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Histoire de La Politique Marocaine Postcoloniale, RACHIDI MOHAMED

Histoire de La Politique Marocaine Postcoloniale, RACHIDI MOHAMED

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Published by mohamed.rachidi
Ce modeste travail, à notre avis, est une étape essentielle pour comprendre à la fois le champ et la pratique politique au Maroc, notamment dans sa logique historique. L’histoire des partis politiques marocains est intimement liée à celle du mouvement national.Comme l’histoire va le dévoiler, l’indépendance n’était pas un objectif de bonne intention de tous les partis qui le réclamaient au départ. Il y avait un parti de mauvaise intention qui chuchote pour manipuler « nous sommes pour l’indépendance », au lieu de nous sommes avec vous tous ensemble pour l’indépendance, « notre objectif secret est idéologique : détenir uniquement le pouvoir et rapprocher le Maroc des idées des Mouvements de la libération arabe ». Ce parti, vous le savez, rappelez- vous de lui, mobilisez-vous contre lui, et faites attention.
Ce modeste travail, à notre avis, est une étape essentielle pour comprendre à la fois le champ et la pratique politique au Maroc, notamment dans sa logique historique. L’histoire des partis politiques marocains est intimement liée à celle du mouvement national.Comme l’histoire va le dévoiler, l’indépendance n’était pas un objectif de bonne intention de tous les partis qui le réclamaient au départ. Il y avait un parti de mauvaise intention qui chuchote pour manipuler « nous sommes pour l’indépendance », au lieu de nous sommes avec vous tous ensemble pour l’indépendance, « notre objectif secret est idéologique : détenir uniquement le pouvoir et rapprocher le Maroc des idées des Mouvements de la libération arabe ». Ce parti, vous le savez, rappelez- vous de lui, mobilisez-vous contre lui, et faites attention.

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Histoire de la politique marocaine postcoloniale
L’histoire des partis politiques marocains est intimement liée à celle du mouvement national (Santucci,2001a :19), d’avant l’indépendance de 1956.Cependant, quatre partis viennent d’être créés et divulguent lalutte pour l’indépendance comme le premier objectif 
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 :- Comité d’action marocaine (CAM), fondé en 1934. Il s'insurge contre le Dahir français qui voulait séparer la gestion des tribus marocaines sur la base de leurs spécificités, afin de bien les dominer;- Parti de l’Istiqlal (PI), créé en 1943 par Allal Al Fassi. Il revendique l’indépendance, et il parvient à établir une structure solide, un encadrement politique fort, une audience et une représentation internationale àtravers des bureaux surtout à Paris et au Caire et à se financer de la part d’un peuple forcé;- Parti démocratique de l’indépendance (PDI), créé en 1946 par Bel Hassan El Ouazzani ;- Parti Communiste Marocain (PCM), fondé en 1943 par un juif marocain Léon Saltan, pour limiter lamontée en puissance du PI.Le PDI et sa position prise à l’époque fait de lui un parti spécifique, car il demanda d'une part la constitutiondes institutions réellement démocratiques du Maroc d’indépendance, et de l'autre il critique la ligue arabe perçue comme un simple cabinet anglais. Quant au PCM, il voulait instaurer une conscience des classes ausein du prolétariat marocain, mais il n’arrive pas à franchir son projet politique pour devenir un parti demasse.Les obstacles de la non propagation du PCM sont multiples, internes et externes au pays. Les obstaclesinternes émanent de la monarchie qui se protége naturellement de la disparition, de la première bourgeoisiehéritée du colonialisme, et du PI qui était ferme auprès du public marocain de la règle qui régie la participation politique de chaque personne. Car toute affiliation, acceptation ou tout soutien, en général, pour un parti autre que le PI, la conséquence la personne sera torturée et liquidée. Les obstacles externes au pays proviennent de la grande mobilisation du pôle capitaliste, le Maroc lié à la France fait partie, contre le pôlecommuniste.Contrairement à tous les premiers partis politiques marocains, la puissance du PI fait un cas d’exceptiondans un pays sous tutelle française, fortement à laquelle plaide. Le PI réussit à s’imposer comme partidominant avec une base populaire puissante, mais aussi comme parti unique dans un futur Marocindépendant. Toute cette image est fondée par des moyens illégaux de l’enlèvement, la torture... desopposants au parti, des adhérents aux autres partis…. à l’instauration d’un enseignement qui favorise l’élite,c'est-à-dire une diffusion consciente de l’analphabétisme. Les mêmes actions sont poursuivies aprèsl’indépendance. La réalité, conforme aux rêves du public marocain, a fini par mettre le PI et son idéologie engrandes difficultés. En revanche, on trouve des contrebandiers historiens et politologues officiels relatentcette domination du PI grâce à son affiliation à une idéologie arabo-musulmane.Tout au long de l’histoire politique du Maroc, les rapports de lutte entre les grands acteurs du système(monarchie et partis) courent derrière la conquête du pouvoir et du leadership politique. Les ambitions
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Comme l’histoire va le dévoiler, l’indépendance n’était pas un objectif de bonne intention de tous les partis qui leréclamaient au départ. Il y avait un parti de mauvaise intention qui chuchote pour manipuler « nous sommes pour l’indépendance », au lieu de nous sommes avec vous tous ensemble pour l’indépendance, « notre objectif secret estidéologique : détenir uniquement le pouvoir et rapprocher le Maroc des idées des Mouvements de la libération arabe ».Ce parti, vous le savez, rappelez- vous de lui, mobilisez-vous contre lui, et faites attention.
Mohamed RACHIDI
Chercheur en Sciences de Gestion
 
diverses de ces derniers acteurs vont dessiner pour le Maroc postcolonial un parcours politique de plusieurs phases.
A : la phase de la construction de l’Etat 1956 à 1975
Après l’indépendance de 3 mars 1956, la scène politique marocaine marque une remise en cause du pactenational, déjà passé entre deux associés rivaux forts du pays : le roi et le Parti d’Istiqlal (PI). Ce dernier estime facile le fait d’écarter pour toujours la monarchie et instaurer un système politique de parti unique,comme c’est le cas de la Syrie, Egypte, Irak,... Ce début de la phase de construction de l’Etat divulgue lesvraies intentions du PI derrière les actions clandestines commues, mais aussi la raison de son existence enFrance- il voulait être le seul héritier du protectorat, et en Egypte- d’où il importait l’idéologie desmouvements orientaux de libération, plus le soutien financier.La période de 1956-1960 est une phase de confrontation entre ces deux pôles dont l’enjeu tourne autour dela gestion et le contrôle des affaires publiques et la conquête du leadership politique. Restauré de son exil etconvoqué comme le seul négociateur direct du protectorat, le roi Mohamed V constitueen décembre 1955  un gouvernement d’union national représentatif des différentes tendances d’opinions. Ce premier choix de lamonarchie est arrêté contre le déterminisme du PI qui veut siéger seul. Sur le champ politique, ce dernier réagit toute de suite essayant de limiter les prérogatives du Roi en comptant sur son audience populaire etson prestige national.Ce premier gouvernement du Maroc de l’indépendance est confié à M. Bekkai, et dans lequel cohabite le PIavec le Parti démocratique de l’indépendance (PDI) et quelques personnalités indépendantes. Cette premièreexpérience marque d’abord la chute des ambitions du Parti qui a prévu être unique, ensuite sa neutralisation progressive par la monarchie qui vient enfin de gagner une clientèle locale lui assurant le contrôle du rural.Un deuxième gouvernement est formé, en Octobre 1956, et confié de nouveau à M. Bekkai, où cohabitentencore le PI (10 postes ministériels) avec son grand rival le Parti démocratique de l’indépendance (PDI) etles indépendants. Les essais accentués du PI de déraciner l’influence politique de ses partenaires rivaux vontengendrer des courants d’hostilité et d’embrasement au sein de la formation et dans le Maroc amazigh duSouss, d’Atlas et du Rif dénonçant sa domination politique et administrative. Et ces troubles finissent par lacréation du Mouvement Populaire (MP), par Haddou Barkach en octobre 1959, et à ces moments même cenouveau parti jouit les bienveillances pour la monarchie pour contrer le PI. Ce dernier et son entouragequalifie le nouveau né politique comme un parti ethnique, ce qui va être justement démenti par ses propresleaders en optant depuis 1962 au « socialisme islamique » comme base de leur programme politique(Rachidi & Errachidi, 2004 : 67). Mais, j’ai une idée qui me pèse dans mon esprit et je la sors pour lesdirigeants actuels du PI, car elle a toujours de la signification :
 Nous les marocains, avons besoins-nousd’une idiologie qui enracine dans le peuple, son histoire, ses valeurs, ses relations, sa géographie,… deTamazgha ou plutôt d’une idiologie orientale ?
Car tout changement social, fons l'exemple du Maroc, ne peut être sans son passé. Le futur est le produit de son passé.Reconduit dans un troisième gouvernement du 12 mai 1958,le PI assure la primaire, confiée à son Secrétaire général A. Ballafrej, et sa présence est limitée et confortée du poste de l’économie pour son leader A.Bouabid, alors que les postes clés restent entre les mains des personnalités indépendantes du Roi. Plusieursfacteurs vont précipiter la disparition de ce gouvernement qui, en plus des divergences internes au sein du parti entre alliés et opposants à la participation avec ces conditions, il y a :- la persistance de la rébellion du Rif et d’Atlas et faute de la maîtriser parce qu’il est incapable d’agir tantqu’il est privé du contrôle de l’armée ;- des grèves syndicales (UMT).Devant cette situation, A. Bouabid démissionne de ses charges et une crise s’allume à l’interne du parti entredeux ailes. Une aile traditionnelle et une autre de gauche progressiste. Cette dernière aile exige une réformeéconomique profonde du pays et une démocratisation de ses structures internes. Ici, il est de préciser que lesréformes économiques conditionnent en premier des réformes politiques.
 
Face à son impuissance, le gouvernement de Ballafrej se retire en 2 décembre 1958, qui après 14 jours ilserait suivi par la désignation d’une nouvelle équipe gouvernementale dirigée par A. Ibrahim, le représentantde l’aile gauche progressiste du PI. Mais une réalité demeure, c’est le durcissement de la puissance des prérogatives du Roi dénoncées par les progressistes du PI guidé par M. Ben Barka ; et de l’impuissance dugouvernement, privé du contrôle de l’armée, de la police et de la nomination des représentants du pouvoir local, de faire face au soulèvement persistant du Rif. Si le PI et ses fils avaient la décision totale de l’armée,que aurait-il pour le Rif comme destin ?Opposé à la direction conservatrice, le PI va être scindé et suivra la création de l’Union National des ForcesPolitiques (UNFP) en septembre 1959 par les leaders influents gauchistes, M. Asri, M. Benseddiq et M. BenBarka.Ce nouveau parti continue la cohabitation avec le PI dans le même gouvernement. Mais ses divergencesavec la monarchie viennent s'intensifier: il dénonce les privilèges du palais, signe d’une gouvernanceabsolue, et réclame des réformes économiques, administratives et structurelles profondes. Risque de voir sesintérêts menacés à terme, la monarchie interrompt l’association avec ses partenaires rivaux, et qui à la veilledes élections communales de 1960
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  plus la pression du PI et du cabinet royal, le gouvernement de A.Ibrahim se dissoute (Santucci, 2001a : 29).En 1960 la monarchie s'empare du contrôle direct du gouvernement en la personne du prince héritier HassanII qui avec le décès du Roi Mohamed V et la succession au trône de l’avant dernier en 1961, il conclue unaccord avec les notables inspirés de la religion et du prestige de la monarchie
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pour réussir le référendum dela constitution de décembre 1962 et les élections législatives d’avril 1963 (Leveau, 1998) afin d’accréditer etde légitimer son investiture.Ces deux derniers événements nouveaux dans l’histoire de la politique marocaine ont suscités de larges polémiques. En 1962, le Roi met à l’approbation du peuple un projet de constitution inspirée de la française,qui finit par être : dénoncé par l’UNFP, le PCM et le parti démocrate communiste (PDC) (du Partidémocratique de l’indépendance PDI) et soutenu par le PI, le MP et les indépendants. Le fait marquant àl’époque est le PI qui avait opposé la monarchie, faute d’être écarté de la gestion d’affaires publiques, maisil revient dans une deuxième volonté du palais, cette fois tout à fait différente, et vote pour le projet. L’ayanttoujours, ce parti était et reste l’ombre du pouvoir car le palais est infiniment présent au niveau de ladésignation de sa direction.Le vice de ce projet de constitution demeure dans sa nature d’approbation, car les principales forces politiques étaient privées de toute participation à sa formulation, ainsi que son insoumission auxdélibérations d’un conseil constitutionnel. En plus, cette constitution permette au Roi des prérogatives puissantes : par exemple la désignation du gouvernement, la demande d’une deuxième étude des textes juridiques et le recours au référendum ; et lui réserva une grande partie d’auto-désignation de celles connues par les ministères de souveraineté (de défense, d’affaires étrangères, de l’intérieur et d’affaires islamiques).C’est la constitution qui a dominé l’institution monarchique sur soi-même permettant au Roi le droit de proclamer l’état d’exception (Harezni, 2004 : 10). Et c’est le pouvoir qui généralise le pays depuis 1965.Les élections de 1963 vont maintenir l’audience des partis historiques PI et UNFP mais sans obtenir unemajorité favorable pour assurer le pouvoir et dominer les décisions du palais. Ces deux partis, situés dansl’opposition, dénoncent les résultats de la consultation les estimant d’irrégulières. Cette position de boycotter les résultats de l’élection les a fortement subi pour une vaste poursuite, d’intervention policière,d’interpellation des membres et d’arrestation des publications spécialement du PI. Pour assurer le succès dece premier scrutin une coalition des partis (un bloc politique) est créée entre MP, PDC et les personnalitésindépendantes du Roi, formant le Front de Défense des Institutions Constitutionnelles (FDIC) dont le maîtred’œuvre de l’expérience est R. Guédéra, le Conseiller du Roi. Et le gouvernement sera dirigé par A. Bahnini,le13 novembre 1963.La remise en cause de ce gouvernement par l’opposition, qui reste puissante, reconduit R. Guédéra à créer le parti social démocrate (PSD) pour conjurer la situation de crise.
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Les élections communales de 1960 étaient un exercice de la monarchie pour mesurer l’audience du PI et UNFP.
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Le prestige de la monarchie est consolidé aussi par des légendes de fiction. Ceux qui disaient avoir vu la face deMohamed V dans la lune en font une.

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Abdelilah Boubekri added this note
excuser moi Monsieur le CHERCHEUR pour vous dire qu'à travers votre petit ecrit qui pretend exposer l'histoire de la politique post coloniale au Maroc on sent bien une odeur putrefia nte raciale qui vous aveugle à bien regarder la vraie histoire marocaine,en attaquant specialement le PI qui malgré ce que vous dite est un parti nationaliste MAROCAIN issu des pures souches de la populati
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