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ainsi l’absence de volonté politique de toute la communauté internationale pour assurer l’application de cette résolu
tion.
Il faut aussi mentionner deux aspects importants dans ce dossier : l’impuissance de la Forceintérimaire de l’ONU au Liban (FINUL) à remplir son mandat et le problème des réfugiés palestiniens au Liban. L’intégration des réfugiés palestiniens n’a j
amais été possible en raisondu système communautaire du Liban, tel que décrit ci-dessous. Ils y sont environ 500 000, soit
12% de la population. Leur ajout viendrait ébranler l’équilibre communautaire. Même la Ligue
arabe, dont les membres sont divisés su
r la question libanaise, n’a pas pu jouer un rôle de
médiation dans ce dossier.Rappelons que la FINUL visait trois fins : confirmer le retrait des forces israéliennes, rétablir lapaix et la sécurité internationale et aider le Gouvernement libanais à restaurer son autoritéeffective au
Liban Sud. Pendant 22 ans, les circonstances n’ont pas permis d’atteindre cesobjectifs. M. Duval cite Georges Corm, auteur de l’ouvrage Le Liban contemporain
quimentionne ceci
: «…
le Liban est un État dont la souveraineté est limitée par ses communautésconstitutives et leurs protecteurs extérieurs ». Corm y décrit un État mou, un État tampon quiest le jouet des acteurs régionaux. En conséquence, cette situation qui prévaut depuis les
origines des conflits est l’obsta
cle majeur à toute cohérence politique.
Le conflit désastreux de l’été 2006 semble donner raison à Corm si on en juge par l’action du
Conseil de sécurité. En effet, une autre résolution du Conseil a permis de renforcer la FINUL,la portant à 15 000 hommes armés, afin de contrôler efficacement le cessez le feu. Elle
demandait aussi l’exclusion de toute force étrangère au Liban, ainsi que l’interdiction de toutevente ou fourniture d’armes et de matériel connexe.
Le résultat de ce dernier conflit a eu pour effet de placer le Hezbollah, et son allié et protecteur
l’Iran, en position de force au Liban. Rappelons que le Canada et les États
-Unis ont mis leHezbollah sur la liste des organisations terroristes. M. Duval a souligné que les factionslibanaises, in
cluant le Hezbollah, ont l’habitude d’inviter les puissances étrangères à appuyer un groupe, leur groupe, contre tous les autres. C’est une forme d’autodestruction car ces puissances étrangères y viennent d’abord pour défendre leurs propres intérêts.
Le processus électoral, prévu dans la constitution, maintient le communautarisme au Liban. Laloi électorale prévoit une répartition des 128 sièges au Parlement selon les quotasconfessionnels : 64 sont réservés aux chrétiens (34 maronites, 14 grecs orthodoxes, 8 grecs
catholiques, 5 arméniens orthodoxes, 1 arménien catholique, 1 anglican et un divers. L’autre
moitié va aux musulmans (27 sunnites, 27 chiites, 8 druzes, 2 alaouites). Chaquecirconscription élit un certain nombre de députés en fonction de la structure confessionnelle de
la population locale. Comme il n’y a pas eu de recensement du Liban depuis 1932, cette
structure communautaire est forcément boiteuse.Le conférencier a conclu que les Libanais doivent eux-mêmes trouver une solution, sans avoirrecours à toute grande puissance que ce soit les États-unis ou la France. Les Nations Uniespeuvent les aider, mais, comme le disait Kofi Annan : « Les Nations Unies sont fortes
lorsqu’elles agissent comme nations unies
» ce qui ne semble pas être le cas
jusqu’à
maintenant. M. Duval a néanmoins souligné que la définition du mot « improbable »,
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