notamment dans les pays en développement, la croissance économique a commencé à chanceler danstous les pays, en dehors de l'Asie de l'Est et du Sud-Est, où l'on pratiquait déjà les " bonnes " politiqueséconomiques (économie de marché et libre-échange). Cet échec de la croissance, qui s'estfréquemment manifesté par des crises économiques au début des années 80, montrait les limites del'interventionnisme et du dirigisme+ à l'ancienne. En conséquence, de nombreux pays endéveloppement ont choisi de réorienter leur politique dans un sens néolibéral.
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Lorsqu'ils se combinent avec la mise en place de nouvelles institutions de gouvernance+ commel'OMC, ces changements de politique au niveau national forment un nouveau système économiquemondial, comparable par sa prospérité - potentielle, du moins - au premier " âge d'or " du libéralisme(1870-1914). Renato Ruggiero, le premier directeur général de l'OMC, soutient que, grâce à ce nouvelordre mondial, nous pouvons désormais " éradiquer la pauvreté dans le monde dès les débuts du siècle prochain (le XXIe) - une utopie il y a seulement quelques décennies, mais une réelle possibilitéaujourd'hui " (1998, p. 131).
A ) LE MERCANTILISME
1 - LE CONTEXTE ECONOMIQUE ET SOCIAL :
Constat :
Les mercantilistes vivent dans un monde économique qui ne connaît pas decroissance économique durable.
Conséquences :
Ils en sont donc conduits à conclure que le stock de richesses dans lemonde est constant, c’est-à-dire qu’il a été déterminé une fois pour toutes par Dieu etqu’il ne pourra évoluer.
2 - L’ECHANGE INTERNATIONAL, UN JEU A SOMME NULLE :
répercussions théoriques :
Dès lors, cela va influencer la vision que lesmercantilistes ont du commerce international. Ils en sont amenés à conclure que
l’échange international est un jeu à somme nulle
, que ce que gagnent les uns estforcément perdu par les autres. Les pays se livrent donc une guerre économique.
3 - L’ ECONOMIQUE INFEODE AU POLITIQUE :
Mesures de politique économique pro
nées : Chaque pays va alors chercher à :
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développer ses exportations en favorisant son industrie nationale ( exemple : lesmanufactures royales de Colbert ) tout en essayant d’importer le moins possibleafin d’obtenir un excédent commercial.
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Le pays connaîtra alors une entrée d’or qui épuisera le stock d’or de sespartenaires,
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le pays gagnera alors en puissance politique, le roi pourra alors financer son arméeet conquérir de nouveaux territoires.
Conclusion :
On se rend donc bien compte que l’objectif du mercantilisme n’a pas unefinalité économique mais politique, ce qui démontre qu’à cette époque l’économien’occupe pas la place qu’elle occupera à partir de Smith.
B ) LES THEORIES CLASSIQUES DE L’ECHANGE
INTRODUCTION
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