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en gironde, la solidarité en actions
 Juin 2005
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GENS DU VOYAGE
Accueillir dans unesprit de citoyenneté :exemple à Libourne.Page 5
Dans l’actionsociale et éducati-ve en direction des jeunes,
le ConseilGénéral de la Girondese veut intervenant depremier rang. Il en estainsi pour l’absentéismescolaire au collège quiva souvent de pair avecdes comportementsdéviants ou la petitedélinquance. Le ConseilGénéral, avec ses par-tenaires – ceux de laPolitique de la Ville –s’implique dans une
veille éducative
quicomplète et prolonge laveille interne au collège.Autre exemple : leConseil Général prenden charge des
mineursétrangers isolés
et dedevenus majeurs depuisleur prise encharge. Unproblème qui prend del’ampleur et un défi pourles professionnels dusocial (Page 6).
LE CONSEIL GÉNÉRAL EN POINTE
Sur ces probléma-tiques nouvelles del’enfance en diffi-culté – jeunesétrangers, absen-téisme, scolarisa-tion des enfants duvoyage
 – l’Educationnationale est un parte-naire privilégié duConseil Général. Jean-Norbert Vignondé, res-ponsable de la scolaritéet de l’orientation àl’Inspection Académi-que de la Gironde,explique la nouvelle pro-cédure d’interventionsur le
décrochage sco-laire.
Hervé Londeix,Inspecteur de l’Educationnationale à Mérignac,évoque la
complexitéde la scolarisation desenfants du voyage,
notamment au niveaudu collège.(Pages 6 et 7)
LE CONSEIL GÉNÉRAL EN POINTE
CHANGERLE REGARD
sur le handicap
Pages 2/3
 
Handicap et intégration2
Le 25 mars dernier, «Max» a chanté
Unregard de trop (voir ci-dessous)
devant 500spectateurs au le festival de musik’plu-ri’ailes de Créon. Sur la scène, il étaitentouré de ses copains Michel, Ludovic,Edouard, Olivier,Thierry ou Martin.Certains sont traumatisés crâniens, commelui. Les autres sont les élèves de l’atelier demusique amplifiée de l’école de musiqueintercommunale de Saint-André deCubzac. Ce soir-là, la magie de la musiquea joué et ils ont partagé une même émo-tion, une même peur de la scène, puis unmême sentiment grisant quand les applau-dissements ont crépité. Pour Max, cettesoirée restera comme «
l’aboutissement d’un long travail de deuil, d’une recons-truction, l’expression de l’estime de soi, lareconquête de ma personnalité par l’ex- pression publique. J’étais à l’affiche, sousles projecteurs, acteur de ma vie
».Ludovic, pour sa part, exprime sa fierté, sa joie de vivre :«
C’est énorme la musique,bien mieux qu’un médicament. Grâce àelle, j’ai repris confiance. Elle m’aide àredémarrer dans la vie, même si je sais que je joue pour mon plaisir, pas pour passer àla télé.
».«
Ce soir-là, Max, Ludovic et les autres ont  prouvé le fort potentiel d’une action d’in-sertion culturelle bien menée,
analyseAntoine Sajous, de l’Association desfamilles de traumatisés crâniens.
 Ils n’ont 
esténormela musique,mieuxqu’unmédicament !
La loi du 3 février 2005pour l’Egalité des Droitset des Chances, laParticipation et laCitoyenneté des Person-nes Handicapées poseun principe d’accessibili-té généralisée, tant àl’emploi, qu’à la scolari-té, au cadre bâti et auxtransports, par la miseen œuvre du projet devie de la personne han-dicapée.Elle crée un droit nou-veau, la prestation decompensation du handi-cap, qui se substituera,en l’élargissant, à l’ac-tuelle allocation com-pensatrice pour tiercepersonne (ACTP).Ils’agira de répondre auxbesoins de la personnehandicapée, en matièred’aides humaines, tech-niques, au logement, àl’aménagement du véhi-cule, voire animalières.Prestation en nature,avec possibilité d’unversement en espèces,elle sera servie par leConseil Général àquelque 10 200 bénéfi-ciaires évalués enGironde, chiffre qu’ilfaut mettre en regarddes2 550 bénéficiairesactuels de l’ACTP !Cette loi affiche degrandes ambitions puis-qu’elle prévoit la mise enplace d’un véritable«guichet unique», laMaison Départementaledes personnes handica-pées (MDPH),lieu d’in-formation, d’orientationet d’accompagnementde la personne handica-pée dans la définition deson projet de vie et samise en œuvre.Constituée sous laforme d’un Groupementd’Intérêt Public et prési-dée par le Président duConseil Général, elleréunira des représen-tants du Département(50% des sièges), desorganismes d’assurancemaladie, d’allocationsfamiliales, de l’Etat (25%au total) et des associa-tions de personnes han-dicapées (25%). Ce der-nier point est très impor-tant.Il s’agit d’un dispositifcomplexe qui nécessite-ra un important travailavec les partenaires,qu’ils soient institution-nels ou administratifs.La mise en place de laMaison Départementaledes Personnes Handica-pées et de la prestationde compensation fontnaître de nombreusescraintes liées notam-ment aux moyens definancement d’une pres-tation dont on a peud’éléments pour déter-miner le nombre debénéficiaires.Des sources variées etcontradictoires alimen-tent les inquiétudes: leMinis-tère annonce unnombre de bénéficiairespeu différent des presta-tions actuelles. Dans cecas, on peut se poser laquestion de l’intérêt d’unnouveau dispositif. Cen’est certainement pasla bonne hypothèse.Des sources nationales(CNSA, ADF, ANDASS)indiquent un nombre debénéficiaires multipliépar deux ou par quatre,un doublement du mon-tant de la prestation.La population girondinereprésente 2,2 % de lapopulation nationale, lesbénéficiaires de l’actuel-le ACTP 2,5 % desbénéficiaires nationaux.On peut donc estimerles recettes de la CNSAà 13 750 000
(2,5 %de 550 M
).On est bien loin ducompte de la compensa-tion d’un doublement oud’un quadruplement desdépenses. Pour mémoi-re, la dépense actuelleest de 17,5 M
.Il convient d’ajouter lesmoyens nécessaires aufonctionnement: un numé-rovert, des équipesd’évaluation, de l’enca-drement technique, desmoyens de gestion admi-nistrative, des locaux,dumatériel, etc.Malgré toutes ces incer-titudes, le ConseilGénéral de la Gironde«relève les manches»afin d’être prêt pourl’échéance fixée par laloi au 1er janvier 2006,et dans l’attente desnombreux décrets d’ap-plication.
Contact :
Service despersonnes handicapées,tél. 05 56 99 33 33.
Personnes handicapées
a vie quotidienne
La loi de 2005des principes et des droits
Nadine Lanneluc, Directricede l’école de musique.
Changer le regard sur
UNREGARD
de trop
«Regards remplis de curiosité Ou, pire encore, ne serait-ce de la pitié ?Tandis que l’indifférenceC’est dans tes yeux trop d’absence.Quoi qu’il en soit j’ai un cœur  Et je saurai t’aimer sans peur. Et puis si tu n’as pas compris A ta place je me ferais du souci».
C’
 
3
 plus la capacité de travailler mais ilstémoignent sur scène que l’on peut exister sans travailler. C’est tout l’enjeu du travailque nous menons dans notre centre de jour avec la participation de Stéphane Czeski,médiateur culturel à l’association Artelier. A l’origine, nous avons créé un atelier de percussion qui, petit à petit, s’est prolongé dans la composition de chansons. À l’oc-casion d’un Forum du handicap à Saint- André de Cubzac, nous avons expliqué notre démarche à Nadine Lanneluc, la Directrice de l’Ecole de musique, et jeté les bases d’une rencontre entre jeunesmusiciens et chanteurs d’Artelier. D’abord séparément, puis lors de deux résidencesde trois jours (avril 2004 et mars 2005),les deux groupes ont partagé de lamusique, mais aussi des repas, des partiesde foot. Petit à petit, les appréhensions ont laissé place au plaisir de jouer 
».A ce jour, le groupe qu’ils formentensemble, baptisé
Vitamine TC 
, s’est pro-duit quatre fois. Un nouveau concertdevrait les réunir lors de la prochaine Fêtede la Musique à Saint-André de Cubzac.Un projet de CD figure également sur leurstablettes. Avis aux producteurs : Max,Ludovic et les autres refusent charité etcompassion. Ils prouvent ce dont ils sontcapables et attendent seulement un autreregard.
Contact :
Ecole de musiqueintercommunale de Saint-André de Cubzac,tél. 05 57 43 05 03Artelier, tél. 06 87 10 63 59AFTC, tél. 05 57 87 62 51
.
la vie quotidienn
Peu à peu, les appré-hensions laissent placeau plaisir de jouer.
le handicap
aujourd’hui
Près de 2 500 personnes han-dicapées perçoivent actuelle-ment l’allocation compensatri-ce tierce personne, soit unedépense totale de 17,36 mil-lions d’euros. Elle intègrequatre critères : habillage, toi-lette, déplacements et repas.S’y ajoutent, pour les per-sonnes vivant à leur domicile,une aide ménagère (jusqu’à30h par mois, 520 bénéficiaires-0,81 M
), une allocation com-pensatrice pour frais profes-sionnels (aide au transport ou àl’équipement d’un véhicule) etla prise en charge de repas enfoyers-restaurants.Le règlement départementald’aide sociale, adopté en 2000par le Conseil Général de laGironde prévoyait déjà la priseen charge en nature de cer-taines prestations : l’aide à l’ac-cueil de jour (182 bénéficiaires- 2,91 M
), l’accompagnementà la vie sociale (313 bénéfi-ciaires – 2,17 M
), visant àrompre l’isolement des per-sonnes et à favoriser leur inser-tion en milieu ordinaire de vie.La prestation assistance de vieet l’aide à l’acquisition d’appa-reillage complétaient (pour192000 euros) le dispositif desaides à domicile facultatives.Un second volet de prestations – beaucoup plus lourd financiè-rement - concerne l’héberge-ment en établissement. Dupoint de vue légal, leDépartement consacrera en2005 54,90 M
à la prise encharge des frais d’héberge-ment de 1813 personnes enfoyer occupationnel, foyerd’hébergement, foyer d’ac-cueil médicalisé, etc (sur déci-sion de la COTOREP).
Conseil Général
Les aides du
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