crise antilles – analyse des conversations
linkpaper #0903
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La
même opposition
apparaît en
Martinique
, où la
population
exprime ses
inquiétudes
: «
Il y a une inquiétude fleurissante face aux salaires : Peu d’activité pendant le mois de février, des trésoreries inexistantes, les entreprises au point mort. La question qui inquiète aujourd’hui tous les employés, c’est celle des salaires.
»http://rfo.fr(lf 31), alors que le
Collectif ne baisse pas lagarde
et s’est par exemple
opposé à la réouverture d’une mairie
: «
TRINITE. Le collectif s'interpose à l'ouverture de la mairie
»http://rfo.fr(lf 31). De même qu’en Guadeloupe,
lemouvement se poursuit
: une
manifestation
de plus de 10 000 personnes s’est tenue hier etseuls des accords écrits noir sur blanc laisseront
entrevoir la fin de la crise martiniquaise
.Du côté de l’océan Indien, le
collectif réunionnais Cospar
a justifié hier les
62 revendications
qu’il a présentées : «
Le Collectif estime que la notion “d’urgence sociale” est arrivée “à son paroxysme”. Il rappelle que “52 % des Réunionnais vivent en dessous du seuil de pauvreté (800 euros), contre 18 % en métropole” et “50 % de la population avait en 2006 un revenu inférieur à 690 euros”. D’un autre côté, “les prix ont augmenté de 37 % de 1997 à 2007 alors que dans le même temps ils n’augmentent que de 30 % dans l’hexagone”
»http://www.clicanoo.com/ (lf 33).Ce mouvement commence à prendre forme et propose aux réunionnais une
manifestation jeudi
tout en exprimant sa
volonté de maîtriser le conflit
et
d’apaiser les peurs des réunionnais
faceaux
débordements éventuels
: «
Le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion (Cospar) a présenté lundi sa plateforme revendicative pour la journée de grève générale et de manifestations prévue jeudi, tout en excluant de suivre le modèle antillais.
»http://rfo.fr(lf 31). Il est vrai que les
habitants de l’île sont inquiets
: «
Inquiets des manifestations prévues jeudi à Saint-Denis et à Saint-Pierre, certains commerçants prévoient de garder leurs magasins fermés le 5 mars. Ils craignent aussi que la situation ne dégénère et qu’elle ne s’étende à d’autres communes de l’île.
»http://www.clicanoo.com/ (lf 33).On retrouve dans les
propos des réunionnais
la notion de
mépris de l’Etat
, exprimée parexemple par le député PS maire de Saint Benoit : «
je ne sais pas réellement si le gouvernement a pris conscience de
l’ampleur réelle du malaise social
dans les Outre-mers mais, j’espère que dorénavant le gouvernement
accordera plus d’importance
aux problèmes de nos territoires. En effet, si les ultramarins sont comme tout le monde et “qu’ils ont besoin d’amour”, comme le dit Monsieur Jégo, je crois qu’ils ont d’abord
besoin de respect, de considération, d’être écoutés et surtout d’être entendus
.
»http://www.clicanoo.com/ (lf 33).On perçoit dans cet
embryon de mouvement social
des
similitudes avec les débuts de lacrise guadeloupéenne
: le LKP avait lui aussi exprimé sa volonté de contenir la crise et de lamaîtriser, doit-on y entrevoir une
dégénération à l’image de la Guadeloupe
?
l’angle économique privilégié par le web social hexagonal
Dans les
médias de l’hexagone
,
l’angle économique est privilégié
et les
inquiétudes
quantaux
entreprises des régions en grève
se font de plus en plus entendre. Les
patrons
guadeloupéens
s’alarment
: «
«L’économie de la Guadeloupe est en
grand péril
! » Ce petit patron n’hésite pas à faire entendre sa voix, sur les ondes de Radio-Caraïbes-International, dans le cadre du forum quotidien des auditeurs. Cette intervention est le signe que la décision du collectif LKP de maintenir encore le mouvement lundi 2 mars, dans l’attente d’un protocole d’accord établi par le préfet, n’est pas du goût des chefs d’entreprise, qu’ils soient à la tête de structures imposantes ou modestes.
»http://www.la-croix.com/ (lf 55).
L’économie
de la Guadeloupe
n’en sortira probablement pas indemne
:
« Mais la plus longue grève générale (43 jours) que connaissent les Antilles devrait laisser des traces dans l'économie guadeloupéenne. La fin de la grève générale est encore incertaine, mais le
Medef est déjà alarmiste
. Les dépôts de bilan de nombreuses entreprises devraient se traduire par 10.000 à 14.000 suppressions d'emplois" affirme le président du Medef-Guadeloupe Willy Angèle. Ce dernier craint ainsi que "le taux de chômage ne passe de 23% à plus de 30%".
»http://www.e24.fr/ .
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