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Le journal indépendant de l’Université d’OttawaÉdition du 26 janvier – Volume LXXVI N
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ACTUALITÉSARTS ET CULTURE
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epuis l’aube de la saison, le28 janvier est inscrit en rougedans le calendrier de basket- ball. Les Gee-Gees iront dansl’arène des Sénateurs pour tenterd’arrêter l’envolée des Ravens. Cetteannée, les astres se sont alignésd’une telle façon qu’ils rendent ceduel de titans plus alléchant et im-portant que jamais.La Classique de la capitale prendmaintenant tout son sens: les deuxéquipes de la capitale nationale oc-cupent les deux premiers rangs auCanada. Ce sera une première quede voir Carleton, numéro un depuismaintes années, accueillir une équi-pe qui est maintenant son dauphinà ce niveau.Sauf qu’Ottawa prime encore auclassement provincial, trônant ausommet de la division est ontarien-ne, à égalité avec les Ravens. Inutilede mentionner que l’affrontementde cette semaine servira à départa-ger ces deux gros canons du basket-
 ball canadien. Ces affiches devraient
permettre d’établir de nouveauxrecords nationaux au niveau de lafoule.Ce week-end, le Gris et Grenat,comme Carleton, est allé prolongersa série de victoire à 13. Queen’s et leCMR ont été les proies des protégésde Dave Deaveiro et de Dave Smart.Si les équipes de Kingston ont servid’entrée, la question est maintenantde savoir quelle équipe sera le platde résistance pour qui?L’an dernier, les Ravens s’étaientenvolés avec une victoire de 70-66, vengeant l’affront qu’ils avaient subien 2007, perdant 64-62. Outre cetteClassique, la rivalité s’étend aux sé-ries éliminatoires. La saison passée,Carleton avait aussi vaincu Ottawa
en demi-finale. La revanche se fait
maintenant sentir dans le camp desGee-Gees.Et le scénario est le même chezles femmes. Les joueuses d’Andy 
Sparks, qui flottent sur une série de
quatre victoires, ont encore en tra- vers de la gorge la défaite crève-cœur
infligée par les Ravens en levée de
rideau de cette saison 2008-2009.Le sort du match s’était décidé avecmoins de cinq secondes à jouer.Depuis, les deux équipes ont prisdes chemins différents. Mais unedéfaite de Carleton face à Queen’ssamedi, pendant qu’Ottawa conser-
 vait une fiche parfaite face à ces mê-
mes Gaels et face aux Paladins, a faitque les deux équipes arrivent mer-credi en étant au même stade. Ellessont à égalité en deuxième placederrière Toronto. Là encore, l’enjeuest de taille.Il y a un an, les Ravens avaientgagné 53-43 à la Place Banque Sco-tia. Néanmoins, le Gris et Grenat estune équipe métamorphosée. À cetteépoque, elles étaient arrivées aumatch toujours en quête d’une vic-toire. Cette année, elles en ont déjà10 et chercheront à grimper les mar-ches du podium ontarien pour s’ins-taller sur l’une des deux premières.Rien ne sera pris à la légère.
 La Rotonde vous offrira cesmatchs en direct au www.laroton-de.ca
BASKET EN PAGES 1516
Ottawa royal
Carleton attendu
Warren Ward, des Gee-Gees profite d’une brèche dans la couverture des Gaels de Queen’s pour drainer un tir de loin. Ward et sescoéquipiers semblent fin prêts pour le match de l’année, quand Carleton et Ottawa s’affronteront à la Place Banque Scotia.
Photo Simon Cremer 
L’Opéra
pourquoi pas?
Élections
Record canadien
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Candidats
Photo Martin Lalande
 
Actualités
Philippe Teisceira-LessardMathieu Gohieractualites@larotonde.ca
le 26 janvier 2009actualites@larotonde.ca
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www.larotonde.ca
 Houda Souissi 
L
a mise en place d’un système descrutin électronique en vue del’élection de février à la FÉUOne cesse de provoquer des re-mous. La semaine dernière, le débats’est transporté devant le Comitéd’arbitrage étudiant (CAE), qui seréunissait pour la première fois de-puis deux ans.
La constitutionnalité remiseen question
 Au retour du congé hivernal, leBureau des élections avait annoncéson intention de recourir à un systè-me de vote électronique, en plus des bureaux de scrutin traditionnels.Décision qui fut appuyée le 11 jan- vier dernier par le Conseil d’admi-nistration suite à un débat animé.Malgré cela, plusieurs adminis-trateurs ont maintenu des réticencesface à cette nouvelle mesure, ques-tionnant notamment sa conformitéà la Constitution de la FÉUO. Cefut le cas de Myriam Bérubé, direc-trice de la Faculté d’éducation, quia déposé quelques jours plus tardune plainte au Comité d’arbitrageétudiant, l’enjoignant à étudier laquestion : « Ce n’est pas parce que je suis contre le vote électronique.Je veux simplement m’assurer quele CAE tranche sur la constitutiona-lité de ce processus, pour éviter queles résultats ne soient contestés plustard », a expliqué Bérubé.Bérubé s’inquiétait notammentde la facilité avec laquelle un étu-diant pourrait concéder son vote àun autre - en lui transmettant son
numéro d’identification personnel -
allant ainsi à l’encontre du principe« une personne, une voix ». Elle aégalement demandé au CAE de dé-
terminer si le processus de vérifi-
cation que permet le système de lacompagnie Everyone Counts pou- vait effectivement être considérécomme une forme de recomptage,au sens de la Constitution.
Le CAE donne sa bénédiction
En raison du calendrier électoral,la procédure a été accélérée, donnantà peine 24 heures au Bureau des élec-tions pour présenter une défense et
fixant l’audience à la journée même
du dépôt de celle-ci, bien que Bérubéen ait demandé l’ajournement.Dean Haldenby, président de laFÉUO, et Wassim Garzouzi, direc-teur de l’information pour le Bureaudes élections, se sont alors efforcésde démontrer que l’absence de bul-letins de vote en papier n’affecte-rait pas la légitimité des résultats.Répondant à l’argument de Bérubéselon lequel le risque de fraude aug-menterait, Garzouzi a d’autre partsoutenu que la possibilité qu’il y ait
des abus ne justifiait pas le refus
d’adopter le système électronique.En rendant leur décision le len-demain, les arbitres ont à chaquefois souscrit aux arguments du Bu-reau des élections, donnant ainsileur approbation à l’utilisation d’unsystème de scrutin électronique :« Rien dans la Constitution ne pré- voit que le procédé de vote doiveavoir une forme particulière », ont-ils écrit.
Un appel encore possible
Bien que la décision du CAE soit
en principe finale, le CA conserve le
droit de demander, par un vote una-nime, que soit de nouveau étudiée laquestion. Certains administrateursenvisageraient également la possi- bilité de simplement ramener le dé- bat au CA, en tentant de renverserla décision prise lors de la réuniondu 11 janvier.D’ici là, le Bureau des électionscompte tout de même aller de l’avantavec la signature du contrat de Eve-ryone Counts. « Il est inimaginableque le CA agisse d’une façon aussiirresponsable, c’est-à-dire de renver-ser sa propre décision. Une telle dé-cision pourrait avoir des conséquen-ces désastreuses sur les élections, »soutient Garzouzi.
Vote électronique :La controverse se poursuit
Le Comité d’arbitrage étudiant tranche enfaveur de l’utilisation du système informatisé.
« Rien dans la constitution ne prévoitque le procédé de vote doive avoir uneforme particulière. »-CAE
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Photos Mathieu Langlois
Myriam Berubé (en haut à gauche) a remis en question la constitutionalité du système de vote électronique. Après deux ans d’inactivité, le Comitéd’arbitrage étudiant (CAE) s’est rencontré pour finalement donner sa bénédiction à ce système.
 
Actualités
actualites@larotonde.cale 26 janvier 2009
www.larotonde.ca
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 Philippe Teisceira- Lessard 
 La Rotonde
:Trouvez-vousque l’audiences’est bien dé-roulée ?
Myriam Bérubé: Honnêtement,le processus atellement été ra-pide, que si j’avaispu avoir plus detemps pour pré-parer les répliquesaux documentsque Wassim a dé-posés, j’aurais étécapable de le faire.Mais considérant que j’ai eu unedemi-heure pour voir tous ces docu-ments-là, qui font plus de cent pa-ges d’appuis, d’argumentations, jetrouve que cela s’est bien passé.
LR : Les deux parties n’ont-elles pas accepté de procéder àcette vitesse-là ?
MB : J’ai fait une demanded’ajournement au tout début dela rencontre. Elle a été refusée parmanque de temps pour se rencon-trer avec les arbitres. Le CAÉ a ditqu’ils ne pourraient pas se rencon-trer jusqu’à après les élections et,dans ce cas, la demande tomberait.C’était aujourd’hui, ou alors je dé-posais encore une nouvelle requêteaprès les élections.
LR : Êtes-vous sûre de l’em-porter ?
MB : Ce n’est pas une questionde l’emporter ou pas. Je crois qu’ils vont pouvoir prendre en comptetoutes les informations, car eux aus-si ont été bombardés de beaucoupd’informations. Avec ces renseigne-ments et tous les documents qu’ilsont, je pense qu’ils seront capablesde trancher. Je ne saurais pas diresi c’est d’un côté ou de l’autre, jus-tement parce qu’il y a beaucoupd’information à analyser. Je suispersuadée qu’ils sauront prendreune bonne décision et pourront ju-ger de la constitutionnalité du voteélectronique.
LR : À vous entendre, on sedemande si vous croyez réel-lement que le vote électroni-que est incons-titutionnel, ouencore si vous voulez simple-ment avoir unavis indépen-dant.
MB : Moi jeconsidère que cen’est pas consti-tutionnel.
LR : Si le CAÉ vous donne rai-son, souhaitez- vous reprendreles modalitésclassiques de vote, malgréles coûts ?
MB : Oui, je souhaite qu’ils re-prennent le processus avec les bul-letins de vote en papier, comme parles années passées. Si le budget del’année passée était correct pour cesystème, je ne vois pas où serait leproblème des coûts pour cette an-née. En plus, Wassim Garzouzi m’a
affirmé qu’ils n’étaient pas si avan-
cés que cela dans l’entente et quepeu d’argent serait perdu.
LR : Wassim Garzouzi sem- blait avancer des argumentsplus légaux, alors que voussembliez jouer sur le terrainpolitique. Est-ce vrai ?
MB : Une constitution est sujetteà interprétation. Par exemple, jen’avais pas remarqué la différenceentre les versions anglaise et fran-çaise [de l’article 4.10.2 de la consti-tution de la FÉUO]. Je n’avançaispas des arguments politiques, cen’est pas une question de politique.La question de la bonne foi, parexemple, c’est ce que j’ai compris dece que Wassim Garzouzi a présentécomme système. Lui a dit « Si tu nedonnes pas ton vote, pourquoi pen-ses-tu que quelqu’un d’autre va lefaire ?». C’est lui qui apporte l’argu-ment politique de la bonne foi.
LR : Vous êtes candidate àces élections. Allez-vous de-mander un recomptage ?
MB : Non, pas pour ma candida-ture.
Dans le feu de l’action
Myriam Bérubé a récemment déposé une plainte auméconnu Comité d’arbitrage étudiant, an de remettreen question la constitutionnalité du vote électronique.Rencontrée quelques minutes après son audience, ellerépond aux questions de
La Rotonde
.
La plainte de Myriam Bérubé demandait au Comitéd’arbitrage étudiant de se prononcer sur deux questions :
» Est-il possible d’avoir la certitude qu’aucun membre de la FÉUOne pourra voter à plus d’une reprise pour chacun des postes del’exécutif avec le système de vote électronique proposé ?» Le processus d’audit prévu par le système de vote électroniqueproposé peut-il être considéré comme un recomptage ?
Entrevue Myriam Bérubé
 Mathieu Gohier 
»
Bon Appétit ! 
 
Service de plus en plus sollicité, la banque alimentaire réclame une aide supplémentaire. Par l’en-tremise d’une question référendaire, « Bon Appétit ! » souhaite que la cotisation étudiante passe de0,25 $ par session par étudiant à temps plein à 0,75 $. Le rôle de la banque alimentaire est de suppléeraux besoins des étudiants qui ne peuvent joindre les deux bouts.
»Service de ressources et de counselling par les aînéesautochtones (SCRAA)
Proposé par Michael Brown, directeur de la Faculté de Common Law, le camp du OUI à ce référen-dum a pour objectif d’offrir des services de soutien et de conseil aux étudiants autochtones ou non, dela part d’aînés des Premières Nations. Avancée au CA du 27 novembre dernier, la proposition a sou-levé un débat parmi les représentants des Facultés. Certains exécutifs ont exprimé leur désaccord aveccette mesure qui selon eux, dédoublerait des services déjà offerts par le SASS et le Centre d’entraideétudiant. «Les services de la FÉUO sont supposés être par les étudiants, pour les étudiants. Nous de- vrions arrêter de nous occuper des choses entrant dans le mandat de SASS», s’opposait alors MélissaBorduas, directrice de la Faculté de sciences de la santé.
»Service de la vie étudiante
La troisième question référendaire à se trouver sur le bulletin de vote portera sur le statut desservices offerts par la FÉUO. Si le OUI l’emporte, tous les services offerts par la Fédération étudianteobtiendront le statut de « service de la vie étudiante ». Ce statut a l’immense avantage de pouvoir
 bénéficier du fonds d’urgence de la FÉUO pour les services.
»Interdiction de la vente de tabac sur le campus
Comme il en avait été question dans l’édition du 17 novembre dernier, le groupe « Campus sansfumée » mène une bataille contre le tabagisme. À la suite d’une campagne de pétition qui a portéses fruits, le groupe, mené par Sarah Burke et Ryan Kennery, pose deux questions aux étudiants. Lapremière porte sur l’interdiction pure et simple de la vente de tout produit du tabac sur le campus.Seul commerce concerné par la question, le Pivik, propriété de la FÉUO, pourrait toutefois y voir unimportant manque à gagner, puisque, selon l’administration du commerce, il se vend en moyenne4000 paquets de cigarettes chaque semaine. À cela, Burke répond que le mandat du Pivik n’est pas la
recherche du profit à tout prix, mais plutôt de respecter les principes de la Fédération étudiante.
»Délimitation de zones pour fumeurs
Le deuxième volet de la campagne « Campus sans fumée » est axé sur la délimitation, sur le cam-pus, de zones strictes où il sera permis de fumer. Même si un règlement interdit déjà de fumer àmoins de neuf mètres des portes, le groupe dénonce le laxisme dans l’application du règlement. Selon« Campus sans fumée », seule une réglementation ferme, soumise par référendum, pourrait limiterau maximum les impacts négatifs du tabagisme pour les non-fumeurs. Pour étayer son point de vue,le groupe donne en exemple les universités Carleton et Brock où les zones fumeurs et non-fumeurssont très clairement indiquées.
»Villages du millénaire
La question référendaire sur les Villages du millénaire est bien loin de la vie sur le campus, maisreste néanmoins l’une des propositions les plus avant-gardistes. La question est simple : «acceptez-
 vous de payer 6 $ par année, 3 $ pour les étudiants à temps partiel, pour financer un Village du
Millénaire ?» Lancé conjointement par diverses ONG humanitaires et le Programme des NationsUnies pour le développement (PNUD), ces Villages du Millénaire sont choisis parmi les pays d’Afri-
que sub-saharienne les plus démunis afin des les extirper du cycle de la dépendance. Avec les coti-
sations étudiantes, un village d’Afrique recevra une aide complète pour acquérir son indépendance.
Selon Nadia Lemoine, représentante du camp du OUI, le village en question bénéficiera de soutien
dans tous les domaines, que ce soit en agriculture, en santé, en éducation ou autre. Lemoine assu-re que le programme, s’échelonnant sur cinq ans, est très transparent et que les donateurs peuventfaire un suivi étroit des fonds tout au long du processus. Elle rappelle aussi que pour le prix d’un
latte
par session, les étudiants ont la capacité de faire une réelle différence en matière de dévelop-pement. La militante conclut que si la proposition est acceptée par la population étudiante, l’Uni- versité d’Ottawa deviendrait la première université nord-américaine à parrainer un Village du Millé-naire.
Référendums en vue !
Parallèlement aux campagnes électorales de l’exécutif de laFÉUO et du conseil d’administration se tiendront six campagnesréférendaires dont les questions sont très variées.
photo Mathieu Langlois
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