3.LE PRIX DES PRÉJUGÉS: LA DISCRIMINATION AU TRAVAIL FONDÉE SUR LE SEXE ETL’APPARTENANCE ETHNIQUE
PERSPECTIVES DE L’EMPLOI DE L’OCDE – ISBN 978-92-64-04634-4 – © OCDE 2008
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On dressera tout d’abord un tableau des disparités d’emploi et de salaire par sexe etgroupe ethnique (section1). Ces disparités tiennent en partie à des facteurs facilementidentifiables, en particulier les différences de niveaux d’instruction. La partie restantinexpliquée peut être liée à toute une série d’éléments, y compris certainescaractéristiques individuelles non observables, affectant la productivité –par exemple desdifférences socioculturelles d’attitude à l’égard du travail–, et bien entendu, ladiscrimination. La section2est centrée sur cette question de discrimination. Elle présentedifférentes mesures du phénomène, en s’appuyant sur un examen approfondi des travauxempiriques consacrés à la discrimination sexuelle et raciale sur le marché du travail. Elleprésente également une analyse empirique en comparaison internationale, mettant enévidence le rôle de la discrimination dans les écarts d’emploi et de salaire entre hommeset femmes. Enfin, la section3expose le cadre juridique et institutionnel que les pays del’OCDE ont progressivement mis en place pour lutter contre la discrimination sexuelle etethnique sur le marché du travail. Cette section suggère également que ces initiatives ontsans doute contribué à améliorer la situation des femmes et des minorités ethniques sur lemarché du travail.
Principaux résultats
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En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les femmes sont 20% moins nombreuses que leshommes à avoir un emploi et leur rémunération est inférieure de 17% à celle deshommes. Les différences sont du même ordre entre les minorités ethniques et le reste dela population, bien que l’écart moyen soit plus difficile à quantifier parce que lesstatistiques de nature ethnique sont illégales dans un grand nombre de pays. Lescaractéristiques observables, notamment le niveau d’instruction, l’expérience, laprofession et, si ces informations sont disponibles, la motivation, les attentes et lesdisciplines étudiées, expliquent une grande partie de ces différences. Elles laissentnéanmoins inexpliqué au moins un quart des différences liées au sexe et à l’origineethnique.
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Les disparités en fonction du sexe et de l’origine ethnique, en termes d’emploi et desalaire, se sont atténuées dans les pays de l’OCDE, mais à un rythme qui s’est ralenti. Ence qui concerne les différences liées au sexe, le rattrapage éducatif des femmes est deloin le facteur le plus important dans la réduction de ces différences. Or, les possibilitésqui s’offrent de résorber encore ces différences grâce au rattrapage éducatif paraissentlargement épuisées dans un grand nombre de pays.
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Les expériences sur le terrain font apparaître une discrimination persistante liée àl’origine ethnique, dans tous les pays où de telles expériences ont été réalisées. Et ilapparaît également (de manière indirecte) que la discrimination joue un rôle dans lesdisparités liées au sexe. Selon les estimations empiriques, en moyenne au moins 10% dela réduction de l’écart d’emploi entre hommes et femmes ces trente dernières annéespeuvent être attribués à un recul de la discrimination.
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La déréglementation des marchés de produits, en limitant l’entrée, la survie et lacroissance des entreprises qui ont une attitude discriminatoire, peut contribuer à unemoindre discrimination sur le marché du travail. Selon les estimations, si tous les paysde l’OCDE libéralisaient leurs marchés de produits en s’alignant sur le niveau du paysayant la politique la plus concurrentielle, l’écart moyen entre hommes et femmes entermes d’emploi et de rémunération diminuerait respectivement d’au moins 1et
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