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L’article 21 de la loi de finances rectificative pour 1993 (loi nº
93-1353 du 30 décembre 1993)étend l’exonération de l’article 261-4-1º aux soins dispensés par les psychologues, psychana-lystes et psychothérapeutes titulaires d’un des diplômes requis, à la date de sa délivrance,pour être recruté comme psychologue dans la fonction publique hospitalière
(cf. annexes I à IIIci-après).(2)
Les praticiens énumérés ci-dessus sont considérés comme agissant à titre indépendant, soitlorsqu’ils exploitent des cabinets privés où ils reçoivent directement de leur clientèle le montant deleurs honoraires, soit lorsqu’ils exercent leur activité dans le cadre de sociétés civiles profession-nelles.(…)(5)
Les personnes qui dispensent des soins ou rendent des services en dehors du
cadre légal etréglementaire des activités médicales ou paramédicales
doivent acquitter la
TVA
dans les condi-tions de droit commun (cf.
DB
3
A
1153, n
os
98 et suiv.
: Professions médicales et paramédicalespassibles de la
TVA
).II. Cas particuliers(6)
Les indications fournies ci-après au sujet de certains cas particuliers susceptibles de se présen-ter concernent, d’une manière générale, non seulement les médecins «
stricto sensu
» mais encoretoutes les personnes qui exercent une activité médicale ou paramédicale réglementée
: chirur-giens, chirurgiens-dentistes, stomatologistes, sages-femmes, masseurs-kinésithérapeutes, etc.(…)5.
Psychologues, psychanalystes, prestations effectuées par les praticiens de la psychothéra-pie
.(11)
L’exonération accordée par l’article 261-4-1º du
CGI
concerne les seuls praticiens qui rendentà leur client des services dans le cadre légal et réglementaire de la médecine, tel qu’il est définipar le code de la santé publique
.
La profession de psychologue ne figurait pas, avant l’entrée en vigueur de l’article 21 de la loide finances rectificative pour 1993, au nombre des professions médicales ou paramédicalesmentionnées audit code.
(12) Toutefois, eu égard aux indications fournies par le ministère de la Santé, l’exonération avaitété étendue aux prestations effectuées par les psychanalystes et par les psychologues dans lamesure où les intéressés satisfaisaient à l’une ou l’autre des conditions suivantes:—
soit être titulaires du diplôme français d’État de docteur en médecine ou autorisés à exercer enFrance en qualité de médecin, conformément à la loi;—
soit avoir, d’une part, obtenu avant l’année 1969, une licence de psychologie ou, depuis cettedate, une maîtrise de psychologie (ou un diplôme post-maîtrise en psychologie) orientée vers lapsychopathologie ou la psychologie clinique et, d’autre part,
effectuer des actes concourant auxactivités de soins des personnes et donc liés à l’établissement d’un diagnostic ou à la mise enœuvre d’un traitement
.(13)
Il en résultait que les psychanalystes et autres praticiens de la psychothérapie (psychologues,psychorééducateurs, psychosomaticiens, bio-énergéticiens, thérapeutes comportementalistes,etc.) qui exerçaient leur activité en dehors du cadre ainsi défini par ce département ministériel, de-vaient normalement soumettre à la
TVA
les honoraires perçus (cf.
DB
3
A
1153, nº
122).(14)
L’article 261-4-1º, dans sa rédaction issue de l’article 21 de la loi de finances rectificativepour 1993, prévoit que soient exonérées des prestations rendues par les psychologues, psy-chanalystes et psychothérapeutes titulaires de certains diplômes (cf. nº
12 ci-avant et annexes Ià III). L’exonération est subordonnée à deux conditions
:
a.
Condition tenant à la condition de diplômes.
1º
Principe.(15)
Le bénéfice de l’exonération est réservé aux psychothérapeutes qui remplissent les conditionsde diplômes permettant l’accès au concours de recrutement des psychologues dans les hôpitauxpublics et aux psychothérapeutes titulaires de diplômes étrangers reconnus équivalents à ces di-plômes.Pour apprécier cette condition, il convient de se replacer à la date de délivrance des diplômes,c’est-à-dire de tenir compte de la réglementation qui était alors applicable pour le recrutementdans les hôpitaux publics.2º
Les diplômes exigés.(16)
En règle générale, l’accès aux concours de la fonction publique hospitalière est ouvert auxpersonnes titulaires
:—
d’un diplôme universitaire de deuxième cycle de psychologie
;—
et d’un diplôme figurant sur une liste fixée par arrêté.Les textes fixant la liste exacte des diplômes requis sont reproduits en annexes (circulaires du mi-
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