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Royal Boch :le BaRon toRpille son usine> 6DaF : 1 642 emplois suppRimésen un an. les actionnaiResse FRottent les mains > 7GuaDeloupe, maRtinique,Réunion : les maniFestationss’étenDent > 12FootBall :l’union BelGe, c’est Du caca> 5
Ce qui rend votre facteur timb
> 8-9
Salaires menacés, livreurs de courrier,…
> 2, 3
Belgique • België
P.P.
Bruxelles X
1/2771
Bureau de dépôt:1099 Bruxelles
P509685
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ebdomadaire
    E   x   p    é    d    i   t   e   u   r    &    é    d    i   t   e   u   r   r   e   s   p   o   n   s   a    b    l   e   :    M .    R .    E    l    i   g    i   u   s ,    b    d    M .    L   e   m   o   n   n    i   e   r    1    7    1 ,    1    0    0    0    B   r   u   x   e    l    l   e   s
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     2    6    f    é   v   r    i   e   r    2    0    0    9
Hebdomadaire du Parti du Travail de Belgique | PTB
 
Ferre Wyckmans
,secrétaire généralLBC, sur le statutemployé – ouvrier
 
26 février 2009 | 8
|
EDITO
|
Rédaction
Bd M. Lemonnier 171, bte 2, 1000 Bruxelles
+32(0)2 50 40 120 • fax +32(0)2 513 98 31 •
redaction@solidaire.org •
RédacteuR en
chef
David Pestieau •
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oLidaire
 
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C. Meunierstraat 43,3000 Louvain. Plus d’adresses sur www.ptb.be (en néerlandais sur www.pvda.be)
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ou domiciliation, téléphonez au 02 50 40 124
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* Étudiants, chômeurs, invalides, plus de 60 ans.
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combiné à une autre ofre promotionnelle.
D
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estieau
 
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édacteuR
 
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chef
Envie de réagir ?
david.pestieau@solidaire.org
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Pourquoi votre facteur mérite votre soutien
Début de semaine prochaine, votre boîte aux lettres
risque d’être vide. Votre facteur sera en grève. Avec ses35 000 collègues de la Poste. C’est que le ras-le-bol segénéralise.L’autre jour, j’étais devant Bruxelles X, le plus grandcentre de tri du pays, pour distribuer un tract du PTB. Le
moral des trieurs est dans les chaussettes.
« David, ce n’est plus comme avant, l’ambiance
n’y est pas »,
me dit l’un.
« On est pressé
comme des citrons »,
me dit l’autre.Le bureau de poste, près du marché de
mon quartier, est menacé de fermeture
comme plus de la moitié des bureaux dupays. Pourtant il ne désemplit pas. Quant
à mon acteur, il n’a presque plus le temps
de me dire bonjour.
Et dans l’avenir, nombre de facteurs
risque d’être remplacés par des livreurs. Qui toucheraient
700 euros brut pour un job mi-temps. Soit 6 à 7 eurosnet de l’heure. Avec cette concurrence entre facteurs et
livreurs, la pression sur les salaires, déjà bas, des postiers
et aussi sur leurs conditions de travail. Alors que l’Etat
est encore actionnaire principal, il donne le mauvais
exemple en matière de licenciements, de salaires et deprécarité au travail…
Et à qui profte ce crime ? Pas à vous, pas à votre acteur
non plus, mais bien aux actionnaires privés.Depuis trois ans, des actionnaires privés sont entrésdans le capital de la Poste. L’un d’entre eux, la poste da-noise privée, s’est fait son beurre. Elle a mis 150 millions
d’euros il y a trois ans et quitte aujourd’hui la Poste belge
avec un capital de 373 millions. En plus d’avoir touché90 millions de dividendes.
Résultat net : 313 millions de gagnés. 31 euros de
chaque habitant du pays.
Aujourd’hui, la direction de la Poste belge s’active en-core pour préparer la libéralisation complète du secteur
en 2011. Les vautours privés lorgnent sur les 2 500 grosclients de la Poste qui assurent 65 % desenvois de moins de 50 grammes, quitte
à laisser à l’abandon le service postal des
4,5 millions de ménages du pays, non
rentables. Et nos ministres s’en réjouis-sent.
Sans remettre en cause cette dérégulation
et libéralisation qui a prouvé sa faillite.
Et qu’apprend-t-on ? La Cour européenne
de Justice a estimé le 10 évrier qu’une aide
publique de 300 millions, versée par l’Etat
belge à la Poste en 2003 était illégale. Car elle mettraiten cause le sacro-saint principe de concurrence.Un comble à l’heure où l’Etat belge a déjà versé à luiseul plus de 22 milliards d’euros aux banques privées.
Morale de l’histoire : 22 000 millions d’aide aux banquiers,
c’est légal mais 300 millions aux postiers et aux usagers,là c’est illégal.Le temps est venu de renvoyer la libéralisation de la
Poste à l’expéditeur : l’Union européenne doit abolir
ses directives interdisant les aides publiques au service
public, la libéralisation doit être arrêtée. La Poste doitredevenir complètement publique. Et cette demande
monte de toute l’Europe, de la France à la Suède, de laGrande-Bretagne à l’Italie.
 000 millionsd’aide aux banquiers,c’est légal mais 300millions aux postierset aux usagers,c’est illégal pourl’Union européenne
« Nulle doute qu’en2009 les action-naires privés vontutiliser leurs proftspour sauver nosemploi... »
 Journée internationale de la femme
Marianne vous invite
Dimanche 8 mars dès 15h00
Centre international(Bd. M. Lemonnier 171, 1000 Bruxelles)
Entrée : 2 eurosPrévente + membres : 1,5 euroContact:Tél: 0473/286 375marianne.international@gmail.com
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26 février 2009 | 8
|
BELGIQUE
|
Belle occasion d’abolir les intérêts notionnels
L’Union européenne a lancé une
procédure d’infraction contre les intérêts
notionnels.
Les intérêts notionnels sont dans le collimateur
de la Commission européenne. Ce cadeau
scal est accordé à toute société belge, y
compris les liales belges de multinationales
étrangères. Par contre, une société belge
ne peut pas déduire d’intérêts notionnels
sur ses investissements à l’étranger. Or,
estime la Commission, cela décourage
u
les investissements dans les autres paysde l’Union, ce que les traités européens
interdisent.
L’afaire a suscité un échange vi entreparlementaires SP.a et Didier Reynders, le
ministre des Finances sa âchant tout bleu en
rappelant que le SP.a avait voté la loi instaurant
les intérêts notionnels. Il lui suft de ce (réquent)
petit rappel pour aire mal aux socialistes. Mais
pourquoi alors le ministre sort-il de sa coutu-mière sérénité ? Parce qu’il est mal pris...
Pour sauver son bébé, il risque de devoirl’étendre aux investissements étrangers. Dur,
alors que le but ofciel des intérêts notionnelsest d’attirer les investissements en Belgique. Et
surtout, leur coût astronomique (2,3 milliards
pour 2006, plus pour les années suivantes)
serait encore revu à la hausse. Alors qu’on vient
d’annoncer un décit de l’Etat abyssal de 11
milliards d’euros…
La position de l’Union européenne contient
son pesant d’hypocrisie, sachant qu’elle ait
souvent jouer la concurrence scale entre lesEtats membres. Pourtant, elle ore l’occasionde remettre ondamentalement en cause ce
cadeau accordé inconditionnellement auxsociétés. Un cadeau qui ne avorise pas lesinvestissements et encore moins l’emploi.Un cadeau ayant pour seul efet d’accroître
les bénéfces. Un cadeau qui profte aux so-
ciétés les plus grosses et les plus riches (lesmoins endettées) : sur les 150.000 sociétésappliquant la mesure, 25 banques et multi-
nationales (dont Fortis) ont obtenu 37 % du
budget des intérêts notionnels. Allez, il est
temps de reléguer cette invention au musée
des atrocités fscales.
M
arco
V
an
H
ees
<
 
La Poste
Le partenaire privéveut s’en aller avec 150 % de proft
Les postes danoises veulent
se déaire de leur participation dans
La Poste (belge) pour 373 millionsd’euros. Joli proft car, il y a quatre
ans, l’apport des Danois était de
150 millions. Touteois, l’État belge
peut encore intervenir.
Les choses vont bien, à La Poste. Non
que les clients s’en aperçoivent car,en janvier, ils ont été prévenus que
les intérêts sur leur compte épargneallaient baisser, de 2 % à 0,5 %. Non,
c’est pour les actionnaires, que ça plane.
En 2005, le ministre des Entreprises
publiques Johan Vande Lanotte (SP.
a), vendait la moitié de La Poste au
consortium Post Invest Europe, dontPost Danmark A/S est propriétaire à
50 %. L’autre moitié du consortium
est aux mains des capitalistes à risque
de CVC Capital Partners. Ils étaient
nombreux à avoir déjà prévu la chose
à l’époque. « Ces partenaires privésviennent pour aire du ric et ils se
retireront ensuite. » Aujourd’hui, on y
est. Les postes danoises veulent s’enaller après avoir multiplié son capital
par 2,5 en quatre ans : pour les 150millions apportés, elles réclament
aujourd’hui 373 millions.
Le ministrevoit ça en rose
Au Parlement, l’actuel ministre des
Entreprises publiques Vanackere
(CD&V), s’est vu adresser pas mal de
questions sur le départ des postes
danoises. Il voit touteois les choses
sous un jour avorable. « Si la vente
se ait à un prix plus élevé que le prix
initial, c’est la meilleure preuve des
bons résultats de La Poste et, partant,
de la valeur de l’entreprise », a-t-il dit.
Et de résumer toutes les améliora-tions : le chifre de l’EBITDA (gainsavant intérêts, taxes, dépréciationet amortissement) a augmenté de
47 %, la productivité exprimée dansle chire d’aaires par unité à temps
plein a augmenté de 20 %, l’absen-
téisme diminue, la satisaction de la
clientèle et du personnel augmente. La
plupart des députés ont été rassurés
par la réponse du ministre.
u
Le personnel et les syndicats
sont moins heureux de la tournuredes choses. Ils prééreraient que lesbénéces soient réinvestis dans La
Poste. L’idée n’est pas dénuée de
ondement. Si les postes danoises
veulent vendre leur part, elles doivent
disposer de l’autorisation préalable
de l’État belge. Il y a donc encore une
marge de manœuvre. Pour cela, le
gouvernement n’a qu’à prendre ses
responsabilités. Pourquoi l’État belge
ne rachète-t-il pas lui-même la part
des postes danoises ? De la sorte,
l’État peut à nouveau récupérer lecontrôle efecti de l’entreprise. Lemoment s’y prête d’ailleurs car, la
semaine prochaine, le personnel de
La Poste descend dans la rue (voirencadré). Du côté des clients de La
Poste aussi, il existe une oule de
comités opposés à la ermeture des
bureaux de poste. Maintenant qu’ences temps de crise, des voix s’élèvent
en aveur d’une véritable banque
publique, il ne serait pas absurde d’enrevenir à une nouvelle nationalisation
de La Poste.
e
ditH
J
ansen
<
trois jours de grève à La Pose
Les nombreuses réorganisations
de La Poste ont déjà prélevé un lourd tri-
but. Aujourd’hui, la direction veut rem-
placer 6 000 facteurs à temps plein par des
« livreurs de courrier » à temps partiel.
La coupe est pleine.
S’il aut en croire le ministre des Entreprises
publiques Vanackere (CD&V), la situationactuelle est bonne pour le personnel. Les
travailleurs, eux, pensent diéremment. Début
mars, ils mèneront des actions durant trois jours pour protester contre la pression du
travail en hausse, la poursuite de l’outsourcing
u
de toutes sortes de services, la libéralisation
débridée et, surtout, l’introduction d’emplois
« hamburger ».
« L’habituelle distribution du courrier et de la pub
se fera par des livreurs de courrier »
, explique Joze 
De Doncker, de la CGSP-La Poste.
« Concrètement,
il s’agit de ménagères, d’étudiants, de pensionnés,
de gens d’ateliers protégés… Et ce, à un salairemoindre que le niveau le plus bas aujourd’hui à
La Poste. »
De même, l’accroissement de la pression
au travail est une épine dans le pied des syn-
dicats. Toute réorganisation aboutit à une
perte d’emplois, mais la quantité de travail nediminue pas pour autant. En d’autres termes,les emplois disparaissent, mais le boulot reste.
La pression du travail, surtout aux guichets,augmente de ce ait dans des proportions
quasi intenables. Pas étonnant que le ministre
se vante d’une hausse de la productivité de
20 %.
Les 2, 3 et 4 mars, les syndicats de La Poste
passeront à l’action. Le 2 mars, une grève généraleest prévue, ainsi qu’une maniestation à Bruxelles
(départ à 12 h, gare du Nord). Le 3 mars, tous lescentres de tri postal eront grève et, le 4 mars, ce
sera le tour de tous les services de transport deLa Poste.
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obbelaere
<
La charge de travail a grimpé suite aux nombreuses réorganisations deLa Poste. Toute réorganisation entraîne une perte d’emplois, mais le travail,lui, ne baisse pas. Pas étonnant que le ministre ait annoncé une augmenta-tion de la productivité de 20 %.
(Photo La Poste)
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