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Le fonds du livre de Pierre Péan est-il antisémite ?

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05/10/2014

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Le fonds du livre de Pierre Péan est-il ou non antisémite?
Par Jean-Michel Aphatiele 5 février 2009, 10:08 -Le livre s’est trouvé d’un coup au centre du débat public. « Le monde selon K. », publié par Fayard,écrit par Pierre Péan, a déséquilibré Bernard Kouchner, fragilisé, insécurisé.Pierre Péan précise que rien, selon lui, ne peut être reproché au ministre des Affaires étrangères.L’auteur veut placer le débat sur le terrain moral, et les questions qu’il pose font mal, preuve de leur légitimité. Un défenseur des droits de l’homme peut-il conseiller des dictatures, fût-ce pour desraisons acceptables, en l’occurrence le système de santé au Gabon? Quelle peut-être la marge demanoeuvre, la liberintellectuelle, la distance psychologique de ce conseilleur devenu, ouredevenu ministre? N’est-ce pas risquer de concéder aussi peu que ce soit de l’indépendance de ladiplomatie française en nommant à ce poste une personnalité ayant dispensé ses conseils dans ces pays? La notion de conflit d’intérêts peut-elle ou non être invoquée?A cela, depuis hier, Bernard Kouchner répond. Il se défend de l’influence de ses anciennes fonctionssur les présentes. Il assure n’être dépendant de rien ni de personne. Il affirme aussi que les activitésde conseils pour des anciens ministres sont une des sources évidentes et répandues de rémunération pour des personnalités politiques bénéficiant d’une certaine notoriété et d’une certaine expérience.Sauf à cultiver des blocs de mauvaise foi, il faut reconnaître à ce dernier argument une certainevalidité.Quoiqu’il en soit, c’est publiquement que ce débat, légitime et nécessaire dans une démocratie, seratranché. Que d’ores et déjà le ministre des Affaires étrangères se trouve affaibli par la polémique estune évidence. Plusieurs observateurs font remarquer depuis hier soir que le premier ministre a publiquement soutenu son ministre, mais pour l’instant le président de la République est demeurésilencieux. Que dira-t-il, ce soir, si la question lui est posée? Une démission est-elle ou non dans lechamp du possible? Les prochaines heures et les prochains jours fourniront les réponses attendues.Tout ceci ne doit pas exonérer les lecteurs professionnels du livre, c’est-à-dire les journalistes, de latotalité des écrits de Pierre Péan. Lancé par le site Marianne2, l’ouvrage est uniquement présenté pour l’instant sur sa face africaine. Or, ce ne sont que quelques 30 pages des 324 que compte lelivre. L’essentiel du travail de Pierre Péan porte sur le Rwanda, une part importante dans ce quireste sur le Kosovo, un peu de la jeunesse et des origines de Bernard Koucher, et enfin doncl’Afrique. L’ensemble est tenu par un parti pris dans l’écriture, une subjectivité assumée par l’auteur, et à laquelle évidemment il a droit, encore faudrait-il au moins la mentionner dans la
 
 présentation de l’ouvrage, et surtout, surtout, mais personne n’en parle vraiment, un fondsidéologique qui peut susciter un vrai malaise.D’entrée, la couverture surprend. Alors que l’on nous parle presqu’exclusivement d’Afrique, la photo de couverture nous montre Bernard Kouchner avec, c’est l’angle du cliché qui suggère cela,un George Bush comme assis sur ces genoux. La photo est laide, volontairement laide, elle suggèreune promiscuité salace, coupable, dérangeante. Bon. Ce parti pris éditorial est traité de manièresouvent confuse par Pierre péan. Il se résume simplement: Bernard Kouchner est atlantiste, et pire, proche des conservateurs américains, gagné à leurs idées, imprégné de leur philosophie. Ceci, auxyeux de l’auteur est doublement grave. D’une part parce que cette réalité est aux antipodes del’image que cultive Bernard Kouchner, officiellement défenseur des droits de l’homme et en réalitégagné aux thèses bellicistes de l’administration américaine sortante. D’autre part, cette aliénationintellectuelle met la France en danger, ou plus exactement sa diplomatie. Au total, le raisonnementest lourdaud quand il n’est pas fumeux, d’une assez grande mauvaise foi quand il exploiteabusivement une bourde afin de montrer que Bernard Kouchner fut sur le bord d’enfiler son treillis pour aller faire la guerre en Irak, et curieusement discret sur la responsabilité de Nicolas Sarkozy,car tout de même si Bernard Kouchner est aujourd’hui ministre des Affaires étrangères, et s’il mèneà ce poste la politique qui révulse à ce point Pierre Péan, c’est tout de même grâce ou à cause du président. De tout cela, la presse, pour l’instant, ne rend pas compte.Dans ce livre, il y a autre chose, qui est plus dérangeant. Pierre Péan choisit d’ouvrir son récit par une anecdote. Ici, tout est pensé. Un auteur à sa table de travail sait l’importance des premièreslignes, donc la nécessité de leur force et de l’intérêt qu’elles peuvent susciter chez le lecteur. PierrePéan a donc choisi de raconter l’histoire suivante. Il la situe dans un restaurant parisien, le 13octobre 2007. Bernard Kouchner, déjà ministre des Affaires étrangères, y dîne avec des amis. Dansla salle, une télévision est allumée pour retransmettre le match de rugby France-Angleterre, demi-finale de la Coupe du monde 2007. Selon cette anecdote, dont Pierre Péan ne dit pas s’il en a été letémoin ou si elle lui a été rapporté soit par un convive du ministre, soit par une persone présentedans le restaurant, Bernard Kouchner « comme mû par une urgence absolue, bondit et se met augarde-à-vous, la main droite sur le coeur », pour écouter « religieusement » l’hymne anglais. Enrevanche, au moment de la Marseillaise, il demeure assis, indifférent, pas concerné.On conviendra que pour un ministre des Affaires étrangères, l’attitude, telle que rapportée estétonnante. On pourrait même dire qu’elle est provocatrice, stupide, caricaturale. Très curieusement,une fois qu’il a raconté son anecdote, Pierre Péan la délaisse. Il ne nous dit pas quel sens il luidonne, il ne cherche pas à l’expliquer, il ne la resitue pas dans un contexte. Rien. Il raconte. Il s’enva. Débrouille, ami lecteur, avec cette histoire ficelée avec de la grosse corde de marine.Bon, allons-y. Que tirer comme conclusion d’une telle aberration, debout et pénétré pour l’hymneanglais, indifférent et irrespectueux pour l’hymne français? Un homme qui agit ainsi est-il un patriote? Aime-t-il son pays? Évidemment non. A un point même que s’en est scandaleux. Mérite-t-il d’être ministre? Évidemment non. On se demande même comment un tel bonhomme a pu êtrenommé. Mais cela, Pierre Péan ne le dit. Pourquoi? C’est tellement évident. Du coup, on s’interrogesur l’auteur lui même. Quelle est cette façon de déposer son poison puis de partir ensuite sur la pointe des pieds? Bizarre, non? Malsain, peut-être? D’emblée, le livre paraît sale, calomniateur, et pas franc en plus.La lecture se poursuit, parfois confuse, Biafra, Rwanda, Kosovo, Ockrent, etc. Puis vient unchapitre très clairement intitulé « Weltanschauung », appellation qui désine, comme vous le savez bien sûr, et comme l’explique très bien Wikipédia « une vision du monde (ou une conception dumonde), d'un point de vue métaphysique, notamment dans l'Allemagne romantique ou moderne.C’est initialement une conception du monde datant du Moyen Âge. » Cet intitulé recouvrerait-il uneintention particulière? Honnêtement, je n’en sais rien. Dans un propos fourre-tout assez fatiguant,

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