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Littérature et politique:
 
 jusqu'à l' «
 
engagement
 
» existentialiste.
 
L'action (Malraux, Saint-Exupéry, Drieu La Rochelle) et l'absurde (existentialiste: Nizan, Sartre).; le cas Céline.Grande figure: Camus.I. L'action.André Malraux:
(à son sujet vous pouvez compléter avec l'article de Wikipédia qui est pas mal)
né à Paris en 1901, étudie à langes o, passionné d'archéologie, témoin et acteur des drames du XXe.De 1923 à 1927 il vit en extrême orient et participe à les recherches archéologiques, mais aussi àdes mouvements révolutionnaires sous le drapeau du Kuomintang
1
. Dès 1933 il milite contre lefascisme et l'hitlérisme. Ensuite, à partir de 1936 il lutte dans l'aviation aux côtés des républicainsespagnols. Après l'armistice de 1940 il s'évade d'un camp de prisonniers. Il entre dans le maquis oùil dirige la brigade « Alsace-Lorraine ». Fidèle au général de Gaulle il l'imite jusque dans sa retraitequ'il évoque dans
 Les Chênes qu'on abat 
en 1971. Homme politique, il se voit confier le ministèrede l'information entre 1945 et 1946, puis celui des affaires culturelles en 1958. Il meurt en 1976.La littérature de Malraux est principalement constituée d'œuvres romanesques, et a pour butd'opposer l'homme à sa servilité et à sa mortalité. Il considère le roman comme « un moyend'expression privilégiée du tragique de l'homme ». Il lui confère le même rôle qu'à la tragédieantique et il le consacre à des héros qui, incarnant une attitude significative, témoignent pour lanoblesse de l'espèce et contribuent à son salut dans la partie terrestre.Il ne semble pas vraiment que Malraux puisse être montré comme un écrivain politique. Ilsemble être un auteur de l'élévation philosophique de l'homme. Il étudie les différentes passions quiconduisent ses héros à lutter et à mourir pour un idéal, et il met progressivement un accent sur cequi est soit protestation contre la condition humaine, soit promesse de son amélioration par la seulecommunion fraternelle. Malraux s'attache à décrypter les mécanismes de l'engagement humain, àchercher le fonctionnement de l'homme qui l'amène à être un héros ou un être vil.Il fait l'apologie de la bonté naturelle de l'homme, montrant des groupes hétéroclitesd'hommes issus de toutes les conditions qui luttent ensemble pour une même cause sans souci deleurs origines ou de leurs différences. L'exaltation du courage est un des thèmes récurents chezMalraux qui s'allie également avec la notion d'abnégation virile et de fraternité. Par exemple, dans
 L'Espoir 
il met cette phrase dans la bouche d'un anarchiste: « Le courage aussi est une patrie. » Lamort qui « élève son intarissable orchestre » est forcément le partenaire commun à tant de hérosvoués à l'action violente. Malraux crée un univers sans Dieu où la fraternité est la plus certainevictoire.
 La Condition Humaine, Le Temps du Mépris
et
 L'Espoir 
évoquent la naissance et la forced'une fraternité vécue.Malgré l'aspect idéologique et l'expression d'une philosophie personnelle, les œuvres deMalraux restent de véritables romans. Son rôle a surtout consisté à faire admettre l'incorporationd'éléments par nature non romanesques à des récits qui restent captivants pour l'imagination et lasensibilité. Ces éléments sont même souvent le moteur d'une révélation qui s'opère aux yeux duhéros et qui va induire son élévation et ses actions dans la suite du roman. On le voit dès 1930 dans
 La Voie Royale
où devant les êtres et les choses brutes les héros connaissent la brusque illumination
1À l'origine, le Guomindang ou Kuo-Min-Tang (KMT) ( littéralement « parti national chinois du peuple » ou « parti populaire de Chine ») est un parti politique nationaliste chinois créé par 
Sun Yat-sen
. Au niveau international, il estmembre de l'Union démocratique internationale. Créé après la révolution de 1911, il remporte les premièresélections en 1912, mais est chassé du pouvoir en 1913. À partir de 1918, il dirige un gouvernement rival à Canton etfinit par s'emparer du pouvoir au terme de l'Expédition du Nord en 1928 où il instaurera un régime de parti unique.Après la victoire des États-Unis sur le Japon et la prise de pouvoir de Tchang Kaï-chek, il doit faire face à l'offensivedes troupes du Parti communiste chinois et doit fuir à Taiwan, aidé par les États-Unis, son allié. Ce n'est que dans lesannées 1980 et 1990 que le régime s'y démocratisera progressivement
 
du sentiment de l'existence. Plus tard, en 1937 dans
 L'Espoir 
il écrit que « La mort transforme la vieen destin ». En cela on peut déjà montrer que des thèmes récurrents de l'Existentialisme figurent ennombre chez Malraux. Mais plus proche en cela de Camus que de Sartre, il ne recourt pas à unvocabulaire spécialisé et sa pensée philosophique ne se devine pas en perpétuel filigrane. Ses récits,où la place du dialogue pressé va grandissant, sont construits sur un rythme coupé et haletant. Avantmême de faire de
 L'Espoir 
un film célèbre, il a su manier tous les procédés que le cinéma a proposés à la narration romanesque. Par-dessus tout, la qualité de sa langue et de son style, aptes auréalisme le plus sobre comme aux instants de lyrisme contenu et d'intense poésie, fixe, dans lamagie d'une puissante prose, la richesse de sa longue méditation sur la condition humaine.
Quelques mots sur ses principales œuvres:
 Les Conquérants:
écrit en 1928.
 La Voie Royale:
écrit en 1930.L'action se passe au début du XXe siècle d'abord sur le bateau qui relie Marseille à l'Indochine,mais ensuite surtout au Cambodge, au Laos et au Siam. Ce roman nous rapporte la rencontre dedeux aventuriers, le jeune Claude Vannec, un Breton plein d'ardeur juvénile et le vieux Perken, unDanois d'origine allemande à la grande expérience. Après s'être reconnus comme appartenant tousdeux à la race des non-conformistes, ils vont mêler leurs projets ; pour le premier, la recherche mi-archéologique, mi-intéressée de sculptures sur la voie royale; pour le second, la quête d'un certainGrabot, un autre aventurier parti en pays dissident et dont nul n'a plus entendu parler, mais aussi et peut-être surtout la constitution d'un royaume personnel en terre insoumise. Le dernier comparse etnon des moindres, c'est l'Indochine, pays de mort où tout pourrit dans une humidité fétide, forêtomniprésente tout s'anéantit sous une tation exubérante dans une "universelledésagrégation".Ce récit appartient au genre du roman d'aventures. Dès le départ, Claude se heurte à l'hostilité del'administration coloniale française qui, en sous-main, mettra tout en œuvre pour s'opposer à un projet qu'elle n'a pas suscité.Pourtant, plus qu'un roman d'aventures, cette œuvre est plutôt un voyage initiatique organisé autour de trois thèmes : l'érotisme, l'aventure et la mort. Le guide, c'est Perken ; le lieu, c'est l'Asie,immense et omniprésente force de destruction ; la quête, c'est une réflexion métaphysique sur l'homme et sa destinée. La voie royale est tout autant cette ancienne route parsemée de templeskhmers où Claude espère la fortune qu'au sens figuré, l'aventure suprême où l'on doit rencontrer laclef de sa propre vie, la lutte avec sa propre mort.L'aventurier est avant tout un non-conformiste, il veut échapper à une vie trop policée, sansimprévu, symbolisée par l'administration et le chemin de fer. Seules, les contrées lointaines permettent encore ce rêve, mais les terres vierges s'amenuisent. Il ne s'agit pas d'exotisme.L'aventurier sait que la mort est inéluctable, c'est un joueur qui se sait battu d'avance mais dontl'espoir est de jouer la partie avec le plus de brio possible. Le risque voulu grandit l'homme et donneun sens à sa vie. L'aventure est le lot d'un petit nombre de rebelles solitaires qui, avec un certainromantisme désenchanté, sont désireux de laisser une trace, de marquer l'histoire de leur passage, dedonner un sens à une lutte inéluctablement marquée par la défaite.Tout le roman nous ramène inlassablement à la mort. Tout d'abord l'auteur distingue la mort du faitd'être tué. Si être tué, c'est passer directement dans le néant, la mort est tout autre chose, elledemande temps et méditation, c'est l'affaire importante de la vie, l'obsession de tous les instants. "Lamort est là, comprenez vous, comme... comme l'irréfutable preuve de l'absurdité de la vie". Pour tous, c'est "vieillir (...) la déchéance (...), ma condition d'homme est que je vieillisse, que cette choseatroce, le temps, se développe en moi comme un cancer irrévocablement" s'exclame Perken. Laseule solution est la révolte dans l'aventure ou l'érotisme, une tentative pour échapper à la fatalité.La grandeur de l'homme est dans sa rébellion, bien que son combat soit perdu d'avance. "Cestermites vivent dans leur termitière soumis à leur territoire. Je ne veux pas être soumis" dira encorePerken.Le monde décrit par Malraux est absurde, il n'y a pas d'explication à cet anéantissement final. Le
 
héros refuse Dieu et religions : "aucune pensée divine, aucune récompense future, rien ne pouvait justifier la fin d'une existence humaine".Face à elle ou étroitement liés à elle, il y a l'érotisme et l'aventure, tout ce qui donne la jouissance,un sentiment de vie intense, le refus de s'attacher et en même temps un goût un peu morbide del’anéantissement, une expérience de la fin. Perken pourtant va apprendre qu'on ne peut choisir samort, mais surtout il ne sait pas s'il sera plus fort qu'elle, s'il pourra la regarder en face. La mortsurvient quand l'espoir meurt. Jusqu'au bout Perken a lutté, il n'a pas voulu croire à la fin inéluctablealors qu'il a lu sa condamnation dans le regard d'autrui. En fait c'est la leçon ultime : la mort n'existe pas, il n'y a qu'un individu qui expérimente sa propre mort dans le dénuement et la solitude, histoire perpétuellement recommencée.(vous pouvez retrouver l'intégralité de l'article sur http://www.etudes-litteraires.com/malraux-voie-royale.php)
 La Condition Humaine:
lui vaut le Goncourt de 1933. En mars 1927, l'armée révolutionnaire duKuomintang sous le commandement de Tchang Kaï-chek est en marche vers Shanghai. Afin defaciliter la prise de la ville, dont le port représente un important point stratégique, les cellulescommunistes de la ville préparent le soulèvement des ouvriers locaux. Mais inquiet de la puissancede ces derniers et gêné dans sa quête de pouvoir personnelle, Tchang Kaï-chek se retourne contre lescommunistes. Aidé en cela par les Occidentaux occupant les concessions, qui espèrent l'éclatementdu Kuomintang, et les milieux d'affaires chinois, il fait assassiner le 12 avril 1927 des milliersd'ouvriers et dirigeants communistes par la Bande Verte, une société criminelle secrète.La Condition humaine relate le parcours d'un groupe de révolutionnaires communistes préparant lesoulèvement de la ville de Shanghai. Au moment commence le cit, communistes etnationalistes préparent une insurrection contre le gouvernement.Pour s'emparer de sa cargaison, Tchen poignarde un trafiquant d'armes. Kyo et Katow, soutenus par le baron Clappique, peuvent alors distribuer le fret aux combattants clandestins. L'insurrection a lieule lendemain : le 22 mars. Le capitaliste Ferral convainc le milieu des affaires de se rallier augénéral Tchang Kaï-chek, sur le point d'envahir la ville. La victoire remportée, ce dernier se tournecontre les séditieux. En réaction, Kyo consulte le Komintern, mais Moscou préfère rester neutre.Tchen, pour sa part, envisage l'assassinat.Au milieu de la répression, Clappique apprend qu'il est recherché par la police. Cherchant à prévenir Kyo et ne le trouvant pas, il lui fixe rendez-vous. Après un premier essai infructueux,Tchen tente un attentat suicide. Vainement : Tchang Kaï-chek n'est pas dans sa voiture. Clappiqueen retard au rendez-vous, Kyo et May se font arrêter. Hemmelrich, après avoir découvert le meurtresauvage de sa famille, se joint à Katow pour lutter contre le général. Si Clappique intercède auprèsde la police pour libérer Kyo, il ne parvient qu'à aggraver la situation.La fin du récit voit Kyo et plusieurs de ses compagnons emprisonnés. Kyo se suicide au cyanure.Cependant, Katow décide d'affronter la torture et offre sa dose de cyanure à d'autres captifs. May,Clappique, Ferral, Gisors, ainsi que Hemmelrich parviennent quant à eux à s'en sortir.(vous pouvez retrouver l'intégralité de l'article suhttp://fr.wikipedia.org/wiki/La_Condition_humaine)
 L'Espoir:
Le roman se déroule pendant la guerre d'Espagne, en 1936. Malraux se place tout au longdu roman dans le camp populaire : communiste et anarchiste s'opposant au camp fasciste,franquiste.Les événements décrits sont d'un réalisme troublant, ce qui peut s'expliquer par le fait que Malrauxs'engagea lui même du côté révolutionnaire, politiquement et militairement pendant cette guerre.Je pense qu'établir un résumé chronologique de l'intrigue serait dépourvu d'intérêt, le romancondensant toute son importance dans le style d'écriture et par le biais des personnages, plus que par l'ordre des événements. Malraux se place du point de vue des révolutionnaires et par conséquentaucun personnage n'est détaillé dans le camp ennemi. Il y a de nombreux héros, mais il estimportant de souligner qu'il n'y a aucune héroïne (mis à part quelques femmes en noir), l'Espagne
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