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a anctcaton et a ersvrance es ants
 
 par Jean leDuc
 
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 TABLE DES MATIÈRES
 
La Sanctification dans la vie présente Les luttes sans relâche de la Sanctification Plaire à Dieu par les œuvres La persévérance dans la foi Quelques passages difficilles La Sanctification dans la vie présente
 
Quoique le salut est parfait, complet et statique, c'est à dire qu'il ne peut être changé,amélioré, que c'est un fait accompli une fois pour toute et que rien ne peut y être ajouté;notre perfectionnement dans la foi, nommé aussi notre sanctification, est progressif,graduel et dynamique, et sera complet uniquement à l'apparition finale de Christ. Ainsinotre foi est susceptible à des améliorations constantes, à des rénovations progressivesqui, tout au long de notre vie, nous engagent dans des combats entre l'Esprit et la chair,
 
entre la lumière et les ténèbres, entre la vérité et ses contrefaçons frauduleuses. Du pointde vue de l'éternité notre sanctification est parfaite, Dieu nous a séparé d'une manièreabsolue de ce monde de corruption, «il nous a délivré de la puissance des ténèbres, etnous a transportés au royaume de son Fils bien-aimé» (Col. 1: 13); mais du point de vuetemporel de notre vie en ce monde, notre sanctification est en croissance constante,«jusques à ce que nous nous rencontrions tous dans l'unité de la foi, et de la connaissancedu Fils de Dieu, dans l'état d'un homme parfait, à la mesure de la parfaite stature enChrist: afin que nous ne soyons plus des enfants flottants, et emportés ça et là à tout ventde doctrine, par la tromperie des hommes, et par leur ruse à séduire artificieusement;mais afin que suivant la vérité avec la charité, nous croissions en toutes choses en celuiqui est le Chef, c'est à dire, Christ» (Eph. 4: 13-15).
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La croissance de la sanctification est clairement exposée dans les Écritures. On peutremarquer l'inégalité qui règne sous ce rapport, parmi les chrétiens: l'un est faible enesprit tandis que l'autre est fort; bien plus, aucun chrétien ne se sent toujours égal à lui-même; tantôt son esprit s'exalte, et il se sent prêt à tout, tantôt il est timide et tremblant;tantôt il est brûlant d'amour, ferme dans la foi et l'espérance, tantôt il se sent froid, faibleset désespéré. Il y a donc, dans le croyant, une lutte constante entre le nouvel homme et levieil homme (Rom. 7: 1-25). Or, la doctrine de la croissance dans la sanctification doitêtre maintenue et défendue dans toute sa vérité et sa force contre l'erreur duPerfectionnisme que nous rencontrons en partie ici et là dans l'Arminianisme chez lesCatholiques, les Méthodistes, les Pentecôtistes, les Baptistes, etc. Il nous faut rejeterl'erreur de ceux qui enseignent que l'homme, après sa conversion, peut observer etaccomplir pleinement la loi de Dieu, ou qu'un chrétien réellement régénéré par l'Esprit deDieu peut observer et accomplir parfaitement la loi de Dieu dans cette vie-ci. LePerfectionnisme entraîne, dans ses ultimes conséquences, le rejet de la doctrine de laJustification par la Foi, puisque la foi ne peut habiter qu'un cœur contrit qui, par unerepentance quotidienne, se renouvelle dans les mérites de Christ. Un vrai croyant ne peut jamais nier son péché, mais toujours il se reconnaît pécheur devant Dieu. Pour cetteraison, le Perfectionnisme doit être condamné comme l'une des formes de la doctrine dela Justification par le Choix, qui est aussi nuisible que pernicieuse.Le fait que, dans cette vie la sanctification est progressive et incomplète ne doit pas êtreconsidéré par les croyants comme un prétexte de continuer à vivre selon la chair (Gal.5:13) et de cesser de mettre leur confiance en Christ dans tous les domaines de leurs vies.Il nous faut ainsi rejeter la fausse notion que la sanctification implique des efforts ducroyant, car la confiance est l’opposé des efforts, elle les invalide et les anéantit. Lesefforts proviennent de la Loi, la confiance provient de la Grâce. Si certains textes dansles Écritures semblent donner l’impression que nous devons faire des efforts pourcontribuer à notre sanctification, un regard soigneux de ces textes nous révélera qu’ilsagit plutôt de laisser Christ agir en nous pour achever l’œuvre qu’il a débuté (Phil. 1: 6).Tout dans le salut et la sanctification est de Dieu, rien n’est de l’homme. Voudrions-nousenlever la gloire à Christ par nos efforts ? Dirions-nous qu’il n’est pas assez puissantpour nous sauver et nous sanctifier plènement sans le moindre effort de notre part ? Sil’on considère ces faits, la folie du Perfectionnisme, qu’il soit partiel ou absolu, devientévidente.Si cette doctrine a pu s’introduire dans le christianisme, c’est à cause que plusieurs ontamoindri les exigences de la loi divine et obscurci la gloire parfaite de la grâce de Dieuen Jésus-Christ. En premier lieu, ils ont répandu la doctrine du salut par la justice desœuvres; et lorsque cette doctrine païenne eut bien pris racine dans leurs enseignements,«l’illusion épicurienne» du Perfectionnisme a nécessairement suivi. Leur espritorgueilleux a affirmé «Je peux faire des bonnes œuvres pour mériter mon salut» ou «jepeux contribuer l’effort de mon choix personnel et accepter librement d’être sauvé»; il aajouté ensuite avec arrogance «Je peux faire plus d’œuvres que mon salut en demande»,
 
ou «je peux contribuer moi-même à ma sanctification par mon obéissance volontaire auxexigences qui me sont demandé dans les Saintes-Écritures». Une particuliarité malsainedu Perfectionnisme est que plusieurs s’efforcent de faire des bonnes œuvres après leursalut dans le but de récolter une récompense dans le Royaume à venir. Cela n’est qu’uneforme de marchandage avec Dieu et ceux qui s’y adonnent auront une mauvaise supriseau jugement du grand jour, car leur motif est égocentrique et non Christocentrique. Enfait, Jésus chasa les marchands du temple (Jean 2: 14-16), il en sera ainsi lors du jugement dernier. Ces gens doivent se poser la question s’ils ont vraiment connu la grâcedu salut, car leurs agissements témoignent du contraire. «Il n’y a pas dans la viechrétienne la moindre place pour être satisfait de soi-même… Nous n’avons pas le droitde nous satisfaire de certains de nos progrès» nous dit A.R. Kayayan, «Dieu ne nousaccorde pas ici-bas la perfection totale ni une vie d’harmonie complète, mais il nousdonne sa grâce. Cela ne suffit-il pas ?» La gloire appartient à Christ seul et non point ànous.Tous ces points découlent de l’Arminianisme qui veut élever la dignité de l’homme aumême niveau que son Créateur et lui dérober sa gloire. Le grand Réformateur, MartinLuther, remarqua justement : «L’Écriture appelle sorcellerie, idolâtrie et service desidoles le fait de ne pas écouter la Parole de Dieu et de prétendre agir sans ou contre elle;c’est là un terrible verdict, surtout si l’on considère combien cette faute est fréquemmentet gravement commise», d’autant plus de prétendre d’agir en conformité avec elle tout ens’y opposant par une conduite qui loue les efforts personnels au détriment de lasoumission à la vérité, ce qui aura pour résultat de sévères conséquences.
Les luttes sans relâche de la Sanctification
 
La sanctification ne consiste pas en un simple prolongement de ce qui nous a déjà étédonné lors de notre conversion qui met en évidence notre régénération, mais sert àaugmenter et à fortifier la vie nouvelle dans une confiance constante et perpétuelle ennotre divin Sauveur et Roi, le Seigneur Jésus-Christ, qui habite en nous par son Saint-Esprit et nous transforme graduellement en son image. Elle consiste en deux parties:premièrement, elle ôte graduellement la pollution et la corruption de la nature humaine(Rom. 6: 6; Gal. 5: 24); deuxièmement, elle développe graduellement la vie nouvelle deconsécration à Dieu (Rom. 6: 4, 5; Col. 2: 12; 3: 1; Gal. 2: 19), bien qu’elle ait lieu dansla vie intérieure du croyant, elle affecte naturellement la vie toute entière (Rom. 6: 12; 1Cor. 6: 15-20; 1 Thess. 5: 23). Le changement de la vie intérieure est lié conséquemmentà l’opération d’un changement dans la vie extérieure par la puissance de Christ en nous.La question de savoir si l’homme doit coopérer dans l’œuvre de la sanctification provientainsi du Perfectionnisme avec son obéissance aux œuvres de la loi. La sanctificationexige plutôt notre humiliation et notre soumission à Christ devant nos faiblesses et nosincapacités afin de laisser agir l’Esprit en nous et à travers nous. Nous n’avons pas àaccomplir des œuvres de la loi, mais des œuvres de foi ou œuvres de confiance en Celuiqui opère en nous la puissance de sa grâce merveilleuse.Il importe de savoir que le mot «sanctification», du grec «hagiasmos» signifie être «saint,mise à part, séparé, marginalisé, dédié, consacré». La sanctification est donc unprocessus de marginalisation issu de notre régénération qui engendre notre séparationd’avec le péché et ce monde de corruption. Cette séparation débute officiellement lors denotre conversion, de notre salut, où nous sommes déclarés «saint», mais une fois «saint»nous embarquons dans une voie de sainteté progressive qui nous engage dans une luttreentre la chair et l’Esprit. Les chrétiens doivent lutter contre le péché aussi longtempsqu’ils sont en vie (1 Roi 8: 46; Prov. 20: 9; Jacques 3: 2; 1 Jean 1: 8). Leurs vies sontcaractérisées par une lutte constante entre la chair et l’Esprit (Gal. 5: 17), et même lesmeilleurs d’entre eux confessent leurs péchés (Job 9: 3, 20; Ps. 32: 5; 130: 3; Prov. 20: 9;Es. 64: 6; Dan. 9: 7; Rom. 7: 14; 1 Jean 1: 9), prient pour le pardon des offenses (Ps. 51:
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