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Diriger une fondation motivée par les valeurs et l'éthique

Diriger une fondation motivée par les valeurs et l'éthique

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Published by Pierre-Albert Hayen
Le codirecteur d'une importante fondation caritative, qui est aussi un fidèle de Sai Baba, partage sa vision d'une gestion éthique, pratique et efficace.
Le codirecteur d'une importante fondation caritative, qui est aussi un fidèle de Sai Baba, partage sa vision d'une gestion éthique, pratique et efficace.

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Published by: Pierre-Albert Hayen on Feb 26, 2013
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DIRIGER UNE FONDATION
MOTIVÉE PAR LES VALEURS ET L’ÉTHIQUE
 
 Après avoir travaillé dans un certain domaine pendant plus de trente ans, on confia des
responsabilités dans un tout nouveau domaine à l’auteur qui
souhaite rester anonyme. Avec très
peu d’expérience dans les affaires, il se retrouva codirecteur d’une fondation caritative de
plusieurs millions de dollars.
L’autre
 
codirecteur n’avait également pratiquement aucune
expérience antérieure dans les affaires.
L’aute
ur et son associé se retrouvèrent dans un mondeentièrement nouveau où ils devaient superviser les deux gestionnaires de fonds
d’un grosportefeuille d’actions, les dons généreux octroyés à des associations caritatives, contrôler les
programmes financés par la fondation,
 vérifier l’adhésion des associations caritatives aux clausesd’attribution des subventions, diriger l’équipe juridique ayant constitué la fondation, garantirl’observation de toutes les lois
pertinentes, superviser le comptable et gérer les opérationsquotidiennes de la fondation. Et à côté de ces tout nouveaux rôles, tous les deux devaientconserver leurs professions respectives.
 A présent, l’auteur partage avec nous comment il a géré la multiplicité de ces tâches et comment il
a surfé sur les marchés financiers versatiles
en essayant de s’accrocher solidement aux valeursspirituelles qui le stimulaient de l’intérieur.
Peut-on actuellement réussir sur les marchés financiers sans faire de compromis moral ? Les
affaires et l’altruisme peuv 
ent-ils être gérés sur la pierre de touche du même ensemble de valeurs ?La pensée même de viabilité financière spirituellement garantie est-elle un oxymore ? Tout en apportant un éclairage sur quelques-
unes de ces questions sensibles, l’auteur est promp
t à
signaler qu’il ne se considère pas comme un ‘’héros de la conscience’’, mais plutôt commequelqu’un qui s’efforce de faire de son mieux pour vivre les valeurs mises en avant par Swami
dans tous les secteurs
de sa vie. Il veut qu’il soit clair qu’il y a eu beaucoup d’échecs en cours de
route, comme il y a eu beaucoup de succès, mais il estime que tout ceci est un processus
d’apprentissage mis en place par Swami.
 
C’est ainsi qu’il partage ici deux histoires,
l
’une que l’onpourrait considérer comme un exemple des valeurs en action et l’autre comme un exemple de
lacune dans le fait de vivre en conformité avec les valeurs.
L’auteur
entendit pour la première fois parler de Bhagavan Sri Sathya Sai Baba en 1969, mais ce
n’est que 27 ans plus tard,
en
1996, qu’il lui
rendit visite pour la première fois. Avec ma nomination comme codirecteur de cette grosse fondation caritative, je réalisai vite que
j’avais beaucoup à apprendre dans des matières dont je n’avais pra
tiquement aucunecompréhension ni aucune expérience. Il devint clair que non seulement je devais connaître cesmatières, mais que je devrais les connaître dans les plus brefs délais.
Un des premiers domaines qu’il fallait aborder était l’apprentissage des
actions, des obligations etdes investissements en général. Comme novice, je décidai que je devais lire et étudier la meilleuredocumentation disponible.Conformément aux conseils de Swami prodigués aux étudiants de maîtrise de gestion de sonuniversité qui sont repris dans
Man Management
, je décidai aussi d’apprendre directementauprès de ceux qui étaient dans ce business. Par bonheur, l’équipe des investissements que notre
 
fondateur avait utilisée pendant de nombreuses années se rendit disponible et fut très heureuse de
m’apprendre.
 Je passai de longues heures au téléphone avec eux et bien que leurs bureaux étaient situés dansune autre ville,
je m’y rendis pour les rencontrer, pour voir le site des transactions et pour avoirun enseignement plus ‘’personnalisé’’. Eux aussi vinrent dans les bureaux de la fondation pour
une formation complémentaire.
Une partie de l’apprentissage impliquait de savoir déterminer ce qui constituait un investissement
sûr et sain qui promettait aussi un bon rendement pour que nous puissions distribuer plus aux
associations caritatives que nous soutenons. Parce que je pensais que c’était vraiment la fondation
de Swami, je voulais être certain
que tous nos investissements s’alignent sur les valeurs qu’i
lenseigne. Par conséquent, je ne me focalisai pas seulement sur le potentiel de croissance à long terme de chaque investissement
, mais j’évaluai aussi chacun d’eux avec à l’esprit
ces valeurs. Jeposai des questions, comme :1.
 
Le produit ou le service fourni était-il de la plus haute qualité ?2.
 
Bénéficiait-il à autrui ?3.
 
 Y avait-
il des impacts négatifs sur l’environnement
?4.
 
Le personnel était-il traité équitablement ?5.
 
Les sociétés étaient-elles financièrement responsables et fiscalement saines ?6.
 
 Adhéraient-elles à de bonnes pratiques éthiques ?7.
 
Faisaient-elles preuve
d’une bonne moralité, d’une bonne éthique et de bonnes pratiques
commerciales ?
ÉVALUATION DE LA VALEUR RÉELLE
 Je décidai de passer en revue chacune des sociétés dont nous détenions des actions et je fus
satisfait de constater que la majorité d’entre elles répondaient aux critères des valeurs, cela étant
dû en grande partie à nos gestionnaires de fonds qui sont également
des personnes d’une grandeéthique et d’une grande moralité
. Il y avait toutefois quelques problèmes et les actions qui nerépondaient pas à nos critères furent retirées de notre portefeuille. Il y avait un cas notable dont
j’aimerais vous faire part. Il impliquait
une société au développement rapide qui nous offrait untaux de rendement très élevé sur notre investissement et qui en surface paraissait répondre à tousles critères mis en exergue.
 ANNHIHILER L’INCOHÉRENCE ENTRE LES VALEURS ET LES
PRATIQUES COMMERCIALES
Cette société particulière avait comme filiale une grosse exploitation laitière en Amérique du Sud.En examinant les données concernant cette entreprise, les vaches semblaient être bien traitées et
on ne leur injectait pas d’hormones pour forcer des niveaux de production de lait anormaux, une
p
ratique en vogue dans beaucoup d’exploitations laitières.Mais si on lisait tous les petits détails, il était brièvement fait mention d’un ‘’recyclage’’ des vaches. Je n’avais aucune idée de ce que cela signifiait et je
pris contact avec notre conseiller en
investissement pour lui demander de vérifier auprès de l’entreprise.
 
Il s’avéra que l’entreprise était copropriétaire d’un abattoir et que lorsque les vaches neproduisaient plus de lait, on les y amenait pour être ‘’recyclées’’. Même si je ne me sen
s pas ledroit de dire à qui que ce soit de ne pas manger de la viande (en fait, ni mon codirecteur, ni aucun
membre de l’équipe d’investissement ne sont végétariens), je réagissais viscéralement à l’idéed’être impliqué dans des affaires avec une entreprise commerciale qui était copropriétaire d’un
abattoir.
 Je discutai avec l’autre codirecteur et
lui fis part de mes sentiments et il accepta de me laisser faire
comme je l’entendais dans cette situation. Je pris
ensuite contact avec notre équipe
d’investi
ssement pour lui signaler que je voulais vendre. Celle-ci ne fut pas favorable à madécision et insista sur le fait que
l’action rapportait beaucoup et qu’elle avait un
potentiel énormede croissance et de rendement. Elle me recommanda vivement de ne pas vendre ou tout au
moins d’attendre jusqu’à ce qu’elle stoppe sa forte augmentation en valeur qui était en cours (cela
se passait à une époque où le marché boursier se portait plutôt bien et où la valeur de cette actionaugmentait tous les jours de manière importante).Même si je comprenais son point de vue et si
c’était son job de maximiser notre rendement, je nepouvais pas accepter sa recommandation et lui enjoignis de vendre immédiatement l’action, cequ’elle fit. Nous investîmes l’argent dans une autre
entreprise qui répondait à toutes nosexigences et qui démontrait aussi un bon potentiel (même si on pensait que sa réalisation ne serait
pas aussi rapide qu’avec la première action).
NOTRE PORTEFEUILLE BASÉ SUR LES VALEURS FAIT MIEUXQUE LE MARCHÉ
L’épilogue de cette expérience fut que les conseillers avaient raison, à court terme. L’action que
nous avons vendue augmenta bien pendant un moment, mais pour une raison que je necomprends toujours pas, elle baissa
fortement (ceci s’est passé longtemps avant la baisse générale
du marché.) Ceci dit entre parenthèses, la seconde action poursuivit sa lente croissance et puisbrusquement, pour une raison aussi inconnue, sa valeur augmenta fortement.Et elle continue de bien se porter, même dans le marché actuel. En fait,
l’ensemble de
notreportefeuille basé sur les valeurs continue de se montrer nettement plus performant que le marché,même avec la récession actuelle.
Un autre fait intéressant, c’est que mon codirecteur et l’un desgestionnaires de fonds s’intéressent maintenant à Swa
mi et
qu’ils
projettent de visiter PrasanthiNilayam dans un proche avenir. Je ne veux
certainement pas laisser l’impression à qu
iconque que je réussis toujours à suivre lesenseignements de Swami. En fait, je remarque beaucoup plus mes échecs que mes succès. Ilarrive que je trébuche et que mon ego tente de diriger le show. Cela devient plus mes projets et ce
que je désire en termes d’objectif plutôt qu’
adhérer aux valeurs. Je souhaite
 vous faire part d’unexemple de manque d’ad
hésion aux valeurs où je me suis trop focalisé sur le but.
RAPPROCHER DEUX ASSOCIATIONS CARITATIVES
Cette expérience concerne deux associations caritatives que la fondation soutient. La première estune clinique caritative bien établie qui fournit des services médicaux, dentaires et psychiatriques à
une population à faibles revenus et sans abri d’une grande agglomération.
Elle propose desexamens, des tests, des traitements et des médicaments à des prix très bas ou gratuits. Son unique

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