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crise antilles – analyse des conversations
linkpaper #0903
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crise antilles
 
communauté outre-mer3 mars 2009Guadeloupe, Martinique,Réunion : mêmes schémasde conflits ?
 
crise antilles – analyse des conversations
linkpaper #0903
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rappel des faits
Hier, en Martinique, un accord a été passé entre les grévistes militants du Collectif du 5 février,l’Etat et le patronat sur les 200 euros aux bas salaires. Plus d’informationsici.Cet accord n’a pourtant pas arrêté le collectif qui continue de manifester pour faire valoir sesautres revendications. C’est également le cas du LKP en Guadeloupe. Enfin, on détecte à laRéunion les mêmes symptômes de progression du mouvement, avec le collectif Cospar.
militants – population : un conflit d’intérêt ?
En
Guadeloupe
le
LKP
 
poursuit son mouvement à travers différents actions
: vérificationsdes prix de la grande distribution, maintien de la démarche de porte-à-porte pour obtenir lessignatures manquantes de l’accord « Jacques Bino » et débats sur les conditions de la femme :«
Dès 8h30 au vélodrome, un rassemblement est prévu. Les militant du LKP se rendront à l'hyper marché Carrefour «vérifier» les prix sur la liste des 100 produits de première nécessité, et surtout pour demander directement aux patrons du magasin de signer l'accord sur les 200 euros.
» ; «
Là,pendant près de 4 heures, sous les yeux de Jean-Marie Nomertin et d’Elie Domota, un débat sur la «condition» de la femme dans la société s’était tenu. Des dizaines de femmes étaient venues témoigner de leur engagement.
»http://www.caribcreole1.com/ (lf 38).Par ses actions et leurs prises de parole, les
militants
expriment leur
volonté de ne pas selaisser mener par les dirigeants politiq
ues et d’obtenir eux-mêmes ce qu’ils revendiquent : «
Il nous faut aussi comprendre que notre grève est à un carrefour ! Et c’est à nous de lui indiquer la bonne voie à prendre ! Nous, et pas le préfet ! Nous et pas le recteur ; et encore moins les chefs d’établissement scolaire.
»http://www.ugtg.org/ (lf 34).
L’accord écrit
remis par le préfet Nicolas Desforges
aurait pu signifier la levée de la grève
,mais le
LKP
juge ce
document incomplet
au regard des discussions du 26 février. Les
Guadeloupéens se disent révoltés
face à ce manque de considération : «
Et nous disons que c’est extrêmement grave. Car voilà des gens (un préfet et un secrétaire général de préfecture chargé de prendre des notes) qui traitent les travailleurs de fainéants ; qui affirment que les travailleurs ne foutent rien ; qu’on les paie à ne rien faire... qui se révèlent être incapables de transcrire point par point ce qu’ils ont écrit ou qu’ils étaient censés écrire entre la journée de samedi à dimanche matin ! 
». Le
LKP
pourrait toutefois
revoir sa position
lorsque le documentsera en adéquation avec leur requête : «
si les documents sont en concordance avec nos revendications ; alors seulement nous signerons une suspension du conflit. Mais que nous ne changerons pas de ligne tant que nous n’avons pas le bon document ! 
»http://www.ugtg.org/ (lf34).Cependant, malgré la persévérance des militants,
une partie de la population guadeloupéenne
 ped patience et
souhaite la fin de la grève
: «
Y en a marre de la grève et d’ailleurs mon fils ne va pas à l’école depuis six semaines 
»http://www.bakchich.info/ (lf 64). En réponse, les
militants duLKP
, déterminés,
expliquent même leur point de vue
aux personnes souhaitant reprendre letravail en essayant de les
convaincre de rester dans le mouvement
en s’appuyant sur les
mesures
qui seront
prises à la fin du mouvement
afin de
rattraper le retard
qu’ont pris lesécoliers et étudiants : «
reprenez donc le travail... Mais lorsque nous travaillons, vous êtes les premiers à dénoncer la surcharge de travail et le manque d’effectifs. Et aujourd’hui, alors que la moitié des personnels est en grève, vous souhaitez travailler, travailler plus que n’importe quel autre jour. A ceux là, nous le redisons, prenez vos responsabilités ! Car toutes les centrales syndicales ayant appelé à la grève, il n’y aura pas ces jours-ci des syndicats pour vous défendre dans l’entreprise.
»http://www.ugtg.org/ (lf 34). Le
LKP
dénonce le
chantage de la part de l’Etat
 pour que le conflit prenne fin : «
Nous ne cherchons pas à rester éternellement en grève : ce n’est pas notre objectif. Mais que l’on ne serve pas pas de l’école, de nos enfants pour faire du chantage aux enseignants ! Nous ne l’accepterons pas ! Car çà aussi, c’est une pwofitasyon ! 
»http://www.ugtg.org/ (lf 34).
 
crise antilles – analyse des conversations
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La
même opposition
apparaît en
Martinique
, où la
population
exprime ses
inquiétudes
: «
Il y a une inquiétude fleurissante face aux salaires : Peu d’activité pendant le mois de février, des trésoreries inexistantes, les entreprises au point mort. La question qui inquiète aujourd’hui tous les employés, c’est celle des salaires.
»http://rfo.fr(lf 31), alors que le
Collectif ne baisse pas lagarde
et s’est par exemple
opposé à la réouverture d’une mairie
: «
TRINITE. Le collectif s'interpose à l'ouverture de la mairie 
»http://rfo.fr(lf 31). De même qu’en Guadeloupe,
lemouvement se poursuit
: une
manifestation
de plus de 10 000 personnes s’est tenue hier etseuls des accords écrits noir sur blanc laisseront
entrevoir la fin de la crise martiniquaise
.Du côté de l’océan Indien, le
collectif réunionnais Cospar
a justifié hier les
62 revendications
 qu’il a présentées : «
Le Collectif estime que la notion “d’urgence sociale” est arrivée “à son paroxysme”. Il rappelle que “52 % des Réunionnais vivent en dessous du seuil de pauvreté (800 euros), contre 18 % en métropole” et “50 % de la population avait en 2006 un revenu inférieur à 690 euros”. D’un autre côté, “les prix ont augmenté de 37 % de 1997 à 2007 alors que dans le même temps ils n’augmentent que de 30 % dans l’hexagone” 
»http://www.clicanoo.com/ (lf 33).Ce mouvement commence à prendre forme et propose aux réunionnais une
manifestation jeudi
 tout en exprimant sa
volonté de maîtriser le conflit
et
d’apaiser les peurs des réunionnais
faceaux
débordements éventuels
: «
Le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion (Cospar) a présenté lundi sa plateforme revendicative pour la journée de grève générale et de manifestations prévue jeudi, tout en excluant de suivre le modèle antillais.
»http://rfo.fr(lf 31). Il est vrai que les
habitants de l’île sont inquiets
: «
Inquiets des manifestations prévues jeudi à Saint-Denis et à Saint-Pierre, certains commerçants prévoient de garder leurs magasins fermés le 5 mars. Ils craignent aussi que la situation ne dégénère et qu’elle ne s’étende à d’autres communes de l’île.
»http://www.clicanoo.com/ (lf 33).On retrouve dans les
propos des réunionnais
la notion de
mépris de l’Etat
, exprimée parexemple par le député PS maire de Saint Benoit : «
 je ne sais pas réellement si le gouvernement a pris conscience de 
l’ampleur réelle du malaise social 
dans les Outre-mers mais, j’espère que dorénavant le gouvernemen
accordera plus d’importance 
aux problèmes de nos territoires. En effet, si les ultramarins sont comme tout le monde et “qu’ils ont besoin d’amour”, comme le dit Monsieur Jégo, je crois qu’ils ont d’abord 
besoin de respect, de considération, d’être écoutés et surtout d’être entendus 
.
»http://www.clicanoo.com/ (lf 33).On perçoit dans cet
embryon de mouvement social
des
similitudes avec les débuts de lacrise guadeloupéenne
: le LKP avait lui aussi exprimé sa volonté de contenir la crise et de lamaîtriser, doit-on y entrevoir une
dégénération à l’image de la Guadeloupe
?
l’angle économique privilégié par le web social hexagonal
Dans les
médias de l’hexagone
,
l’angle économique est privilégié
et les
inquiétudes
quantaux
entreprises des régions en grève
se font de plus en plus entendre. Les
patrons
 guadeloupéens
s’alarment
: «
«L’économie de la Guadeloupe est en 
grand péril 
! » Ce petit patron n’hésite pas à faire entendre sa voix, sur les ondes de Radio-Caraïbes-International, dans le cadre du forum quotidien des auditeurs. Cette intervention est le signe que la décision du collectif LKP de maintenir encore le mouvement lundi 2 mars, dans l’attente d’un protocole d’accord établi par le préfet, n’est pas du goût des chefs d’entreprise, qu’ils soient à la tête de structures imposantes ou modestes.
»http://www.la-croix.com/ (lf 55).
L’économie
de la Guadeloupe
n’en sortira probablement pas indemne
:
« Mais la plus longue grève générale (43 jours) que connaissent les Antilles devrait laisser des traces dans l'économie guadeloupéenne. La fin de la grève générale est encore incertaine, mais le 
Medef est déjà alarmiste 
. Les dépôts de bilan de nombreuses entreprises devraient se traduire par 10.000 à 14.000 suppressions d'emplois" affirme le président du Medef-Guadeloupe Willy Angèle. Ce dernier craint ainsi que "le taux de chômage ne passe de 23% à plus de 30%".
»http://www.e24.fr/ .
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