crise antilles – analyse des conversations
linkpaper #0903
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Pour
faire contrepoids
face à ces injustices et ce manque d’implication de
l’Etat,
certains
Guadeloupéens
souhaiteraient voir
émerger un LKP politique
qui pourrait par la suite seprésenter aux élections de 2010 : «
Un «Lyannaj» sur le plan politique serait l'aiguillon manquant à la vie politique guadeloupéenne dont les élus, enfermés dans leurs rivalités, leur clientélisme, leurs luttes de pouvoir et de carrière, ont perdu de vue l'intérêt général, les questions de développement, de production d'énergie, d'autonomie alimentaire, d'éducation et de formation,bercés comme une large partie de la population dans le confort facile et la consommation. Le LKP les a bousculés, secoués, mais sortiront-ils de leur léthargie ?
»http://www.caribcreole1.com/ (lf38).
Elie Domota
ne s’est pas encore positionné sur le sujet.Si ce nouveau parti semble très encouragé par les militants, le sera-t-il par la majorité desGuadeloupéens ?
une crainte partagée de la population et du patronat quant à l’avenir économique de larégion, crainte qui s’exprime essentiellement dans les médias hexagonaux
La plupart d’entre eux commence à
manifester leur révolte
contre le LKP sur les
médiashexagonaux
mais
peu sur la blogosphère outre-mer
. Cette révolte est accompagnée d’uneinquiétude grandissante face à l’après-grève.Sur le site
lemonde.fr
les
antillais,
invités à s’exprimer sur leurs conditions de vie pendant la grèvemanifestent tous une
impatience et un agacement envers les actions du LKP
: «
La population n'en peut plus, financièrement certes mais surtout nerveusement. L'ambiance s'alourdit de nouveau et
il n'y a que les médias nationaux pour y voir une fin de conflit
.
» ; «
La fin du conflit peut sembler proche, vu de l'extérieur
...
»http://lemonde.fr(lf 89).La population se montre
perplexe
sur la suite des évènements et notamment sur
le retour desélus.
Le
Medef
se montre lui aussi
anxieux
pour le devenir des régions d’outre-mer, où sont envisagéesplus de
10 000 suppressions d’emplois
. La crise laissera la place à une
situation économiquestable
d’ici à 4 ou 5 ans
selon le Medef : «
En Martinique, la mobilisation montre des signes de fatigue. En cas de levée de la grève générale, «la reprise d'activité risque de prendre une à deux semaines, pour livrer les conteneurs bloqués au port et mettre les marchandises dans les rayons»,a-t-il pronostiqué. Selon le responsable du Medef, le retour à une situation similaire à celle de janvier 2009 «prendra 4 à 5 ans
»http://www.leparisien.fr/ (lf 68).En hexagone, un
blogueur exprime sa révolte
face à l’ampleur de cette crise. Il juge également
le comportement des autorités
décevant et trop complaisant
: «
Si le conflit de Guadeloupe et de Martinique a un mérite, c'est d'avoir involontairement démontré à quels désastres économiques et sociaux pouvait conduire un interventionnisme public, indifférent aux lois du marché et de la libre concurrence.
[…]
Un secteur est appelé à se développer en Guadeloupe: celui de l'ANPE,dont Elie Domota, leader du LKP, est aussi le vice-directeur. Plus de 40 jours de grèves forcées ont éreinté un peu plus l'économie antillaise, et singulièrement le secteur touristique.
».http://blog.lefigaro.fr/rioufol/ (lf 35).En réponse aux inquiétudes et aux militants,
Yves Jego
a annoncé hier un
plan de relanceéconomique en outre-mer
accompagné d’un financement de 1,6 milliards d’euros pour laLODEOM et d’une contribution de l’Etat à hauteur de 847 millions d’euros pour améliorer la qualitéde vie : «
Aux 1,375 milliard d’euros de la loi Girardin en 2008, il présente 1,687 avec la LODEOM pour 2009 et vante la naissance d’un modèle de développement partagé.
»http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/ (lf 29).
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