questionnant les fondement épistémologiques historiquement contextualisés de cesconnaissances.
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Le point de départ de cet effort de réflexion doit être la reconnaissanceintersubjective de situations problématiques imposant une réflexion agissante, etorientant vers la définition d’expériences, de recherches, et d’actions.Ces procès peuvent être ainsi étudiés selon les critères d’une évaluation :- épistémique
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et pragmatique (quelles sont les garanties de scientificité apportées par les modalités de coproduction, de mise en forme et de diffusion d’informations ?quelles sont les arrière-plans à partir desquels ces informations peuvent prétendrereprésenter une “réalité”?),- pragmatique et pédagogique (quelles sont les conséquences concrètes probables ouconstatables de l’appropriation et de l’utilisation de ces informations par les récepteursvisés par la communication des résultats de l’intervention ?),- éthique et axiologique (quels sont les buts d’intérêt public visés et les valeurshumaines servies par la production et la diffusion des informations ?). Nous pensons qu’il est opportun et possible que cette évaluation se réalise dans lecontexte même de la conception et de la mise en œuvre de projets de recherchemultidisciplinaire et appliquée. Dans la perspective des problématiques actuelles, uneapproche social-pragmatiste peut-être rapprochée des objectifs de “valorisation desressources humaines ou environnementales”, que l’on peut définir commel’investissement de moyens et/ou de ressources naturelles (plus ou moins artificialisées),qui, en retour, d’une part permettent d’améliorer les conditions de vie de citoyens-contribuables
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et/ou de clients-consommateurs
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, et d’autre part génèrent en retour desmoyens nouveaux de transformation de ressources qui puissent être mobilisés par lesagents de transformation. Ces cycles de transformation doivent être « contrôlésdémocratiquement »
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(à l’échelle internationale et locale) de manière à garantir les possibilités de renouvellement des ressources et la valorisation optimale de leur potentiel. Le livre de José A Prades, R Tessier et J-G Vaillancourt Environnement etdéveloppement. Questions éthiques et problèmes socio-économiques
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précise lestenants et aboutissants et justifie la pertinence d’une telle définition, y compris du pointde vue de l’analyse économique.Laissant pour un instant les références à John Dewey, nous devons mentionner quele projet de philosophie pragmatique d’Emmanuel Kant [1724-1804] préfigure uneépistémologie appliquée social-pragmatiste. Spécialement, dans L’anthropologie du point de vue pragmatique
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Kant expose :- le fait que : “La connaissance physiologique de l’homme vise l’exploration de ceque la
nature
fait de l’homme
,
la connaissance pragmatique celle de ce que l’homme,comme être agissant par liberté, fait ou peut et doit faire de lui-même”
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(ibid, p41) ;- le principe selon lequel : “Le contentement est le sentiment que quelque chosefavorise le déploiement de la vie”
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(Ibid, p 189) mais pour un être humain “lasatisfaction n’est jamais pure et complète” (Ibid, p 193)- la nécessité d’établir cette réflexion dans une perspective socio-politique : “Unetelle anthropologie (…) ne sera proprement pragmatique que si elle contient uneconnaissance de l’homme qu’en tant que
citoyen du monde
” (Ibid, p 42), ce qui supposeque l’on cherche à connaître et construire l’espèce humaine comme “une espèce d’êtresraisonnables s’efforçant de s’élever du mal vers le bien à la faveur d’une constante
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