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Swedenborg Des Biens de La Charité Ou Bonnes Oeuvres

Swedenborg Des Biens de La Charité Ou Bonnes Oeuvres

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Emanuel Swedenborg-
Des biens de la charité ou Bonnes oeuvreset explications du Décalogue
Bonnes oeuvres
 
932. Dans la Chrétienté, aujourd'hui, la plupart des hommes ignorent ce que c'est que les biens de lacharité ou les bonnes oeuvres ; et cela, parce que la religion de la foi seule, c'est-à-dire, de la foiséparée des biens de la charité, a prévalu ; car si ces biens ne font rien pour le salut, et que la foi seulesuffise, il vient à l'esprit qu'on peut les omettre. Quelques-uns, qui croient au contraire qu'on doit fairede bonnes oeuvres, ne savent pas non plus ce que c'est que les bonnes oeuvres ; ils pensent que les bonnes oeuvres consistent seulement à donner aux pauvres, et à faire du bien aux indigents, auxveuves et aux orphelins, parce que de telles oeuvres sont désignées et comme commandées dans laParole. D'autres croient que s'il faut les faire pour obtenir la vie éternelle, ils doivent donner aux pauvres tout ce qu'ils possèdent, comme on le faisait dans la primitive Église, et comme le Seigneur l'acommandé au riche, en lui disant de vendre tout ce qu'il avait, de le donner aux pauvres, et de le suivreen portant sa croix. Mais ce que c'est que les bonnes oeuvres qui sont entendues dans la Parole, cela vaêtre dit en ordre dans ce qui suit.933. Dans l'article précédent, il a été dit qu'on sait à peine aujourd'hui ce que c'est que la charité, par conséquent ce que c'est que les bonnes oeuvres, si ce n'est seulement qu'elles consistent à donner aux pauvres, à soulager les indigents, à faire du bien aux veuves et aux orphelins, et à contribuer par desdons à faire bâtir des temples, des hôpitaux et des hospices ; mais toujours ignore-t-on si elles sont del'homme et en vue de récompense ; car si elles sont de l'homme, elles ne sont pas bonnes, et si ellessont en vue d'une récompense, elles sont méritoires, et dans l'un et l'autre cas elles n'ouvrent pas leCiel, et par conséquent ne sont pas non plus reconnues pour bonnes dans le Ciel : dans le Ciel, on neconsidère comme bonnes que les oeuvres qui sont faites par le Seigneur chez l'homme ; et toutefois lesoeuvres qui sont faites par le Seigneur chez l'homme, se présentent dans la forme externe semblables àcelles qui sont faites par l'homme lui-même ; et de plus, elles ne sont pas même distinguées des autres par l'homme qui les fait, car les oeuvres qui sont faites par le Seigneur chez l'homme sont même faites par l'homme comme par lui-même, et s'il ne les fait pas comme par lui-même, elles ne le conjoignent pas au Seigneur, et par conséquent ne le réforment pas ; que l'homme doive faire les biens comme par lui-même, on le voit, Apoc. EXPL. N° 616, 864, 911.934. Il vient d'être dit que les oeuvres qui viennent de l'homme ne sont pas bonnes, et qu'il n'y a de bonnes que celles qui sont faites par le Seigneur chez l'homme ; mais pour que les oeuvres soientfaites par le Seigneur et non par l'homme, deux choses sont nécessaires : la Première, c'est dereconnaître le Divin du Seigneur, et de reconnaître aussi qu'il est le Dieu du Ciel et de la terre, mêmequant à l'humain, et que de Lui procède tout bien qui est le bien. La Seconde, c'est que l'homme viveselon les préceptes du Décalogue, en s'abstenant des maux qui y sont énumérés ; par exemple, du culted'autres dieux, de la profanation du nom de Dieu, des vols, des adultères, des homicides, des fauxtémoignages, de la convoitise des possessions et des propriétés qui appartiennent aux autres. Ces deuxchoses sont Exigées, pour que les oeuvres qui sont faites par l'homme soient bonnes ; la raison de cela,c'est que tout bien vient du Seigneur seul, et que le Seigneur ne peut entrer chez l'homme ni le
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conduire, tant que ces maux n'ont pas été éloignés comme péchés, car ils sont infernaux et sont mêmel'enfer chez l'homme ; or, si l'enfer n'a pas été éloigné, le Seigneur ne peut ni entrer, ni ouvrir le Ciel.C'est aussi ce qui est entendu par les paroles du Seigneur au riche, - Matth. XIX. 16 à 22 ; Marc, X. 19à 21 ; Luc, XVIII. 18 à 23 - qui l'interrogeait sur la vie éternelle, et disait que depuis sa jeunesse ilavait observé les préceptes du Décalogue ; il est dit que le Seigneur l'aima et lui enseigna qu'il luimanquait une chose, c'était de vendre tout ce qu'il avait, en portant sa croix ; par vendre tout ce qu'ilavait, il est signifié qu'il devait abandonner ses pratiques religieuses qui étaient des traditions, car ilétait juif, et aussi abandonner ses propres qui consistent à s'aimer et à aimer le monde plus que Dieu,ainsi à se conduire soi-même ; et par suivre le Seigneur, il est signifié Le reconnaître seul, et êtreconduit par Lui ; c'est même pour cela que le Seigneur lui avait dit : " Pourquoi M'appelles-tu Bon ?Personne n'est Bon, sinon Dieu seul ." par porter sa croix, il est signifié combattre contre les maux etles faux qui proviennent du propre.935. Dans l'Article précédent, il a été question des deux choses exigées pour que les oeuvres soient bonnes, à savoir, reconnaître le Divin du Seigneur, et fuir comme péchés les maux défendus dans leDécalogue. Les maux qui sont énumérés dans le Décalogue contiennent en eux tous les maux quiexistent ; de là vient le nom de dix préceptes, car dix signifie toutes choses : le Premier précepte, " tun'adoreras point d'autres dieux " contient aussi celui de ne point s'aimer soi-même et de ne point aimer le monde, car celui qui s'aime et aime le monde par-dessus toutes choses adore d'autres dieux ; eneffet, le Dieu de chacun est ce qu'il aime par-dessus toutes choses. Le Second précepte, « tu ne profaneras point le nom de Dieu » contient aussi celui de ne point mépriser et de ne point rejeter decoeur la Parole, la doctrine tirée de la Parole, ni par conséquent l'Église, car ces choses sont le nom deDieu. Le Cinquième précepte, " tu ne voleras point " contient aussi celui de fuir les fraudes et les gainsillicites, car ce sont aussi des vols. Le Sixième précepte, " tu ne commettras point adultère" contient en particulier celui de ne point se plaire dans ce qui concerne l'adultère, ni se déplaire dans ce quiconcerne le mariage, et spécialement de ne point penser des choses obscènes sur ce qui appartient aumariage, car ce sont là aussi des adultères. Le Septième précepte, " tu ne tueras point " contient aussicelui de ne point avoir de haine contre le prochain et de ne point aimer les vengeances, car les haineset les vengeances respirent la mort. Le Huitième précepte, " tu ne feras point de faux témoignages"contient aussi celui ne ne point mentir et de ne point blasphémer, car les mensonges et les blasphèmessont aussi des faux témoignages. Le Neuvième précepte, " tu ne convoiteras point la maison de ton prochain" contient aussi celui de ne point vouloir posséder ni tirer à soi les biens des autres malgréeux. Le dixième précepte, "tu ne convoiteras point l'épouse de ton prochain, ni ses serviteurs, ni lesautres choses spécifiées " contient aussi celui de ne vouloir ni avoir de l'empire sur les autres, ni lesmettre sous sa domination, car par les choses qui y sont nommées, sont entendus les propres del'homme. Chacun voit que dans ces huit préceptes sont contenus les maux qu'on doit fuir, et non les biens qu'on doit faire.936. Les maux qu'on doit fuir viennent d'être énumérés d'après le Décalogue : mais je sais que plusieurs pensent dans leur coeur que personne ne peut les fuir par soi-même, parce que l'homme estné dans les péchés, et que par suite il n'a aucun pouvoir de les fuir par lui-même ; toutefois, que ceuxlà sachent que quiconque pense du fond du coeur qu'il y a un Dieu, que le Seigneur est Dieu du Ciel etde la terre, que la Parole est de Lui et par conséquent sainte, qu'il y a un Ciel et un Enfer, et qu'il y aune vie après la mort, peut les fuir ; mais que cela n'est pas possible pour celui qui méprise ces véritéset les rejette de plein gré, et est absolument impossible pour celui qui les nie ; car quelqu'un peut-il penser que quelque chose est un péché contre Dieu, lorsqu'il ne pense point à Dieu ? et quelqu'un peut-il fuir les maux comme péchés, lorsqu'il ne pense rien concernant le Ciel, l'Enfer, et la vie après lamort ? un tel homme ne sait pas ce que c'est qu'un péché. L'homme a été placé dans le milieu entre leciel et l'Enfer ; du ciel influent continuellement les biens, de l'enfer influent continuellement les maux ;et comme il est dans le milieu, il est dans la liberté de penser les biens et de penser les maux ; cetteliberté, le Seigneur ne l'enlève jamais à aucun homme, car elle appartient à la vie de l'homme, et elleest le moyen de sa réformation ; autant donc l'homme d'après cette liberté pense à vouloir fuir lesmaux parce qu'ils sont des péchés, et implore le secours du Seigneur, autant le Seigneur les éloigne, etdonne à l'Homme d'y renoncer et ensuite de les fuir comme par lui-même. Chacun peut par la liberténaturelle fuir ces mêmes maux, parce qu'ils sont contre les lois humaines ; c'est ce que fait dans un
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royaume tout citoyen qui craint les peines de la loi civile, et la perte de la vie, de la réputation, del'honneur, des richesses, et par suite celle de la fonction, des profits et des voluptés ; le méchant aussile fait, et sa vie dans la forme externe se montre absolument semblable à la vie de celui qui fuit cesmaux parce qu'ils sont contre les Lois Divines, mais elle est tout-à-fait dissemblable dans la formeinterne : l'un agit par la seule liberté naturelle qui vient de l'homme, et lautre par la liberté spirituellequi vient du Seigneur, tous deux agissent par la liberté ; puisque l'homme peut fuir ces mêmes maux par la liberté naturelle, pourquoi ne pourrait-il pas les fuir par la liberté spirituelle, dans laquelle il estconstamment tenu par le Seigneur que seulement il pense qu'il le veut, parce qu'il y a un enfer, un Ciel,une vie après la mort, une punition et une rémunération, et qu'il implore le secours du Seigneur. Il fautqu'on sache que chaque homme qui commence une vie spirituelle, parce qu'il veut être sauvé, redouteles péchés à cause des peines de l'enfer ; mais ensuite c'est à cause du péché lui-même, parce que le péché est en soi abominable ; et enfin c'est à cause du vrai et du bien qu'il aime, par conséquent àcause du Seigneur, car autant quelqu'un aime le vrai et le bien, par conséquent le Seigneur, autant il aen aversion l'opposé, qui est le mal. D'après cela, il est évident que quiconque croit au Seigneur fuit lesmaux comme pêchés ; et que réciproquement quiconque fuit les maux comme péchés, croit ; fuir lesmaux comme pêchés est donc le signe de la foi.938. Il vient d'être parlé du renoncement aux maux d'après la liberté spirituelle, dans laquellechaque homme est tenu par le Seigneur : mais comme tous les maux, dans lesquels l'homme naît, tirentleurs racines de l'amour de dominer sur les autres et de l'amour de posséder les biens des autres, et quetous les plaisirs de la vie propre de l'homme jaillissent de ces deux amours, et comme tous les maux en proviennent, il en résulte aussi que les amours et les plaisirs de ces maux appartiennent à la vie proprede l'homme ; maintenant, puisque les maux appartiennent à la vie de l'homme, il s'ensuit que l'hommene peut en aucune manière y renoncer par lui-même, car ce serait renoncer à sa vie par sa vie ; aussi a-t-il été pourvu à ce qu'il puisse y renoncer par le Seigneur ; et pour qu'il le puisse, il lui a été donné laliberté de penser qu'il veut, et aussi d'implorer le secours du Seigneur ; s'il est dans la liberté, c'est parce qu'il est dans un milieu entre le Ciel et l'Enfer, par conséquent entre le bien et le mal ; et celuiqui est dans le milieu est dans l'équilibre, et celui qui est dans l'équilibre peut se tourner facilement etcomme spontanément d'un côté ou d'un autre, et cela d'autant mieux que le Seigneur s'opposecontinuellement aux maux, les repousse, élève l'homme et l'attire à Lui. Mais cependant il existe uncombat, parce que les maux qui appartiennent à la vie de l'homme sont excités par le maux quis'élèvent continuellement de l'Enfer; et alors l'homme doit combattre contre eux, et pourtant comme par lui-même ; s'il ne combat pas comme par lui-même, les maux ne sont point séparés.939. Il est notoire que l'intérieur de l'homme doit être purifié, avant que le bien que l'homme fait soitle bien, - car le Seigneur dit : " Pharisien aveugle ! Nettoie premièrement l'intérieur de la coupe et du plat, afin qu'aussi l'extérieur devienne net.". Matth. XXIII.26. - L'Intérieur de l'homme n'est purifié quequand il renonce, selon les préceptes du Décalogue, à faire les maux ; tant qu'il ne renonce pas à faireces maux, qu'il ne les fuit pas et ne les a pas en aversion comme péchés, ils constituent son intérieur etsont comme un voile ou une couverture interposée, et cela apparaît, dans le ciel comme une éclipse quiobscurcit le soleil et intercepte la lumière ; c'est aussi comme une source de bitume ou d'eau noire,d'où il ne découle rien que d'impur ; ce qui découle d'un tel homme, et paraît être le bien devant leMonde, n'est cependant pas le bien, parce que cela a été souillé de maux par l'intérieur ; c'est, en effet,un bien pharisaïque et hypocrite ; ce bien est le bien qui vient de l'homme, et il est aussi le bienméritoire : il en est autrement quand les maux ont été éloignés par une vie conforme aux préceptes duDécalogue. Maintenant, comme les maux doivent d'abord être éloignés, avant que les biens deviennentdes biens, c'est pour cela que les dix préceptes ont été le commencement de la Parole ; car ils ont été promulgués sur la Montagne de Sinaï, avant que la Parole eût été écrite par Moïse et par les prophètes; et dans ces préceptes sont contenus non les biens qu'on doit faire, mais les maux qu'on doit fuir : c'estaussi pour cela que ces préceptes sont avant tout enseignés dans les Églises, car ils sont enseignés aux jeunes garçons et aux jeunes filles, à savoir, pour que l'homme commence par eux sa vie Chrétienne, etnullement pour qu'il les oublie lorsqu'il est devenu grand, comme cela arrive cependant. Pareilleschoses sont entendues par ces paroles, dans Esaie : «Que M'importe la multitude de vos sacrifices ?Votre minchah, votre parfum, vos nouvelles lunes et vos filles solennelles, mon âme les déteste : simême vous multipliez la prière, Moi, je n'écoute point. Lavez vous, purifiez vous, éloignez de devant
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