• Embed Doc
  • Readcast
  • Collections
  • CommentGo Back
 
Avertissement.
L’histoire qui va vous être proposée ci-après est, bien évidemment une œuvre de fiction, même si lecontexte historique semble réaliste et cohérent.Ce « conte » m’a été inspiré par un jeu de rôle en ligne sur Internet. Eh, oui, modernité oblige… Peude gens échappent à cette technologie en voie de « banalisation ».Ce jeu a pour théâtre, le Royaume de France au XV é siècle, 1456 actuellement, pour être précis. Etles personnages qui y évoluent sont parfois assez crédibles, même si les impératifs de laprogrammation informatique obligent les concepteurs du jeu à prendre quelques libertés par rapportà ce que nous savons de la « vérité historique ».Le personnage de McTYLE est, lui aussi fictif. Mais il me paraissait intéressant, dans le contexte du jeu, de lui donner une « épaisseur », une réalité et une cohérence Une certaine crédibilité aussi.C’est pourquoi, à force de le « manipuler en jeu » (ingame, comme on dit ici) je m’y suis attaché et j’aieu envie de le faire mieux connaître. Pour cela, il me fallait apprendre à le connaître moi-même. Je nevoulais pas qu’il débarque en Royaume de France médiévale amnésique et orphelin, comme la plupartdes personnages de ce jeu.Il lui fallait, une enfance, une famille… Une mémoire et une culture. Donc, un passé. Et c’est ce àquoi je me suis attaché en écrivant ses pages.Je ne visais ni l’originalité à tout prix, ni la Vérité historique avec un grand « V », mais juste unehistoire peu banale et propice à rebondissements passionnants. Propice au rêve et à l’évasion… Undivertissement, en somme. Sans prétention ni fatuité.J’ai cependant souhaité approcher au plus près la réalité médiévale, sans tomber dans les poncifs dugenre, ni jouer la carte du « médiéval fantastic ». Mais il se peut que, de ci de là, des incohérencesapparaissent. Elles sont dues au fait qu’il m’a aussi fallu adapter-- avec quelques complaisances,avouons-le - l’histoire de mon héros aux exigences du « role play » dans lequel je fais évoluer cepersonnage.Cela dit, la majorité des éléments descriptifs, tant dans les costumes que les bâtiments, les armeset les événements ont fait l’objet de recherches et de documentation attentive (merci Wikipedia,notamment) De même les mœurs et coutumes, bien que nous ne sachions pas réellement ce qu’ellesétaient, ont fait l’objet d’une phase de recherche documentaire.L’Irlande de cette époque reste un pays assez mystérieux aux faits historiques peu marquants àl’échelle européenne. Il me fut donc aisé d’imaginer une Irlande profonde encore empreinte detraditions ancestrales et, sans aucun doute, il me sera fait de nombreuses remarques quant à la justesse de mes propos concernant ce pays attachant et légendaire.Mais comme je suis un grand curieux, toujours à l’affût de renseignements, j’espère que mes lecteursme feront la faveur de me faire parvenir ces remarques.À mesure que j’écrivais son histoire, que je décrivais ses aventures, je me suis attaché à McTYLE, jesuis tombé sous le charme– littéraire, entendons de ce géant plein de qualités, mais aussi bourré detravers qui, de nos jours en feraient un être infréquentable.
 
J’ai donc fini par découvrir cet Irlandais têtu comme une mule et candide comme une damoiselle,parfois, comme s’il m’avait été présenté par quelqu’un d’autre, à mon grand étonnement d’ailleurs. Jepensais l’avoir crée de toutes pièces et voilà qu’il se révèle presque vivant à mes yeux et que je mesurprends à me relire comme si ces écrits venaient de McTYLE himself… Oups… « Lui-même ».Je ne peux que vous souhaiter de prendre autant de plaisir à lire ces lignes que j’ai eu à les écrire.L’auteur, LJD* McTYLE.
 
LJD = Le Joueur De …
 
 
Prologue.
Dans la pénombre de son bureau, Mac, assis à sa table de travail éclairée par la lueur dansante d'unechandelle, se redresse lentement...Devant lui, une liasse de parchemins couverts d'une écriture nette et déliée ...Il pose la plume qu'il tient à la main et s'étire voluptueusement... apaisé, soulagé, sans doute.- Curieux comme une vie tient si peu de place, tant dans l'espace que dans la mémoire, murmure-t-il.Son passé, proche encore, hante ses souvenirs... Même la présence réconfortante de son neveu,Miotas, n'arrive pas encore à en effacer les séquelles, il lui faut exorciser ce passé douloureux... Et,sans doute, la meilleure façon de le faire n’est-il pas de tenter de se remémorer chaque instant desa vie afin de s’y plonger rétrospectivement et ainsi mettre en exergue toutes ces choses qui l’ontfaçonnée, construite.C’est bien plus à travers les épreuves qu’à travers les moments de béatitude que l’on prouve ce quel’on vaut vraiment.Mac sent que, une fois son histoire narrée, elle ira rejoindre le placard aux fantômes du passé, negardant en son esprit que les meilleurs moments de sa vie. Une fois lavé de ces souvenirs, il sera purcomme l'enfant qui vient de naître et pourra se consacrer corps et âme à sa nouvelle vie.Dans la quiétude du manoir, nul autre bruit que celui de sa propre respiration à cette heure tardive,toute la maisonnée dort paisiblement… Tout à l’heure, il ira prendre un peu de repos dans cettechambre qui aurait dû abriter ses amours.À cette pensée, un pli mélancolique barre son front… Louve, Alcyone, Vyviane, Hamaranth… Lesseules femmes, sa mère exceptée, qui comptèrent vraiment pour lui… Quatre sourires… Quatredéchirures ! Quel gâchis !Un sourire amer déforme un instant son visage et, enfin, retournant la liasse avec précaution, ilconsidère, songeur, la première page. Puis, comme pour s'assurer de n'avoir rien omis se relitposément...
of 00

Leave a Comment

You must be to leave a comment.
Submit
Characters: ...
You must be to leave a comment.
Submit
Characters: ...