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CONCERTATION SOCIALE
> Une forte représentation patronale en Belgique>
REPOS D’ACCOUCHEMENT
> La reprise anticie du travail n’est pas une bonne idée >>
ACCORD INTERNATIONAL 'CHANGEMENT CLIMATIQUE'
> Propositions de l'Union européenne
La newsletter pour décideurs
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HEBDOMADAIRE — BUREAU DE DÉPÔT : SINT-NIKLAAS — P409959
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12 FÉVRIER 2009 – N° 6
]
A EPINGLER
Nous traversons une période économique sansprécédent.
Les plans de relance pleuvent dansl’Union européenne et tout un chacun se mobilisepour stabiliser les institutions financières. Le tributen termes d’emploi ne cesse de s’alourdir. A tempsexceptionnels,
mesures exceptionnelles
. Toutefois,ces interventions ne peuvent être que temporaires,sans quoi
certaines fondations de la maison euro-péenne
, qui sont le fruit d’années de travail,
ris-quent de s’écrouler.
La crise actuelle rend lemarché intérieur vulnérable et incite de plus enplus les gouvernements nationaux au protectionnis-me. Nous avons besoin, dès lors, de signaux cré-dibles d'une volonté de sauvegarder au moins troispierres angulaires de la politique européenne.Le
Pacte de croissance et de stabilité
(PCS) aforcé la Belgique et de nombreux autres Étatsmembres à assainir leurs finances publiques.Dans notre pays, cet assainissement est, enoutre, une condition préalable à la préparation auvieillissement. Ce pacte risque pourtant d’êtreremis en cause. L’UE a autorisé – à juste titre –des dérogations temporaires qui porteront le défi-cit de certains États membres entre 8% et 10%du PIB cette année. Dans l’intérêt d’un dévelop-pement économique durable et d'un euro suffi-samment fort, l’Union et les pays de la zone eurodevront revenir au respect des normes de stabili-té à un stade ultérieur de la crise. Ceci conduiraà des réformes inévitables, aussi chez nous. Desréformes destinées à remédier aux excès dans lemonde financier et à répondre au problème duvieillissement de la population.Le
marché intérieur
nous a offert d’énormesavantages économiques en termes de croissanceet de création d’emplois. La libre circulation desbiens, celle des services, des personnes et descapitaux sont les principes de base de l’UE.Toutefois, les choses n'évoluent pas dans le bonsens. La FEB perçoit de plus en plus de signauxdu repli des banques sur leur marché national.Les banques ‘étrangères’ accorderaient plus diffi-cilement des crédits. Comme toujours, certainesexceptions confirment la règle. Cela n'est guèresurprenant, de nombreux banquiers ayant reçu laconsigne d’utiliser d’abord l’aide accordée pouroctroyer des crédits aux entreprises 'de leur ter-roir'. Il faut également voir quelles seront exacte-ment les répercussions de la clause ‘buyAmerican’ du plan de redressement américain.Même le président français n'y va pas par quatrechemins. Que reste-t-il de son grand discours surle leadership international lorsqu'il présidait l’UE,à part quelques idées protectionnistes d'avant-guerre ? C’est vraiment regrettable. Ce que le lea-dership français et allemand a pu mettre sur lesrails pour de grands secteurs en Europe il y a undemi-siècle semble aujourd'hui impossible pournotre secteur automobile. De mauvaises décisionsde gestion économique risquent donc d’être prisesà un moment où le libre échange devrait, plus quejamais, être le moteur de l’économie. Les organi-sations sectorielles internationales et BUSINES-SEUROPE doivent exiger que les chefs d’Étatcollaborent vraiment, comme annoncé lors dessommets des derniers mois.La
politique européenne en matière de concur-rence
garantit depuis des décennies un 'levelplaying field' entre les États membres en appli-quant des règles très strictes aux aides d'État, aumotif qu'elles faussent la concurrence. A présent,l’Europe adopte – néanmoins à des conditionsspécifiques et pour une durée limitée – une atti-tude plus flexible en la matière : les autoritéspeuvent accorder une aide financière supplémen-taire aux entreprises dans certaines circons-tances. Cependant, cette nouvelle approche nerisque-t-elle pas de conduire à une politique dela concurrence fondamentalement différente àlong terme ? Nous devons résister à cette tenta-tion, même si nous verrons, dans les mois àvenir, émerger ici ou là dans le monde desmesures inacceptables.
Il serait insensé de jeter aux orties ces acquiseuropéens.
Une économie ouverte, comme cellede la Belgique, pourrait en souffrir énormément.Le dérapage des finances publiques, le protec-tionnisme et une atteinte aux règles du marchéintérieur ne peuvent être les ingrédients d’unepolitique économique durable.
RUDI THOMAES,ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ
Il serait insensé de jeter auxorties les acquis européens.
Le protectionnisme ne peut compromettrela construction européenne !
 
REPOS D’ACCOUCHEMENT
La reprise anticipée dutravail n’est pas unebonne idée
A dater du 1er avril 2009, une travailleusepeut convertir en jours de congé les deux der-nières
semaines de son congé d’accouchement(pour autant qu’il s’agisse de jours de reposprénatal reportés). Conformément à un plan-ning établi par la travailleuse elle-même, cesjours de congé pourront être pris dans les huitsemaines suivant son repos d’accouchement.Dans la loi-programme du 22 décembre 2008,le législateur a adapté l’article 39 de la loi surle travail du 16 mars 1971 en ce sens. Dansson avis n° 1668, le CNT déplore n’avoir pasété consulté au sujet de la modification de cetarticle 39, alors qu’il aurait dû l’être selon leConseil des ministres. La notification en attes-te en effet. C’est pourquoi le CNT a émis, desa propre initiative, un avis négatif unanimequant à la modification de l’article 39. Il faitremarquer que cette nouvelle mesure engen-drera des problèmes considérables au niveaude l’organisation du travail, et ce,tant pour les travailleurs que pourles employeurs. De plus, cettemesure déroge au principe durepos d’accouchement et estsource de charges administra-tives additionnelles pour lesemployeurs.
La FEB déplore que les par-tenaires sociaux n’aient pas étéconsultés au sujet de ces mesures(et d’autres) visant une meilleureconciliation entre le travail et lavie familiale. Ceux-ci sont pourtantles mieux placés pour proposer dessolutions équilibrées. Dès lors, laFEB appelle le gouvernement à tout mettre enœuvre afin d'exécuter l’avis unanime des par-tenaires sociaux.
Catherine Vermeersch cv@vbo-feb.beMonica De Jonghe mjo@vbo-feb.be
ACCORD INTERNATIONAL'CHANGEMENT CLIMATIQUE'
Propositions de l'Unioneuropéenne
Le 28 janvier dernier, la Commission euro-péenne a présenté une série de propositions
debase en vue d’atteindre un accord climatiqueinternational en cembre 2009 àCopenhague. L’objectif de l’UE est de limiterl’augmentation de la température de la planè-te à 2 °C au-dessus des valeurs de l'ère préin-dustrielle. Des études scientifiques ont en effetmontré qu’au-delà de cette limite, le change-ment climatique devient dangereux. Pour cefaire, les émissions de gaz à effet de serre(GES) à l'échelle mondiale doivent atteindreleur niveau maximal avant 2020 et devraientensuite être réduites, d'ici à 2050, de 50% parrapport à 1990. Cet objectif requiertl’intervention tout à la fois des pays industria-lisés et des pays en développement. Ces der-
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ACTION FEB
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Randstad Award 2009 :des employeurs attractifsen pole position pour destemps meilleurs...
Le jeudi 5 février, l’entreprise de dragage et deconstruction Jan De Nul d’Alost a remporté leRandstad Award. Toute une année durant, ellepourra se prévaloir du titre d’employeur le plusattractif de Belgique. GlaxoSmithKline etPricewaterhouseCoopers complètent le top 3.C’était la première fois que le Randstad Awardétait organisé avec le soutien de la FEB. Lemessage sous-jacent de cette édition était pluspertinent que jamais.
Pieter Timmermans
,administrateur-directeur général de la FEB :
“Immédiatement après la crise que nous connaissons aujourd’hui, l’équilibre délicat entre instinct de survie à court terme et visionà long terme fera toute la différence entre les gagnants et les perdants. A ce moment précis,l’aptitude à attirer rapidement le personneadéquat jouera un rôle essentiel." 
Le RandstadAward est décerné sur la base d’un vaste son-dage auprès de 10.000 de nos concitoyens,enregistrant l’attractivité des employeurs enBelgique de manière représentative et indé-pendante. Cette large échelle et la méthodolo-gie appliquée lui confèrent une grandelégitimité.
Elin De Vits – edv@vbo-feb.be
La Commission PME etBUSINESSEUROPE envisite dans des entreprises
La Commission PME, accompagnée d’unedélégation de BUSINESSEUROPE, de laCommission européenne et d’organisationssœurs européennes de la FEB, a rendu visiteaux entreprises SAEY et METAKOR établies àCourtrai. Depuis plusieurs générations déjà, lasociété familiale SAEY est active dans la pro-duction d’appareils de chauffage et la sidérur-gie. Pour sa part, METAKOR conçoit etfabrique, depuis quelquesdécennies déjà, divers stylesde poignées pour meubles.Les chefs d’entrepriseStéphane et Bernard SAEYet Paul JACOBS, tousmembres de la CommissionPME, ont veillé à un accueilparticulièrement chaleureuxet combiné une visite appro-fondie de leur entrepriseavec un exposé intéressant sur leurs expé-riences et visions en matière d’entrepreneuriatau sein d’une PME. Pendant la réunion de laCommission, Philippe De Buck, directeurgénéral de BUSINESSEUROPE, a présenté lefonctionnement et l’importance de cette orga-nisation en tant que fédération patronale euro-péenne. Pour le reste, quelques thèmeseuropéens fondamentaux pour les PME ont étéabordés, tels que la possibilité de la collecte defonds européens et la Better Regulation. LaFEB remercie les dirigeants de SAEY et deMETAKOR pour le bon accueil qui lui a étéréservé.
PhilipVerstraete pv@vbo-feb.be
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Paul Jacobs, admini-strateur délégué deMETAKOR et membrede la Commission PMEJan De Nul (g.) et Pieter Timmermans (dr.) à la cérémoniede remise du Randstad Award 2009
 
Dans son rapport 2008 sur les relations industrielles en Europe, publiérécemment,
la Commission européenne dresse un bilan bisannuel dela concertation sociale en Europe. La Belgique est traditionnellementcaractérisée par un taux élevé de syndicalisation. En effet, 51% des tra-vailleurs y sont affiliés à un syndicat (ce pourcentage ne tient pascompte des membres inactifs). Avec la France, elle est le seul paysd’Europe où ce taux a légèrement augmenté depuis 2000. Les 15anciens membres de l’UE comptent en moyenne 26% de syndiqués,contre 22% pour les 12 nouveaux Etats membres. Le rapport indiquepar ailleurs que face à des organisations syndicales puissantes, laBelgique a également des organisations patronales fortes, qui repré-sentent 72% des entreprises belges, contre une moyenne de 54% enEurope. Dans notre pays, les accords conclus entre syndicats et patro-nat aux divers niveaux déterminent les conditions de travail et salarialespour 96% des travailleurs. Avec ce chiffre, nous arrivons juste aprèsl’Autriche (99%) et dépassons de loin la moyenne européenne (63%).Les pays ne connaissant que des accords d’entreprise obtiennent unpourcentage plus faible.
Les partenaires sociaux ont une grande connaissance du terrainet veillent à la continuité de la politique menée. En raison du taux éle-vé de syndicalisation en Belgique et du rôle important de la concerta-tion sociale, des organisations patronales fortes sont elles aussiindispensables.C’est pourquoi laFEB et ses fédéra-tions membres tra-vaillent tous lesjours à la consolida-tion de leur repré-sentativité, afin depouvoir défendre aumieux les intérêtsdes entreprises.
Klaas Soens –ks@vbo-feb.be
niers devraient, à l’exception des pays les pluspauvres, limiter collectivement leurs émissionsde GES de sorte que leur niveau reste inférieurde 15 à 30% au niveau actuel.Les investissements supplémentaires pour réa-liser cette réduction devraient avoisiner les175 milliards EUR par an en 2020. Les paysles plus vulnérables et les moins développésdoivent bénéficier du soutien financier le plusimportant en vue de s’adapter aux effetsnéfastes du changement climatique. La com-munication mentionne que l’UE doit se mettreen quête de sources de financement interna-tionales innovantes, basées à la fois sur le prin-cipe du pollueur-payeur et sur la capacitéfinancière de chaque pays. Un marché du car-bone devrait déjà être créé au niveau del’OCDE à l’horizon 2015, lequel serait ensuiteélargi à l’échelle mondiale d’ici à 2020. Parailleurs, la Commission entend sensiblementlimiter les mécanismes flexibles de dévelop-pement propre (MDP).
Les défis inhérents à la politique clima-tique internationale sont énormes. La FEB esti-me qu’un accord international doit en premierlieu créer un véritable 'level playing field' àl’échelon international. Elle procédera à unexamen approfondi de la communication, maiss’interroge d’ores et déjà quant aux ‘sources definancement internationales innovantes’ et à lalimitation des mécanismes flexibles de déve-loppement propre.
Michael Voordeckers mv@vbo-feb.be
DROIT COMPTABLE
Les micro-entreprisesexemptées des comptesannuels
A la demande du Parlement européen, laCommission travaille à une nouvelle proposi-tion
visant à exempter les micro-entreprisesdes obligations comptables européennes. En2007 et 2008, elle avait déjà formulé des pro-positions successives en vue de simplifier ledroit comptable européen. Sa nouvelle propo-sition est attendue pour le printemps.Le point le plus délicat reste l’éventuelle optionlaissée aux États membres d’exclure les micro-entreprises des directives européennes, ne lescontraignant plus ainsi à établir et publier descomptes annuels. Les seuils pour être qualifiéde micro-entreprise sont un effectif moyen de10 collaborateurs, un chiffre d’affaires annueld’un million d’euros et un total bilantaire d’undemi-million d’euros. Selon les chiffres de laBanque nationale de Belgique, 72% des entre-prises belges seraient concernées. Si cette pro-position devait entrer en vigueur, elleengendrerait des problèmes énormes. Le faitd’être exempté des comptes annuels supprimeen effet l’accès à des informations comptablesimportantes et a un impact négatif sur le lienétroit entre le droit comptable et la fiscalité etsur l’octroi de crédits aux entreprises belges.
La FEB estime que la suppression descomptes annuels pour les micro-entreprises ades répercussions trop importantes pour lemonde belge des entreprises. C’est pourquoielle appelle la Commission européenne à éla-borer une proposition de simplification plusmodérée. En effet, il est possible de simplifierconsidérablement le climat d’entreprise entermes de rapportage financier tout en main-tenant les comptes annuels. La Commissiondevra par ailleurs veiller à ce que sa proposi-tion n’implique pas une régression eu égard àl’harmonisation du droit comptable, car celapourrait donner lieu à une distorsion de concur-
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CONCERTATION SOCIALE
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Une forte représentation patronale en Belgique
En raison du taux élevéde syndicalisation enBelgique et du rôleimportant de la concerta-tion sociale, des organi-sations patronales fortessont elles aussi indispen-sables.
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SE FI DK CY MT
BE
LU SI IT AT SK UK EU EL NL DE CZ LV HU PT EE ES LT PL FR
Taux de syndicalisation Taux de couverture des organisations patronales
Affiliation à des organisations syndicales et patronales en Europe, en 2006
(Source : Commission européenne, Rapport 2008 sur les relations industrielles en Europe)
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