales de l’exécutif de laFÉUO et du conseil d’administration se tiendront six campagnesréférendaires dont les questions sont très variées.
photo Mathieu Langlois
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