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SSOCIATION CANADIENNE POUR LES
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ACNUExpress, vol. 3, no. 03, 1 au 15 février 2008/ 
1 to 15 February 2008
 
FÉVRIER, MOIS DE L’HISTOIRE DES NOIRS /
 FEBRUARY, BLACK HISTORY  MONTH 
Mot de l’éditeur
 A message from the Editor
 
Dans ce numéro
 / In this issue
:
NOUVELLES DE L’ACNU
-GRAND MONTRÉAL / 
 NEWS FROM UNAC-GREATER MONTRÉAL
(p.2)
NOUVELLES DE L’ONU
UNITED NATIONS NEWS
(p. 4)
Les nouvelles de l’ONU sont des extraits de communiqués de presse de l’ONU ou de certaines de
ses agences.
Les textes complets sont disponibles aux adresses Internet indiquées en fin d’article
(habituellement en français et anglais) / 
The material presented is derived from Press Material of the UN or its various agencies.Tthe original Press Material is available at the Internet addressesat the end of the article (usually in French and in English).
SECRÉTARIAT GENERAL / GENERAL SECRETARIAT (p. 4)BANQUE MONDIALE / WORLD BANK (p. 7)ALIMENTATION / FOOD: PAM / WFP (p. 8)FAO (p. 9)CHANGEMENTS CLIMATIQUES / CLIMATE CHANGE (p. 9)OHCA : HUMANITARIAN AFFAIRS (p. 10)OIT / ILO (p. 10)OMS / WHO (p. 11)UNESCO : PLANÈTE TERRE / PLANET EARTH (p. 12)UNICEF (p. 12)AFGHANISTAN (p. 12)AMÉRIQUES / AMERICAS (p.14)CAMBODGE / CAMBODIA (p. 14)CHINE / CHINA (p.15)DARFOUR / DARFUR (p. 17)TCHAD / CHAD (p.17)
LIENS UTILES / 
USEFUL LINKS
(p.18)DATES IMPORTANTES / 
 IMPORTANT DATES
(p. 18 )
O
FFICIERS
 
Michèle Bertrand,OAQPrésidenteGilles GingrasVice-présidentRobert LetendreSecrétaireMichel SiroisTrésorier
ADMINISTRATEURS
 
Renato CudicioLouis DussaultMichel DuvalPaul GagnerMario LavoieMarie LeclaireGaël PétillonMojganPourmoshenRiham Sayed OmarLandry SignéMadeleine SultanNicole TrudeauGilles Vincent
 
2Q
uestions ou commentaires peuvent m’être adressés à 
 avec pour objet :ACNUExpress
 – 
commentaires.
Questions or comments are welcome through 
 with, as subject, ACNUExpress
 – 
comments.
L’éditeur 
The editor 
Michel Barcelo, OUQ ICU
NOUVELLES D
’ACNU
-GRAND MONTÉAL / NEWS FROM UNAC-GREATER MONTRÉAL
Activités passées et à venir
/ Events past and to come
 
Mercredi 13 février 2008
 – 
19h. / 
Wednesday 13 February 2008
 – 
7:00 p.m
: 
CONFÉRENCE
DE L’ACNU
-GRAND MONTRÉAL/ 
 LECTURE OF UNAC-GREATER MONTRÉAL
« LES NATIONS UNIES ET L'IMPROBABLE DÉMOCRATIELIBANAISE » / « THE UN AND DEMOCRACY IN LEBANON »
MICHEL DUVAL
Ambassadeur du Canada au Liban / 
 Ambassador of Canada in Lebanon -2002-2005
 
Voici un résumé de la conférence préparé par le vice-président Gille Gingras. On trouvera letexte de la conférence de M. Duval au www.montreal.unac.org à la page textes et discours. Fadi Harouny, de la section arabe de Radio-Canada International, et Adrien Lachance, de lasection française, ont tous deux diffusé une entrevue avec le conférencier. / 
The following is asummary in French of the lecture prepared by the vice-président, Gilles Gingras. The completetext of M. Duval will be available in French on www.montreal.unac.org in the section texts and  speeches. Fadi Harouny, of the Arabic section of Radio-Canada International, and Adrien Lachance, of the French section, have both interviewd M. Duval for their listeners.
Le 13 février dernier, en présence du consul général du Liban, et du consul à Montréal, du
révérend père Talal Hachem de l’Ordre libanais des Maronites, supérieur du Monastère Saint
-Antoine de Montréal, et de nombreux invités, Monsieur Michel Duval, ancien ambassadeur du
Canada au Liban, a brossé un tableau d’ensemble de la situation actuelle du Liban. Dans son
exposé intitulé : «
Les Nations Unies et l’improbable démocratie libanaise
 
», il a d’abord
rappelé les accords de Taëf de 1989, signés en Arabie Saoudite avec le soutien diplomatiquedes États-unis, qui furent entérinés par le Parlement libanais.
Depuis, plusieurs incidents ont menacé une situation toujours fragile. C’est cependantl’assassinat de l’ancien premier ministre, Rafic Hariri (qui avait été
le moteur de la
reconstruction du Liban), le 13 février 2005, qui a remis le Liban à l’ordre du jour du Conseil
de Sécurité. Par la suite, la résolution 1559 du Conseil de sécurité prévoyait le départ desSyriens, le désarmement de toutes les milices et u
ne enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri.
Toutefois, la résolution 1559 ne prévoyait aucune sanction contre les contrevenants révélant
 
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ainsi l’absence de volonté politique de toute la communauté internationale pour assurer l’application de cette résolu
tion.
Il faut aussi mentionner deux aspects importants dans ce dossier : l’impuissance de la Forceintérimaire de l’ONU au Liban (FINUL) à remplir son mandat et le problème des réfugiés palestiniens au Liban. L’intégration des réfugiés palestiniens n’a j
amais été possible en raisondu système communautaire du Liban, tel que décrit ci-dessous. Ils y sont environ 500 000, soit
12% de la population. Leur ajout viendrait ébranler l’équilibre communautaire. Même la Ligue
arabe, dont les membres sont divisés su
r la question libanaise, n’a pas pu jouer un rôle de
médiation dans ce dossier.Rappelons que la FINUL visait trois fins : confirmer le retrait des forces israéliennes, rétablir lapaix et la sécurité internationale et aider le Gouvernement libanais à restaurer son autoritéeffective au
Liban Sud. Pendant 22 ans, les circonstances n’ont pas permis d’atteindre cesobjectifs. M. Duval cite Georges Corm, auteur de l’ouvrage Le Liban contemporain
quimentionne ceci
: «…
le Liban est un État dont la souveraineté est limitée par ses communautésconstitutives et leurs protecteurs extérieurs ». Corm y décrit un État mou, un État tampon quiest le jouet des acteurs régionaux. En conséquence, cette situation qui prévaut depuis les
origines des conflits est l’obsta
cle majeur à toute cohérence politique.
Le conflit désastreux de l’été 2006 semble donner raison à Corm si on en juge par l’action du
Conseil de sécurité. En effet, une autre résolution du Conseil a permis de renforcer la FINUL,la portant à 15 000 hommes armés, afin de contrôler efficacement le cessez le feu. Elle
demandait aussi l’exclusion de toute force étrangère au Liban, ainsi que l’interdiction de toutevente ou fourniture d’armes et de matériel connexe.
 Le résultat de ce dernier conflit a eu pour effet de placer le Hezbollah, et son allié et protecteur
l’Iran, en position de force au Liban. Rappelons que le Canada et les États
-Unis ont mis leHezbollah sur la liste des organisations terroristes. M. Duval a souligné que les factionslibanaises, in
cluant le Hezbollah, ont l’habitude d’inviter les puissances étrangères à appuyer un groupe, leur groupe, contre tous les autres. C’est une forme d’autodestruction car ces puissances étrangères y viennent d’abord pour défendre leurs propres intérêts.
 Le processus électoral, prévu dans la constitution, maintient le communautarisme au Liban. Laloi électorale prévoit une répartition des 128 sièges au Parlement selon les quotasconfessionnels : 64 sont réservés aux chrétiens (34 maronites, 14 grecs orthodoxes, 8 grecs
catholiques, 5 arméniens orthodoxes, 1 arménien catholique, 1 anglican et un divers. L’autre
moitié va aux musulmans (27 sunnites, 27 chiites, 8 druzes, 2 alaouites). Chaquecirconscription élit un certain nombre de députés en fonction de la structure confessionnelle de
la population locale. Comme il n’y a pas eu de recensement du Liban depuis 1932, cette
structure communautaire est forcément boiteuse.Le conférencier a conclu que les Libanais doivent eux-mêmes trouver une solution, sans avoirrecours à toute grande puissance que ce soit les États-unis ou la France. Les Nations Uniespeuvent les aider, mais, comme le disait Kofi Annan : « Les Nations Unies sont fortes
lorsqu’elles agissent comme nations unies
» ce qui ne semble pas être le cas
 jusqu’à
maintenant. M. Duval a néanmoins souligné que la définition du mot « improbable »,
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