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[Sur les foules et leur influence pernicieuse]
 Au Tibet l'observation r
é
elle et personnelle est la source d'information la plus s
û
re et alors m
ê
me,une grande prudence est n
é
cessaire. On ne devrait jamais se m
ê
ler aux foules en regardant desph
é
nom
è
nes au Tibet. Je n'aime jamais me m
ê
ler aux foules et j'
é
vite cela
à
chaque fois que je lepeux, pas uniquement en Orient, mais aussi en Occident. Au milieu d'un attroupement de centainesde personnes qui finissent par tous penser dans les m
ê
mes bornes, avez-vous d
é
 j
à
essay
é
de formerdes pens
é
es diam
é
tralement oppos
é
es aux id
é
es de la foule ? M
ê
me un observateur sceptique etobjectif est pour le moins inconsciemment influenc
é
par son environnement, et surtout par unefoule. Les lamas au Tibet se r
é
 jouissent toujours des foules. Plus il y a de monde, plus les chosessemblent faciles pour le sacerdoce bouddhiste. Les lamas d
é
testent ceux qui pensent de fa
ç
onind
é
pendante. Ils ont besoin de troupeaux.On m'a dit que vingt pour cent de la population du Tibet
é
tait compos
é
e de pr
ê
tres et moines. LeTibet est-il un lieu plus pieux et plus juste que le reste du monde gr
â
ce
à
l'existence de tant de lamaspour qui aider les autres est devenu une profession ?
҉
[Sur la r
é
incarnation / la vie apr
è
s la mort / les corps subtils]
 Parmi les lamas, certains affichent une compr
é
hension concernant les choses profondes. Selon leslamas que j'ai entendu pr
ê
cher sur ces sujets, un
ê
tre humain est triple et se compose de trois parties,
à
savoir : (
a
) son corps grossier; (
b
) un corps subtil invisible li
é
avec le corps grossier etcontinuellement modifi
é
et influenc
é
par les sens; et (
c
) l'
â
me individuelle, qui est une partie del'esprit p
é
n
é
trant l'univers entier, inalt
é
rable et incorruptible de par sa nature m
ê
me.Quand une personne meurt le corps subtil invisible, avec l'
â
me individuelle, quitte le corps grossier.Moins la personne qui d
é
c
è
de a un esprit mat
é
riellement orient
é
, plus le processus d'abandon ducorps grossier est facile. Mais les lamas indiquent que presque toutes les personnes, au moins
à
uncertain degr
é
, ont un esprit tourn
é
vers le mat
é
riel, et il est conseill
é
, de ce fait, qu'un lama devrait
ê
tre appel
é
lorsque quelqu'un est sur le point de mourir, puisque ses pieuses chansons et pri
è
res, sar
é
citation de mots magiques, et le fait de taper sur le haut de la t
ê
te de la personne mourantepourrait faciliter le processus douloureux de la sortie du corps physique.Pendant la vie, les pens
é
es et sentiments influencent continuellement le corps subtil invisible etapr
è
s la mort il reste empreint de toutes ces impressions.C'est ce corps subtil, de pair avec l'
â
me, qui va au paradis ou en enfer selon les p
é
ch
é
s et m
é
rites dud
é
funt. L
à
-bas, un lent processus de d
é
sint
é
gration se produit. Toute pens
é
e, mot, ou action
 
bienfaisante ou malfaisante durant la vie a laiss
é
des impressions sur le corps invisible, et cesimpressions doivent
ê
tres retir
é
es apr
è
s la mort par la souffrance ou la joie. Au cours de ceprocessus qui est cens
é
'r
é
gler les comptes', le corps invisible se d
é
sint
è
gre de plus en plus, jusqu'
à
 ce que rien d'autre ne reste
à
part l'
â
me inalt
é
rable et incorruptible, qui fait partie de l'
â
me-du-monde et reste, retourne
à
nouveau sur terre pour entrer le corps d'un nouveau-n
é
.J'
é
tais curieux de savoir ce que les lamas pensaient de l'aspect et de la constitution r
é
elle du corpssubtil invisible. Comme je n'ai parl
é
qu'avec des personnes ordinaires et des ermites tib
é
tains (jeparlerais d'eux dans les deux derniers chapitres de ce livre), et que je ne me suis jamais adress
é
auxlamas, puisque cela est bien plus dangereux que tous les enfers froids et chauds ensemble, j'ai d
û
 
é
couter les nombreux discours des
é
tudiants et parfois des conversations entre les lamas eux-m
ê
mespour en savoir plus sur le sujet.Cependant, il me semble que lorsque les lamas ne parlent plus du corps subtil invisible de mani
è
revague, mais commencent
à
fournir des d
é
tails, leurs descriptions concr
è
tes de son aspect et de sescaract
é
ristiques r
é
elles varie beaucoup. Un lama que j'ai entendu (...)
҉
[L'ignorance des lamas et la transposition de leurs attitudes mat
é
rielles dans le domaine duspirituel]
 (...) parler d
é
clara que le corps subtil invisible
é
tait compos
é
d'
é
thers invisibles qui circulent
à
grandvitesse, tellement vite, en fait, que cela "faisait tourner la t
ê
te d'un clairvoyant". Les
é
thers invisiblescirculent dans un tr
è
s grand nombre de petits vaisseaux qui s'
é
tendent autour d'un centre commun.Lorsqu'un
é
l
è
ve a demand
é
combien de ces vaisseaux existaient, le lama a r
é
pondu : 72,000. Mais jeme suis nettement rappel
é
d'un autre lama ayant pr
é
cis
é
ment r
é
pondu
à
la m
ê
me question, et ayantdit que le nombre de vaisseaux dans le corps subtil s'
é
levait
à
7272
bum
(1
bum
= 100,000), c'est-
à
-dire 727,200,000.En r
é
ponse
à
la question des
é
tudiants qui demandaient o
ù
se situe le centre des vaisseaux, lar
é
ponse donn
é
e par divers lamas de diff 
é
rents monast
è
res
é
tait loin d'
ê
tre identique. Un lama disaitqu'il
é
tait dans le cœur, un autre disait qu'il
é
tait dans le nombril, un autre disait que le centre sed
é
pla
ç
ait selon les diverses caract
é
ristiques corporelles de l'individu en question !Voyant qu'existent toutes ces contradictions, il n'est gu
è
re
é
tonnant que la plupart des lamasadoptent une mani
è
re abstruse et ambig
ü
e d'exprimer leurs pens
é
es, et compliquent des sujets
à
 chaque fois que les
é
tudiants commencent
à
demander des questions concr
è
tes. Les hommes sagesdu Tibet sont diff 
é
rent. Leurs r
é
ponses sont toujours simples et directes.
 Ils n'essayent jamais decompliquer les sujets
. Dans la plupart des cas le fait de compliquer est uniquement un recours pour
 
ceux qui sont soucieux de dissimuler leur ignorance, ou qui veulent berner ou profiter des autres.Le lecteur ne doit pas penser que la plupart des lamas s'int
é
ressent
à
approfondir ces choses. Ceuxqui abordent de telles questions sont seulement une petite minorit
é
. La plupart des lamas sont tr
è
signorants. Tout ce qu'ils peuvent dire aux gens est de recommander de murmurer aussi souvent quepossible les quatre mots saints, "
Om Mani Padme Hum
", parce qu'
à
chaque fois que ces six syllabessaintes sont murmur
é
es "un millier de p
é
ch
é
s vous sont pardonn
é
s". En dehors du fait de murmurerla sainte formule, la confession des p
é
ch
é
s est une pratique largement r
é
pandue dans les monast
è
restib
é
tains et,
é
tant donn
é
les mani
è
res commerciales et terre-
à
-terre des lamas, je n'ai aucun doutequ'ils autoriseront sans h
é
siter la confession par t
é
l
é
phone d
è
s que le Tibet aura un r
é
seau decommunication t
é
l
é
phonique
é
tendu. Peut-
ê
tre qu'il y aura des frais suppl
é
mentaires pour laconfessions des p
é
ch
é
s au
mkhan-po
(l'abb
é
) directement, cette m
é
thode de confession
é
tantconsid
é
r
é
e comme un petit peu plus efficace par les tib
é
tains.Souvent les abb
é
s de monast
è
res tib
é
tains sont des anciens hommes d'affaires ou gouverneurslocaux, et m
ê
me, dans certains cas, d'anciens brigands ! Apr
è
s
ê
tre devenus abb
é
s, ils font un effortpour
ê
tre bon et vertueux parce qu'ils pensent que cela r
é
mun
è
re spirituellement d'
ê
tre bon etvertueux. Ils transplantent ainsi leur attitude mat
é
rialiste de possession et d'acquisition (...)
҉
Structure de pouvoir des lamas / consommation de viande s
é
ch
é
e / types de chastet
é
](...) dans la sph
è
re spirituelle - une illusion courante pour nombre de personnes qui se pr
é
tendentspirituelles.Les abb
é
s ont des pouvoirs
é
tendus. Ils veillent
à
ce que les moines se comportent correctement etqu'ils ne se lient pas avec des femmes. C'est l'abb
é
qui distribue les biens du monast
è
re, qui sontparfois consid
é
rables, puisque la population de chaque district voisin est forc
é
e de payer presque lamoiti
é
de son salaire comme taxe pour le monast
è
re, dont les dirigeants ne semblent dans la plupartdes cas ne pas se soucier 'pour un sou' des autres autorit
é
s tib
é
taines, de sorte qu'il y a souvent unv
é
ritable
é
tat dans l'
é
tat. C'est l'abb
é
qui s'occupe de la distribution de nourriture dans un grandd
é
p
ô
t existant dans la plupart des monast
è
res, principalement fourni en viande s
é
ch
é
e. La viandes
é
ch
é
e se garde des ann
é
es, ne n
é
cessitant pas de m
é
thode particuli
è
re de conservation.Le principal aliment dans la plupart des monast
è
res est la viande s
é
ch
é
e et pourtant, pour lesbouddhistes il est formellement interdit de manger de la viande !Cela semble
ê
tre une contradiction, mais au Tibet les lamas disent
toujours vrai
. Ils ont unecollection de livres saints de 108 volumes, chaque volume p
è
se
à
peu pr
è
s 4 kilos et demi. Donc iln'est pour eux pas difficile de trouver des textes ad
é
quats pour excuser tout ce qu'ils font en prenant
of 00

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