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PEL (RA 2011)

PEL (RA 2011)

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Le mot du président

«Chacun de nous peut recevoir la part de mystère de l’autre sans en répandre le secret». R. Char

Voici un an déjà que, muni d’une confiance dont je vous remercie, j’ai été chargé de la présidence du Point d’Eau. L’année a paru si courte que je ne l’ai guère vue passer … pourtant, plusieurs évènements y ont pris place, dont François Chéraz, notre directeur, vous contera le détail. Les transformations de notre buanderie se sont achevées, pour la plus grande commodité des u
http://pfseuilbas.blogspot.ch/p/membres.html

Le mot du président

«Chacun de nous peut recevoir la part de mystère de l’autre sans en répandre le secret». R. Char

Voici un an déjà que, muni d’une confiance dont je vous remercie, j’ai été chargé de la présidence du Point d’Eau. L’année a paru si courte que je ne l’ai guère vue passer … pourtant, plusieurs évènements y ont pris place, dont François Chéraz, notre directeur, vous contera le détail. Les transformations de notre buanderie se sont achevées, pour la plus grande commodité des u

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1
 Le mot du président
«Chacun de nous peut recevoir la part de mystère de l’autre
 sans en répandre le secret». R. Char 
Voici un an déjà que, muni d’une confiance dont je vous remercie, j’ai été chargé dela présidence du Point d’Eau. L’année a paru si
 
courte que je ne l’ai guère vue passer … pourtant, plusieurs évènements y ont pris place, dont François Chéraz, notre
directeur, vous contera le détail. Les transformations de notre buanderie se sontachevées, pour la plus grande commodité des usagers, ceux qui en bénéficient,comme ceux qui en assurent la bonne marche, bénévoles qui doivent être iciremerciés chaleureusement pour leur engagement autant que leur fidélité. Cette
gratitude s’adresse également à ceux qui ont contribué à son installation concr 
ète ou
financière et l’ont ainsi rendue possible.
 
Cette année voit l’édition d’un nouveau dépliant qui présente Point d’Eau
: il met en
 première page une merveilleuse image, celle d’un petit garçon en peignoir qui figuretout ce que l’on peut souhaiter pou
r notre avenir : jeunesse, courage, ardeur,
innocence, confiance … et santé! Celle
-
ci, on le sait, est définie par l’OMS «
commeun état de complet bien-être physique, moral et social ».
Cette belle définition, qui n’a pas changé depuis 1946, ne correspond
guère à une
réalité puisque l’on doit alors admettre que, selon les endroits, 70 à 99 % des gens ne
sont pas en bonne santé
; elle mériterait d’être revue à moins que, par miracle, lemonde ne s’améliore pour y satisfaire. C’est dire que dans notre petit
environnement,avec nos petits moyens, nous devons rester humbles et nous contenter
 – 
mais detoutes nos forces
 – 
 
de tendre vers l’utopie. L’activité du Point d’Eau aimeraitsatisfaire à cette définition de la santé ou tout au moins s’en rapprocher : elle
doit se
 préoccuper de l’hygiène, du bien
-être de tous, comme assurer des conditions médico-sociales de vie aussi bonnes que faire se peut pour chacun. Il y ait aidé par les
Autorités de notre ville, comme aussi d’autres institutions dont la collaboration
harmonieuse est irremplaçable.Que tous ceux qui
œuvrent
 
à Point d’Eau et y donnent
 
d’eux
-mêmes soient remerciés,car ils sont tous irremplaçables. Faut-
il former des vœux pour nos usagers? Il y en
aurait tant. Nos actes ne sont pas seuls à les accompagner, nos pensées les soutiennent
dans les jours souvent bien difficiles qu’ils vivent ici. Comme le dit un almanach
breton : « Demain soufflera le vent de demain !».Dr Claude Willa
 
2
Introduction
Chères lectrices, chers lecteurs,La nécessité de no
tre association n’est plus à démontrer. Depuis son ouverture, lenombre des usagers n’a cessé de croître et de manière spectaculaire pour certaines
prestations. En 2011, ce sont près de 25'000 prestations qui ont été fournies. Cette
augmentation d’usagers
nous a contraints à engager un nouveau collaborateur durant
les heures d’ouverture. Sa présence
a permis de soulager
nos bénévoles et d’assurer 
au mieux la cohabitation entre les nouveaux usagers et le voisinage. Depuis son
ouverture en 1999, le Point d’Eau n’a jamais été autant sollicité, ce qui peut sembler 
étonnant au vu de la situation économique du pays.En effet, la Suisse se porte bien, très bien même, comparée à ses voisins qui nousenvient, si on se
 
réfère, entre autres, à deux indicateurs que sont le pourcentage dechômage et la dette publique.Et pourtant paradoxalement, le PEL,
à l’instar de la plupart des institutions socialesn’a jamais été aussi fréquenté.
 En examinant de plus près ce phénomène, deux constats peuvent expliquer cesbesoins accrus.Au niveau fédéral, plusieurs décisions en cascade ont été prises avec des
conséquences sur l’augmentation de la précarisation. Certaines prestations sociales
tendent à diminuer (prestations AI) ou sont reportées au niveau cantonal etcommunal.
 Nous pouvons mentionner le RI (revenu d’insertion) versé par les instances précitées.Avec la réforme de l’assurance
-chômage, votée en septembre 2010 et appliquéedepuis avril 2011, les chômeurs ont, pour la plupart, effectué leur sortie par le bas.Tels d
es vases communicants, le service de l’emploi a transféré ses allocataires àl’aide sociale, qui a vu le nombre de ses bénéficiaires brusquement augmenter de
10% dans les semaines qui ont suivi
l’entrée en vigueur de la LACI
(loi sur
l’assurance
-chômage). Ceci a aussi comme conséquence de charger toujours plus lesinstitutions caritatives comme le PEL.La pauvreté en Suisse ne ressemble bien sûr pas au tiers-
monde. C’est une pauvreté
 
3
cachée, une pauvreté de l’exclusion sociale, de celle que l’on n’ose pas
avouer. Maiscertaines enquêtes relèvent des faits inquiétants. Selon un sondage réalisé entre mai et
 juin 2010, par la fondation américaine d’utilité publique Commonwealth, 18% des
Suisses ont renoncé pour des raisons financières à se procurer des médicamentsprescrits sur ordonnance, à aller chez le médecin ou à suivre un traitement. Certainschoisiront des franchises élevées puis hésiteront à se faire soigner. Et si des malades
vont trop vite chez le médecin, d’autres risquent de trop attendre. Suivant l
espathologies, les coûts seront finalement plus élevés.
D’autres études réalisées par Caritas et confirmées par la Confédération relèventqu’une personne sur dix vit avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté.
Le deuxième constat concerne les migrants dont le nombre depuis deux ans ne cesse
d’augmenter. Beaucoup viennent d’Espagne. Quittant leur pays, ils risquent, une foisleurs indemnités épuisées dans leur pays d’origine, leur va
-tout avec leurs dernièreséconomies en poche, en espérant décrocher
le Graal, c’est
-à-dire un contrat de travail.Si certains vont peut-être
réussir à s’installer et s’intégrer en Suisse, beaucoup vontdevoir repartir, faute d’un contrat de travail et/ou d’un logement.Afin de répondre au mieux à l’augmentation des usage
rs, 2011 a aussi été une année
caractérisée par d’importa
ntes transformations des locaux. Nous en profitons pourremercier vivement la Loterie Romande qui, grâce à un don important, nous a permisde proposer une nouvelle buanderie plus apte à répondre à la demande croissante de
ce secteur. D’autres travaux importants ont également été faits dans le cabinet
dentaire pour répondre aux normes de la santé publique. Nous avons également pucontinuer à mettre à jour tout le système informatique avec des programmes
spécifiques aux activités du centre grâce à la collaboration de l’ESV
IG (école
supérieure vaudoise d’
informatique et de gestion) et
à l’investissement important de
M. Kien Truong, bénévole informaticien, à qui va toute notre gratitude.Nous avons également continué
à développer notre plan comptable afin d’affiner la précision des coûts de nos différentes prestations. Ce travail s’est fait grâc
e à
l’engagement
de notre comptable bénévole
qui s’est aussi beaucoup investie
depuis ledébut de son activité, fin 2010. Un grand merci.En résumé, nous nous préparons à une demande encore plus importante desprestations à fournir.Seule une accentuation de la récolte de dons, la recherche de bénévolessupplémentaires et une aide financière importante de la Ville de Lausanne nous
 permettront d’y répondre. En n’oubliant pas évidemment de remercier celles et ceux
qui font déjà partie de cette belle aventure, unique en son genre en Suisse, en lesremerciant pour leur temps et leurs compétences indispensables à la pérennité ducentre.

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