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une exposition proposée par Damien Aspe, Jean-MarcAvrilla, Valéry Grancher et Lieu-Commun.
En partenariat avec le Centre Culturel Bellegarde dans le cadre du Festival Em-reintes Numériques, aras rt ces et e orum e mage ans e care eFrémissements».exposition du 3 avril au 25 avril 2009vernissage jeudi 2 avril à 20 h
l’occasion de “Paradis Artificiels”, Lieu-Commun se positionne pertinemment dans un rapport au réel enamenant le numrique au tangible.Les paradis, proposs par les univers parallles du rseau se prsentent comme promesses d’un futur radieuxt d’un prsent o le ludique prend le pas sur le rel.vec l’exposition V.01 ß, au titre qui résonne comme celui d’un logiciel dont nous vous présenterions enxclusivité la version 01 et qui plus est bêta, sa version test. Cette exposition programmée par une équipet non par un seul curator dmiurge, propose un panorama fragmentaire (version bta), d’une des nouvellesendances de l’art contemporain, la matrialisation du umrique.lors que la toile se dveloppe et les ordinateurs enflent, autant en termes de vitesse que de mmoire, dans’art, les 0 et les 1 prennent forme et matière. Cette évolution à rebours ne relève pas d’un traditionalismexacerbé, mais nous notifie que le territoire numérique malgré son développement exponentiel, reste envis-geable dans un rapport au rel, soulignant sa capacit revenir au concret.
vec :
Cory Arcangel, Damien Aspe, Claude Closky,Serge Comte, Daniel Firman, Valéry Grancher, Pierre Huyghe, Space Invader, Djamel Kokene, Miltos Manetas, M/M, Philippe Parreno, Bruno Peinado.
V.01 ß
 
V.01 ß
Cory Arcangel, Damien Aspe, Claude Closky, Serge Comte, Daniel Firman, Valéry Granch-er, Pierre Huyghe, Space Invader, Djamel Kokene, Miltos Manetas, M/M, Philippe Par-reno, Bruno Peinado.
Les œuvres réunies dans cette exposition sont de véritables mutants, hybridant langage, données, flux et modélisations. Cette ex-position scanne les signes informatiques dans le vocabulaire commun des arts plastiques. Elle offre pour la première fois dans uneinstitution artistique un parcours sur la transformation de notre société sous l’effet de l’informatisation de notre réalité.Ces dernières décennies, sous l’habit de la globalisation, l’informatique a contaminé tous les champs de l’activité humaine. Le phé-nomène de globalisation économique et culturel modifie considérablement nos sociétés par un accroissement et une accélération deséchanges entre les pays occidentaux, les puissances asiatiques et les nouvelles puissances émergentes. Au cœur de ce mouvementmondial des sociétés, se placent les systèmes d’information. La question que nous sommes logiquement en droit de nous poser estcelle de l’impact de l’informatisation sur la société, nos modes de pensée et plus particulièrement sur l’art. Comment ce champ del’intelligence et de la sensibilité humaine réagit à cette contamination et à cette infiltration ?Les systèmes d’information sont aujourd’hui les moyens d’organisation et de véhicule de l’information (moyens de communication)mais aussi l’ensemble des ressources organisées (collectes, stockages et traitement de l’information). L’informatique joue ici un rôlecentral qui a conduit en 30 ou 40 ans à une modification considérable de notre rapport au monde. Il n’est sans doute pas un pan denos sociétés qui n’ait été touché par ce bouleversement.Le modèle économique mis en place dans les années 1970, basé sur des logiques de sous-traitance et de post-production, a influ-encé toute une génération d’artistes dans les années 1990. Aujourd’hui, le modèle informationnel de gestion conjointe de l’imageet des flux, apparu à partir de la fin des années 1980, définit une double existence du monde. A la réalité du monde s’est ajouté uneréalité virtuelle qui n’en n’est pas moins réelle. Mais elle est une réalité d’images non pas isolable, mais participant de la réalité dumonde. Ces deux réalités sont aujourd’hui non seulement imbriquées l’une dans l’autre mais cette réalité d’images liée aux fluxd’informations est structurante de la perception de notre réalité.Une forme singulière d’art est apparue au milieu des années 1990 utilisant comme support les réseaux informatiques, leurs proto-coles ou les logiciels de traitement de l’information (texte et image). Appelé Net Art, ce « mouvement » disparate distinguait deuxapproches principales : l’une s’appuyant sur les protocoles informatiques, prolongeait l’aventure de l’art conceptuel ; l’autre partaitdans un développement de l’outil technologique dans des dispositifs où les notions de performance et de démonstration techniquesétaient la finalité.Si ces derniers partisans de l’outil technologique inscrivent toujours leur travail dans une course aux nouveautés et aux démonstra-tions techniques, les artistes de la première ligne conceptuelle se sont peu à peu détournés de l’outil informatique lui-même. Ilsont rejoint des pratiques plus traditionnelles et plus largement partagées (peinture, sculpture et installation) avec une approche quitémoigne de l’infiltration informatique du monde. Il n’y a pas chez eux de recherche de démonstrations techniques mais une inter-rogation sur les changements de mode de pensée et d’approche de la réalité à la suite de l’informatisation de tous les domainesd’activité de l’homme.A l’heure où le réseau internet et l’informatique mondiale ne repose plus sur la puissance d’un processeur, mais sur la capacité d’unprocesseur à simuler sa propre activité (Systèmes VMWARE (virtualisation), il n’est plus question d’aborder la technologie commeoutil de production de nouvelles formes plastiques, mais comme nouveau moyen de définir et questionner la ‘figuralité’ du monde. Iln’est plus question de nos jours, d’objectiver un monde meilleur en inventant un futur radieux tel que la modernité du XXème sièclele faisait. Il s’agit de se saisir de ce monde informationnel qui a envahi notre réalité, de le pousser à se matérialiser pour mieux endéfinir les contours. Il s’agit pour les artistes d’habiter ce monde informationnel.Cette exposition rassemble pour la première fois un échantillon représentatif d’artistes dont le travail interroge la double réalité dumonde, réel et virtuel. Leurs œuvres ne font plus référence à la réalité matérielle du monde mais à une autre réalité dite virtuelle,marquée par une infiltration par le processus informatique, une simulation informatique ou plus simplement le signe informatique: la pixellisation, la modélisation, la simulation de logiciel ou l’utilisation de signes iconiques de notre univers informatique sontdésormais des filtres pour penser le monde.
Damien Aspe, Jean-Marc Avrilla, Valry Grancher.
 
Cory Arcangel 
ory Arcangel a créé son langage visuel d’après des images empruntées aux technologies in-formatiques des années 1970 et 1980. Il utilise des technologies et des motifs de jeux vidéoaujourd’hui désuets (Commodore 64, Atari 800, Nintendo 8-bit) qui font surgir des souvenirsue partage toute une génération ayant passé de longues heures devant ces images et leurs ré-pétitives trames sonores. Dans la présente installation, Arcangel a retiré toutes les composantesvisuelles du Super Mario Bros à l’exception des nuages qui défilent en permanence. Cet étrangepaysage technologique nous installe dans une boucle interminable qui nous fait réaliser à quelpoint le contexte visuel et sonore dans lequel nous évoluons est souvent aliénant. Le déroule-ment du paysage qui le caractérise reproduit le dispositif utilisé dans le dessin animé où lamême séquence est répétée inlassablement afin de donner l’illusion d’un déplacement et deponctuer le passage du temps, alors qu’en fait, on se retrouve à faire du surplace dans un tempsnarratif qui tourne sur lui-même.
Né en 1978 à Buffalo, Cory Arcangel vit et travaille à New York. Il a terminé ses études en musique au OberlinConservatory en 2000. Ses œuvres feront prochainement l’objet d’expositions individuelles à la Vilma Goldde Londres (2005), au Brändström & Stene de Stockholm (2005). Elles ont aussi été présentées au MigrosMuseum de Zurich (2005), à la Galerie Thaddaeus Ropac de Salzbourg (2005), à la Team Gallery de New York2005), à la FACT de Liverpool (2004) et à la LISTE de Bâle (2004). Arcangel a également participé à des ex-positions collectives à New York entre autres au Deitch Projects (2005), au Whitney Museum of American Art2004), au Guggenheim Museum (2004), au New Museum of Contemporary Art (2003), à l’American Museumof the Moving Image (2002) ainsi qu’au Standard d’Oslo (2005), au Banff Centre d’Alberta (2004), à la RoyalAcademy of Art de Londres (2004) et à la Fassbender Gallery de Chicago (2002).
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