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Chavez perd sonréférendum
PROCÈS DE “HAKIM RPG” PAR LA COUR D’ALGER 
 VENEZUELA 
(Page 4)
D.R. o ui     a /    
i     b  er   t    é  
(Page 9)
MISE À JOUR DU CALENDRIERDE DI USMB 3 - USMA2
Des Usmistesquelconques
SARKOZY : “OUI, LE SYSTEME COLONIAL A ETE PROFONDEMENT INJUSTE” 
LIBERTE
LE DROITDE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER
 AU PREMIER JOUR DE SA VISITE OFFICIELLE EN ALGÉRIE
 ai     a /    
i     b  er   t    é  
 o ui     a /    
i     b  er   t    é  
(Page 19)
QUOTIDIEN NATIONALD’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - TEL. : (021) 64 34 25 (LIGNESGROUPÉES) -FAX : (021) 64 34 29 - N°4631 MARDI 4DÉCEMBRE 2007 - ALGÉRIE 10 DA- FRANCE 1
 €
- GB 1£ 20 - ISSN1111- 4290
Nouvelles dispositionspour lutter contrela contrefaçon
Les négociationsse poursuivent avecPorts de Dubaï
(Page 8)
      D  .      R  .
MARCHÉ DU MÉDICAMENT EN ALGÉRIEMISE EN CONCESSION DU PORT D’ALGER 
(Page 6)
PUBLICITÉ
(Pages 2 et 3)
Le dernier “émir” du GIA condamné à mort
     C     O     M     ’    s
F. 5727
 
H
ormis le protocole, pas denotes fusionnelles, commecelles dont a eu droit JacquesChirac en 2001. Une ville entière-ment rafraîchie et en un tour demain, comme sait le faire l’Algériepour les grandes occasions, desportraits géants et pas que sur leparcours de l’hôte de l’Algérie, degigantesques drapeaux de l’ex-puissance coloniale flottantjusque dans le quartier rebelle etfrondeur de Bab El- Oued. Les Algérois s’étaient massés au pas-sage de Jacques Chirac et pas quepour clamer des visas. Ils ontapprécié sa longue halte à Bab El-Oued qui se relevait d’une méga-inondation. L’ex-président fran-çais avait su placer les motsjustes de compassion et d’encou-ragement. Alger ne s’est pascontenté de dérouler sous sespieds le tapis rouge. L’ex-prési-dent français avait emporté l’ad-hésion de toute la classe poli-tique algérienne, y compris lafamille révolutionnaire, pourtantassez tatillonne dès qu’il s’agitd’histoire entre l’Algérie et laFrance. L’intervention de JacquesChirac au Club- des-Pins, devantles deux chambres du Parlement,reste mémorable. La moisson n’apas répondu aux attentes desdeux capitales et encore moinsdes Algériens, prêts à tourner lapage, mais sans sacrifier le devoirde mémoire.Cependant, la visite de Chirac,elle, est restée dans l’esprit des Algériens. Pour Sarkozy, c’est net-tement différent. Sa visite a étéprécédée par une sérieusecontroverse sur le pan d’histoirecommun aux deux pays et il afallu l’énergique intervention deBouteflika pour remettre les pen-dules à l’heure, faire taire ce quiest toujours vif et qui fâche, aunom du pragmatisme qui doitpréserver l’avenir des deux pays.En outre, pour les Algériens,Sarkozy est synonyme de tours devis dans l’obtention de visas, detraque et d’expulsions de frèreset fils indésirables,de stigmatisation de commu-nautés algériennes, voire mêmede Français d’origine algérienneet de réhabilitation de tous ceque compte la France commenostalgiques de l’Algérie françai-se. Cerise sur le gâteau, le succes-seur de Chirac est appréhendécomme porte-parole d’uneFrance qui se remet sans étatd’âme dans le giron des États-Unis. Sarkozy a beau avoir précé-dé sa venue à Alger, la septièmeen termes de statistiques et lapremière avec tapis protocolaire,de
“je me rends en ami”
, cette décla-ration n’a pas eu apparemmentde grandes incidences. Pour lapopulation algéroise, sa venuedans le costume de premiermagistrat de la France n’est pasun grand événement. Pour elle, cen’est qu’une visite d’affaires, sou-haitant que les cinq milliardsd’euros qui seront mis sur la tableà Alger soient gagnant-gagnantpour les deux pays. Dans la rue,on parle de relations banaliséesrépondant aux marchés et inté-rêts respectifs et bien comprisdes deux pays. C’est ce qui, peut-être, convient le mieux aujour-d’hui aux relations algéro-fran-çaises, ce qui est assez schizo-phrénique pour un observateurétranger. Cela contribuera àdépassionner les contentieuxpsychologiques, apparemmentinsurmontables, de part etd’autre.
D. BOUATTA 
Mardi4 décembre 2007
2
LIBERTE
CONTRAIREMENT À SON PRÉDÉCESSEURL’ACTUALITÉ EN QUESTION
Alger a accueilli Sarkozy sans grand enthousiasme
L
e président français, Nicolas Sarkozy, devait le constater à son arrivée à Alger pour sa première visited'État en Algérie : il n’a pas chez les Algériens la même estime que son prédécesseur.
Nicolas Sarkozy accueillipar Abdelaziz Bouteflika, hier, àl’aéroport Houari-Boumediene.
 o ui   a /  
L  i      b   er   t     é  
Voilà deux pays qui se font facel’un l’autre à partir de deux conti-nents mouillés de la même eau. Decette lisière, nous n’arrivons pas,pour le moment, à comprendre lechuchotement rapporté et emportépar ces vagues qui ne cessent defaire la pendule d’une horloge surles deux rives de la Méditerranée. Ilfaudra pourtant se résigner un jourà saisir les messages et leurs exi-gences, à les interpréter et enfin àles déterminer pour consolider unavenir mutuellement nécessaire etutile et qui peut se conjuguerd’ores et déjà au présent.Voilà deux pays où se déversentdans les deux sens des popula-tions qui se côtoient et qui parta-gent bien des points communs. Lalangue (pour ne citer que celle-là)de l’un est la langue de travail del’autre que Kateb Yacine a perçuetrès justement comme un butin deguerre. Cette guerre est maintenantfinie depuis 46 ans. Mais l’emprein-te des conséquences, encoreinsuffisamment traitées surtout parl’ancien occupant, et malgré la phi-losophie porteuse des accords d’É-vian, elle empêche vainement l’ac-croissement des relations de bila-téralité tous azimuts.Depuis, des générations se sontstratifiées des deux côtés. Bienplus que cela, aujourd’hui desAlgériens naissent en France etdes Français naissent en Algérie.Ces générations ont appris lamême chose ; elles se méfient del’absence d’assurance dans ladurabilité des relations officielles.Tous leurs projets sont accrochésà la faiblesse de cette
“épaisse” 
corde.Ce gâchis en temps (Jean-JacquesRousseau disait à propos :
“C’est un grand mal que l’abus du temps”),
en homme et en natureprécieuse n’arrange certainementl’intérêt d’aucun des deux pays.Alors, et si l’on jouait cartes surtable ! Si l’on mettait tout sur latable pour en finir équitablement ethonnêtement une bonne fois pourtoutes, et si l’on faisait cela mainte-nant !A. A.
LA CHRONIQUE DE ABDENOUR ABDESSELAM
Et si on mettait tout sur la tablepour en finir équitablementet maintenant !
LA VISITE DU PRÉSIDENT FRANÇAIS VUE PAR UN MEMBRE DE LA DÉLÉGATION
Abderahmane Dahmane : “Sarkozy est soucieux des relations entre les deux peuples”
Liberté 
: M. Sarkozy a enterré letraité d'amitié tel que souhaitépar son prédécesseur. Quelleest sa vision de la relation avecl'Algérie ?
●●
Abderahmane Dahmane :
Lasignature d'un traité d'amitié n'est pasindispensable à la promotion debonnes relations entre les deux pays.M. Sarkozy est soucieux des relationsentre les hommes et entre les peuples.Les deux pays ont participé à laconstruction des deux pays. M.Sarkozy a toujours dit qu'il était l'amidu peuple algérien et de ses dirigeants.Dans les années 1990, il a toujourscondamné le terrorisme. Il a toujoursreconnu et loué l'efficacité des ser-vices de sécurité algériens. En France,il a privilégié la Mosquée de Paris dansla mise en place du Conseil du cultemusulman. Il est aussi reconnaissant àl'Algérie d'avoir contribué au sauvetagede la société Alsthom.C'est un dossier qui l'a aidé lors de sacampagne électorale. Sur la questiondes visas, c'est lui qui a obtenu auprèsdes autres pays de l'Union européennela suppression de la consultation préa-lable pour les diplomates. Depuis sonélection, il a nommé une Algérienne etune Algéro-Marocaine commeministres. À l'Élysée, il s'est entouré deconseillers d'origine algérienne. C'estla première fois qu'un chef d'Étatreconnaît ces compétences. S'il y a untraité à sceller, ce sera celui de la fra-ternisation entre la communauté algé-rienne de France et celle des rapatriésd'Algérie.
Mais M. Sarkozy hésite à fairedes signes par rapport à la coloni-sation, s'attirant les dernières cri-tiques d'un ministre ?
●●
M. Sarkozy a toujourscondamné le système colonial. Quantaux critiques du ministre desMoudjahidine, c'est mal connaître lepeuple algérien qui ne cultive ni lahaine ni la rancune. Sous le régime dePétain, une page sombre de l'histoirede France, les ulémas algériens ontappelé à ne pas acheter les biens spo-liés de la communauté juive. Ceux quiveulent creuser des fossés entre Algériens et Français se trompentd'époque.
Propos recueillis par N. S.
L
ors de son déplacement àConstantine, le président français,Nicolas Sarkozy, sera l’hôte de l’uni-versité de Constantine. À l’occasion, on s’attend à ce qu’ilprenne la parole au cours d’une ren-contre qu’abritera l’amphithéâtreMohamed-Seddik-Benyahia.Ce déplacement est une occasionpour le locataire de l’Élysée, qui seraen compagnie d’une forte délégationdu Medef, de dresser un état des lieuxde la présence des entités écono-miques françaises dans la région.Bien qu’on soit loin des investisse-ments directs étrangers que souhaitedrainer Alger, les empreintes desentreprises françaises sont présentesà Constantine pour le projet du tram- way. Elles sont aussi présentes dans leprojet de réalisation des deux hôtelsNovotel et Ibis à travers le groupehôtelier Accor. La Marseillaise desEaux est directement impliquée dansle renouvellement du réseau de l’eaupotable. Cette présence, jugée timideune fois ramenée aux relations histo-riques qui existent entre les deuxpays, a une chance d’être renforcée,au vu des mutations que connaît lepaysage économique.La troisièmeville d’Algérie bénéficie d’importantsprojets d’investissement public lancéspar le gouvernement. C’est le cas dela réalisation du tramway, de l’étude etla réalisation du trans-Rhumel, et de laville universitaire. Le marché de repri-se des ex-EPE qu’offre la privatisationd’entreprises publiques est aussi uneopportunité.C’est aussi le cas, pourles deux géants mécaniques que sontPMA et l’ENMTP. Munies d’impor-tantes infrastructures de base, cesusines de fabrication de machinesagricoles et de travaux publics ontbesoin de l’apport de capitaux et detechnologie d’outre-mer pour rendreconcurrentiels des produits devenusobsolètes avec le temps.Ici, àConstantine, la visite de Sarkozy, quisera accompagné de l’artiste Smaïn,un enfant de la ville, est loin d’êtreconsidérée comme une finalité.
“L’essentiel pour les patrons qui l’accompa-gneront est de vérifier de visu que les chosesbougent ici, qu’il y a des opportunités pour eux pour faire des affaires, il faut juste qu’ilsprennent l’initiative de reprendre leur place”,
nous explique un industriel local.
“Il faut aussi, de notre côté, que les procéduresd’aide aux investisseurs étrangers soientassouplies, car le facteur temps est importantdans le monde des affaires”,
continueencore notre interlocuteur.Si les projets de partenariat éco-nomique butent sur certaines difficul-tés, du côté des associations, desprofessionnels de la santé, des univer-sitaires et des élus locaux, les chosesévoluent positivement depuis le débutdes années 2000.À l’actif de ce bilanprometteur, on retrouve des jume-lages et des échanges accrus entre lesdifférentes facultés.
AKILA BENABDESSELAM
LE PRÉSIDENT FRANÇAIS ATTENDU À CONSTANTINE
Les pistes d’un partenariat économique porteur
..
 
près un premier entretien avecle président Bouteflika,Nicolas Sarkozy a prononcé undiscours en clôture d’une ren-contre réunissant les hommesd’affaires algériens et leurs homo-logues français.Dans ce discours, le succes-seur de Jacques Chirac a dénoncéle système colonial.
“Le systèmecolonial a été profondément injuste”
et
“des crimes terribles”
ont été commisdurant la guerre d'indépendancede l'Algérie (1954-1962).
“Oui, lesystème colonial a été profondémentinjuste, contraire aux trois mots fonda-teurs de notre République : liberté, éga-lité, fraternité”
, a-t-il déclaré.Poursuivant la remise en cause dusystème colonial, il ajoute :
“Oui,des crimes terribles ont été commis toutau long d'une guerre d'indépendance,qui a fait d'innombrables victimes (...)”
.Mais pour lui, tout n’est pas simauvais en ce sens qu'à l'intérieurde ce système,
“il y avait beaucoupd'hommes et de femmes qui ont aimé l'Algérie, avant de devoir la quitter.Oui, des crimes terribles ont été commistout au long de la guerre d'indépendan-ce, qui a fait d'innombrables victimesdes deux côtés”
, a-t-il poursuivi. Enrappelant :
“Aujourd’hui, moi qui avaissept ans en 1962, ce sont toutes les vic-times que je veux honorer.”
Tout enfaisant le procès du colonialismeen prenant le soin de ménager lesuns et les autres, le présidentfrançais confirme sa vision de fon-der les relations entre Alger etParis sur une vision d’avenir.
“Parler d’avenir, ce n’est pas ignorer lepassé”,
a-t-il insisté en affirmantqu’il est
“venu en Algérie pour bâtir entre nos deux peuples un avenir desolidarité partagée”
.
“Je suis convaincudepuis toujours que pour bâtir un ave-nir meilleur, on doit au contraire regar-der le passé en face et c'est ce que nousavons fait en Europe”,
indiqueNicolas Sarkozy en ajoutant que
“c'est le travail de mémoire qu'(il est)venu proposer au peuple algérien”
.Pour sortir
“du mélodrame du passé”
,selon l’expression du journalisteRoland Kayrol, le chef de l’Étatfrançais propose de laisser faireles historiens des deux rives.
“Lemoment est venu de confier à des histo-riens algériens et français la tâched'écrire ensemble cette page d'histoiretourmentée pour que les générations àvenir puissent, de chaque côté de laMéditerranée, jeter le même regard sur notre passé et bâtir sur cette base unavenir d'entente et de coopération”
, aajouté le président français.Nicolas Sarkozy évoque égale-ment le problème d’islamopho-bie.
“En France comme en Algérie,nous devons combattre avec une déter-mination sans faille toute forme deracisme, toute forme d'islamophobie ettoute forme d'antisémitisme”
, a-t-ildéclaré, soulignant en outre que
“le racisme, l'islamophobie et l'antisé-mitisme ne s'expliquent pas, ils se com-battent. Ce qui vaut pour la France vautpartout ailleurs. Il n'y a rien de plussemblable à un antisémite qu'un isla-mophobe. Tous deux ont le même visa-ge, celui de la bêtise et de la haine”
, a-t-il ajouté.Le président français enchaîneensuite sur le registre du pragma-tisme en s’engageant en faveurd'un
“partenariat d'exception”
qui
“multiplie les projets et les solidaritésconcrètes”
entre l'Algérie et laFrance.
“C'est en m'exprimant devantvous que j'ai souhaité commencer cettevisite d'État, parce que je suis venu en Algérie pour parler d'avenir, pour bâtir entre deux peuples un partenariat d'ex-ception”
.
“Il est vrai que l'Algérie et laFrance sont depuis longtemps des parte-naires stratégiques”
, a-t-il ajouté,rappelant que l'Algérie est le
“pre-mier client dela France en Afrique”
.Pour le chef de l'État français,
“cette relation économique est excep-tionnelle”
, mais la
“position (de laFrance) n'est pas un droit acquis”
, a-t-il dit, car
“l'Algérie est un pays libre,indépendant, qui décide librement”
etla France
“respecte ses choix et sesdécisions”
, a-t-il affirmé.
N. SEBTI/Agences
3
LIBERTE
Mardi4 décembre 2007
P
aris ne semble pas se départir d’une perception mar-chande des relations économiques entre les deuxpays. En effet, la signature de contrats a été mise enavant outre-Méditerranée, à la veille de la visite du chefde l’État français. Alors que les 2,5 milliards d’euros d’in-vestissement annoncés dans le secteur des hydrocar-bures ne compensent pas, loin s’en faut, le solde négatifdes échanges commerciaux et de services au profit de laFrance. N’oublions pas qu’avec la mise en œuvre du plande relance, les transferts de devises vers l’Hexagonesont allés crescendo à la faveur des contrats remportés,en particulier par les firmes françaises dans les secteursde l’eau, des transports et de l’électricité, sans une réelleimplication de ces dernières dans la réduction significati-ve de la dépendance technologique du pays.L’Hexagone se prévaut, par ailleurs, d’être le premierinvestisseur étranger hors hydrocarbures. Leur montants’avère en fait très faible par rapport au niveau des expor-tations françaises, notamment, de produits pharmaceu-tiques, de véhicules et de produits agroalimentaires.D’ailleurs, cette frilosité française en Algérie lui a coûté laplace de premier partenaire commercial du pays, au pro-fit des États-Unis. En un mot, la relation économiqueentre l’Algérie et la France reste déséquilibrée.Comme bon point cependant, cette reconduction desaccords d’approvisionnement en gaz de l’Hexagone jus-qu’en 2019. Mais il s’agit de savoir si les quantités de gazlivrées, à l’instar des contrats conclus avec l’Italie, vontêtre augmentées. En attendant, le potentiel de coopéra-tion dans le secteur de l’énergie, pourtant très promet-teur, reste peu exploité, en dehors des investissementsannoncés de GDF et plus tard en principe de Total, dansle domaine minier national.En résumé, cette ambition de hisser la relation bilaté-rale au statut de partenariat d’exception ne s’est pas tra-duite encore par de grands investissements industrielshors hydrocarbures, mutuellement profitables aux deuxparties. L’Algérie, il faut le reconnaître, a bénéficié néan-moins d’actions moins médiatisées dans les domaines dela formation et de la coopération technique. L’École algé-ro-française des affaires constitue un modèle dans cetteœuvre de refondation des relations algéro-françaises.Les efforts restent pour autant insuffisants au regard dela densité des relations économiques entre les deuxpays. Les perspectives, en dépit de promesses d’un nou-veau cadre de coopération plus ambitieux, paraissentincertaines. La même problématique revient ainsi à lasurface.La visite du président français contribuera-t-elle àinverser la tendance à travers une implication des socié-tés françaises dans la nouvelle stratégie industrielle, ledéveloppement de la PME et la diversification de l’éco-nomie nationale ? En un mot, ce dernier parviendra-t-il àconvaincre la communauté d’affaires française à s’enga-ger davantage en Algérie ?
K.R.
PAR KHALED R.
 Vision marchande
La visite duprésident françaiscontribuera-t-elle à inverser latendance àtravers uneimplication dessociétés françaises dansla nouvellestratégieindustrielle, ledéveloppementde la PME et ladiversification del’économienationale ?
L’ÉDITO
Sarkozy : “Oui, le système coloniala été profondément injuste”
out en ayant des mots assez durs contre le système colonial, ce qui constitue une légère évolutionde son discours, le président français propose de laisser le passé aux historiens et de fonder les relationsalgéro-françaises sur un partenariat basé sur le principe du win-win.
 AU PREMIER JOUR DE SA VISITE OFFICIELLE À ALGERL’ACTUALITÉ EN QUESTION
“J
e suis venu en Algérie pour bâtir entrenos peuples un avenir partagé”
. C’estce qu’a souligné, hier, le président dela République française, M. NicolasSarkozy, devant les chefs d’entrepri-se algériens et français, réunis pourla cinquième fois à l’hôtel Sheraton.Le président français estime que
“larelation entre les deux pays n’a pas d’équi-valence”
. Le président français veutencourager les entreprises françaisesà participer à la modernisation del’Algérie.
“Les contrats qui vont êtresignés, annoncés ou confirmés aujourd’huis’élèvent à plus de 5 milliards d’euros ! Ils’agit pour l’essentiel d’équipements struc-turants pour la modernisation del’Algérie”,
souligne M. NicolasSarkozy, citant le tramway d’Oran etde Constantine, la gestion du métrod’Alger, la maîtrise d’œuvre d’uneautoroute, la ligne ferroviaire, l’usinede pétrochimie, les barrages, la cen-trale thermique.
“Ces grands contratsconcrétisent le partenariat d’exception que j’ai voulu avec le président Bouteflika”,
précise le chef de l’État français.M. Nicolas Sarkozy affirme que laFrance est prête à aider l’Algérie,
“dans le respect des compétences de l’Unioneuropéenne”
, en vue de son entrée àl’OMC.
“J’aurais aussi l’occasion de rap-peler au président Bouteflika que les entre-prises françaises sont prêtes à investir dansle cadre du programme de privatisation dugouvernement algérien”,
annonceM. Nicolas Sarkozy. Le présidentfrançais souligne qu’
“investir en Algérie, c’est d’abord faire confiance àl’Algériepour se développer, et pour réfor-mer. Nous avons confiance et c’est cela lepremier engagement politique”
, citant lesinvestissements envisagés par Totalà Arzew et par GDF sur le gisementdu Touat, qui représentent environ 2milliards d’euros, ainsi que le projetd’Alstom de construction d’uneusine de montage de tramways. Gazde France signera, aujourd’hui, uncontrat avec Sonatrach. C’est cequ’a annoncé, hier, le président deGDF Jean-François Cirelli, lors de lacinquième rencontre économiquealgéro-française organisée, hier, àl’hôtel Sheraton.Le président de GDF a évoqué leprolongement du contrat d’approvi-sionnement jusqu’à 2019.
“Nousallons mettre nos forces en commun pour les marchés tiers. GDF importe pour 2,5milliards d’euros/an”,
souligne M.Cirelli. Cependant, pour le présidentdu Forum des chefs d’entreprise,l’objectif n’est pas de signer descontrats à l’issue de chacune desrencontres.
“Si des contrats sont signés,nous nous réjouirons, naturellement, maisnotre objectif premier est de créer des syner-gies au profit de nos entreprises”,
explique M.Hamiani. Plus de 150entreprises françaises, des PMEassociées aux entreprises algé-riennes, mais aussi des grandsgroupes représentés par leurs pre-miers responsables, dans lesdomaines des transports, de l’éner-gie et des banques ont fait le dépla-cement. Il y a GDF, mais aussi ADPI, Alstom, Altadis, Axa Group,Bouygues Bâtiment International,BTK, Bull, Crédit Agricole… C’est lapreuve de l’intérêt des entreprisesfrançaises pour le marché algérien.Du coup, la présidente du Medefs’étonne
“du discours sur la frilosité desentreprises françaises”
.
“J’estime que c’estdisproportionné et injuste de parler de fri-losité des entreprises françaises. Puisquenous sommes les premiers investisseurshors hydrocarbures et le premier fournis-seur”,
affirme M
me
Parisot, ajoutantque l’Algérie
“est la voie principale vers lecontinent africain”
. M. De Silguy affir-me, pour sa part, que plus de 250entreprises françaises activent en Algérie et emploient directement20 000 personnes. À propos du report de la privati-sation du CPA, la présidente duMedef le regrette, cependant, elle ditcomprendre la décision des autori-tés algériennes. M
me
Parisot n’a pasvoulu commenter le choix de Renaultd’investir en Maroc.
“Je ne fais pas depublicité d’une entreprise. Il ne faut pas sevoiler la face. Il y a des difficultés d’inves-tir en Algérie, mais il y a aussi des oppor-tunités”,
explique-t-elle.
“Ce forum vanous permettre d’aller de l’avant pour sur-monter les obstacles dans les domaines desbanques, du foncier et de la sécurité”,
pré-cise la présidente du Medef.Cependant, les expériences présen-tées lors de la rencontre témoignentdes avancées réalisées en matièrede réformes en Algérie. LeMouvement des entreprises deFrance soutient le projet de l’unionde la Méditerranée de Sarkozy.
“Nousvoulons l’encourager et le soutenir”,
sou-ligne M
me
Parisot, en annonçant l’or-ganisation, au deuxième trimestre2008, d’un colloque qui regrouperales organisations patronales dupourtour de la Méditerranée.
M. R.
LE CHEF DE L’ÉTAT FRANÇAIS, SUR UN TON OPTIMISTE,L’A AFFIRMÉ HIER À ALGER DEVANT UN PARTERRED’ENTREPRENEURS
“Les entreprises françaisessont prêtes à investir”
 A
lstom construira une usine de montage de tramways en Algérie.Tandis que GDF annonce la mise en commun des forces avec Sonatrachpour la conquête de marchés tiers.
 a b i   /  
L  i      b   er   t     é  
of 00

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