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UEO 3 THEME / VERSION
 Jackie PHAETON : jphaeton@univ-ag.fr
Les textes proposés en thème et en version présentent desstructuresgrammaticales similaires et / ou un vocabulaire et / ou unthème communs.
SEQUENCE 1 ( TD 1 et 2)
THEME 1Rencontre á l'étranger
1
On ne sait rien d'eux
2
. On ne connaît même pas leur nom
3
.D'habitude, on secontente de les saluer
4
d'un mouvement de tete
5
, chez laboulangére
6
ou dans lebureau de tabac. Dix ans quand méme
7
qu'on les croise ainsi, sans lamoindrecuriosité. Ce n'est même pas de l'indifférence
8
. Plutôt une sorte decontigüitéfamilière, pas désagréable
9
, mais qui ne mène nulle part
10
.Et puis voilà qu'ils sont la
11
, en plein coeur de Hyde Park, quelleidee
12
! Après lacohue des magasins de Regent Street, on s'était amusé de cetteliberté anglaise quipermet á chacun de s'emparer d'une chaise longue
13
et de s'affaler,les pieds sur legazon
14
, avec un soupir de satisfaction — et le sentiment d'êtrepresque devenu unautochtone
15
. Mais á quelques yards
16
, juste en face de vous
17
,pareillement alanguisdans la toile vert sombre
18
... II faut en convenir
19
, cettereconnaissance ne suscitepas d'emblée un enthousiasme irrépressible
20
.Philippe Delerm,
La sieste assassinée, ©
Éditions Gallimard, 2001, p.11.
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 Tiré du recueil
La sieste
assassinée de Philippe Delerm (né en 1950),composé de 36 tableauxironiques sur notre quotidien, ce fragment décrit la désagréable surprisede retrouver demanière inopinée ses voisins á l'étranger. Ce bref passage estparticulièrement riche enstructures grammaticales :
6 occurrences de la personne indéfinie : « On ne sait rien, on ne connaîtmême pas, onse contente de, on les croise, on s'était amusé » et « en face de vous »;
5 occurrences de formes négatives, dont la locution « ne pas même » (2fois) ;
 
de nombreux emplois prépositionnels (« á, de, dans, chez, sans, sur, en,après »);
- « devenir », « d'habitude », « voilà » ; * le cas du tréma (« diéresis »)
2
VERSION 1¡Que viene! ¡Que viene
1
!
Íbamos a ver al hombre cuya foto
2
presidía los silencios de la escuelacolgada al ladodel crucifijo y cuya imagen severa llenaba todos los libros y todos losnoticiarios
3
cinematográficos: Franco [...] Aunque nadie lo sabía
4
con certeza, sedecía que Francopasaría por el cruce de Sabero alrededor de las once de la mañana. Yo llegué allí mucho antes, hacia las nueve y media, en el segundo viaje de laChivata* , pero, alllegar
5
, ya encontré mucha gente [...] Franco siguió sin aparecer
6
y laimpacienciavolvió a cundir
7
entre los que desde hacía horas estábamosesperándolo. Aúntendríamos, no obstante
8
, que esperar otra hora más
9
antes de que Tarzán, quien,para no perder la costumbre, se había subido a un árbol, diera
10
laseñal de alarma :"¡Que viene! ¡Que viene! ¡Que ya está junto a la curva
11
!" Fue lalocura. Después detan larga espera, la ansiedad y la impaciencia tanto tiempocontenidas sedesbordaron de golpe y la gente empezó a gritar y a empujar a losprimeros, queéramos los más pequeños, tratando de ver algo, al tiempo queagitaba lasbanderas y prorrumpía en vivas a Franco
12
. Es todo lo que recuerdo,todo lo quequedó grabado en la retina de mi memoria, aparte del coche negroen el que viajabaaquél
13
, según me dijeron
14
luego, pues yo no pude ver nada, y delos empujones delos guardias, que trataban de ese modo de impedir que la gente seacercase
15
demasiado.
 Julio Llamazares,
Escenas de cine mudo,
Seix Barral, 1994 (chap. 18. « EsperandoaFranco ») * a. apodo dado al autobús de línea
 
 Julio Llamazares (né en 1955), poète et romancier, s'intéresse
a
l'histoire récentede l'Espagne, ¡I est l'auteur de
Luna de lobos
(1985) et de Lo
lluviaamarilla
(1988).Dans ce passage, l'écrivain évoque l'image qu'il a eue de Francodurant son enfance.Le texte permet de revoir:
la conjonction explétive « que »: « ¡que viene!, ¡Que está junto a lacurva!» (« le voilá »);
l'impersonnel « on » : « se decía ; me dijeron » ;
le relatif « cuyo » (« cuya foto, cuya imagen »);
la conjonction « aunque » ; les subordonnées au subjonctif.
3
SEQUENCE 2 (TD 3 et 4)
THEME 2Un bonheur bruyant
1
« Allô, monsieur Legrand ? Ici, monsieur Michaud
2
, le gérant del'immeuble.Monsieur Legrand,
¡e
viens de recevoir un coup de téléphone
3
d'unde vos voisinsqui se plaint que vous fassiez du bruit la nuit jusqu'à cinq heures dumatin
4
.
-
C'est parfaitement exact, répondit Legrand d'une voix bien timbrée, jeune etqui plut beaucoup à Michaud
5
. Cette nuit encore, nous l'avonspassée à chanter et àdanser
6
.
-
C'est précisément ce que vous reproche votre voisin
7
. II en esttroublé à la fois
8
dans son sommeil et dans sa dignité de Français. [...] Ne vousétonnez donc pas si jevous demande de mettre désormais une sourdine á votre gaieté
9
.
Mais vous me demandez une chose impossible ! Je viens d'épouserune femmemerveilleuse et j'en suis amoureux fou
10
. Et Clémentine adore
11
lagaieté, le bruit, ladanse, la musique, le champagne, les tourbillons. Moi-même, ah !monsieur, moimême, je ne me contrôle plus
12
...
 Je vous felicite
13
, mais les locataires...
Ah ! les locataires, ils sont indignes, n'est-ce pas
14
? lis en ont bienle droit
15
. »
Marcel Aymé,
Le chemin des écoliers
[1946], © Éditions Gallimard, 1990, p. 84Marcel Aymé (1902-1967), qui est l'auteur de
La jument verte, Le passe-muraille
et
Les contes du chat 
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