Pour rester dans les inormations col-portées par les journaux, est-ce vrai quec’est vous qui aviez conseillé la directionde l’Inter de s’attacher les services del’entraîneur José Mourinho ?
C’est du n’importe quoi.Massimo Moratti présidel’Inter de Milan depuis deuxdécennies et, par consé-quent, ce n’est pas un intrusdans le monde du ootball.Par ailleurs, Mourinho n’estplus à présenter, à voir cequ’il a ait avec Porto et Chel-sea. Aucun d’eux n’avait doncbesoin de quelqu’un pour jouer les intermédiaires. Celadit, ma relation avec les deuxhommes est excellente.
Est-ce cette excellenterelation qui a avorisé la poursuite de votre parcours avec l’Inter ?
C’est une décision prise avec la direction duclub, car on avait besoin de mes services, no-nobstant le nom de l’entraîneur. Cependant, jene nie pas que j’étais avorable à la désignationde José Mourinho comme entraîneur.
Il se dit aussi qu’une orte amitié vouslie à lui…
On a dit cela lorsque j’avais déclaré publi-quement que je soutenais son arrivée, mais ilest vrai que je le connais depuis longtemps, de-puis le début de sa carrière d’entraîneur, et nosrelations ont toujours été bonnes.
Qu’est-ce qui vous plaît en lui ?
Je pense que Mourinho a une personnalitécharismatique du ait de son riche palmarès etde son style de travail. Autant il est rigoureuxet parois même dur avec les joueurs, autant illes déend à chaque occasion devant les mé-dias en disant courageusement ce qu’il pensesans craindre personne.
Est-ce vrai que le propriétaire et prési-dent du club, Moratti, vous a proposéd’intégrer la direction après votre re-traite ?
Les projets qui me sont proposés pourl’après-ootball sont nombreux, mais je ne veuxrien anticiper, car je n’ai pris aucune décision jusqu’à maintenant. Qui sait ? Peut-être que jen’arrêterai pas à l’issue de la présente saison.
En parlant de retraite, des observateursont désigné Quaresma comme votre successeur au sein de la sé-lection du Portugal. Qu’en pen-sez-vous ?
Personnellement, je n’ai désigné personnepour me succéder, pour la simple raison quel’école portugaise possède de nombreux talentsqui peuvent me remplacer ou remplacer n’im-porte quel autre joueur. Cela dit, Quaresma esttalentueux et possède un gros potentiel.
Il ne s’est cependant pas imposé au seinde l’Inter, ce qui a amené le club à le prê-ter à Chelsea…
Ricardo (Quaresma, ndlr) n’a pas échouéau sein de l’Inter, puisqu’il a été seulementprêté à Chelsea et non pas mis sur la liste destranserts. Sa présence provisoire dans un clubde l’envergure de Chelsea est loin d’être déva-lorisant pour lui.
A l’inverse de Quaresma, votre anciencoéquipier David Beckham s’est imposéau Milan AC…
Beckham est un ami et pas seulement unancien coéquipier. Son excellent rendement auMilan AC n’est une surpriseque pour ceux qui sous-es-timent son talent et son as-siduité au travail.J’ai été trèscontent pour luilorsqu’il a rejointMilan et je l’enavais élicité.Lorsqu’il était ar-rivé, des journa-listes et observateursavaient assimilé sa signature à un coup de mar-keting, comme si Beckham était un acteur etnon pas un ootballeur proessionnel degrande qualité.
Féliciteriez-vous votre coéquipier Zla-tan Ibrahimovic s’il venait à gagner leBallon d’Or ?
Je lui souhaite de tout cœur qu’ilremporte ce trophée un jour. Je sais qu’iln’est pas acile de remporter le Ballond’Or, mais il le mériterait du ait de sesperormances régulières avec l’Inter et lasélection de la Suède.
Moratti a armé que Ibrahimovichpourrait remporter le Ballon d’Or, àla seule condition d’être soutenu parune campagne média-tique. Qu’en pensez- vous ?
Il a plus ou moinsraison, mais je penseque les chances de Ibra-himovic seraient décu-plées par une victoire del’Inter en Ligue deschampions. C’est pourça que je dis que pour atteindre son ob- jecti, Zlatan a plus besoin de nous, sescoéquipiers, que d’une campagne mé-diatique.
En attendant un éventuel sacre deIbrahimovic, la chance a souri, cetteois-ci, à Cristiano Ronaldo…
Son sacre m’a rendu heureux et j’aiété l’un des premiers à le éliciter. C’estune erté pour nous Portugais. C’est letroisième joueur de notre pays à rem-porter le Ballon d’Or, après Eusebio en1965 et moi-même en 2000. Ce qui dé-montre que l’école portugaise a toujoursété productrice de talents.
Ne pensez-vous pas que ce sacre rendCristiano Ronaldo le plus à même deporter, comme vous, le numéro 7 et lebrassard de capitaine ?
C’est un joueur au grand potentiel etil l’a démontré avec Manchester Unitedet la sélection du Portugal. Remporter leBallon d’Or n’est pas une surprise et il se-rait naturel qu’il porte le numéro 7 et lebrassard de capitaine en sélection.
Que vous rappelez-vous de Zidane ?
Comme je vous l’ai dit plus haut, j’aieu la chance de côtoyer de grands cham-pions, dont Zidane qui a remporté tousles titres dont rêve un joueur proes-sionnel. Il a été décisi dans deux titresmajeurs remportés par la France : laCoupe du monde en 1998 et l’Euro-2000. De même, il a laissé son empreinte danstous les clubs par lesquels il est passé.
Ne pensez-vous pas qu’il a arrêté relati- vement tôt ?
Je ne le pense pas, carla décision d’arrêter n’estpas acile à prendre.Connaissant Zidanesensé et pondéré dansses prises de décisions, ila certainement mis unterme à sa carrièrelorsqu’il a jugé le mo-ment opportun.
Quelle appréciationaites-vous de cequi lui est arrivéavec Materazzi enfnale de Coupe dumonde ?
Ce qui s’est passé ar-rive dans toutes les compétitions. Ce sont lesmédias qui ont exagéré le ait. Autrement, laquestion aurait été réglée sur-le-champ.
Des journalistes pensent que vous êtesla personne la mieux indiquée pour ré-concilier les deux hommes…
Je ne crois pas qu’ils aient besoin d’un mé-diateur pour une réconciliation. Ils ont plutôtbesoin qu’on ne donne pas de très ortes pro-portions à l’afaire. Je persiste à dire que l’inci-dent aurait été clos à l’époque, s’il avait étécirconscrit à sa dimension naturelle. Si j’étaisconvaincu que j’avais la solution en main, j’au-rais pris l’initiative de la médiation sans qu’onme le demande.
Que vous rappelez-vous de Madjer ?
C’est l’un des plus grands joueurs de l’his-toire du FC Porto, dont il a été l’un des joueursessentiels pour la victoire en Coupe d’Europedes clubs champions. Et de quelle manière !out le public sporti au Portugal se rappelleavec admiration et erté le but magniquemarqué du talon, l’un des plus beaux de l’his-toire de la compétition. Madjer a gravé sonnom en lettres d’or dans l’histoire du club. Jepense même que son apport a été bénéquepour tout le ootball portugais et il est naturelque Porto et tous les Portugais lui soient re-connaissants.
Que connaissez-vous du ootball algé-rien ?
Malheureusement, je n’ai pas eu l’occasionde voir des matches de la sélection d’Algérie.J’ai pu regarder des séquences du match ami-cal contre le Brésil et je trouve que les Algé-riens ont ait mieux que se déendre, puisqueles Brésiliens ont soufert pour les battre. Enplus de Madjer et de Zidane, j’ai noté que leootball algérien repose sur un jeu techniquesimilaire à celui pratiqué dans le Sud de l’Eu-rope et en Amérique du Sud.
Où passez-vous votre temps libre ?
Je passe la plupart de mon temps avec maamille à la maison ou dans des lieux de dé-tente lorsque l’occasion m’en est donnée. Jepasse également quelque temps à m’occuper demes afaires commerciales, ainsi que pour lapromotion de l’association que j’ai créée pour venir en aide aux enants déavorisés.
Vous en êtes à votre quatrième saisonavec l’Inter. Partagez-vous l’avis de ceux qui estiment que la Serie A est le cham-pionnat le plus ort au monde ?
C’est un avis que je respecte, mais que je nepartage pas. La Serie A n’est pas le champion-nat le plus ort, mais seulement le plus rigou-reux et le discipliné tactiquement. J’aidécouvert en Italie que, contrairement à ce que je pensais, la préparation physique tient uneplace importance à l’entraî-nement.
Alors que vous êtes enpasse de prendre votre re-traite, quels conseils pou- vez-vous donner aux jeunes talents tels Balotelliou Muntari ?
Je ne manque jamais deprodiguer des conseils à tout joueur qui m’en demande,mais mes conseils concer-nent uniquement les entraî-nements et les matches.S’agissant des autres do-maines, je ne m’en mêle pas.Je suis très content lorsque je vois des joueurs entamantleur parcours venir me de-mander conseil, an de bé-nécier de ma longue expérience.
Et vous, au début de votre parcours,quels étaient vos idoles ?
J’étais un an de Maradona qui était le meil-leur dans l’absolu. Après lui, venaient le Brési-lien Zico, le Hollandais Marco van Basten et leDanois Laudrup.
Allez-vous retournerau Portugal à la fn de votre carrière ?
Je ne me suis jamaiscoupé du Portugal. Ce-pendant, une ois à la re-traite, je m’établirai enEspagne, plus précisé-ment à Madrid où j’ai vécu de longues années.
Un dernier mot pour clore cet entretien?
Mes salutations chaleureuses au publicsporti algérien.
Entretien réalisé à Milan parAhmed Lakrout
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Le Buteur n° 788 Mardi 24 évrier 2009
Coup d’œil
ENTRETIEN
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«C’est une chanced’avoir côtoyé un joueur commeZidane»
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«Cette année,l’Inter vise la Liguedes champions»
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«S’il était possiblede réconcilier Zidaneet Materazzi, je l’aurais ait»
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