ood desin ?
développeenEn di ans, qu’es ce qui acané dans la pilosopiede l’école ?
Avant nous ormions des créatis. Désormais,nous ormons plutôt des proessionnels dela création. Parce que la reconnaissance dudesign comme approche globale est de plusen plus au cœur des processus de concep-tion, de production et de commercialisation.Notre approche du design — il y en ad’autres —, est d’être au service des entrepri-ses, de générer de la valeur économique.
Vous présidez depuis l’éédernier le réseau inernaionald’écoles de desin Cuulusqui édère 124 éalisseenssupérieurs de 40 pays, spéciali-sés desin, ar e édia.Que représene cee présidence ?
L’internationalisation est le gros enjeu desécoles de demain. Tous les établissementssont conrontés à la mondialisation. Et lesystème LMD (licence, maîtrise, doctorat)avorise les passerelles : trois ans de techni-que chez soi, deux ans de management dansun autre pays. Notre capacité à attirer desétudiants étrangers est une vraie gageure, etun impérati. Et si j’ai été élu à la présidencede Cumulus, c’est parce que je suis rançais...ce qui n’est pas rien dans le monde, mêmesi la spécicité du design «made in France»n’est pas si évidente à cerner.Nous structurons nos étudiants autour dethématiques spéciques, en partenariat avecles entreprises et les pôles de compétitivité :interaces tangibles, mobilité raisonnée,nouvelles pratiques sociales, nouveaux mo-des d’alimentation...
Ces écanes enre éalisse-ens supérieurs n’enraînen-ilspas un risque de sandardisaiondes oraions en desin,e donc des savoir-aireproessionnels ?
Nous devons revendiquer nos particulari-tés culturelles, bien entendu ! J’ai dit à larentrée aux étudiants qu’ils n’ont pas d’autrechoix que de maîtriser l’anglais pour être«global», puisque c’est la langue véhiculaire,tout en parlant correctement rançais pourêtre singulier, parler de leur propre culture.
Vous créez une anenne en Cine.C’es un ee de ode ?
Pas du tout. C’est simplement pour déclinerl’identité de la spécicité rançaise, del’école et de la région et l’adapter auxmarchés chinois. Si demain nous voulonsexisteréconomiquement sur la carte du monde,il aut une identité spécique. Le designest une partie de la réponse. Cette créationd’une antenne en Chine, une ois que noussaurons comment gérer un établissementà distance, nous allons la poursuivre, enInde, au Brésil. Nous sommes aussi sollicitésune à deux ois par mois pour exporternotre savoir-aire : sélection, pédagogie,évaluation…
LA RECONNAISSANCE DU DESIgNCOmmE APPROChE gLObALE
Créée en 1988 sous l’appellaion «l’École de Desin des Pays de la Loire»,l’éalisseen a cané d’enverure depuis l’arrivée de Crisian guellerin,en décere 1997. Auourd’ui Direceur général de «l’École de desinNanes Alanique» e Présiden de l’associaion inernaionale Cuulus(réseau de 124 écoles d’ar e de desin), il a précédeen éé Direceurd’écoles de esion e de coerce e a enseiné Paris 9 Daupine, Paris8 Sain-Denis, l’Universié de Nanes e dans des écoles de coerce ed’inénieurs.En quelques quesions, aisons un ilan sur le posiionneen de l’École dedesin Nanes Alanique, devenue en quelques années le plus rand éalis-seen privé de desin en France (plus de 600 éudians) e le seul délivrerun diplôe visé par le minisère de l’Enseineen Supérieur.
Vous ouvrez un dépareenrecerce au sein de l’école.Dans une lière de oraionau desin, ce n’es pas unpléonase ?
Non, parce qu’il s’agit, au-delà du projet, deproduire de la connaissance, de construireune expertise interne, qui nous servira àla transmission pédagogique. Cela devranous conduire vers la recherche R&D enentreprise et à des partenariats avec des la-boratoires de recherche d’autres disciplines.Il y a beaucoup à aire car la recherche endesign existe très peu en France : il n’y a pasd’université, de doctorat. Lié à une cultureindustrielle, le design a échappé à l’univer-sité. En France, c’est net. On est hors champacadémique.
Quelles relaions enreenez-vousavec les enreprises ?
Il y a des entreprises qui ne se sont jamaisrottées au design et en arrivent à découvrirbien des choses sur elles-mêmes. Nous lesaidons dans la dénition de problématiques.Nous n’avons pas d’obligation de résultats,hors nos objectis pédagogiques.Cette approche nous a permis d’instiller uneculture du design et de générer une activitééconomique qui sert les entreprises ainsi quetoutes les agences de design. Vu du côté del’école, le nombre de diplômés nous importemoins que le nombre de ceux qui trouventdu travail, et pas pour deux ans, pour toutela suite de leur vie proessionnelle.Par ailleurs, le centre de ormation desapprentis de l’école (CFA Création et Inno-vation Industrielle) place ses élèves en al-ternance dans des PMI qui n’auraient jamaispensé intégrer le design dans leur activité.Depuis que nous avons ouvert ce centrede ormation, spécialisé dans le design deproduits, le design d’espace et la construc-tion bois, nous comptons cette année plusde 600 étudiants et apprentis.
Vous a--on reprocé deconcurrencer les ureaude desin proessionnels ?
Comme pour les junior-entreprises desgrandes écoles, ce n’est plus un sujet polé-mique. Nous avons de nombreux exemplesd’agences créées à partir d’une relationéconomique initiée ici, par ou pour desentreprises qui n’avaient jamais pensé audesign. Nous commençons d’ailleurs à avoirpour clients des agences de design qui nousont débroussailler le terrain. Des agencesqui accueillent également nos étudiants enstage.
En quoi le desin a--il canéd’iae pour les enreprises ?
On s’oriente vers la reconnaissance du designcomme discipline de management.Le designer est capable de édérer, de mettreautour de la table des métiers très diérents,ingénieurs et sociologues par exemple, tech-niciens, graphistes, commerciaux… Ce n’estplus tant un technicien qu’un animateur auservice du développement de projets.
C’es dé le cas lors des éudes l’École de desin ?
Entre philo et sociologie, ergonomie,anthropologie, technologie, physique,mathématiques, matériaux, plasturgie, artsappliqués… nous sommes dans la transversa-lité en permanence, c’est passionnant.
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