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Omerta2-0

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Éducation au Nouveau-Brunswick: pour en finir avec l’omertà
Il n’y a pas que dans le domaine de la construction qu’il existe une loi du silence. En se renseignantsur le monde de l’éducation au Nouveau-Brunswick, on observe le même phénomène, dont lesconséquences sont incalculables. De quoi s’agit-il? Nos écoles comptent des enseignants passionnés,des directions d’écoles qui ne reculent devant rien pour réclamer des ressources adéquates pouraccomplir leur mission et des élèves qui ont soif de savoir. Toutefois, lorsque l’on creuse un peu plusloin, il est facile de recueillir des témoignages qui donnent froid dans le dos. Des enseignants qui nemaîtrisent pas le français, à l’oral ou à l’écrit. D’autres qui demandent aux élèves plus avancés de se« reposer » pendant des mois quand ils ont terminé le contenu du programme pour l’année scolaire.D’autres enfin qui se laissent intimider par des élèves en pleine classe. On ne peut pas non pluspasser sous le silence le comportement de certains parents qui intimident les enseignants qui osentexiger une performance plus élevée chez leurs élèves.La liste des problèmes ne s’arrête pas ici. La formation des maîtres n’est pas toujours assurée par lesmeilleurs éléments au niveau universitaire. Parfois, le processus d’embauche privilégie des candidatsAcadiens alors que des candidats de l’extérieur, plus compétents, sont laissés pour compte. Tout ceciavec l’approbation de la haute administration de l’Université de Moncton, chargée de scruter lesprocessus d’embauche et d’approuver ou non les candidatures recommandées par les unitésacadémiques.La compétence de nombreux enseignants dans nos écoles, ainsi que de ceux et celles chargés de lesformer, laisse donc parfois à désirer. Bien sûr, la compétence n’est uniforme dans aucune profession.Il y a aussi des ingénieurs incompétents, des avocats mollassons, des médecins gaffeurs et desmécaniciens faux-jetons. Cela dit, la plupart des métiers sont soumis à des règles strictes imposéespar des ordres professionnels ou autres organismes qui s’assurent que l’incompétence et les fautesprofessionnelles ne peuvent s’accumuler à l’infini. Mon enquête informelle m’a appris que desenseignants de science enseignent à des élèves du secondaire que l’alunissage des Américains en1969 fait l’objet d’une théorie alternative selon laquelle tout ceci relèverait d’un complot lié à laguerre froide. Jusque là, tout va bien. Or, le même enseignant indiquait aux élèves qu’ils pouvaientchoisir entre ces deux versions celle qui leur paraissait la plus probable, ce qui nous amène à nousdemander quelles sont les conséquences de ce type de logique sur l’esprit scientifique de nosenfants. Autre exemple : un professeur de l’Université qui exige que ses étudiants maîtrisent lesrègles de grammaire s’est vue confrontée à une plainte de ces derniers, qui ont obtenu que denouveaux groupes sous la responsabilité de professeurs plus « accommodants » soient formés afinde contourner le professeur à cheval sur les principes. Il est à noter que dans ce dernier exemple, ils’agit d’étudiants en éducation.Les enfants sont de petites machines à apprendre. Pour s’en convaincre, on n’a qu’à observer unpoupon qui rampe sur le plancher et saisit tous les objets à sa portée. Tous les parents le savent,puisqu’ils ont dû surveiller leur enfant sans répit durant ce stade par crainte qu’il ne se blesse.L’enfant naît avec une curiosité apparemment insatiable. Trop souvent, le feu dans les yeux de nosenfants s’éteint prématurément, faute de stimulation. Peut-on blâmer le système d’éducation pourcet état de chose? Bien sûr que non. Il s’agit-là d’un phénomène social qui prend de l’ampleur etdont les racines sont nettement plus profondes. Les enseignants doivent compétitionner avec unetechnologie du divertissement toujours plus redoutable, qui fait en sorte que l’enseignant le plus

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