chauffe la bile, on pouvait être encore plus intéressé par ladécouverte qui à la fin du siècle dernier et au début de celui-ci,attaquait dans les journaux tous ceux qui dirigent, quicommandent, qui jugent, qui s'enrichissent et...quelle violencedans le verbe ! Quelle haine dans le coeur ! Quel courage aussique ce défi de chaque mot...et quels mots ! Des populeux, desinjurieux...et des savoureux. Je ne m'avance pas en affirmant que certains écrivains ont ainsides idées originales, soit les moyens qu'il faudrait mettre enoeuvre pour sortir de la crise dont on sait qu'elle est aussi unecrise d'idées.l'anthropologie obtient aussi les faveurs du public, maiscomment s'en étonner quand elle est l'occasion pour de vraisécrivains de faire vivre, avec mille détails passionnants, despeuples éloignés, inconnus , oubliés ? c'est le travail du reporteranthropologue et des hommes, son plaidoyer pour la sensualitéindividuelle, pour la solitude joyeuse de l'homme face aucosmos, ils sont attentifs à la nature et à leurs corps, mais neseront-ils pas un jour eux aussi les victimes de la civilisationapocalyptique.Mythe et œuvre d’amourA l'intérieur des limites inéluctables imposées par la prophétie,la marche des événements vers l'accomplissement du destindans la tragédie magistralement déterminée par le jeupsychologique et la parole de l'exprimer,la prophétie, loin d'êtreressentie et redoutée ici comme fatalité à subir , est acceptée ,accueillie même, avec une sorte d'exaltation et d'orgueil, elleva, en effet, permettre l'accomplissement de soi, attiserl'intensité des années de jeunesse et de passion, bien que labrièveté de la vie soit le prix de cette douceur que l'on sepromet les uns les autres.Parée comme une reine, l'oeuvre, elle semble avoir attendu cetinstant où commencerait l'aventure qui doit l'élever au rang deshéroïne mythiques, l'imagination du destin qu'il lui est réservée