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Une critique maintenant est émise sur la forme urbaine typique développée actuellement à Hanoi. Il ymanque des centres, des centres de quartier. Il faut définir ce terme de « centre ville » auquel le projet présentése réfère. Dans cette représentation de centre il y a évidemment le lieu qui attire, un lieu centripète, du lieu parlequel le passage se fait obligatoirement, ce lieu qui pèse sur les pensées, c’est le lieu où le rassemblement estpossible, où s’effectuent les échanges. Concrètement, le centre ville est un lieu dense où sont réunies toutes lesfonctions de services et d’échanges. C’est donc un espace de mixité et de rassemblement. La liaison entre lescentres de quartier est essentielle dans le bon fonctionnement global d’une ville. Pour les occidentaux, le centreactuel de Hanoi est l’ancien quartier marchand. Il rassemble des fonctions de services, de commerces, de travail,et une densité humaine. C’est aussi l’image de la ville, c’est un lieu que tous les autres habitants, même à dixkilomètres respectent et désirent fréquenter. C’est un lieu vivant facilement lisible et accessible.La fondation d’un centre de quartier clairement identifiable est l’acte qui guide toutes les autres considérationsd’agencement et d’intégration au site du projet proposé. Ce désir est peut être occidentalement culturel, mais ledispositif de centre ville, fondamental dans le projet urbain occidental semble essentiel dans l’écriture d’uneidentité d’une ville ou d’un quartier.
« Un choix d’urbanisme / Un choix de société »
La ville qui s’écrit désormais au Vietnam n’est plus, comme elle a pu l’être dans son passé, la ville defondation chinoise : lieu du pouvoir et du commerce. Elle s’écrit sur des standards qu’il est possible de qualifierd’internationaux. Maintenant, pour fire projet, il faut faire un choix de modèle qui se résume en simplifiant à la villed’inspiration européenne, la ville de fondation coloniale, la ville américaine, les cités de Singapore ou de Hongkonget désormais les mégapoles chinoises. Le choix d’un modèle urbain est aussi un choix d’un modèle de société.Ce choix se sont les représentants du peuple qui l’effectue avec pour but de tracer la voie pour l’évolution futurede la société.Deux visions peut-être propagandistes pour expliquer cela. Premièrement évidemment la ville américainequi est caricaturalement le monde de la voiture individuelle, de l’autoroute et de la ségrégation urbaine. La villeest complètement diluée, des zones pavillonnaires s’étendent à l’infini, sans centre identifiée. Elle est comme unreflet d’une société qui se fonde sur l’affirmation des valeurs individuelles, jusqu’à ériger l’égoïsme en droit.Deuxièmement, les villes de la vielle Europe. Une histoire millénaire a lentement forgé leur urbanisme. Au sortir dela guerre, grisées par une réussite économique qui semblait infinie, elles se sont essayées bien sur elles aussi aumodernisme de la ville voiture et puis de la structuration urbaine par les zones dédiées au dieu « consommations »(est ce que ça ne vous rappelle rien ?). Mais une réaction récente de grande ampleur pousse à retrouver lesvaleurs de la société que ce modèle « moderniste » avait commencé à démanteler. Les maîtres du « projeturbain » réinterroge les valeurs de la ville ancienne européenne, évidement d’un point de vu modernisant, etreparlent de continuité urbaine, de centre de quartier, de relation de proximité et d’échange, d’indenté culturelleet de lien social…Ces deux modes actuels de construire la ville rappellent donc la liaison entre un acte et ses conséquences.De ce point de vu, il est peut être aussi intéressant de se poser la question si Hanoi n’est pas en train dedévelopper un modèle original de forme urbaine et quelles peuvent les implications dans le futur. Les quartiersnouveaux réalisés ces quinze dernières années sont remarquables parce qu’ils proposent une mixité des formesurbaines, entraînant une mixité des habitants (bien que cela soit en grande partie contre dit par une spéculationexcluant ceux qui seraient les plus demandeurs d’habitats), ainsi qu’une mixité, certes faibles, de fonctions urbainesde proximité. Ce sont ces dispositions urbaines oubliées dans la majeure partie des grandes opérations urbainesdu modernisme contemporain, couplé à un oubli total de gestion (ce qui est le cas en ce moment à Hanoi) qui enont entraîné leur remise en cause actuelle. Les origines du rejet ont été diagnostiquées : désordres sociaux,ségrégation populaire, habitats taudis, guerres urbaines. Ceci est peut être une mise en garde lorsque ces faits
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