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Schéma de couverture de risques en sécurité incendie de Montréal
Près du quart de la population du Québecen bénéficie
Par Karine Lemaire
Voilà, c’est fait! La plus importante autorité régionale, l’agglomérationde Montréal, a vu son schéma de couverture de risques ensécurité incendie attesté par le ministre de la Sécurité publique,M. Jacques P. Dupuis, le 17 octobre dernier. La protection incendie deplus de 1,8 million d’habitants sera dorénavant optimisée par sa miseen œuvre.
« On peut facilement imaginer la complexité liée à l’élaboration d’un tel outilde planification stratégique sur le territoire de l’agglomération de Montréal,composé de 19 arrondissements et de 16 villes. Il suffit de rappeler que1,8 million d’habitants y résident et que ses 500 km
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sont situés sur une île.N’oublions pas que ce territoire est pourvu d’un centre-ville dense et trèsoccupé, qu’il est constitué d’un réseau piétonnier et souterrain unique aumonde, ainsi que de terres agricoles. C’est sans compter les autres caractéris-tiques qui lui sont propres. Nul doute que les enjeux sont grands », précisele directeur du Service de sécurité incendie de Montréal, M. Serge Tremblay,en début d’entrevue.
Le Service de sécurité incendie de Montréal en chiffres
•142 véhicules d’intervention•66 casernes•2 700 employés•50 000 interventions par année, en moyenne•286,5 millions de budget en 2007Plusieurs acteurs ont collaboré à l’élaboration du schéma de couverture derisques, dont la Direction de la planification stratégique et des technologieset la Direction des opérations et de la prévention du Service desécurité incendie de Montréal ainsi que la Direction de l’eau potable de la Villede Montréal. Impossible de nommer tous ceux qui ont été mis à contribution.« Élaborer un tel outil de planification a nécessité un travail d’envergure quis’est échelonné de 2002 à 2008. Nous devions relever un défi de taille : fairereconnaître la sécurité de la population comme étant l’affaire de tous. Quandnotre projet a été bien compris de tous, la collaboration s’est bien déroulée ettous étaient prêts à y contribuer »,assure M. Tremblay. Au moyen d’unDVD, le Service de sécurité incendiede Montréal a également crubon, d’entreprendre une démarchepour informer son personnel ducontexte entourant la mise en placedu schéma, de son contenu et de sonutilité.
La sécurité incendie à Montréal : un défi
•Des communautés culturelles qui perçoivent la sécurité incendiede manière différente.•Des habitants (64 %), vivant dans des immeubles locatifs,majoritairement vieux.•Des facteurs qui compliquent les interventions : rues étroites,stationnements dans les rues (hiver), maisons en rangée,constructions de bois, circulation piétonnière et cycliste, etc.•Des projets de développement résidentiel (110 000 nouveauxlogements d’ici 2014).•Des zones vulnérables : le port (zone industrielle pétrochimique),l’aéroport, le métro, etc.
Trois axes prioritaires
Premier service de sécurité incendie en importance au Québec et deuxièmeau Canada, le Service de sécurité incendie de Montréal a présenté un sché-ma basé sur trois axes.
L’amélioration de la prévention
L’élaboration du schéma a permis d’identifier une zone où se concentre lamajorité des pertes humaines et matérielles, soit le centre de la partie est del’île. « Dans cette zone, il y a une relation à faire entre ces pertes et le faiblerevenu des familles, le vieillissement des bâtiments et leur proximité. Si bienque, à cet endroit, on dénote 84 % des incendies, 95 % des pertes humaineset 85 % des pertes matérielles, même si 78 % de notre effectif y est affecté »,explique le directeur, qui souhaite adapter les mesures de prévention enfonction des îlots à risque qui ont été ciblés. Le service de sécurité incendiepropose notamment de doubler le nombre actuel d’employés affectés à laprévention sur son territoire. Le Service de sécurité incendie de Montréal aégalement prévu un plan d’action pour augmenter le taux de pénétration desavertisseurs de fumée en état de fonctionner par l’entremise de vérificationsannuelles d’au moins 50 000 logements et résidences.
L’optimisation de l’accès à l’eau
En accord avec la Direction de l’eau potable, le service de sécurité incendiepropose des solutions de rechange pour assurer la protection incendie dansles zones qui ne sont pas alimentées par un système d’aqueduc. C’est le casà l’extrême ouest du territoire, par exemple, dans les arrondissements del’Île-Bizard–Sainte-Geneviève et de Pierrefonds–Roxboro, de même que dansles villes de Senneville et de Sainte-Anne-de-Bellevue. « Notre schémapropose diverses stratégies, notamment l’installation de bornes sèches et deréservoirs souterrains, ainsi que le recours à des camions-citernes », préciseM. Tremblay.
L’optimisation des ressources humaines et matérielles
Le Service de sécurité incendie de Montréal propose une meilleure réparti-tion des casernes, une relocalisation optimale des véhicules et l’ajout de nou-veaux camions d’intervention. II est prévu de fermer une caserne au centredu territoire et d’en construire deux nouvelles aux extrémités de l’île, portantainsi leur nombre à 67. De plus, 209 nouveaux employés seront progressive-ment engagés, dont 122 pompiers pour l’intervention.
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Volume 10, N
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1 Hiver • Printemps 2009
www.msp.gouv.qc.ca/incendie
Le directeur du Service de sécurité incendie de Montréal, M. Serge Tremblay.
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