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crise antilles – analyse des conversations
linkpaper #0903
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crise antilles
 
communauté outre-mer4 mars 2009un avenir politique pourle LKP ?
 
crise antilles – analyse des conversations
linkpaper #0903
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rappel des faits
En Martinique, comme en Guadeloupe, la grève se poursuit. La Martinique, après avoir signé unaccord sur les bas salaires, continue à militer pour obtenir un accord sur les prix. En Guadeloupe,le LKP demande le prolongement de la grève, les accords remis par le préfet Nicolas Desforgesn’étant toujours pas conformes au contenu de la réunion du 26 février. Plus d’informationsici.Le Medef Guadeloupe serait prêt à signer l’accord « Jacques Bino » si « on l’optimisait », plusd’informationsici.Ces grèves, blocages et manifestations commenceraient à mettre l’économie des Antilles en péril,le Medef a d’ailleurs annoncé un taux de chômage à venir important (au moins 10 000suppressions d’emploi en 2009), plus d’informationsici. De nombreuses plaintes et craintescommencent à émerger et plusieurs antillais font part publiquement de leur agacement.
une sortie de crise qui dépendra uniquement du LKP
 
L’accord
passé en
Guadeloupe
aurait pu signifier la
fin de la grève
si les autorités politiquesn’avaient pas remis au LKP un document qui selon lui est erroné. Selon un
Guadeloupéen
,
 
ledocument poserait problème pour les raisons suivantes : «
Un : qu’il est rédigé dans un mauvais français. Deux : qu’ils y ont fait figurer ce que bon leur semblait, tout en oubliant plus de 50 articles. Trois : qu’ils y ont inclus des centaines de clous rouillés destinés, si l’un venait à vous piquer, à vous fourguer le tétanos.
»http://ugtg.org(lf 34).La
fin de la grève
semble en effet
dépendre de la seule volonté du LKP
. Les militants restenttrès unis et laissent entendre que la fin du conflit pourrait voir le jour lorsque
tous les pointsrevendiqués par le collectif seront mentionnés dans des accords
: «
C’est le LKP qui décidera de la suspension du mouvement de grève 
; car c’est à l’intérieur du LKP que ces revendications ont été formulées ! 
» ; «
Et s’agissant de la fin du conflit, celle-ci interviendra lorsque les 146 points de la plate forme de revendications feront l’objet d’une signature ! C’est cela la réalité ! [...] Nous vous demandons de poursuivre ce combat avec nous ! Nous sommes dans la dernière ligne droite. Mais c’est là qu’il faut faire encore plus attention 
. »http://www.caribcreole1.com/ (lf 38).Ils appellent la Guadeloupe
à se mobiliser
pour faire valoir ses droits,
empêchent lescommerces et les écoles d’ouvrir
et bloquent le
réapprovisionnement
dans les grandsmagasins issus de la mondialisation afin de respecter
l’idée d’autonomie alimentaire
.Pour
justifier la durée de la grève
, le
LKP accuse l’Etat
d’avoir fait preuve de mépris durant ceconflit et d’en être le principal responsable : «
Il a fallu la mort d'un homme, des dizaines de milliers de manifestants dans les rues de Guadeloupe et en France, des voitures brulées et des barrages sur les routes pour que l'Etat français, allant d'attitude de mépris en maladresses, finisse par entendre la voix de la Guadeloupe 
. »«http://www.caribcreole1.com/ (lf 38).Pour le collectif du 5 février, comme pour le LKP,
l’Etat
aurait essayé par les seules
voies de larépression et de la violence
 d’arrêter les grèves
 
:«
depuis quelques jours des gardes mobiles français interdisent aux martiniquais l’accès au centre ville et au quartier Terre Sainville après 19 heures.[…] Ne nous laissons pas intimider par ces CRS arrogants et méprisants, violeurs des droits de l’Homme ! Foyal sé ta nou ! Foyal sé pa ta gad mobil ! 
»http://www.montraykreyol.org/ (lf32) ; «
[…] ils se sont organisé pour que, comme tout au long de l’histoire de notre peuple, arrivé à un certain niveau de notre mouvement, que nous perdions un de nos un fils, une de nos filles, par le sang. Ils ont cru que le décès de Jacques BINO aurait été un moyen susceptible d’arrêter le mouvement de grève.
»http://ugtg.org(lf 34).
à l’avenir, un LKP au pouvoir?
 
 
crise antilles – analyse des conversations
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Pour
faire contrepoids
face à ces injustices et ce manque d’implication de
l’Etat,
certains
Guadeloupéens
souhaiteraient voir
émerger un LKP politique
qui pourrait par la suite seprésenter aux élections de 2010 : «
Un «Lyannaj» sur le plan politique serait l'aiguillon manquant à la vie politique guadeloupéenne dont les élus, enfermés dans leurs rivalités, leur clientélisme, leurs luttes de pouvoir et de carrière, ont perdu de vue l'intérêt général, les questions de développement, de production d'énergie, d'autonomie alimentaire, d'éducation et de formation,bercés comme une large partie de la population dans le confort facile et la consommation. Le LKP les a bousculés, secoués, mais sortiront-ils de leur léthargie ? 
»http://www.caribcreole1.com/ (lf38).
Elie Domota
ne s’est pas encore positionné sur le sujet.Si ce nouveau parti semble très encouragé par les militants, le sera-t-il par la majorité desGuadeloupéens ?
une crainte partagée de la population et du patronat quant à l’avenir économique de larégion, crainte qui s’exprime essentiellement dans les médias hexagonaux
 La plupart d’entre eux commence à
manifester leur révolte
contre le LKP sur les
médiashexagonaux
mais
peu sur la blogosphère outre-mer
. Cette révolte est accompagnée d’uneinquiétude grandissante face à l’après-grève.Sur le site
lemonde.fr 
les
antillais,
invités à s’exprimer sur leurs conditions de vie pendant la grèvemanifestent tous une
impatience et un agacement envers les actions du LKP
: «
La population n'en peut plus, financièrement certes mais surtout nerveusement. L'ambiance s'alourdit de nouveau et 
il n'y a que les médias nationaux pour y voir une fin de conflit 
.
» ; «
La fin du conflit peut sembler proche, vu de l'extérieur 
...
»http://lemonde.fr(lf 89).La population se montre
perplexe
sur la suite des évènements et notamment sur
le retour desélus.
Le
Medef
se montre lui aussi
anxieux
pour le devenir des régions d’outre-mer, où sont envisagéesplus de
10 000 suppressions d’emplois
. La crise laissera la place à une
situation économiquestable
 
d’ici à 4 ou 5 ans
selon le Medef : «
En Martinique, la mobilisation montre des signes de fatigue. En cas de levée de la grève générale, «la reprise d'activité risque de prendre une à deux semaines, pour livrer les conteneurs bloqués au port et mettre les marchandises dans les rayons»,a-t-il pronostiqué. Selon le responsable du Medef, le retour à une situation similaire à celle de  janvier 2009 «prendra 4 à 5 ans 
»http://www.leparisien.fr/ (lf 68).En hexagone, un
blogueur exprime sa révolte
face à l’ampleur de cette crise. Il juge également
le comportement des autorités
 
décevant et trop complaisant
: «
Si le conflit de Guadeloupe et de Martinique a un mérite, c'est d'avoir involontairement démontré à quels désastres économiques et sociaux pouvait conduire un interventionnisme public, indifférent aux lois du marché et de la libre concurrence.
[…]
Un secteur est appelé à se développer en Guadeloupe: celui de l'ANPE,dont Elie Domota, leader du LKP, est aussi le vice-directeur. Plus de 40 jours de grèves forcées ont éreinté un peu plus l'économie antillaise, et singulièrement le secteur touristique.
».http://blog.lefigaro.fr/rioufol/ (lf 35).En réponse aux inquiétudes et aux militants,
Yves Jego
a annoncé hier un
plan de relanceéconomique en outre-mer
accompagné d’un financement de 1,6 milliards d’euros pour laLODEOM et d’une contribution de l’Etat à hauteur de 847 millions d’euros pour améliorer la qualitéde vie : «
Aux 1,375 milliard d’euros de la loi Girardin en 2008, il présente 1,687 avec la LODEOM pour 2009 et vante la naissance d’un modèle de développement partagé.
»http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/ (lf 29).
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