crise antilles – analyse des conversations
linkpaper #0903
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rappel des faits
L’accord « Jacques Bino » a été signé le 26 février 2009 permettant de mettre en application àcompter du 1
er
mars 2009 la hausse des revenus de 200 euros pour les bas salaires. Plusd’informationsici.Cet accord représente, selon les points de vue, la fin d’un conflit ou le début d’une nouvelle phasede négociations.
l’issue du conflit à travers deux points de vue : métropole et Antilles
D’un coté,
l’Etat français
demande
la fin de la grève
, «
estimant que les revendications principales sont satisfaites, une demande mal reçue par les partenaires sociaux, alors que la vie quotidienne continuait de s'améliorer dans l'île dimanche, après quarante jours de mobilisation et de grève générale »
http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/ (lf 29),
arguant des effortsconsentis
. En effet, le préfet
Nicolas Desforges
avait annoncé à la presse que
l’essentiel desrevendications du LKP avait été traité
et la ministre de l’intérieur,
Michèle Alliot-Marie
, ademandé au Medef de s’impliquer davantage afin de reconsidérer son refus de l’accord : «
Cette grève a beaucoup duré
. Aujourd'hui, elle porte atteinte à la liberté d'aller et de venir, de pouvoir travailler, de pouvoir s'approvisionner normalement, à la liberté des enfants d'aller à l'école.
Tout cela doit s'arrêter
»
http://www.lemonde.fr/ (lf 89).Pour rappel,
le Medef
fait partie des organisations patronales qui n’ont
pas signé l’accord
.L’organisation patronale ne laisse par ailleurs entrevoir
aucune reconsidération de sa position
:
« "On est encore en République française. Ce serait vraiment extraordinaire d'étendre un accord signé par des organisations professionnelles largement minoritaires, dont une ou deux affiliées au LKP", a souligné le président du Medef Guadeloupe, Willy Angèle. »
http://www.ladepeche.fr/ .De l’autre côté (de l’Atlantique), le
LKP
manifeste sa
volonté de continuer de militer
aujourd’huiafin de
faire signer l’accord par le Medef et les autres organisations
: «
Le collectif LKP a durci le ton dimanche soir, appelant, à la veille du 42e jour de grève générale, à "passer d’entreprise en entreprise" pour faire signer l’accord prévoyant une augmentation salariale de 200 euros."Non seulement nous allons demander l’extension de l’accord, mais nous allons passer d’entreprise en entreprise pour le faire signer", a annoncé Elie Domota
»http://www.clicanoo.com/ (lf 33).
Elie Domota
annonce que «
le
LKP a vocation à durer
.
Le mouvement n’est pas près de s’arrêter.
»http://ugtg.org/ (lf 34) et qu’il continuera de se faire entendre dans le but d’obtenir
desaccords pour les autres revendications.
Les négociations de la semaine sont diffusées surhttp://ugtg.org/ , site qui annonce chaque jour lesprincipales revendications : «
Prix des produits de première nécessité, prix du gaz, de l’électricité,prix des services (internet, téléphonie, banques…)
»http://www.montraykreyol.org/ (lf 32).Les
Guadeloupéens
pour leur part ne comprennent pas
pourquoi le LKP a tant insisté sur larevendication sur les bas salaires
et désirent fortement que
le mouvement ne prennent pasfin
: «
je trouve ça dommage qu’un si beau mouvement bloque sur un point que je considère comme étant secondaire en terme de portée sociétale sur le futur de la Guadeloupe
»http://ugtg.org/ (lf 34). Présentant ce mouvement comme la plus grande mobilisation de l’histoirede la Guadeloupe, les grévistes espèrent que les 42 jours de mobilisation et de sacrifices se
termineront sur des conséquences positives et satisfaisantes
.A
Paris
ce weekend, plus de 5 000 personnes se sont rassemblées pour soutenir le mouvementde révolte antillais : «
Si Lutte ouvrière et le NPA de Besancenot sont venus apporter leur soutien en début d’après-midi, cette fois, ce sont d’abord les
Antillais, Guyanais et Réunionnais
, dont quelques personnalités, qui étaient là pour soutenir leurs compatriotes de Guadeloupe et Martinique.
»http://www.fxgpariscaraibe.com/ (lf 31).
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