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Les Pseudo-médecines
(
http://www.pseudo-medecines.org
)
Divan le terrible (Psychanalyse)
 Notre pratique est une escroquerie. Bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des motsqui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué… Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession... Il s'agit de savoir si Freud est oui ounon un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse. (J. Lacan, le 26 janvier 1977) L'opinion gagne du terrain, selon laquelle la doctrine psychanalytique est la plus prodigieuse escroquerie intellectuelle du vingtième siècle ; et un produit condamné avecça, une voie sans issue, quelque chose de l'ordre du dinosaure ou du zeppelin dansl'histoire des idées, une vaste structure d'une conception radicalement inadaptée et vouéeà rester sans postérité. Peter Medawar (The limits of science, Oxford University Press,1985.)
Soyons clairs ! 
Les psychanalystes pratiquent, ou laissent volontiers pratiquer, un amalgame qui lesarrange. Ils annexent allègrement tout ce qui porte le préfixe "psy ". A la marche du siècledu 19 mars 1997, par exemple, on présentait un psychologue écoutant et portant conseil àdes RMIstes désorientés, et une action de "guidance parentale " dans un service de prématurés, pour louer les mérites de la psychanalyse.Quelle tromperie !La psychanalyse est centrée sur l'exploration de l'inconscient et la résurgence des pulsionsrefoulées par les techniques de l'association libre. C'est cela et seulement cela qui est encause !
 
Le phénomène psychanalytique
La psychanalyse est-elle une science ? 
Les principales bases qui fondent la psychanalyse Freudienne sont l'existence d'uninconscient pathogénique et le déterminisme psychique de la sexualité enfantine. Sur ces bases, irréfutables par excellence, a été bâti tout un système rationalisé : le ça, le moi, lesurmoi, les pulsions, les phases sexuelles de l'enfant (orale, anale, phallique), le complexed'Oedipe, etc. Mais ce système, pour séduisant qu'il soit est sans intérêt si ses bases mêmen'ont pas reçu le plus petit commencement de preuve.Or, pour Freud, "la science n'est pas une illusion, et ce serait une illusion de croire quenous puissions trouver ailleurs ce qu'elle ne peut pas nous donner", et c'est pourquoi il ainsisté sur l'aspect scientifique de la psychanalyse. Qu'en est-il vraiment ?Pour être une science, la première condition est épistémologique : il faut satisfaire aucritère de réfutabilité. Celui-ci fut établi par Karl Popper en étudiant, justement, la psychanalyse avec Adler, lorsqu'il constata que celui-ci interprétait systématiquement lesrêves qui lui étaient soumis dans un sens qui confortait sa fameuse théorie du "sentimentd'infériorité".Exemple simple : si l'on dit "Dieu existe et il ne se montre pas aux mortels ", c'estirréfutable. Par contre lorsqu'on dit " tous les merles sont noirs ", la proposition estréfutable, puisqu'il suffit de trouver le fameux merle blanc. Encore, faudra-t-il vérifier qu'il s'agit bien d'un merle et que sa couleur est bien naturelle. " Tous les merles sontnoirs " est donc une proposition scientifique, " Dieu existe " est une croyance.La seconde condition est méthodologique. Toute science réalise un retour à l'expérience, pour valider la théorie, l'infirmer ou l'infléchir. Le principe de la mécanique classique, quiénonce la relation de la force à l'accélération, n'a pas été démontré "a priori", mais énoncéet considéré comme valide tant qu'il a permis de calculer le mouvement des mobilesterrestres, c'est à dire qu'il a été vérifié "par ses conséquences". La mécanique relativisten'a pas infirmé ce principe, mais a précisé son "domaine de validité", en l'incluant dansun ensemble plus vaste. La mécanique quantique s'adresse, elle, au microscopique et les physiciens rêvent d'une "relativité quantique" qui unifierait ces deux domaines dans unensemble cohérent.C'est ainsi qu'avance la science : constatation (ou réflexion), déduction, expérimentation,à nouveau constatation et ainsi de suite. C'est ce cycle, jamais achevé, qui seul estconstitutif de vérité.Rien de tel pour la psychanalyse qui procède par étude de cas, refuse les statistiques, lesétudes contrôlées, et procède régulièrement à un "retour aux sources" freudien par relecture des écritures sacrées.
 
D'ailleurs, Jacques Lacan lui-même disait : " la psychanalyse n’est pas une science, c’estune pratique". Ce qui ne l'empêchait d'ailleurs pas d'en rechercher la caution par l'emploide concepts et de termes scientifiques, employés généralement à contre sens, comme l'ontsi bien montré A.Sokal et J.Bricmont dans leur livre "Impostures intellectuelles"(1).La validité thérapeutique de la psychanalyse justifie-t-elle, au moins, son principe !
La
 psychanalyse est-elle une thérapeutique ? 
La psychanalyse n'est pas évaluée.
Pour savoir si la psychanalyse est efficace, encore faudrait-il qu'elle se prête àl'évaluation. Or elle s'y est toujours refusée.Voyons, à titre d'illustration, comment on étudie un même trouble en psychanalyse etdans une psychothérapie cognitive. Sujet : le trouble obsessionnel compulsif (TOC).
Premier tableau
: (imaginaire, bien sur, mais combien réaliste !) :M. Levacher grand psychanalyste reconnu par ses pairs réunit ses disciples en séminaire pour leur présenter deux cas de TOC traités par ses soins. Il parle de M. D et de Mme R (apparemment) guéris après verbalisation de leurs conflits infantiles (au hasard).L'assistance écoute avec ferveur. Quelques questions polies seront posées, pour bienmarquer tout l'intérêt qu'on a prêté au sujet. Puis, tout le monde se séparera sincèrementconforté dans la réalité de ses croyances. Pas de contrôle a posteriori ! Qui sait si M. Dn'a pas recommencé depuis à se laver les mains six fois par heure ? Qui sait si Mme R nes'est pas prétendue guérie pour abréger une cure qui la ruine ? Qui sait combien detraitements de ce type ont réellement été menés avec succès ? Personne, et la machinecontinue de tourner.
Deuxième tableau
: (parfaitement réel, celui-là !) :Une équipe de l'université de Floride décide d'évaluer l'action de psychothérapiescognitives apparemment actives sur le TOC. On constate, en imagerie RMN que cetrouble est caractérisé par le fait que diverses zones du cerveau qui normalement sontindépendantes, fonctionnent conjointement chez ces malades. Un nombre suffisant de patients (guéris, non guéris, non malades) seront envoyés à l'équipe d'imagerie, qui ignore bien entendu à quel groupe ils appartiennent. Le résultat sera positif, une majorité de patients guéris présentant durablement une autonomie nouvelle de fonctionnement deszones cervicales.
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