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Perspective internationsaliste 57

Perspective internationsaliste 57

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 1
PERSPECTIVEINTERNATIONALISTE 57
N° 57
– HIVER 2012Perspectives négatives
.
 Contribution sur la lutte de classe.Communisation et l'abolition de la forme-valeur.Robert Kurz.Perspective Internationaliste et la tradition de la Gauche Communiste.
UNE CRITIQUE MARXISTE DU MARXISME
 
2
 Éditorial 
PERSPECTIVESNEGATIVES...
Le capitalisme mondial souffre d'une maladie dans sa phase terminale. Pour nos lecteurs et pourune bonne partie du monde, ce n'est pas une nouvelle : le cycle actuel de la maladie, qui a débutéen 2008, n’est autre qu’un nouvel incident dans un cycle apparemment sans fin de souffrance. Cen'est pas une crise mortelle, ce qui entraînerait un effondrement automatique du systèmecapitaliste, mais plutôt une crise qui ne peut qu'apporter une misère toujours plus grande pour lamajorité de l'humanité tant que les rapports sociaux capitalistes ne seront pas renversés. Cesderniers mois, une élection en France a ramené les socialistes au pouvoir. Plus récemment, lesÉtats-Unis ont réélu un président démocrate. Que ces gouvernements aient utilisé une rhétoriqueplus populiste ne signifie pas un retour au « capitalisme de l’Etat providence. » Peu importe qui aremporté ces élections, le traitement offert par les nouveaux gouvernements est partout le même :plus d'austérité, en particulier pour la classe ouvrière. Il n’existe pas de remède miracle pour sauverle patient. Le seul résultat ne sera que la misère de prolonger la souffrance.
L'élection présidentielle américaine: faire ressortir lessangsues !
Ce qui a été présenté par les médias comme l’ « élection du siècle » s'est avéré être moinsspectaculaire que cette surenchère prédite. Malgré des modifications mineures, la Maison Blancheet le Sénat sont restés dans les mains démocrates, alors que les républicains ont gardé le contrôle dela chambre des représentants. La victoire de Barack Obama dans les profondeurs de la récessionn'est que la preuve qu’Obama est un mal plus efficace dans cette situation, et non un moindre mal: en période de crise profonde, il sera plus facile pour Obama,
 
plutôt que Mitt Romney, de faire lescoupes sombres que le capital juge nécessaire.En regardant les plates-formes des deux partis principaux, mis à part la rhétorique de campagneparticulièrement toxique, il y avait très peu de substance et de différence. Alors qu'Obama a promisle « sucre » et Romney le « vinaigre », il n'y avait guère de doute que tous deux étaient de loyauxserviteurs du capital, engagés à poursuivre ses politiques. Comme pour souligner le fait qu'il n'yn'aurait aucun répit pour les travailleurs américains, dès l’annonce des résultats, les deux parties
 
3ont commencé à parler de compromis et de l’engagement à ne pas augmenter les impôts. End'autres termes, les républicains et les démocrates continueraient à collaborer à la mise en œuvrede programmes d’austérité appelés à sans cesse s'aggraver, n’évoquant que du bout des lèvresl'idée de protéger le niveau de vie de la grande majorité de la population. L'impulsion à l'austéritén'est pas le fait de la simple cupidité des « banquiers », mais résulte plutôt des impératifs d'unsystème fondé sur la forme-valeur, quelle que soit la coloration politique, gauche ou droite, de ceuxqui administrent le système politique.La défaite de nombreux candidats « Tea Party » au sein du parti républicain va probablementpermettre que les programmes superficiels de hausses d'impôts sans trop d’effets pour la partie laplus riche de la population soient « équilibrée » par des réductions substantielles dans lesprogrammes sociaux. La « nécessité » d’un tel programme
,
malgré l'image d’Obama
,
est mise enévidence par le spectre d’une véritable « falaise de dette » qui a fait son apparition immédiatement
après
l'élection. Les discours sur cette
 
falaise de dette ont dominé les débats de l'économieaméricaine et le
besoin
d'y remédier conduira à Obama, malgré ses éventuels regrets, et concluantqu'il n'avait pas le choix, à effectuer davantage de coupes sombres dans les dépenses, en particulier,dans les programmes sociaux de l'état : un petit théâtre politique post-opératoire pour les masses.
Remèdes fiévreux et réactions fébriles
Mais si l’Amérique du Nord se prépare à l'austérité sauvage, la zone Euro doit déjà vivre avec lesconséquences de celle-ci. En novembre, en réponse à la crise économique continue, des actionscoordonnées ont émergé. Des grèves générales simultanées en Espagne et au Portugal ont eu lieu,alors que d'importantes manifestations se sont déroulées en Grèce, Italie et Belgique.L’Espagne menace maintenant de remplacer la Grèce dans le fond du panier, en Europe. EnEspagne, la crise est allée au-delà de l'économie et menace le tissu même de la société. Selon desestimations prudentes un quart de la population se trouve sans emploi. On signale plus de 400 000personnes ayant perdu leurs maisons ou appartements, et on estime que 1,4 millions d’espagnolssont confrontés à des procédures d’hypothèques. (Et, comme pour ajouter une blessuresupplémentaire, après l’hypothèque, la dette persiste et les banques ont jusqu'à 15 ans pourrecueillir ce qui leur est "dû"). Pas étonnant que le taux de suicide ait grimpé en flèche.Mais si l'Espagne est la nouvelle Grèce, la Grèce reste toujours dans la même situation. Misèrecontinue, accompagnée de grèves générales. En Italie les fonctionnaires et travailleurs du transportnational font grève par intermittence, tandis que les étudiants manifestent dans tout le pays. EnBelgique les cheminots ont gravement perturbé les itinéraires des lignes ferroviaires à grandevitesse vers d'autres parties de l'Europe.Mais tandis que ces signes de résistance sont stimulants, à ce stade, ils restent toujours dans ledomaine de la protestation contre la politique des divers dirigeants capitalistes, plutôt que contre lecapitalisme lui-même. Les fédérations syndicales ont montré comment ils étaient prêts à contenirces luttes et à les diriger vers des voies sans danger. Par exemple, en France, plutôt que d’appelerles travailleurs frappés par les mesures et les protestataires contre les mesures d'austérité, àrejoindre les grèves, les principales fédérations syndicales ont appelé leurs propres manifestationsauxquelles n’ont participé dans une large mesure qu’eux-mêmes et leurs partisans de gauchecomme Lutte Ouvrière.Ces mesures d'austérité en Europe du Sud montrent la volonté de la classe dirigeante d'imposer unecontrainte, voire la mort à la population travailleuse. Pour la classe dirigeante, les gens doiventmourir au service de la dette, comme si c'était le prix à payer pour rester dans la zone Euro. Endehors de cette zone, ces pays seraient encore plus privés du capital nécessaire pour maintenir lecycle d'accumulation en vie. Les dirigeants de la zone euro ont besoin d'imposer ces difficultéspour maintenir la confiance dans la monnaie. Si elle s'effondre, toute la zone Euro pourrait suivrel'exemple de la Grèce. Dans le même temps, il y a, au sein de la zone Euro, un flux de capitaux

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