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NOTE IAU

NOTE IAU

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02/28/2013

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À
l’exception desdépartements deParis et de la petitecouronne, qui nesont pas soumis à cette obliga-tion d’achèvement, la généra-lisation des intercommunalitésà fiscalité propre est, en Île-de-France, le principal enjeu,compte tenu du taux de cou-verture intercommunale, infé-rieur de plus de 15points à lamoyenne nationale (79% descommunes concernées en2011, contre 95% au niveaunational).
Bilan des procédures engrande couronne
Cinquante procédures d’exten-sions de périmètres intercommu-naux, fusions et créations d’éta-blissements sont engagées dansle cadre de schémas départemen-taux de coopération intercommu-nale (SDCI) des départements degrande couronne. Une grandemajorité de ces procédures (32sur 50) a abouti au 1
er 
janvier 2013.L’Essonne est le premier départe-ment francilien à avoir réalisé l’ob-jectif de couverture intercommu-nale intégrale, tandis qu’au 1
er 
jan-vier 2013, 3 communes restent iso-lées dans le Val-d’Oise, et 6 enSeine-et-Marne. Les procéduressont moins abouties dans les Yve-lines (51 communes isolées au 1
er 
janvier 2013), du fait d’un faibleniveau initial de regroupement(56% des communes concernéesau 1
er 
janvier 2011). Les préfets ontd’abord mis en œuvre les projetsde périmètres qui semblaient sus-citer le moins d’opposition locale.L’absence, au 1
er 
janvier 2013, d’ar-rêtés sanctionnant créations,extensions ou fusions, et,
a fortiori,
l’absence de périmètres arrêtés
(1)
(étape antérieure dans la procé-dure), donnent donc une imagedes désaccords qui persistent sur le plan local. D’autres facteurscontribuent également aux misesen œuvre différées au 1
er 
janvier 2014 : le choix politique ou tech-nique d’élus, les délais de consul-tation des communes, l’incidencesur les compétences et l’apparte-nance à des syndicats, la rénova-tion des règles de gouvernance,l’adoption de nouveaux pactes fis-caux et financiers, etc.Deux créations d’EPCI (établisse-ment public de coopération inter-communale) à fiscalité propre ontété décidées en Seine-et-Marne, et8 dans les Yvelines. Deux sont ins-titués au 1
er 
janvier 2012 et quatreau 1
er 
janvier 2013. De plus, desfusions sont opérées : 4 en Seine-et-Marne (engendrant la dissolu-tion concomitante de 9 ECPI), uneen Essonne (Europ’Essonne), unedans le Val-d’Oise (Vexin Centre).Parmi ces 6 fusions, 3 n’ont pasencore abouti. Le nombre d’EPCIde grande couronne devrait fina-lement peu varier : 94 au 1
er 
janvier 2011, sans doute 95 au 1
er 
juin 2013.Cependant la comptabilisation dunombre d’EPCI, qui ne tient pascompte des extensions de péri-mètres, donne mal la mesure desajustements opérés. Avec 34extensions prévues, dont 23 ache-vées au 1
er 
janvier 2013, c’est cetype de procédure qui prédomineen Île-de-France. Une intercom-munalité sur 3 voit son territoireélargi, parfois sensiblement : com-munauté de communes (CC) del’Étampois Sud Essonne (16 com-munes supplémentaires), CA deMantes-en-Yvelines (dont le nom-bre de communes membres a tri-
 Note
rapide
L’intercommunalité francilienne : versune généralisation en grande couronne
   A   M   D   9   2 ,    S    é   a   n   c   e   d   e   t   r   a   v   a    i   l   d   e   l   a    C   D    C   I   d   e   s   H   a   u   t   s  -   d   e  -    S   e    i   n   e   e   n   2   0   1   1 .
La loi de réforme des collectivités territorialesprévoit l’achèvement et la rationalisation de lacarte de l’intercommunalité d’ici au 1
er
 juin 2013.Cette
Note rapide
dresse un bilan d’étape de samise en œuvre au 1
er
 janvier 2013.
N° 616
- février 2013
www.iau-idf.fr
(1) Au premier janvier 2013, 3 communes deSeine-et-Marne et 6 des Yvelines ne sont pasincluses dans un périmètre arrêté (aucunedans le Val-d’Oise).
 
plé en trois ans), Vexin Val-de-Seine (26 communes membrescontre 8 en 2012). Toutefois, lamoitié des extensions enregistréesen 2013 consiste à accueillir uneseule commune supplémentaire(12 cassur 23). De plus, 44 EPCI(un sur deux environ) conserventle même périmètre. Sauf excep-tions, les évolutions de périmètresles plus notables, par extensionou fusion, concernent unedizaine d’EPCI de secteurs éloi-gnés de l’agglomération centrale.
De l’élaboration à la miseen œuvre des SDCI, quelsarbitrages ?
En raison des pouvoirs exception-nels dont disposent les préfets, lescartes intercommunales au 1
er 
jan-vier 2013 sont assez proches decelles des projets de schémas pré-sentés en avril 2011 (juillet pour l’Essonne), sauf en Seine-et-Marne.Entre ces deux dates, la plupartdes modifications ont été prises àl’initiative des préfets et consistent,sauf exceptions, à abandonner des procédures. Le nombred’EPCI de grande couronne estde 94 dans les SDCI adoptés à lafin de 2011
(4)
(après avoir été de82 dans les projets de schémas)et de 96 au 1
er 
janvier 2013. L’es-sentiel de ces écarts tient aux évo-lutions en Seine-et-Marne. Les 13projets de fusions (totales ou par-tielles) mettant en jeu 29 intercom-munalités sont ramenés, dans leschéma approuvé, à 4, avec la dis-solution associée de 8 EPCI. Demême, la fusion des communau-tés d’agglomération (CA) du Pari-sis et de Val-et-Forêt, initialementproposée, n’a pas été retenuedans le schéma adopté par le Val-d’Oise. Des projets de «scissions»d’EPCI, des «réductions territo-riales» sont également abandon-nés (Bocage, Brie Boisée en Seine-et-Marne). Par ailleurs, les préfetsarrêtent quelques périmètres quis’écartent du schéma adopté(fusion du Nord seine-et-marnais,création de la communauté dePoissy-Achères-Conflans, exten-sion du périmètre de Vexin Seine,etc.). Ces décisions tiennentcompte, selon les préfets, des sou-haits exprimés par certains éluset par leurs assemblées délibé-rantes. Elles sont prises par contacts directs entre l’État et lesélus, en amont des réunions de lacommission départementale dela coopération intercommunale(CDCI), qui ne les a pas amen-dées par la suite. Par cinq fois, lespréfets ont utilisé leurs pouvoirsde «passer outre» les avis défavo-rables exprimés par les com-munes, lors d’extensions de péri-mètres (CC Val Bréon, Pays cré-çois et Brie nangissienne dans laSeine-et-Marne, Étampois SudEssonne et CA Les Portes de l’Es-sonne, dans l’Essonne).Compte tenu des conditions trèsstrictes de vote des amendements,les modifications à l’initiative desCDCI sont en effet peu nom-breuses, porteuses d’enjeux limi-tés, et quelquefois adoptées, avantd’être abandonnées (communesde Gambais et de Wissous). C’estla défense de la libre administra-tion des collectivités qui rassemblele plus souvent les élus et permetl’adoption d’amendements (rat-tachement de Lévis-Saint-Nomà la CC de la Haute-Vallée-de- Chevreuse,
 statu quo
concernantle San de Sénart, en Essonne). Enphase d’élaboration des schémas,la plupart des amendements dépo-sés ont toutefois été rejetés (10 sur 12 dans les Yvelines, 5 sur 7 dansl’Essonne
(5)
). En phase de mise enœuvre, aucun n’a été voté. Endépit de la faible incidence desCDCI dans le processus, ellesconstituent un lieu d’expressionde la diversité des points de vue,et une tribune pour les élus quipeuvent demander à y être enten-dus, sans en être membres (mairede Savigny-sur-Orge, par exemple).
Petite couronne : vers uneremise en cause du
 statu quo
Aucun des projets de schémasproposés par les préfets n’a aboutià son adoption en petite cou-ronne. Cependant les CDCI ontété réunies à trois ou quatrereprises, selon les départements,jusqu’en janvier 2013. L’objectifd’adoption, s’il était présent en2011, a fait long feu, en raison dela mobilisation insuffisante desélus et de l’absence de pouvoirstemporaires des préfets en petite
Note Rapide - N° 616
L’intercommunalité francilienne : vers une généralisation en grande couronne
(4) Sauf pour l’Essonne : SDCI adopté enfévrier 2012.(5) Dans le département de Seine-et-Marne,les votes opérés par la CDCI, préalablementà l’adoption du schéma, peuvent être assimilésà des avis sollicités sur proposition du préfet,plus qu’à des amendements. Dans le Val-d’Oise, aucun amendement n’a été déposé.Le total présenté comptabilise les amende-ments ayant un effet sur le périmètre des EPCIà fiscalité propre.
Élaboration et mise en œuvre des SDCI 
La loi de réforme des collectivités territoriales
(2)
, complétée par la loi Sueur-Pélissard
(3)
, prévoit l’achèvement de la couverture intercommunale au1
er 
 juin 2013, la rationalisation des périmètres avec la disparition desenclaves, des discontinuités territoriales, et la suppression des intercom-munalités de moins de 5000 habitants.
Élaboration des SDCI 
Dans cette perspective, des dispositifs temporaires sont mis en place de2011 à 2013. Dans chaque département, il est établi un schéma dépar-temental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant une couvertureintégrale du territoire par les intercommunalités. Le préfet élabore puis pré-sente à la commission départementale de coopération intercommunale(CDCI) un projet de SDCI. Celui-ci fait l’objet d’une consultation auprèsdes communes et intercommunalités concernées, qui rendent leur avisdans un délai de trois mois. La CDCI, ensuite consultée, se prononce dansun délai de quatre mois. Si l’avis est favorable, le préfet arrête le schéma,en principe avant le 31 décembre 2011.
Renforcement du rôle de la CDCI 
 Tout en renforçant la présence de représentants des communautés en sonsein – 40% contre 20% auparavant –, la loi a étendu les pouvoirs de laCDCI. Elle lui attribue la possibilité, tout au long de la procédure, d’amender les propositions du préfet, grâce au vote à la majorité des deux tiers deses membres, de propositions alternatives. En s’imposant au préfet, lesamendements modifient le projet de schéma durant la phase de son éla-boration, et les projets de périmètre pendant la phase de mise en œuvre.Après l’adoption du schéma, la commission est en effet consultée sur lesprojets de périmètre qui s’en écartent ou sur l’ensemble des projets depérimètre, si le schéma n’a pas été adopté avant le 31 décembre 2011.
Pouvoirs temporaires du préfet et mise en œuvre du schéma
Durant les années 2012 et 2013, au cours desquelles le préfet exerce despouvoirs accrus, les schémas adoptés sont mis en œuvre. Toutefois, dansles départements de Paris et de la petite couronne, où l’achèvement de l’in-tercommunalité n’est pas obligatoire, les préfets ne disposent pas de cespouvoirs temporaires. En 2012, le préfet prend les arrêtés de périmètre pré-figurant les intercommunalités étendues, fusionnées ou créées, en applicationdu schéma, ou dérogeant à celui-ci, avec l’accord de la CDCI. Les communesconcernées donnent leur accord, dans un délai de trois mois. Celui-ci est acquis lorsque 50% des conseils municipaux représentant 50% de la popu-lation totale, y compris la commune qui comprend plus du tiers de la popu-lation totale, y sont favorables. Cette majorité est assouplie par rapport audroit commun (deux tiers des conseils municipaux représentant la moitiéde la population, ou inversement). Après la phase de consultation des col-lectivités (ou à partir du 1
er 
 janvier 2013), le préfet dispose, jusqu’au1
er 
 juin 2013, de pouvoirs supplémentaires pour rattacher des communes,créer et fusionner des EPCI, sans leur accord. C’est la procédure du «passer outre». Néanmoins, l’accord de la CDCI demeure obligatoire. À défaut, elleexerce son pouvoir d’amendement, à la majorité de deux tiers de sesmembres, mais dans un délai restreint (un mois). À partir du 1
er 
 juin 2013,le préfet rattache d’office, sous contrôle de la CDCI, les communes isolées.
(2) Loi n°2010-1563 du 16 décembre 2010.(3) Loi n°2012-281 du 29 février 2012 visant à assouplir les règles relatives à la refontede la carte intercommunale.
 
Note Rapide - N° 616
L’intercommunalité francilienne : vers une généralisation en grande couronne
CC. Étampois Sud
C. Étampois Sud
CC.
C.
CC. Plaines et forêts d’Yveline
C. Plaines et forêts d’Yveline
CC. Étangs
C. Étangs
CA. Versailles
A. Versailles
Grand Parc
rand Parc
CC. Boucl
C. Boucl
de Sein
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CA.
A.
 Val
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CC. Val de Viosne
C. Val de Viosne
CC. Pays
C. Pays
de Limours
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CC. En
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CA. Cergy-Pontoise
A. Cergy-Pontoise
CC. Trois vall
é
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C. Trois vall
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du Vexin
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CA. Plat
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de Sac
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CC. Vall
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C. Vall
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du Sausseron
u Sausseron
CA. Mantes-en-
A. Mantes-en-
 Yvelines
velines
CC. Plateau
C. Plateau
de Lommoye
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CC. Pays Houdanais
C. Pays Houdanais
CC. Vexin-Seine
C. Vexin-Seine
CC. Contr
é
e d’Ablis -
C. Contr
é
e d’Ablis -
Portes des Yvelines
ortes des Yvelines
CC. Cœur
C. Cœur
d’Yvelines
’Yvelines
CA. St-Quentin-
A. St-Quentin-
en-Yvelines
n-Yvelines
CC. Plateau
C. Plateau
du Vexin
u Vexin
CC. Vexin-
C. Vexin-
 Val de Seine
al de Seine
CC. Portes de
C. Portes de
l’Ile-de-France
’Ile-de-France
CC. Seine
C. Seine
Mauldre
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CA. Deux rives
A. Deux rives
de Seine
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CC. Vall
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C. Vall
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des impres
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CA 
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Cœur
œur
CA. Pari
A. Pari
CC. Coteaux
C. Coteaux
de Seine
e Seine
CC. Dourdannais
C. Dourdannais
en Hurepoix
n Hurepoix
 
CC. Étampois SudCC.CC. Plaines et forêts d’YvelineCC. ÉtangsCA. VersaillesGrand ParcCC. Bouclde SeinCA. ValCC. Val de ViosneCC. Paysde LimoursCC. Enet RCA. Cergy-PontoiseCC. Trois vall
é
esdu VexinCA. Platde SacCC. Vall
é
edu SausseronCA. Mantes-en- YvelinesCC. Plateaude LommoyeCC. Pays HoudanaisCC. Vexin-SeineCC. Contr
é
e d’Ablis -Portes des YvelinesCC. Cœurd’YvelinesCA. St-Quentin-en-YvelinesCC. Plateaudu VexinCC. Vexin- Val de SeineCC. Portes del’Ile-de-FranceCC. SeineMauldreCA. Deux rivesde SeineCC. Vall
é
e ddes impresCA CœurCA. PariCC. Coteauxde SeineCC. Dourdannaisen Hurepoix
communauté de communes (CC)communauté d’agglomération (CA)syndicat d’agglomération nouvelle (SAN)
fusi
Sources : Préfectureset IAU îdF© IAU îdF 2013
010 km
périmètre modifié par rapport au Sprocédure non engagéepérimètre arrêtéeffet au 1
er
janvier 2013,
«passer o
effet au 1
er
janvier 2013
1
Les schémas dép
Les intercommunalités à fiscalité propre au 1
er
 janvier 2013
(*)Objectifs desSDCI le cas échéant modifiés par des arrêtés de périmètres qui s’en écartent.(**)Mise en œuvre effectuée en 2011 ou 2012 et achevée au 1
er 
janvier 2013.Notes : En Seine-et-Marne, il n'y aurait, au 1
er 
juin 2013, qu’une seule création nette d’EPCIà FP. En effet, la CC Portes de la Brie cr éée au 1
er 
janvier 2012 serait dissoute dans le cadrede sa fusion au sein de Plaines et Monts de France. Dansles Yvelines, le nombre d’extensionsn’inclut pas le cas de Vélizy-Villacoublay, qui serait intégré, au 1
er 
janvier 2014, dansun EPCIdont le siège est dans les Hauts-de-Seine (GPSO). Un EPCI des Y velines disparaitrait du faitdes procédures (Coteaux de Seine).Source : IAU îdF, 2013.
Nombre de procédures liées aux SDCI et nombre d’EPCIà fiscalité propre
SDCI modifiés
(*)
Seine-et- Yvelines EssonneVal- GrandeMarne dOise couronne
CréationsSDCI modifiés
(*)
280010 Au 01-01-2013
(**)
24006ExtensionsSDCI modifiés
(*)
11851034par EPCI Au 01-01-2013
(**)
735823FusionsSDCI modifiés
(*)
40116 Au 01-01-2013
(**)
10113Objectifs des SDCI
(*)
171661150 Au 01-01-2013
(**)
1076932Nb. d’EPCIProjets de SDCI3020171582projetésSDCI adoptés4120171694SDCI modifiés
(*)
4022171695Nb. réel01-01-20114315181894dEPCI 01-01-20124515181896à FP01-01-20134419171696Nb. EPCI non modifiés24411544Nombretotal deprocédures

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