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RP Troisme :
Bataille sur Galaghar.
Chapitre 01 : La réunion.
Empire Nain, Vingt-troisième Secteur du Quatrième Quadrant des Nouvelles Colonies, PlanèteGalaghar, Quartier Général du camp de base Nain.
Dans une des salles de réunion du bâtiment, le Chef de Guerre Gurdil étudiait, encompagnie des Généraux des quinze Secteurs de Combat formant le camp de l’armée Naine, lesdifférentes possibilités d’offensives qui se présentaient à eux…« … et si on essayait un mouvement d’encerclement simultané par la gauche et la droite ? Onutilise les Vingtième et Vingt-cinquième Régiments de Cavalerie pour former les branches de latenaille et déborder leurs lignes, dans lesquelles on engouffre la Troisième Division de Zélotes, avecpour mission de sécuriser les environs. Et enfin on engouffre toutes nos forces par la brèche et unefois que l’offensive sera lancée, les Humains ne pourront plus nous arrêter.-Mais que faites-vous de l’artillerie placée à l’arrière et au niveau de l’avant-poste ? Vous avez vules dégâts qu’elle a causé à l’enceinte nord, alors que le bombardement n’a duré que quelquesminutes : nos hommes et nos véhicules seraient décimés par centaine, et je ne pense pas que nousdisposions d’assez de réserves pour mener un tel assaut.-Nous n’avons qu’à les empêcher de tirer : noyons-les sous un déluge de feu, à tel point qu’ils nepourront pas effectuer de tir. Et de toute façon, je ne pense pas que les Humains disposent d’uneréserve de munitions suffisante pour un bombardement de plus de quelques minutes, n’oublionspas que cela fait plus de six mois qu’ils n’ont pas été ravitaillés. Et puis pourquoi ne pas détruireces canons après tout ? Nous avons plusieurs équipes de commandos qui trainent à la base, autantqu’elles nous servent à quelque chose… Et puis, au pire, on peut raser l’emplacement de leursbatteries avec les bombardiers ou vaisseaux de la Flotte, ce ne sont pas les options qui manquent…-On dirait que vous n’avez pas pris le temps de consulter le rapport que nous vous avions envoyéGénéral Hakash, fit froidement remarquer Gurdil en fronçant les sourcils. Premièrement, lesbatteries d’artilleries ennemies sont protégées par des boucliers déflecteurs que nos armes neparviennent pas à franchir : donc à moins que vous n’ayez d’autres canons sous la main, nous nepouvons pas les détruire. D’autant plus que nous aussi, nous ne disposons pas des réserves demunitions nécessaires à un tel bombardement. Deuxièmement, l’ennemi dispose d’un très grandnombre de batteries anti-aériennes très efficace qui descendraient nos bombardiers et leur escorteavant d’être à portée. Troisièmement, nous ne disposons pas de Démolisseur Spatial, donc unbombardement est hors de question car trop imprécis. Et faire pénétrer dans l’atmosphère unvaisseau dont l’armement serait suffisant pour accomplir cette tâche ne serait pas très prudent, lesrépulseurs de ce type de bâtiments n’étant pas conçu pour les maintenir en l’air plusieurs heures.Ensuite les Humains ont récupéré plusieurs de nos canons à particules donc ils pourraientdescendre le vaisseau, et même si on en réunissait plusieurs… Et enfin pour finir, les commandosne « traînent » pas à la base, ils combattent comme tout le monde en première ligne ou vontchercher des informations derrière les lignes ennemies au péril de leur vie… Ah si encore deuxchose : premièrement, vous semblez accorder peu de valeur à la vie de nos soldats et mettez-vousbien cette idée dans la tête : nous n’envoyons pas nos hommes à une mort certaine, nous essayonsde limiter les pertes au maximum. Deuxièmement, je suis très déçu de votre attitude : on m’avaitvanté vos qualités de stratège hors-pair et votre profond respect de la vie… Soyez sûr que jementionnerai votre attitude dans mon rapport.-Et bien faîtes le, fit le Général d’une voix doucereuse. Moi je mentionnerai que vous vous arrêtez àde simples détails insignifiants : qu’est-ce-que la vie des soldats contre la victoire totale,l’annihilation de l’ennemi et la satisfaction de les avoir tué jusqu’au dernier ? »Un silence de mort tomba sur la salle. Le Général Hakash transpirait abondement et avait àprésent un regard de fou, de même qu’un sourire de dément. Le Chef de Guerre soupira avant desortir son communicateur de l’une des poches de son uniforme.« Une équipe de sureté médicale à l’entrée de la salle SR-127. Dites-leur qu’on vient de dénicher unnouveau cas de Hralkor. (Il coupa son communicateur et le rangea) Gardes, veuillez emmener leGénéral hors de la pièce et veillez à ce qu’il ne s’échappe pas et qu’il ne morde aucun d’entre vous.-A vos ordres, Seigneur. »Quatre hommes empoignèrent fermement l’officier supérieur et le traînèrent hors de lapièce, sous des gloussements démoniaques. Le silence revint et perdura quelques instants de plus. Tout le monde était choqué, et plus particulièrement le Général Daïn Sans-Hoeur –ami d’enfance duGénéral Hakash. Ce fut finalement le Général Karkhan qui brisa le silence.« Par les coui… cornes du Grand Sanglier de Durïn, vivement que cette guerre soit finie ou que nosscientifiques trouvent un remède contre ce mal qui nous prive de nos meilleurs éléments, parceque cela commence à devenir très embêtant…
 
-En effet… Général Daïn, voulez-vous vous occupez de la lettre pour la famille du Général ?-Oui Seigneur, je m’en occuperai.-Parfait. Messieurs, je pense que nous ferions mieux d’arrêter là cette réunion pour aujourd’hui.Rejoignez vos Secteurs respectifs et bonne nuit. »Les Généraux saluèrent et quittèrent la salle, en soutenant un Général Daïn au bord de lacrise de larmes. Gurdil fit appeler en second et profita des quelques minutes de répit qu’il disposaitpour mettre à jour son journal personnel. Le sifflement annonçant l’ouverture de la porte se fitentendre et le Général en Chef Karsk –le second de Gurdil- entra dans la pièce, une pile de carte dedonnées à la main.« Vous m’avez fait mander Seigneur ?-Oui, j’aimerai que tu annonce au Général en Second du Secteur Huit qu’il prend
définitivement 
lecommandement de son Secteur : dis-lui que son supérieur à contracté La Maladie, mais qu’il n’endise rien à ses hommes.-A vos ordres, fit le Général Karsk. Dois-je faire préparer un transport spécial pour le GénéralHakash ?-Oui, et place-le sous la surveillance s’une équipe de commando, la Hyaltus, si elle est remise de sadernière mission. Préviens aussi Techrech qu’on leur envoie un nouveau … pensionnaire.-A vos ordres Seigneur. Autre chose avant que je ne passe à mes nouvelles ?-Oui, contacte aussi le Général en Chef du Secteur Neuf et dis-lui de s’occuper de la défense de sonSecteur ces prochains jours, le Général Daïn risque d’être assez perturbé.-Très bien… Bon, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle : choisissez laquelle vous voulezentendre en premier.-Commence par la mauvaise, je ne suis plus à ça prêt.-Comme vous voulez… Nous avons détecté des forts mouvements de troupes Humaines entre lesSecteurs Un et Six, ce qui porte à huit le nombre de zones où la probabilité d’une attaque cette nuitest proche de un.-Huit Secteurs ? Je ne savais pas que les Humains avaient encore autant de troupes… Enfin bref,fais passer les Secteurs concernés en alerte rouge-trois et dis aussi aux unités de réserve de setenir prête au combat toute la nuit.-A vos ordres Seigneur. Je suppose que vous avez envie d’entendre la bonne nouvelle ? (Le Chef deGuerre acquiesça) J’ai parlé tout à l’heure avec le HC, et ils m’ont dit que la relève n’était plus qu’àune semaine de voyage.-La relève ? Pourquoi le HC voudrait nous relever, on fait bien notre boulot !-Heu Seigneur, c’est la relève annuelle : comme cela est prévu dans tout engagement contre desforces démonistes.-Cela fait déjà un an que nous combattons ici ?-Oui Seigneur, mais vous avez été très occupé durant cette année, c’est pour cela que vous nel’avez pas vu passer…-Mouais… (Les yeux de l’officier s’écarquillèrent) Et est-ce-que l’on a prévu quelque chose pourfêter ça ?-Affirmatif, je me suis occupé de tout : le repas commence dans une heure dans la Grande Salle.-Merci… Que deviendrai-je sans toi Karsk ?-Vous vous en sortiriez très bien. Bien, si vous n’avez plus besoin de moi, je vais allez transmettrevos ordres, mettre la base en routine de nuit et me préparez pour le repas ».
Chapitre 02 : Repas et mémoire.
Une heure plus tard.
 Tout le personnel du Quartier-Général non-concerné par la routine de nuit rassemblé dans leGrande Salle, vêtu de leurs habits d’apparats. Les conversations allaient bon train, chacunracontant sa journée à l’autre. C’était aussi des moments de retrouvailles entre amis séparés pardes affections ou des heures de quart différentes. Une trompette résonna quelque part et le silencese fit. Les portes de la Grande Salle s’ouvrirent en silence et laissèrent entrer des centaines deServiteurs portant des plateaux chargés de chopes de bière, qu’ils distribuèrent aux convives avantde s’éclipser et retourner aux cuisines pour préparer la suite.« Nains, mes frères ! Nous sommes rassemblés en ce lieu pour fêter la fin de notre année deservice sur cette planète : à l’heure où je vous parler une nouvelle armée est en route pour nousrelever. »L’assemblée martela les tables de ses poings.« A notre arrivée, la situation était catastrophique, voir perdue. Bien peu de personnes auraientparié sur notre victoire. Et bien pourtant, envers et contre tout, nous avons tenu et vaincu ! »Nouveaux martèlements de table.
 
« Je ne dis pas que cette victoire est un hasard, ni qu’elle revient à une seule personne, mais àtous. Si vous n’aviez pas repoussé l’ennemi ou pu accomplir les offensives que nous avionspréparé, nous serions tous des cadavres froids et dévorés par les charognards à l’heure qu’il est ».Nouveaux martèlements.« Toutefois… J’aimerai que nous n’oubliions pas nos frères tombés au combat. (L’ardeur de la salleretomba d’un coup) Nombre d’entre vous ont perdu un proche ou un ami durant cette année, quece soit au combat ou non. J’aimerai que ce soir nous trinquions à leur mémoire car, sans leursacrifice, nous ne serions peut-être pas ici et que les oublier reviendrait à devenir ce que nouscombattons : des êtres sans cœur, dépourvus d’âme. Arch zêlnah !-Arch zêlnah ! »Les Nains se tinrent une minute au garde-à-vous dans le silence. A la fin de ce laps detemps, Gurdil but d’une traite sa chope, imité par le reste des convives. La trompette résonna denouveau et les Serviteurs firent leur réapparition, apportant cette fois-ci le repas (ours à la bière, jambons, rôtis,…) et la boisson (bières, vin et hydromel).« Dis donc ils se sont surpassés aux cuisines cette fois : cela fait une éternité que je n’avais pas faitde repas aussi délicieux.-C’est vrai que c’est bon, confirma Karsk, la bouche plein d’ours à la bière. Ca change des rationsde combat et de cet immonde gruau que les gens du HC n’ont jamais dû ne serait-ce que sentir,pour avoir l’idée de le laisser en aliment principal des armées.-C’est sûr… Mais bon au moins avec ça, ils sont sûr de faire marcher l’industrie agro-alimentaire etde rédu… »Soudain les portes de la Grande Salle s’ouvrirent avec fracas, ce qui eut pour effet de fairese lever et dégainer l’ensemble des convives. Même s’ils étaient sécurité au sein du bunker qu’étaitle Quartier-Général, les Nains avaient pris l’habitude de se promener avec une arme, même unsimple couteau. Les convives rengainèrent rapidement leurs armes quand ils virent que « l’intrus »était l’officier responsable des communications de l’équipe de nuit. Celui-ci traversa la Grande Salleen courant et s’arrêta de justesse devant la table où Gurdil et l’état-major dînaient.« Lieutenant Thorak… au rapport… Seigneur, fit l’officier à bout de souffle.-Repos Lieutenant. Prenez le temps de reprendre votre souffle.-Merci… Mais pas le temps… Les Humains ont … lancé… une attaque massive… sur tous lesSecteurs… Besoin de vous… à la Salle Tactique… immédiatement.-Oh bon sang de boudiou de cagaou de tiounque de coun dou diable !, jura Gurdil en se levantbrusquement. Sonnez le rassemblement général et mettez l’ensemble du camp en alertemaximale. Général, vous vous occuperez d’expliquer la situation à la Flotte, et dites leur de se tenirprêt à débarquer les réserves, demanda le Chef de Guerre en s’adressant à Karsk.-A vos ordres », fit celui-ci avant de composer un court code sur le boitier installé sur son avant-bras gauche.Une alarme se déclencha dans la salle, ainsi que dans toute la base et le camp. Des lumièresrouges se mirent à clignoter à une fréquence précise, indiquant ainsi à tout le monde ledéclenchement de l’alerté maximale et la mobilisation de toutes les forces armées possibles. S’ensuivit alors une ruée massive des convives vers l’extérieur de la Grande Salle et, plus précisément,vers les quartiers personnels et armureries du Quartier-Général. La machine de guerre Naine allaitse mettre en route.
Chapitre 03 : Ordre : tenir coûte que coûte.
Cela ne faisait que trente minutes que les Humains avaient débuté leur attaque mais Orïn,Phalange de première classe, avait l’impression que le triple de temps c‘était écoulé. Etant degarde sur le mur A-37b3 du Secteur Douze avec son escouade, ils avaient essuyé de plein fouet lacharge d’une compagnie blindé ennemie, composée de pas moins de trois cent hommesd’infanterie et cinquante véhicules. Les mines et tourelles automatiques disséminées devant lesfortifications. Les avaient retardés assez pour permettre à l’artillerie de se mettre en place etd’entamer un bombardement qui avait brisé leur assaut. L’artillerie Humaine avait alors donné dela voix, empêchant aux Nains de répliquer pour stopper la nouvelle vague d’assaut. Et maintenantl’escouade d’Orïn –l’escouade Phyos- faisait feu avec toutes les armes dont elles disposaient, afinde maintenir le flot d’Humains le plus loin possible des fortifications… Mais cela ne marchait pastout le temps : par deux fois, les Démonistes (=les Humains qui, ici, sont au service de Démons)étaient parvenus à prendre pied sur le mur, obligeant les Nains à troquer pour quelques tempsleurs fusils contre leurs haches, pour repousser les assaillants. Cela n’avaient pas pris longtemps, etaucune perte n’était à déplorer du côté Nain, mais cela avait permis aux Humains encore en bas dese rapprocher un peu du pied du mur… Alors les Nains redoublaient d’effort pour les repousser,comme n’importe lequel des soldats du camp cette nuit. L’ordre était de tenir coûte que coûte letemps que la contre-attaque se mette en place, et c’est ce que l’escouade Phyos faisait…
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