1.L’égalité de départ ou égalité des chances
Consiste à traiter tous les individus de la même manière au départ et à accepter lesdifférences de situations .Aussi cette forme d’égalité s’en prend elle d’abord auxdiverses modalités de l’héritage, non pas seulement au patrimoine, mais aux diversavantages que les privilégiés souvent dans leur berceau.
2.L’égalité d’arrivée ou égalité des résultats
Consiste à traiter les individus de la même manière à l’arrivée. R Boudon écrit ainsi :« aujourd’hui , ce n’est pas seulement l’égalité de départ qui est revendiquée , c‘estaussi l’égalité des résultats. Ce n’est plus seulement le privilège de la naissance quiest scandaleux, c’est l’existence même d’un écart entre les performances des diversconcurrents qui est tenue pour suspecte. ».
Cela a donné naissance à deux conceptions de l’égalité : l’égalitarisme et l’égalité libérale ou méritocratique
C.Egalitarisme-méritocratie
La distinction remonte à Aristote qui l’a formulé le premier. Aristote distinguait :
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l’égalité arithmétique ou selon les besoins
qui énonce que tous leshommes doivent être traités de la même manière,
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de l’égalité des chances ou méritocratique
qui considère que lesrétributions que l’individu retire de la participation à la société doivent êtreproportionnelles aux contributions qu’il lui apporte. R Boudon écrit ainsi : « il neserait pas juste que celui qui n’a pas travaillé reçoive autant que celui qui s’estbeaucoup efforcé ».Toute la difficulté vient de ce que, comme Aristote l’avait noté, les deux formes sontdifficilement conciliables
.
1.L’égalitarismea.Définition
L’égalitarisme est :
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fondée sur l’égalité de situations. Les différences doivent être rejetées quellesque soient les origines et les institutions doivent, autant que possible,rapprocher la situation des hommes sans se soucier de leurs actes.
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Chacun doit disposer de ce dont il a besoin et cela indépendamment de sonactivité
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Le principe est donc« à chacun selon ses besoins »
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b.Les applications du principe
Cette conception est à rapprocher des fondements de l’Etat-Providence et de la SécuritéSociale :
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selon Beveridge (cf. chapitre politiques économiques), fondateur de la Sécurité Socialeanglaise, l’objectif est de « libérer l’homme du besoin » en l’assurant contre lesprincipaux risques de l’existence : retraite, maladie, chômage.
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