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Le temps du jihâd fisabiliLlâh (partie 2)

Le temps du jihâd fisabiliLlâh (partie 2)

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09/23/2013

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Le temps du jihâd fisabiliLlâh (partie 2)
Pendant qu’ils préparaient leurs montures et leurs provisions, les notables se réunirent et
commencèrent à avoir une hésitation.Il y avait entre Quraysh et Bani Dakir Ibn Manat Ibn Kinana un conflit. Il y avait du sang entre eux, unproblème de vengeance.
Ce conflit était due au fait qu’un homme de la tribu de Bani Dakir Ibn Manat
Ibn Kinana avait tué un Qurayshite. Le frère du Qurayshite demanda le prix du sang. Les Kinanitespayèrent la rançon (ad-diya)
. Et l’
histoire se termina, le problème fut résolu. Mais plus tard, le
Kinanite qui avait tué le Qurayshite vint faire tawwaf, et le frère du Qurayshite le vit. Il s’approcha de
lui
, prit sa propre épée, le tua, et l’accrocha aux tentures de la Ka’aba.
Cela amena à un grand conflit.Les Kinanites dirent : « On vous a payé la rançon
! Pourquoi il l’a tué
?
Et il l’a tué
 
pendant qu’
il faisaittawwaf !
C’
est un grand péché ! » ;
C’étaie
nt des mécréants mais ils donnaient de la valeur à la
Ka’
aba comme on le sait (au tawwaf, à ces rites-là, avec leur shirk). Et ce qui aggrava la situation futque Quraysh ne voulut pas livrer le Qurayshite qui avait tué le Kinanite, ni donner de rançon. Alors là
les Kinanites étaient aux aguets, ils attendaient l’occasion, quelqu’un (un Qurayshite) passant à côtéde leur territoire, une occasion de se venger. Les arabes ne laissaient pas tomber le fait que l’un des
leur soit tué sans que sa mort ne soit vengée.
L’hésitation commença à les envahir.
Le Prophète (
 
) raconta ceci : ibliss (satan) vint les
voir, il ne voulut pas qu’ils restent chez eux sans combattre. Il voulait qu’ils combattent pour anéantir
 
 
la religion d’Allâh. Il prit la forme d’un Kinanite s’appelant Suraqa Ibn Malik (on a parlé de lui pendantl’émigration du Prophète
(
 
)
) qui était l’un des grands notables de Kinana. Lorsqu’il prit
sa forme, il dit : « Je me porte garant. Les Kinanites ne vont rien faire. » Car ils [les Qurayshites]
avaient peur de quitter la Cité, de laisser les femmes…
I
ls se disaient qu’il se pourrait que les
Kinanites envahissent ou attaquent La Mecque. Donc satan
, sous la forme de Suraqa, leur dit qu’il se
portait garan
t, qu’ils n’avaient rien à craindre, qu’ils pouvaient partir et revenir tranquillement.
 Allâh parle de cet évènement, Il dit
1
:
 « Et quand le Diable leur eut embelli leurs actions et dit: "Nul parmi les humains ne peut
 
vousdominer aujourd´hui, et je suis votre soutien." »« 
Aujourd’hui vous êtes les plus forts, vous allez les battre, et en plus moi je me porte garan
t, je suisvotre soutien. »Pendant ce temps, les deux éclaireurs revinrent voir le Prophète (
 
) pour
l’informer
 que la caravane était attendue
à Badr, soit le lendemain, soit le jour d’après. Le Prophète
(
 
)
et les compagnons n’étaient pas au courant de la préparation de Quraysh à La Mecque. Il nesavait pas qu’Abû Sufyan avait envoyé Damdam à la Cité et qu’il fut informé de ce qu’il allait sepasser. Son intention était de surprendre la caravane d’Abû Sufyan. Ils n’étaient pas prêts au combat,ils étaient au nombre de 314 et n’avaient qu
e 70 chameaux (3 personnes se relayaient sur un seul
chameau) et 2 chevaux, et les autres étaient à pieds. Une telle expédition n’était pas prête àcombattre. Rien qu’en march
ant de Médine à La Mecque, ils allaient être épuisés, pas prêts au
combat. Donc ils ne s’attendaient pas à un combat.
 Alors les mécréants se préparèrent, ils étaient au nombre de 950 avec 200 chevaux, et le reste avaitchacun son chameau, mis à part les chameaux amenés pour la nourriture. Et ils ramenèrent en plusdes femmes avec eux, des chanteuses et tout pour encourager les combattants. Ils étaient vraimentprêts à combattre, ils avaient toutes les provisions. Alors que le Prophète (
 
)
ne l’était
pas.Alors Allâh révéla au Prophète (
 
) que Quraysh était sorti pour le combattre. Là leProphète (
 
) consulta ses compagnons (
 
). Il les convoqua et leur dit :«
Notre but était de s’emparer de la caravane, mais Allâh a révélé que Quraysh a préparé toute une
armée. Hommes, donnez-moi votre avis. »
Lorsqu’il dit cela, Abû Bakr se leva et dit
:« Nous sommesfavorables (nous allons te suivre). »Il remercia Abû Bak
r et lui demanda de s’asseoir, car il nes’adressé pas directement à lui. Il répéta
:« Hommes ! Donnez-moi votre avis ! »
Puis ‘Umar se leva
:«
Je suis avec toi, nous allons te suivre, nous allons te soutenir ô Envoyé d’Allâh
! »Il (
 
)
pria pour Abû Bakr et pria pour ‘Umar, puis il répéta
:« Hommes ! Donnez-moi votre avis ! »Puis Al-Miqdâd (
 
) se leva. Il dit :«
Ô Envoyé d’Allâh
 
! Poursuis ce qu’Allâh t’a ordonné, nous
sommes avec toi, nous ne te dirons pas comme les enfan
ts d’Israël dirent à Mûsâ
2
:
1
{S.8 ; V.48}
2
{S.5 ; V.2}
 
 
 « "Va donc, toi et ton Seigneur, et combattez tous deux. Nous restons là où nous sommes. " »Mais plutôt nous dirons : « Va donc, toi et ton Seigneur, et combattez, et avec vous, nouscombattrons ainsi.
Et par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, si tu nous conduisais jusqu’à Barq Al
-Ghimâd 
(c’est un fief du
Yémen ; le Yémen se trouve encore au sud de La Mecque, et entre Médineet Barq Al-Ghimâd se trouvent 14 tribus, toutes ennemies des musulmans !)
nous te suivrons jusqu’à
là-bas ! » »
Qu’Allâh l’agrée.
Il dit :« Nous marcherons avec toi quelques soient les obstacles. »Le Prophète (
 
) en dit du bien et pria pour lui. Il (
 
)
ne s’adressaitfinalement pas à Abû Bakr, ni à ‘Umar, ni à Al
-
Miqdâd, car il les connaissait, c’étaient des Muhajirin.
Là il (
 
) répéta et dit :« Hommes donnez-moi votre avis ! »Il attendait leurs avis.
Puis Sa’ad Ibn Mu’adh
(
 
) se leva et dit :«
Il semble que c’est à nous que tu t’adresses ôEnvoyé d’Allâh.
»
C’est
-à-
dire [qu’il
 
s’adressait] aux auxiliaires (A
nsars) qui avaient fait le second
pacte d’Al ‘
Aqabah, le pacte du jihâd.
Lorsqu’ils l’avaient fait, ils avaient dit
: « Nous te protégeronscomme nous protégeons nos propres enfants. » Alors à présent, le pacte doit être appliqué. Sont-ilsdes hommes de parole ou pas ?
Sa’ad Ibn Mu’adh poursuivit so
n discours et lui dit :« Nous avons foi en toi et nous croyons ce que tunous as dit. Nous témoignons que tout ce que tu nous as apporté est la vérité. Nous avons fait le
serment avec toi…
 
Par Celui qui t’as envoyé avec la vérité
, si tu nous ordonnes de traverser la mer etsi tu y plongeais toi-même, nous y plongerions avec toi ! Pas un seul de nous ne resterait enarrière ! Pas plus nous ne sommes opposés à rencontrer demain notre ennemi.» 
C’est
-à-dire « noussommes nous aussi prêts à combattre. Nous sommes sur notre parole. Nous tenons notre parole. »Puis il dit :«
Il se peut qu’Allâh te fasse voir, venant de nous, des prouesses
 
(il va te montrer jusqu’àquel point nous t’aimons, nous t’aidons…)
, des choses qui apporterons la fraîcheur de tes yeux.Conduit-
nous donc avec la bénédiction d’
Allâh. » Et le Prophète (
 
) fut réjoui par ces paroles et dit :« Marchez et réjouissez-vous, car
Allâh m’a donné la bonne nouvelle d’avoir l’une des deux
bandes : soit combattre les mécréants et
avoir la victoire, soit avoir la caravane. Allâh m’a promis l’une des deux troupes.
»Le Prophète (
 
) continua sa route vers Badr et campa derrière une colline vers le Nordde Badr. Et il y avait une autre colline devant les puits de Badr, la colline au Sud ; et derrière il y avaitles Quraysh qui campaient à cet endroit. Donc entre les deux [camps], il y avait les puits de Badr.
Et à l’Ouest, lorsqu’Abû
Sufyan avait été mis au courant, il ne passa pas devant les puits de Badr. Ilavait été scruté les lieux, la région de Badr, mais il revint et fit dévier sa caravane vers les montagnes
d’Al Hijaz. Il prit
 
une route inhabituelle entre les montagnes, plus à l’Ouest, du côté de la Mer Rouge.
 

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