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Les finesses de l’article 52 relatif au titre de psychothérapeute,compte tenu de la nouvelle fiche métier des psychologuesdans la fonction publique hospitalière et duRapport Couty 
 juriste de droit public
— Décembre 2008 – Février 2009 —
Les observations qui suivent sont inspiréespar l’article 52 de la loi du 9 août 2004 cré-ant le titre de psychothérapeute
1
et portentsur les conséquences de ceci, directementprévisibles pour le recrutement des per-sonnes titrées psychologues dans la fonc-tion publique hospitalière, F
PH
. Un élémentrécent vient s’ajouter pour renforcer cesobservations
 
: la
publication début décem-bre 2008 de lanouvelle fiche métier «
2
. Contrairement àl’ancienne fiche, qui comportait à la rubri-que «
 
activités
 
» l’indication des «
 
psycho-thérapies
 
», la nouvelle fiche concernantles psychologues ne comporte plus nullepart cette mention
. Ceci fait donc attendrela création d’une nouvelle fiche métier,concernant celui de «
 
psychothérapeute
 
» —autrement, l’on se demanderait par qui se-raient désormais assurées les psychothéra-pies dans la F
PH
.Il faut bien saisir ce que l’article 52 n’énon-ce pas à propos des psychologues. Il ne di-spose pas que «
 
les psychologues serontpsychothérapeutes de droit
 
». Cet article in-dique non pas ce que seront les psycholo-gues mais ce que, ou plutôt qui, seront lespsychothérapeutes.Seront habilités à faire usage du titre depsychothérapeute, entre autres, ceux despsychologues qui demanderont leur inscri-ption sur les listes des psychothérapeutes.Par conséquent les psychologues qui nedemanderont pas leur inscription ne serontpas psychothérapeutes, ni de droit, ni “pasde droit”. Dès lors, on ne peut pas dire que«
 
les psychologues seront psychothérapeu-tes de droit
 
»
 
: ce n’est pas ce qu’énoncentles dispositions de l’article 52.Maintenant, supposons un psychologue dela F
PH
qui possède par ailleurs le titre d’in-génieur, par exemple en informatique. Aumotif qu’il possède le titre d’ingénieur en in- 
formatique, cet agent de la F
PH
va-t-il leplus probablement faire de l’ingénierie in-formatique à l’hôpital, alors qu’il a été re-cruté comme psychologue
 
? Certainementpas. Donc, un psychologue, recruté commepsychologue dans la F
PH
, même s’il possè-de par ailleurs le titre de psychothérapeutene fera pas nécessairement des psychothé-rapies à l’hôpital. Et il n’en fera pas si sa fi-che métier de psychologue n’indique pas(et a fortiori, n’indique plus, par une modifi-cation expresse de décembre 2008) qu’il enfera. Si, de plus, il est établi ensuite unenouvelle autre fiche métier, pour les «
 
psyc-hothérapeutes
 
» celle-là, qui comporte, elle,l’activité de «
 
psychothérapies
 
» indiquée, uncertain tour sera joué.Entendons bien que ce sont des personnestitrées psychothérapeutes qui seront recru-tés sur le nouveau métier de psychothéra-peute. Ces personnes titrées psychothéra-peutes seront
 par ailleurs
titrés psycholo-gues. Mais comme elles auront été recru-tées comme psychothérapeutes, (et noncomme psychologues, ou ingénieurs en in-formatique), c’est la fiche métier «
 
psycho-thérapeute
 
» qui s’appliquera à ces agents,ainsi que le statut à créer de «
 
psychothéra-peute dans la F
PH
 
», et non la fiche métier etle statut de psychologue.Les agents qui seront
 par-ailleurs-psycholo- gues
, mais qui auront été recrutés commepsychothérapeutes, seront ainsi soumis austatut des psychothérapeutes, et non au st-atut des psychologues (pas plus qu’à celuid’ingénieur en informatique). Ainsi le ministère et les administrations dela F
PH
pourront se débarrasser progressive-ment des postes de psychologues, et par lamême occasion de ce qui les insupporte, lestatut des psychologues dans la F
PH
 
3
F
4
 ). Les postes de ps-ychologue qui se libéreront seront rempla- 
 
 cés par des postes de psychothérapeute,et ceux qui occuperont ces postes de psy-chothérapeute, même s’ils sont titrés psy-chologues par ailleurs, ne bénéficieront pasdu statut des psychologues, mais serontsoumis à celui de psychothérapeute, pos-tes sur lesquels ils auront été recrutés. Etpour ces postes de psychothérapeutes,
exit
 le temps F
IR
et le reste du statut des psy-chologues. Il s’agit de la disparition progre-ssive des postes de psychologues, au profitde postes de psychothérapeutes, qui se-ront des agents d’exécution comme les au-tres, soumis à l’hôpital au corps médicalcomme les autres
 
; qui ne dépendront plusdirectement des directeurs comme c’est lecas des psychologues, mais dépendront dela hiérarchie médicale, etc.Il ne s’agit pas de priver à l’avenir de recru-tement les personnes ayant le titre de psy-chologue, il s’agit au contraire de les recru-ter sur des postes de psychothérapeutes àcréer, et donc avec un statut qui ne serapas celui actuel des psychologues dans laF
PH
. Le marché des postes ne va pas se ré-trécir pour les personnes titrées psycholo-gues, au contraire, simplement ce ne seraplus sous le même statut.Et le tout, sans toucher au statut des psy-chologues dans la F
PH
. Ainsi se sera faufilé le bon vieux droit quiest celui du plus fort, celui qui fait en l’es-pèce les décrets et les statuts et les postesdans la F
PH
. L’administration du ministèrede la Santé est dirigée par des médecins, etpas par des psychologues. C’est le minis-tère de la Santé, et pas les psychologues,qui décide de ce qui advient dans la F
PH
.
~~~≈≈≈≈~~~ A
DDITION
,
FÉVRIER
 
5
, comporte des men-tions relatives aux psychologues et auxpsychothérapeutes
, qui viennent encorerenforcer le sens des observations qui pré-cèdent. Voici les passages concernés durapport Couty.
Note
 
: Les «
 
GLC
 
» préconisés sont des«
 
Groupements Locaux de Coordination
 pour la santé mentale, comprenant unconseil local pour la santé mentale, et pla-cés sous la responsabilité des futures agen-ces régionales de santé (ARS)
 
».
p. 12 et p. 36<<
 
6. M
ÉTIERS
 Recommandation nº12
 
:
Préparer
, par la concertation avec tous les pro-fessionnels concernés,
une nouvelle répartitiondes tâches, des champs de compétence etdes responsabilités. Ménager la possibilitéd’expérimenter sous l’égide de l’observatoirenational des professions de santé, différentesformules de coopération
entre les psychiatreset les infirmiers spécialisés en santé mentale, et
entre les psychiatres et les psychologues
.
 
>>p. 13 et p. 38<<
 
1.5.4.
Les psychologues
 La commission estime souhaitable que soientcréées les conditions d’exercice pratique et destage telles que, les futurs psychologues appe-lés à exercer en santé mentale au sein des GLCou des établissements de soins, soient confron-tées durant leur formation à des situations clini-ques complexes.Dans ce nouveau contexte il pourrait être
utilede mieux définir le rôle et les missions despsychologues dans les équipes de soins àl’hôpital, en structure privée, dans les GLC.Ceci pose les questions de la compétence dé-léguée au psychologue, de la reconnaissancede sa capacité à accompagner une thérapie,de la reconnaissance de la nature des actesréalisées.
 Des travaux de réflexion et de concertationsont, par ailleurs, en cours sur ces différentspoints, ils n’ont donc pas été abordés de ma-nière approfondie dans le cadre des travaux decette commission qui tient cependant à signalerl’
opportunité qu’il y aurait à reconnaître et àvaloriser les actes professionnels des psycho-logues, dès lors que ces derniers sont habili-tées à accomplir ces actes, ou encore, dèslors qu’ils auraient volontairement opté pourun éventuel statut de professionnels de santé
.Recommandation nº17
 
: Ouvrir le concours pourle recrutement dans les établissements publicsde santé aux candidats disposant d’un masterprofessionnel clinique avec un stage cliniqueobligatoire.
 
>>
Sur les psychothérapeutes
 , les mentions du rapport sont succinctes, mais on voit bien l’arti-culation implicite avec les mentions concernant les psychologues
 
:
p. 43<<
 
Évaluer les modalités d’accès aux soins psy-
 
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