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CONJONCTURE
> La Belgique ne présente encore aucun signe de déflation>
COMMUNICATIONS ÉLECTRONIQUES
> La loi est mise à jour >>
INNOVATION SCOREBOARD
> La Belgique peut encore améliorer ses performances
La newsletter pour décideurs
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HEBDOMADAIRE — BUREAU DE DÉPÔT : SINT-NIKLAAS — P409959
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5 FÉVRIER 2009 – N° 5
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A EPINGLER
La semaine dernière, le Bureau fédéral duplan a publié les paramètres économiques2009 que le gouvernement utilisera commehypothèses de départ pour son contrôle bud-gétaire.
Cette année, le produit intérieur brut (PIB)diminuera de 1,7%. Les exportations se res-sentent de la récession des économies occi-dentales. La consommation intérieure connaîtégalement un ralentissement du fait de la cri-se de confiance. Ce recul économique a inévi-tablement des retombées sur l’emploi. LeBureau du plan estime à 56.700 le nombred’emplois perdus à fin 2009 par rapport à fin2008, ce qui aura pour effet de faire grimperle taux de chômage d’un plein point de pourcent. Heureusement, la baisse de l’inflation seconfirme.Mais ces chiffres recèlent une série de mes-sages à l’adresse du gouvernement et des par-tenaires sociaux, qu’il convient d’interprétercorrectement. En dépit de la hausse du chô-mage, le revenu disponible réel des ménagesa augmenté de 2,8%. Les mesures en faveurdu pouvoir d’achat portent bel et bien leursfruits, mais ce complément de revenu estpresque intégralement thésaurisé (le tauxd’épargne passe en effet de 13,1 à 15,7%) etn’est donc pas consommé. La compétitivité del’économie reste, elle aussi, sous pression.Nous importons plus que nous n’exportons, cequi est mauvais signe pour une économieouverte telle que la nôtre.Comment devons-nous réagir à cette situationau cours des prochaines semaines ? Quelquesconsignes pratiques :1. Le plan de relance et l’accord salarial doi-vent être exécutés strictement et rigoureu-sement. Le gouvernement œuvre à laconfiance par le biais du plan de relance etde la lutte contre la crise financière.L’accord salarial interprofessionnel envoielui aussi un signal de confiance, empreintde sens des responsabilités. Les secteursdoivent à leur tour diffuser un troisièmesignal de confiance en s’inscrivant soigneu-sement dans le cadre de l’AIP.2. Eu égard à la situation budgétaire difficile,nous devons nous concentrer sur desmesures uniques temporaires. A défaut,nous alourdirions davantage encore le défi-cit structurel. Un déficit conjoncturel estinévitable au même titre qu’il l’est chez nosprincipaux partenaires commerciaux ; il esttoutefois exclu de grever l’avenir d’unehypothèque structurelle. La mesure récentede report temporaire du versement d’un tri-mestre de précompte professionnel estl’illustration parfaite de ce qui doit êtrefait. Instaurer à titre provisoire une formede chômage temporaire pour certainsemployés pourrait être une autre bonnepratique.3. L’accent doit être mis sur la compétitivitéet non sur le pouvoir d’achat. Dans les cir-constances actuelles, le pouvoir d’achat estthésaurisé et lorsqu’il est consommé, c’estbien souvent sous la forme de produits etservices étrangers (cf. déficit de la balancecommerciale). En dopant trop le pouvoird’achat au préjudice de notre compétitivité,nous laisserions derrière nous des consom-mateurs sans emploi, mettant alors pour debon la consommation intérieure sous pres-sion.4. Des mécanismes structurels doivent êtremis en place, qui produiront des effetsallant croissants avec le temps. L’efficacitéde ‘tous’ les niveaux de pouvoir en est unexemple. De même, dans les soins de san-té, il nous faut revenir à un rythme de
Le Bureau du plan estime à56.700 le nombre d’emploisperdus à fin 2009 par rapportà fin 2008.
Bilan de santé de notre marché du travail
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COMMUNICATIONSÉLECTRONIQUES
La loi est mise à jour
Le Conseil des ministres a approuvé ce 23 jan-vier
l’avant-projet de loi modifiant la loi du 13juin 2005 relative aux communications élec-troniques. Ce texte poursuit trois objectifs. Lepremier est de rendre la loi plus conforme audroit européen et, en particulier, aux directiveseuropéennes en matière de télécommunication.Le deuxième est de permettre davantaged’offres groupées ou conjointes dans ce secteur.A ce propos, la loi autorisait déjà un certainnombre d’offres liées ou de ventes conjointes.Tel est le cas de l’abonnement à l’internet offertconjointement à un service de télévision numé-rique ou bien à un service de téléphonie fixe oumobile. L’avant-projet de loi étend cette possi-bilité de vente couplée à d’autres services inter-actifs. Le troisième objectif est de ‘rafraîchir’ laloi de 2005 pour faciliter et améliorer notam-ment les appels vers les services d’urgence,étendre davantage les services envers lesécoles. Un second avant-projet de loi a égale-ment été approuvé en vue d’améliorer la sécu-rité juridique en ce qui concerne lesrecours introduits par les opérateurs"télécoms" contre les décisions durégulateur du secteur, l'Institut belgedes services postaux et des télécom-munications (IBPT).
La FEB se réjouit del’adoption de ces mesures. Le sec-teur des télécommunications est unvecteur de l’innovation. Étendre lespossibilités d’offres groupées contri-bue au développement de cette der-nière. La FEB apprécie également lamesure destinée à accroître la sécu-rité juridique des recours dans cesecteur.
Fleur Longfils – fl@vbo-feb.be
INNOVATION SCOREBOARD
La Belgique peutencore améliorer sesperformances
La Commission européenne a publié la huitiè-me édition de son Tableau de bord européen del’innovation (‘Innovation scoreboard’). Mise aupoint dans le cadre de la Stratégie deLisbonne, cette étude compare la performan-ce des États membres de l’UE en matièred’innovation. Une nouvelle méthodologie meten outre l’accent sur les services, les aspectsnon technologiques et l’output de l’innovation.Ce rapport souligne les progrès globaux accom-plis par l’UE, en particulier concernant lenombre de diplômés dans les filières scienti-fiques et d'ingénieurs, la technologie large ban-de et le capital-risque. Par ailleurs, l'écart avecles États-Unis et le Japon s'est réduit. Sur leplan des brevets internationaux, des partena-riats public-privé ou encore du nombre de cher-cheurs, la différence avec ces pays demeurecependant importante. Provisoirement, l’UEtient bon face aux économies émergentes. Ilimporte à présent de maintenir cette tendan-ce positive au sein de l’Europe.La Belgique améliore son résultat de l’annéepassée et dépasse la France et les Pays-Bas.
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ACTION FEB
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croissance qui soit tenable sur le planfinancier.5. La priorité absolue doit enfin être de main-tenir l’emploi et de se tenir prêt à réglerrapidement le problème de pénurie sur lemarché du travail dans la période del’après-crise. L’actuel excédent conjoncturelde travailleurs cache en réalité un déficitdémographique structurel. Le contrôle de ladisponibilité des demandeurs d’emploi doitêtre approfondi et élargi. Il faut intensifierl’accompagnement des chômeurs par lesservices d’emploi régionaux et stimuler leurmobilité transrégionale. Les instrumentsrégionaux et fédéraux doivent être parfaite-ment harmonisés.6. La Conférence nationale des pensions doitréformer en profondeur notre régime depension, afin de pouvoir garantir la pérenni-té de son financement. Laisser croître lesdépenses n’est pas une option. La seulemesure qui favorisera la durabilité du systè-me belge de pension est de garder davanta-ge de personnes plus longtemps au travail.Notre économie a contracté une forte grippe.L’emploi est atteint et s’en trouve fragilisé. Or,l’heure est à la préparation de la période post-récession !
PIETER TIMMERMANS ,ADMINISTRATEUR-DIRECTEUR GÉNÉRAL
Sécurité des travailleurs :échange avec lesemployeurs bulgares
Une conférence tripartite organisée avec le sou-tien du Service public fédéral ETCS et réunis-sant des représentants belges et bulgares a eulieu à Bruxelles, du 26 au 29 janvier. Ce futl’occasion de mener des échanges entreemployeurs et entre les différentes parties surle thème “Dialogue social et bien-être au tra-vail”. Les employeurs (FEB, UNIZO, BIA,NCSC) ont partagé leurs vues sur la stratégieeuropéenne à suivre et pris des accords enfaveur d’une collaboration plus étroite sur leplan de la formation à la sécurité des collabo-rateurs et des dirigeants opérationnels. Unevisite au service de prévention Provikmo et àl’entreprise chimique BASF a apporté un voletconcret à cette rencontre de travail.
Klaas Soens – ks@vbo-feb.beKris De Meester – kdm@vbo-feb.be
 
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Klaas Soens, du Département social de la FEB(3e à gauche), entouré de la délégation bulgare.
 
Après l’inflation historiquement élevée enregistrée au premier semestre2008,
certains économistes considèrent aujourd’hui que notre écono-mie se dirige, consécutivement à la crise, vers une période de déflation.La déflation, ou baisse des prix sur une base annuelle, est un véritablecancer pour l’économie d’un pays, car les ménages et les entreprisestendent alors à différer leur consommation et leurs investissements, etéprouvent davantage de difficultés à s’acquitter de leurs dettes. AuxÉtats-Unis, l’inflation est déjà retombée à 0,1% en décembre et l’ons’attend à ce qu’elle ait été négative en janvier. En Belgique également,l’inflation a fortement baissé depuis le pic recensé en juillet, et leBureau fédéral du plan prévoit quelques mois d’inflation négative en2009. La question est toutefois de savoir si cela est suffisant pour par-ler véritablement de déflation. Le net recul de l’inflation belge s’expliquesurtout par la forte baisse des prix du pétrole et des matières pre-mières. L’inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte de l’évolutiondes prix des produits énergétiques et des denrées alimentaires nontransformées, est restée assez stable durant l’année écoulée, au contrai-re de l’inflation ou de l’évolution de l’indice-santé. Ce n’est que lorsquel’inflation sous-jacente commence à afficher une tendance baissièreclaire que le risque d’une diminution généralisée des prix est réel. Enrevanche, si l’inflation sous-jacente demeure assez stable à l’avenir,l’inflation reviendra automatiquement, après un certain temps – avecl’extinction de l’effet de la baisse du prix du pétrole –, à un niveau plusnormal.
La FEB suit de près l’évolution de l’inflation sous-jacente. Desinitiatives telles que le plan de relance, la sauvegarde de la stabilitéfinancière et unenouvelle baisse destaux de la BCEauront pour effetnon seulement desoutenir l’économie,mais également deréduire le risque dedéflation.
Geert Vancronenburggva@vbo-feb.be
Elle enregistre une meilleure performance surle plan de la coopération entre les entrepriseset le secteur public, mais un moins bon scorequant à la préservation de la propriété intel-lectuelle issue de l’innovation.
La FEB juge cette édition du Tableau debord européen de l’innovation encourageante.Le rapport indique, d’une part, que l’Unioneuropéenne comble son retard vis-à-visd’autres grands blocs économiques et, d’autrepart, que la Belgique ne se défend pas mal encomparaison des pays voisins. Il n’y a toutefoispas lieu de crier trop vite victoire, car notrepays progresse moins rapidement que lamoyenne de l’UE. Il présente un bon potentiel,mais doit encore davantage l’exploiter.
Michael Voordeckers mv@vbo-feb.be
FISCALITÉ
Propositiond’harmonisation desrègles de facturation enmatière de TVA
Le 28 janvier dernier, la Commission euro-péenne
a proposé une harmonisation pousséedes règles de facturation en matière de TVA,sans que les États membres aient la possibili-té d’imposer des obligations additionnelles.Cette harmonisation porte tant sur le contenudes factures, la manière de les délivrer (surpapier ou par voie électronique), le délai danslequel elles doivent être délivrées et le délai etla méthode de conservation des factures quesur des régimes spéciaux tels que celui desfactures simplifiées et sur le self-billing. Lepoint le plus marquant est que la Commissionplace les factures électroniques sur le mêmepied que les factures papier, et ce d’unemanière neutre en termes technologiques. Lesassujettis pourront donc choisir librementd’appliquer ou non la facturation électronique,ainsi que la technologie qu’ils utilisent à ceteffet.
La disparité actuelle entre les 27 Étatsmembres en matière de règles de facturationen général et de facturation électronique enparticulier représente une charge administra-tive énorme pour les assujettis. C’est pourquoicette proposition d’harmonisation peut êtrequalifiée de révolutionnaire. Si elle est approu-
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La Belgique ne présente encore aucun signe de déflation
Si l’inflation sous-jacentedemeure assez stable àl’avenir, l’inflationreviendra automatique-ment, après un certaintemps, à un niveau plusnormal.
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Inflation Indice-sanInflation sous-jacente
Evolution de l'inflation
(Source : SPF Economie)
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Tableau de bord européen de l'innovation 2008
Note : Indice basé sur 29 indicateurs qui varient de 0 (performance la plus faible) à 1 (performance la plus haute)
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