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Règles professionnelles et code de déontologie
 juriste de droit public
— Février 2009 —
Un exemple de «
 
règles professionnelles
 
»prises par décret
 
: les conseillers en géné-tique.Ne pas confondre «
 
règles de bonnes pra-tiques
 
» et «
 
règles professionnelles
 
»
 
: l’ex-emple ci-dessous est destiné à éclaircircette distinction.
Ci-dessous
 
:1. La loi (articles de la partie législative duCode de la santé publique) habilitant legouvernement à promulguer des règlesprofessionnelles par décret pour la profes-sion visée. En effet, des règles profession-nelles relèvent du détail de la compétenceréglementaire, la loi ne peut poser que lesgrands principes, en l’occurrence le prin-cipe que des règles professionnelles doi-vent être fixées par décret.2. Le décret fixant les règles professionnel-les pour les conseillers en génétique, com-portant ces règles elles-mêmes. Ces règlessont inspirées, “décalquées”, de celles cla-ssiques contenues habituellement dans uncode de déontologie. Cependant, puisqu’iln’y a pas d’ordre professionnel des conseil-lers en génétique, l’on parle tant dans la loihabilitante que dans le décret de «
 
règlesprofessionnelles
 
», et non de «
 
code de dé-ontologie
 
». C’est une question de termino-logie, mais essentielle. Lorsque l’on em-ploie l’expression «
 
code de déontologie
 
»,c’est que l’on fait référence à un ordre pro-fessionnel. Lorsqu’il n’y a pas d’ordre pro-fessionnel existant ou envisagé, en droitl’on parle de «
 
règles professionnelles
 
», co-mme l’on voit l’expression employée ci-dessous à la fois par la loi et par le décretfixant ces règles pour les conseillers en gé-nétique. L’on voit en quoi consistent ces«
 
règles professionnelles
 
» dans le texte dudécret ci-dessous créant des articles ré-glementaires «
 
R.
 
» au Code de la santé pu-blique pour recueillir ces «
 
règles profes-sionnelles
 
» — mais des règles profession-nelles n’ont pas forcément à figurer dans uncode.
L’on voit au passage que l’art. R.
 
1132-5du Code de la santé publique, résultantd’un décret et fixant les «
 
conditions d’ex-ercice
 
» des conseillers en génétique, pré-voit que ceux-ci exercent exclusivementpar «
 
délégation
 
» d’un médecin.
La notionde délégation existe donc d’ores et déjàdans le Code de la santé publique, et pour-rait être appliquée à d’autres professionsintervenant dans le champ de la santé. Ils’agit de «
 
décret en Conseil d’État
 
», ce quidonne encore plus de poids à cette notionde délégation.
~~~≈≈≈≈~~~Exemple de règles professionnelles récen-tes prises par décret
 
: la «
 
profession deconseiller en génétique
 
», loi habilitante etdécret du 3 octobre 2007C
ODE DE LA SANTÉ PUBLIQUE
(Nouvelle partie Législative)
 
Chapitre II
 
:
Profession de conseiller engénétique
 
 Article L.
 
1132-1
 Le conseiller en génétique, sur prescriptionmédicale et sous la responsabilité d’unmédecin qualifié en génétique, participe ausein d’une équipe pluridisciplinaire
 
:
 
 
 À la délivrance des informations etconseils aux personnes et à leurs famillessusceptibles de faire l’objet ou ayant faitl’objet d’un examen des caractéristiquesgénétiques à des fins médicales défini àl’article L.
 
1131-1, ou d’une analyse aux finsdu diagnostic prénatal défini à l’articleL.
 
2131-1 ;
 
 À la prise en charge médico-sociale, psy-chologique et au suivi des personnes pourlesquelles cet examen ou cette analyse estpréconisé ou réalisé.La profession de conseiller en génétiqueest exercée dans les établissements desanté publics et privés participant au ser-vice public hospitalier autorisés à pratiquerdes examens des caractéristiques généti-ques à des fins médicales ou des activitésde diagnostic prénatal, ainsi que dans lescentres pluridisciplinaires de diagnosticprénatal.
 
 
 Article L.
 
1132-2
 
Les modalités d’application du présentchapitre sont déterminées par décret enConseil d’État, et notamment
 
:
 
 
Les conditions de formation, de diplômeet d’expérience nécessaires pour exercer laprofession de conseiller en génétique
 
; lesconditions reconnues équivalentes et le ré-gime d’autorisations dérogatoires délivréespar le ministre chargé de la santé
 
;
 
Les conditions d’exercice et les règlesprofessionnelles.
 
Décret nº 2007-1429 du 3 octobre 2007relatif à la profession de conseiller en gé-nétique et modifiant le code de la santépublique (dispositions réglementaires)
 (http://tinyurl.com/c3zkyu )Le Premier ministre,Sur le rapport de la ministre de la santé, dela jeunesse et des sports,Vu le code de la santé publique, notam-ment ses articles L.
 
1132-1 et L.
 
1132-2 ;Vu le code pénal
 
;Le Conseil d’État (section sociale) entendu,Décrète
 
:
 
 Article 1
er
 Dans le titre III
«
 
Examen des caractéristi-ques génétiques, identification génétique et recherche génétique
 
»
du livre I
er
 
«
 
Protec-tion des personnes en matière de santé
 
»
dela première partie
«
 
Protection générale de la santé
 
»
du code de la santé publique
 
:I.
 
 
Le chapitre II
«
 
Dispositions pénales
 
»
de-vient le chapitre III.II.
 
 
Il est créé un chapitre II nouveau ainsirédigé
 
:«
 
Chapitre II«
 
Profession de conseiller en génétique
 «
 
Section 1«
 
Personnes autorisées à exercer la profes-sion (cf.http://tinyurl.com/c3zkyu )«
 
Section 2«
 
Conditions d’exercice et règles profes-sionnelles
 «
 
Sous-section 1«
 
Conditions d’exercice
 «
 
 Art. R.
 
1132-5. –
Le conseiller en généti-que exerce sur prescription médicale sousla responsabilité d’un médecin qualifié engénétique et par délégation de celui-ci.
Il aun exercice salarié au sein d’une équipepluridisciplinaire dans un établissement desanté, notamment au sein des centres plu-ridisciplinaires de diagnostic prénatal men-tionnés à l’article R.
 
2131-12.«
 
 Art. R.
 
1132-6. – Le conseiller en génétiquene peut exercer une autre activité profes-sionnelle que si un tel cumul est compatibleavec la dignité et la qualité qu’exige sonexercice professionnel.«
 
Sous-section 2«
 
Règles professionnelles
 «
 
 Art. R.
 
1132-7. – Le conseiller en génétiqueexerce sa profession dans le respect de lavie et de la personne humaine.«
 
Il agit en toutes circonstances dans l’inté-rêt des personnes, qui le consultent dont ilrespecte la dignité et l’intimité.«
 
 Art. R.
 
1132-8. – Lorsque le conseiller engénétique a accepté la prise en charged’une personne, il est tenu d’assurer le suiviet la continuité de cette prise en charge.«
 
 Art. R.
 
1132-9. – Le conseiller en génétiquen’accomplit que les actes professionnelsqui relèvent de sa compétence en vertu desdispositions prévues à l’article L.
 
1132-1 .«
 
 Art. R.
 
1132-10. – Les conseillers en géné-tique et les stagiaires en cours de formationde conseiller en génétique sont soumis ausecret professionnel dans les conditionsénoncées aux articles 226-13 et 226-14 ducode pénal.«
 
Le secret couvre non seulement ce qui aété confié, mais aussi ce qui a été vu, lu,entendu, constaté ou compris.«
 
Le conseiller en génétique instruit les per-sonnes qui l’assistent de leurs obligationsen matière de secret professionnel et veilleà ce qu’elles s’y conforment.«
 
 Art. R.
 
1132-11. – Le conseiller en généti-que applique et respecte la prescriptionmédicale, ainsi que, le cas échéant, les pro-tocoles de prise en charge que le médecinprescripteur a définis.«
 
Il demande au médecin prescripteur uncomplément d’information chaque fois qu’ille juge utile, notamment s’il s’estime insuf-fisamment éclairé.«
 
Le conseiller en génétique communiqueau médecin prescripteur toute informationen sa possession susceptible de concourirà l’établissement du diagnostic ou de per-mettre une meilleure adaptation du traite-ment en fonction de l’état de santé du pa-tient et de son évolution.
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