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 Le Bulletin de liaison des adhérents
 Janvier - Février 2009
 EDITO de Matthieu Naulin
Bonjour à toutes et à tous,Une nouvelle année redémarre avec toujours autant dedynamisme pour notre beau métier qu’est l’agriculturebiologique.Cette année, nous allons fêter les 20 ans de notreassociation AgroBio Périgord. Ces 20 années auront étériches en progrès, les grandes instances commencent ànous écouter et à voir un avenir dans l’agriculturebiologique ; mais attention, il nous faut être vigilants cardès qu’on se retourne nous avons notre avenir dans ledos… Notamment avec les articles qu’écrit la Chambred’Agriculture sur « leurs aventures » vers l’agriculturebiologique. Voilà pourquoi nous continuerons à nous battre pourfaire valoir nos savoir faire et nos perspectives. Pour cela,nous pouvons faire confiance à l’équipe d’AgroBioPérigord dans laquelle nous rejoint Jennifer Kendall quenous accueillons avec beaucoup d’enthousiasme. Elle vamettre tout son dynamisme à disposition pour pérenniseret développer la bataille sur le maintien de la Biodiversitéqui, sans l’agriculture biologique, serait encore pluscompromise.Un autre sujet d’actualité : l’installation de jeunes avec ledépôt du dossier BPREA (Brevet ProfessionnelResponsable d’Exploitation Agricole), cela nouspermettra de suivre les stagiaires tout au long de leurformation. Dans le même objectif : la reconversiond’agriculteurs vers la Bio. Pour cela Séverine Alfieri ira àla rencontre de ces nouveaux paysans pour les amener àune reconversion durable et qui correspond à notredynamique.Sans oublier la Fièvre Catarrhale Ovine qui fait rage et quiretarde la prophylaxie. Sachant que les vaccins FCO nesont pas prêts, les pouvoirs politiques ont bloqué laprophylaxie afin de nous obliger à vacciner. Un fait pourexpliquer cela, dans la plupart des élevages la prophylaxien’est pas encore programmée. Encore une fois il va falloirleur montrer que nous avons la liberté d’agir comme bonnous semble sur nos exploitations et que toute décisionn’appartient qu’à nous même.Un sujet qui me touche aussi beaucoup, la restaurationcollective. La marchandise manque et les collectivités sontdemandeuses, mais à l’heure actuelle la productionfrançaise n’arrive même pas à satisfaire la demande desconsommateurs. Que font les pouvoirs politiques ? Peutêtre que nous devrions être plus présents au sein desjeunes agriculteurs ? Il faut faire sauter les verrous quibloquent la reconversion, montrer à nos collèguesagriculteurs que nous pouvons faire autrement tout endynamisant nos territoires.La chose qui nous reste à faire, nous agriculteurs militantsmembres de l’association AgroBio, est simple : toujoursautant de dynamisme, de projets, de motivation, de débatsconstructifs (face aux élus par exemple). Ceci estindispensable pour promouvoir l’agriculture biologique.Dans le contexte actuel, l’optimisme doit être au rendez vous pour cette année 2009.Bonne lecture. 
Dans ce numéro
Vie de l’association et du réseau p.2-3Communication-Promotion p.4-9 
 
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ème 
foire bio de Bergerac le bilan détaillé 
 
Printemps bio 2009 
 
 
Commandes groupées 
 
Périgord à Montmartre 3
ème 
édition 
 L’Aquitaine cultive la biodiversité p.9-12
 
Les parcelles in situ de maïs population en 2008 
 
 Maison de la semence : bilan et perspectives 
 
 
Tom Wagner en Périgord ? 
 
 
Les variétés de conservation : une toute petite partie de la réponse 
 
Kokopelli : biodiversité la fin des illusions 
Réglementation p.12-14 
 
Le point sur les changements 
 Les aides aux agriculteurs Bio pour 2009 p.15  Filières viande p.15-16 
 
Des débouchés qui se mettent en place 
Viticulture p.17-22
 
Retour sur le réseau de piégeage 
 Actualités p.22-24  Formations p.24-25  Agenda Annonces p.25-26 
 
 
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Vie de l’association et du réseau
Du changement dans l’équipesemence
 Jennifer KENDALL remplace Maxime LETE depuis lepremier janvier. Jennifer a tout d’abord travaillé comme volontaire associatif une année, puis deux mois en CDDjusqu’au 31 décembre 2008. Ses activités étaient centréessur la Maison de la Semence qui a connue un granddéveloppement et sur l’organisation de la fête de cueilleursde biodiversité.Durant ces quatorze mois, elle nous a aussi accompagnésur l’entretien, le suivi et les récoltes sur la plate forme, et aparticipé à la collecte des récoltes chez les agriculteursl’automne dernier. Ces activités lui ont apporté lesconnaissances théoriques et pratiques indispensables pourla bonne prise en charge de ce nouveau poste.Maxime LETE qui travaillait sur le programme semencesdepuis septembre 2005 s’oriente vers de nouveauxhorizons. Nous lui souhaitons de réussir dans sa nouvelle voie. Sa fougue et sa passion pour les plantes nousmanqueront.
Patrice GAUDIN
Conseil d’Administration
Ce fut un Conseil d’Administration de rentrée convivialavec à l’ordre du jour une rencontre entre salariés del’Association et Administrateurs autour d’un buffet bio.Les échanges furent nombreux et ont porté sur l’ensembledes missions suivies par chacun.L’ordre du jour de ce Conseil d’Administration s’estarticulé autour des engagements des administrateurs etadhérents vis à vis de notre association, et de la définitionclaire des objectifs pour chaque action suivie par lessalariés. Les discussions, un ordre du jour a pu être établipour le prochain CA qui devra travailler entre autre sur lastratégie de communication.Dans les points divers abordés : Que fait-on pour les 20ans d’AgroBio Périgord ? Comment améliorer laparticipation des producteurs à la réalisation du bulletind’information ? Et où et quand se tiendra l’AG d’AgrobioPérigord ? Sous réserve de disponibilités sur la ferme duLycée Agricole le samedi 21 mars prochain. L’AG serasuivie d’un repas et d’une soirée festive.Enfin Gérard JOULAIN a informé le Conseild’Administration sur le fait que le projet de PlanDépartemental Bio déposé auprès du service Agriculturedu Conseil Général en juin dernier fera l’objet de nouvellesrencontres prochainement avec les élus. L’AgricultureBiologique ne semble pas, à contrario de la Région, unedes priorités du Département, il faut donc prévoir dutemps et de l’énergie pour faire avancer ce dossier !
Plan Climat
Le plan Climat de la région Aquitaine a fait l’objet d’uneprésentation le 29 janvier à l’IUT de PERIGUEUX, AgroBio Périgord grâce à l’intervention de Gold Périgord,notamment Nadine FABRON, a présenté l’AgricultureBiologique du Département et en quoi les pratiques desagriculteurs sont liées aux chaos climatiques que nousconnaissons aujourd’hui et qui se succèdent de façon deplus en plus rapprochés. À l’issue de cette présentation une dégustation de produitsBio du Département a été organisée.
La région Aquitaine sembles’inscrire dans un partenariatdurable avec notre réseau
L’Aquitaine réaffirme son soutien à la Bio : le ComitéRégional Bio se réuni maintenant régulièrement et a misdes moyens humains, en la personne de Camille MASSOL,pour suivre l’ensemble des dossiers Agriculture Biologiqueau sein de l’institution. Béatrice GENDREAU, ConseillèreRégionale et agricultrice, en charge de l’Agriculture auConseil Régional, s’investit et sollicite des soutiensimportants pour accompagner la bio au niveau de laformation dans les lycées agricoles, de la production, etaussi de la transformation, et de la distribution. Lescompétences de notre réseau sont reconnues et c’estplutôt sereinement que nous pouvons aborder notreavenir sur le plan régional.
PPP (Plan de ProfessionnalisationPersonnalisé)
Les modalités de suivi de l’installation évoluent à grandpas, AgroBio Périgord s’est positionné pour participer auComité Départemental de l’Installation et souhaite faireévoluer sa convention de partenariat avec la Chambred’Agriculture sur la reconnaissance d’AgroBio Périgorddans l’accompagnement des projets d’installation bio afinque les candidats à l’installation bénéficient d’informationset de conseils adaptés à leurs projets.
Emmanuel MARSEILLE
 FNAB
Communiqué de presse 
Michel Barnier reçoit la FNAB
 
La Fédération nationale d’agriculture biologique desrégions de France a rencontré Michel Barnier mercredi 21janvier. Prenant tout d’abord acte de l’importance de notreréseau dans le paysage agricole français, le Ministre del’agriculture a affirmé sa foi en la bio et son intérêt pourles systèmes agricoles alternatifs respectueux del’environnement. Concernant l’application française du« bilan de santé », il a confirmé le financement de l’aide aumaintien pour les producteurs bio, sans pouvoir direaujourd’hui si ce serait via le 1
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ou le 2eme pilier de la
 
 
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PAC. Abordant l’après-2012, il nous a indiqué pencherpour le maintien d’un 1
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pilier fondamentalement tourné vers le développement durable. Michel Barnier a enfinrépondu positivement à notre invitation, et devrait serendre avant son départ sur une exploitation bio.Cette audience a été l’occasion, pour la FNAB, de faire unarrêt sur image sur le plan de développement de la bio,lancé par M. Barnier le 12 septembre 2007. Nous noussommes réjouis, une fois encore, de l’ambition de ce plan,même si beaucoup reste à faire : les conversionsnotamment, sont loin d’être en nombre suffisant pouratteindre les objectifs de triplement des surfaces en 2013,mais les dernières mesures prise par le Ministre en find’année (12 M euros supplémentaires, déplafonnement desaides à la conversion) pourraient changer la donne en2009. La FNAB, qui est certes de plus en plus reconnuecomme un partenaire incontournable dans tous lesdomaines en rapport avec la bio (recherche, formation,production, structuration des filières, …) a insisté sur sonsouhait de synergie avec le réseau des chambresd’agriculture, et le Ministre nous assuré qu’il interviendraitdans ce sens. Nous avons également proposé la création,en région, de « pôles info conversion » qui regrouperaienttoutes les compétences dans ce domaine. Concernant laréglementation, nous avons à nouveau demandé à êtreassocié le plus en amont possible aux décisions en matièrede prophylaxies obligatoires. Le Ministre nous a assuré parailleurs de la signature imminente des textes concernant lamise en marché et l’utilisation des produitsphytopharmaceutiques peu préoccupants. Nous avonsenfin abordé la question des OGM et de la coexistenceavec des filières qui souhaitent, comme la bio, rester à zéroOGM : à ce sujet, M. Barnier nous a renvoyé sur le HautConseil des biotechnologies.Le 2eme point important abordé était bien sûrl’application française du bilan de santé de la PAC. LaFNAB a indiqué sa préférence pour une « rémunération dereconnaissance » (l’aide au maintien) positionnée sur le 1
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 pilier, afin de préfigurer, dès aujourd’hui, une PAC del’après 2012 qui rémunérerait les producteurs pour lesservices rendus à la collectivité en matièred’environnement, d’emploi et de vie des territoires ruraux. Tout en se déclarant parfaitement en accord avec cetteapproche, le Ministre a indiqué qu’il n’avait pas encorechoisi lequel, des deux piliers de la PAC, financerait cette« aide au maintien », mais que son choix se fera enfonction de là où elle sera la moins menacée à terme, dansl’objectif d’orienter résolument la future PAC dans le sensdu développement durable.Une visite sur une ferme bio, à l’invitation de la FNAB,pourrait être programmée dès la fin février.
Paris, le 22 janvier 2009 
AG de la FNAB, les 24 et 25 marsdans le Parc de la Brenne (Centre)
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La FNAB tiendra son Assemblée Générale les 24 et 25mars prochains, sur le site de Bellebouche près de l'étang du même nom, dans le Parc de la Brenne. Nous y seronsaccueillis par Biocentre et les GAB de l'Indre et du Cher. Après le traditionnel tour des régions le matin, nouspourrons faire ensemble le bilan de nos actions en 2008 etdébattre des orientations pour 2009, avec deux grandssujets pressentis : le développement de la bio dans sesdimensions économiques, avec entre autres la question durevenu des agriculteurs bio, et le projet d'identifiant. Lecolloque du 25 mars après-midi devrait s'articuler autourdu thème : "le développement de la bio, quels acteurs pourquels projets?". Nous comptons sur la présence de MichelBarnier lors de ce colloque. rens. :alefur@fnab.org  
Journées d’automne FNAB
Les journées d’automne de la FNAB se sont déroulées les9 et 10 décembre en Auvergne. Durant ces 2 joursbeaucoup de questions ont été posées autour del’identifiant. En quoi consiste cet identifiant ?Petit rappel : le premier janvier 2009 entrait en vigueur lenouveau cahier de charges Européen concernantl’agriculture biologique. Ce cahier des charges ne convientpas à de nombreux professionnels de la bio, que ce soit enpremier lieu, les producteurs, certains transformateurs etdistributeurs. En effet, principalement sur l’élevage, denombreux fondamentaux ont été abandonnés et, au lieud’être plus cohérent, il devient sur certains points trèslaxiste et ouvre la porte à certaines dérives
(cf. « nouveau règlement page).
Partant de ce constat, il a été proposé de remédier à cestravers et d’apporter des garanties supplémentaires pourtirer l’agriculture biologique vers le haut, plutôt que de voirses principes même abandonnés. Aujourd’hui nous devonsdévelopper une agriculture biologique qui répond auxenjeux environnementaux et sociétaux.Néanmoins la tâche n’est pas si simple. Où en est-onaujourd’hui ? Il a donc été décidé de créer une associationde préfiguration de la future marque sous le nom« Alternative Bio 2009 ». Cette association aura pour butdans un premier temps d’élaborer le nouveau cahier descharges, de solliciter de nouveaux partenaires, de prendrecontact avec les organismes certificateurs afin de connaîtreles coûts liés aux points de certifications…Ses membres actifs pressentis aujourd’hui sont la Fnab,Biocoop qui souhaite selon les propos de Patrick Collin(responsable au pôle produits) que ce projet aille vite,Biomonde qui souhaite de son côté y voir plus detransformateurs engagés, la représentanteBioconsom’acteur qui quant à elle y voit une demandeforte des consommateurs ; les marques régionales,nationales et européennes sont elles aussi intéressées voireimpliquées dans ce projet.L’assemblée générale constitutive de cette nouvelleassociation se déroulera le 25 février. Le même jour, serontmis en place des groupes de travail afin d’être efficace etd’apporter des réponses aux nombreuses questions qui seposent encore.Reste aujourd’hui à fédérer. Si les distributeurs sontimpliqués, il nous reste à convaincre les transformateursdu bien fondé de cette démarche. Chacun d’entre nous a,là probablement, un rôle à jouer auprès des intervenantsque nous connaissons ou côtoyons.
Gérard JOULAIN
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