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L'homme, cellule de l'humanit
é
, fait partie de la vie organique sur la Terre. Cette vie, dansson ensemble, repr
é
sente un organe tr
è
s sensible sur notre plan
è
te, qui joue un r
ô
le importantdans l'
é
conomie du syst
è
me solaire. En tant que cellule de cet organe, l'homme se trouve sousl'empire de la
 Loi G
é
 n
é
 rale
qui le retient
à
sa place. Certes, cette loi lui laisse une certainemarge, sorte de tol
é
rance qui lui permet certains
 mouvements livres
dans les limites qu'ellefixe. A l'int
é
rieur de celles-ci, objectivement tr
è
s restreintes, mais qui, subjectivement,semblent vastes, l'homme peut donner libre cours
à
ses fantaisies et
à
ses ambitions. Sans allertrop loin dans la d
é
finition des limites et dans la description d
é
taill
é
e des composantes de cette
 Loi G
é
 n
é
 rale
, nous pouvons dire, par exemple, que la faim, la servitude du travail pour assurernotre subsistance est l'un de ses facteurs. La cha
 î 
ne : instinct sexuel, reproduction, sollicitudedes parents pour leurs enfants en est un autre. La maxime
é
sot
é
rique qui s'applique
à
cetaspect de la vie est ainsi con
ç
ue :
l'amour charnel est n
é
 cessaire pour le bien g
é
 n
é
 ral 
. Enfin, lapeur et ses corollaires constituent le troisi
è
me groupe de facteurs en question. Somme toute, lamarge admise pour les
 mouvements livres
, tol
é
r
é
s par la
 Loi G
é
 n
é
 rale
, a pour limite ce qu'onpeut d
é
crire par un terme sans doute peu scientifique mais image : le bonheur bourgeois.Carri
è
re dans n'importe quelle branche de l'activit
é
humaine, fortune, famille, amours,honneurs, etc. Mais tout cela
à
la condition
 sine qua non
d'une acceptation, ne serait-ce quesubconsciente, mais sans r
é
serve du caract
è
re in
é
vitable de la
 Mort
.Tant que l'homme accepte sans lutte le principe de l'an
é
antissement final de sa Personnalit
é
, ilpeut agir dans la vie sans attirer sur lui la pression accrue de la
 Loi G
é
 n
é
 rale
.Il en est tout autrement, s'il engage la lutte en vue de franchir les limites qu'elle impose. Il seheurte alors
à
une action centr
é
e sur lui de cette loi et de ses d
é
riv
é
es. Elle agit simultan
é
mentsur plusieurs plans : physique, psychique et moral. Son action sur le plan moral est con
ç
ue parl'homme, depuis les temps imm
é
moriaux, sous la forme d'un personnage :
le Diable
.Dans la Tradition orthodoxe; la d
é
monologie occupe une place en vue. On y trouve desconstatations pratiques, des observations fines et profondes sur les formes tr
è
s nuanc
é
es etinsidieuses que prend l'action du
 Diable
dans les circonstances les plus diff 
é
rentes, puisqu'elleva jusqu'
à
utiliser
à
ses fins la bonne foi des humains.On y trouve aussi des conseils pr
é
cieux, bas
é
s sur l'exp
é
rience accumul
é
e
à
travers desmill
é
naires et particuli
è
rement utiles aux
é
tudiants de la science
é
sot
é
rique. Car, les premiersr
é
sultats positifs obtenus, ceux-ci se heurteront immanquablement
à
l'opposition active de laloi et au
  jeu du Malin
.Il faut se rendre compte qu'en se pla
ç
ant sous l'
é
gide de la
 Loi d'Exception
, l'homme va
à
 l'encontre de la
 Loi G
é
 n
é
 rale
, qu'il est m
ê
me appel
é
 
à
renverser,
à
l'
é
chelle individuelle, bienentendu. Il ne doit pas oublier - sous peine d'une "attaque par surprise" - que le salut d
é
pend
 
de la victoire sur le
 Diable
, forme personnalis
é
e, nous l'avons dit, de l'aspect moral de la
 LoiG
é
 n
é
 rale
. Et ceci, bien que cette loi, en tant que loi cosmique, soit naturellement loi divine : enla choisissant, l'homme sert encore l'int
é
r
ê
t de l'ensemble, diff 
é
remment, mais d'une mani
è
reincomparablement plus efficace. Dans sa lutte contre la premi
è
re loi, il est soumis
à
des
é
preuves qui, souvent, prennent la forme de tentations. Des
é
tudes approfondies sontconsacr
é
es dans la Doctrine orthodoxe
à
ce th
è
me. Elles comportent, comme il est dit plushaut, des conseils pr
é
cieux d'ordre pratique, dans le d
é
tail desquels le cadre du pr
é
sentouvrage ne permet pas d'entrer. Qu'il nous soit permis cependant d'attirer l'attention sur laforme indirecte de l'action diabolique. Si, marchant droit vers le but, qui est la lib
é
ration et leSalut, le chercheur rencontre successivement les obstacles et, par l
à
, fait preuve d'une forcequi lui permet de braver l'empire de la
 Loi G
é
 n
é
 rale
, cette m
ê
me loi commence
à
agir sur luiindirectement, g
é
n
é
ralement par l'interm
é
diaire de ses proches, lorsqu'ils ne suivent pas lam
ê
me route: cette action, engag
é
e sur le plan moral, prend souvent des formes
é
motives enfaisant appel
à
ses sentiments nobles, g
é
n
é
reux, d
é
sint
é
ress
é
s,
à
sa charit
é
,
à
ses obligations,
à
 sa piti
é
. C'est pour l'aiguiller vers une voie sans issue et insinuant qu'il revient ainsi
à
sondevoir, qu'il continue de la sorte
à
marcher dans le droit chemin, etc. Cela
é
claire le sensprofond de la parole de J
é
sus disant que
l'homme a pour ennemis les gens de sa maison
.(Romains, VIII, 13).***R
é
p
é
tons-le, car cela est important : le travail
é
sot
é
rique est, par sa nature, un travailr
é
volutionnaire. Le chercher aspire
à
changer de statut,
à
vaincre la Mort et
à
atteindre leSalut. Tel est le but donn
é
 
à
ce travail par l'Evangile et les Ap
ô
tres; Comme le dit saint Paul :
 si vous vivez d'apr
è
 s la chair, vous mourrez.
Mais d'autre part n'oublions pas ce qu'il dit :
 nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons chang
é
 s
. (1 Corinthiens, XV, 51)L'homme qui vit passivement - m
ê
me en excellent citoyen - sous l'
é
gide de la premi
è
re loi,insensiblement, sans s'en apercevoir, s'engage sur le
 chemin spacieux qui m
è
 ne
 à
la perdition;
celui qui choisit la
 Loi d'Exception
prend
le chemin resserr
é
qui m
è
 ne
 à
la Vie.
(Matthieu, VII,13)
 
Citation:
Examinons maintenant quelle serait alors son attitude [l'attitude de l'homme
à
la recherche de la
Voie
] vis-
à
-vis du milieu dans lequel il vit ainsi que l'attitude de ce milieu
à
son
é
gard. La questionest importante, car une attitude incorrecte au d
é
part cr
é
era des difficult
é
s et des obstaclessuppl
é
mentaires qui peuvent
ê
tre
é
vit
é
s. Or, l'
é
conomie des forces est de rigueur car la marche sur la
Voie
exige leur mobilisation totale. Toute d
é
pense injustifi
é
e peut se traduire en fin de compte parun
é
chec.Il faut garder cela pr
é
sent
à
l'esprit car, en principe, la r
é
action du milieu envers celui qui part
à
larecherche de la
Voie
est n
é
gative. Cette attitude n
é
gative est la r
é
sultat de l'action de la
 Loi G
é 
n
é 
rale
qui, comme on le sait, tend
à
retenir l'homme
à
sa place. N'ayant pas pu le faire par l'action directede l'Illusion, la
 Loi G
é 
n
é 
rale
, lorsqu'elle perd son empire sur l'homme qui "bouge", agitindirectement, par l'interm
é
diaire de l'entourage. C'est un proc
é
d
é
classique. De son c
ô
t
é
, apr
è
s
ê
trepass
é
par la faillite morale, celui qui cherche la
Voie
devient diff 
é
rent des hommes qui continuent
à
 vivre dans les limites admises par la
 Loi G
é 
n
é 
rale
et
à
prendre les mirages pour la r
é
alit
é
. De ce fait,il se sentira de plus en plus isol
é
. Le centre de gravit
é
de son int
é
r
ê
t se d
é
placera progressivementvers le travail
é
sot
é
rique qui finira par l'absorber enti
è
rement. Mais il aura tout int
é
r
ê
t
à
ne pasmontrer l'attitude nouvelle qu'il a prise vis-
à
-vis de la vie ext
é
rieure. Le "Monde" lui sera hostiled'office; il n'a aucun int
é
r
ê
t
à
provoquer cette tendance et moins encore
à
l'aviver. Le jour viendra -s'il reste dans le m
ê
me milieu - o
ù
,
à
de rares exceptions pr
è
s, il sera ha
ï
, ouvertement ou en secret.J
é
sus a dit :
Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a ha
ï 
avant nous. Si vous
é 
tiez du monde, le monde aimerait cequi est 
à
lui, mais parce que vous n' 
ê
tes pas du monde...
à
cause de cela le monde vous hait. (Jean, XV, 18-19) Et puis :[i]Vous aurez des tribulations dans le monde : mais prenez courage, j'ai vaincu le monde.
(Jean,XVI, 33)Si l'on r
é
fl
é
chit s
é
rieusement, on comprendra que, psychologiquement, cette attitude hostile du"Monde" envers celui qui poursuit le travail
é
sot
é
rique est un ph
é
nom
è
ne non seulement normal,mais pour ainsi dire obligatoire. Car pour celui qui s'est install
é
dans la brousse et est satisfait d'y
ê
tre, approuver l'attitude de celui qui marche sur le sentier
é
quivaudrait
à
reconna
 î 
tre sa proprefaillite. C'est pourquoi le "Monde" consid
è
re celui-ci comme un rat
é
. Et plus il progresse dans sontravail, plus il devient objet de haine. C'est ainsi qu'il est dit :
nul n'est proph
è
te dans sa patrie
. (Luc,IV, 24) Et encore :
un proph
è
te n'est m
é 
 pris
é 
que dans sa patrie, parmi ses parents et dans samaison.
(Marc, VI, 4; Matthieu, XIII, 57; Jean, IV, 44).Citation:(...) en prenant le
sentier 
, l'homme se place sous l'
é
gide de la
 Loi d'Exception
; pour cela, il lui faut
é
videmment
é
chapper
à
l'emprise de la
 Loi G
é 
n
é 
rale
. Cette
é
vasion prend toujours le caract
è
red'une lutte, parfois d'une lutte
à
mort. Lutte, nous l'avons d
é
 j
à
dit, contre le "Monde", c'est-
à
-direcontre l'ensemble des influences du milieu qui seront, en principe, n
é
gatives et hostiles. Vaincre le"Monde", tel est le mot d'ordre que suit suivre celui qui aspire
à
la Vie r
é
elle.
of 00

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