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FICHE 3 - Les politiques macroéconomiques

FICHE 3 - Les politiques macroéconomiques

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02/05/2013

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Introduction
 A.
Des conceptions opposées…
1.La conception libérale
Selon les auteurs libéraux, le marché :
est capable de s’autoréguler, c’est-à-dire qu’il dispose de mécanismes endogènes (la flexibilitépar les prix) qui assurent un retour à l’équilibre de long terme.
Cet équilibre est optimal au sens de Pareto, c’est-à-dire qu’il est impossible d’améliorer lasituation d’un agent sans détériorer celle d’un autre.Les auteurs libéraux ont établi un bilan très critique des interventions de l’Etat visant à corriger lesdéfaillances du marché. Ils constatent que les politiques menées ont un bilan globalement très négatif ;ils considèrent donc que l’intervention de l’Etat est justifiée uniquement dans la mesure où elle ne créepas plus de problèmes qu’elle n’en résout.Une politique visant à relancer la demande pour sortir l’économie de la crise est :
non seulement inutile car l’économie tend inéluctablement vers le plein emploi,
elle est aussi dangereuse, car elle perturbe les mécanismes du marchéDès lors l’intervention de l’Etat apparaît au mieux comme inutile, au pire comme source de blocage quigénère une croissance sous optimale.
2.La conception keynésiennea)La myopie du marché. 
Postulat néo-classique
: Dans la théorie économique classique, les agents économiques sont guidéspar des signaux ( les prix) qui leur permettent d’optimiser leur situation.
Limites de l’analyse
: mais ces prix reflètent la situation de l’économie à un instant donné du temps.Or les agents économiques prennent aujourd’hui des décisions qui engageront leur avenir (exemple :les décisions d’investissement telles que la construction d’une usine), et le marché s’avère incapablede leur donner des informations permettant de réduire l’incertitude.
b)La remise en cause des hypothèses du marché de cpp. 
Critiques de l’analyse néo-classique :
contrairement à ce qu’affirment les auteurs libéraux, lemarché n’est pas un marché de cpp :
 
I – Croissance, fluctuations et crises
Fiche 3 – L’analyse des politiques macro-économiques dans la gestion desfluctuations économiques
Science économique
1.2 – Comment expliquez l’instabilité de la croissance ?
Acquis de première :
 
inflation, chômage, demandeglobaleNotions : Fluctuations économiques, criseéconomique, désinflation, croissance potentielle,dépression, déflation.
 
-
L’hypothèse d’homogénéité des biens apparaît plus que discutable dans un monde où leslogiques d’innovations (cf. chapitre progrès technique : Schumpeter) et de différenciation (cf. lerôle des marques) sont de plus en plus importantes.
-
l’hypothèse d’atomicité est remise en cause par l’existence d’oligopoles ou de monopoles quidisposent d’un pouvoir de marché qui leur permet d’influencer les prix (cf. : thème sur les fusionset les concentrations). Cela débouche sur des situations sous-optimales (production plus faible,prix plus élevé )
-
l’hypothèse de libre circulation des biens et des facteurs de production est elle aussi remise encause par les diverses entraves règlementaires qui sont élaborées par les Etats afin de limiter laconcurrence (cf ; l’analyse du protectionnisme dans le chapitre sur la mondialisation)
-
Enfin l’hypothèse de transparence (c’est àdire la circulation de l’information sans coût) estdiscutable en raison de l’intèrêt qu’ont les agents économiques de protéger leurs informations afinde maximiser leur satisfaction.
c)La critique keynésienne
Critiques de l’analyse néo-classique :
Keynes va développer sa critique en montrant que :-la régulation par les prix n’est pas optimale,
-
qu’elle débouche trop souvent sur des comportements moutonniers (ou mimétiques) de la part desagents économiques (qui ne sont pas alors considérés comme rationnels)
-
ce qui peut plonger l’économie dans des situations de crise économique, qui sont cumulatives.
Solutions :
une intervention de l’Etat s’avère alors nécessaire pour sortir l’économie de la crise.D’autant plus que Keynes conteste l’idée que les variables macro-économiques puissent être analyséescomme le résultat de l’agrégation des comportements individuels. L’objectif de la politique macro-économique a un objectif prioritaire : assurer le plein-emploi des facteurs de production, en particulierle travail. Elle dispose pour cela d’une cible privilégiée : la demande effective.Keynes préconise alors une politique active qui vise à assurer le plein emploi en contrecarrant lestendances de l’économiede marché ( absence d’autorégulation ) . Il s’agit donc d’assurer une expansion durable
Les Cahiers français Les motifs de l'intervention publiqueUn diaporama de sciences po Bordeaux sur le marché de cpp et ses limitesici 
B.Qui débouchent sur des visions contradictoires de la politique économique
1.
La politique conjoncturelle
 
La politique conjoncturelle est l'ensemble des mesures de politique économique qui visent à agir à courtterme sur l'économie. Les moyens utilisés sont essentiellement :
la
politique budgétaire
est l'ensemble des mesures ayant des conséquences sur les ressourcesou les dépenses inscrites au budget de l'Etat et visant directement à agir sur la conjoncture
la
politique monétaire
est l'ensemble des mesures qui sont destinées à agir sur les conditions dufinancement de l'économie. Elle passe par la "modification" par la Banque centrale des tauxd'intérêt sur le marché interbancaire.
2.
La politique structurelle
 
La politique structurelle a pour objectif de modifier en profondeur et durablement les structures del’économie : politique de la recherche, des transports, politique industrielle.
I.La politique keynésienne mise en oeuvre durant les 30 glorieuses
A.La politique budgétaire
L’objectif est de soutenir la demande effective afin d’améliorer les anticipations des chefs d’entreprise(modèle de l’accélérateur).
1.La distinction stabilisateurs automatiques/ politiques discrétionnaires
 
Dans une perspective keynésienne, il faut distinguer 2 types de politiques budgétaires 
a)
Les stabilisateurs automatiques
On peut distinguer le court et le long terme :
-
A court terme
:
Dans le cas d’une dépression, le revenu des ménages chute, donc à taux de prélèvements obligatoires constant, les recettes publiques diminuent.
Dans le me temps, les dépenses augmentent mécaniquement du fait de l’accroissement du chômage (niveau de prestations sociales inchangé).
Selon les keynésiens, l’augmentation du déficit ne doit pas être considérée négativement, elle permet d’éviter à l’économiede tomber dans la dépression cumulative.
-
Sur le long terme
: on peut envisager que les périodes de croissance et de dépression se compensent et donc que lesdéficits cumulés par les stabilisateurs automatiques durant les dépressions sont financés par les excédents engendrés par les booms. En effet :
durant l’expansion, les recettes publiques augmentent (à taux de prélèvements obligatoires constant) ; dans le même tempsle chômage diminuant, les prestations distribuées chutent, d’où baisse des dépenses ,les stabilisateurs automatiquesfreinent l’augmentation de la demande et donc le risque d’une croissance inflationniste . Ils exercent donc un effetcontracyclique.
 pour la récession on observe les effets inverses :
b)
les politiques discrétionnaires :
Int :
Mais le gouvernement peut considérer , surtout en riode de pression , que lesstabilisateurs automatiques n’exercent pas un effet suffisant : les autorités mènent alors des politiquesdiscrétionnaires de relance qui visent à exercer un effet d’entraînement sur la demande effective parune augmentation des dépenses publiques et/ou une diminution des taux de prélèvements obligatoires( tax cut).
Limites :
Cette politique engendre un déficit supérieur à celui qui est attendu du fait des seulsstabilisateurs automatiques. Se pose alors le problème du financement du déficit.
2.Les dépenses publiquesa)La politique de grands travaux
Le principe :
Le gouvernement peut se substituer à l’investissement défaillant des entreprises enaugmentant ses dépenses publiques, en particulier en appliquant des politiques de grands travaux(investissement autonome : cf Roosevelt dans les années 30 ).
Les conséquences :
L’effet de relance sur l’économie sera plus important que celui assuré par unsoutien de la consommation, car il n’y a pas de fuite immédiate vers l’épargne (les fuites n’ont lieu qu’àtravers le mécanisme du multiplicateur) .
Les limites :
 Toutes ces politiques ont un inconvénient : elles augmentent les dépenses publiques oudiminuent les recettes ; elles engendrent donc une augmentation du déficit public

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