ces mythologies, ces fictions.Et quand subitement vous voyez la v
é
rit
é
toute nue, vous allez vous r
é
volter contre la personne quivous a ramen
é
un cadeau aussi choquant. Vous aimeriez croire que ce n'est pas vrai, mais vous savezque
ç
a l'est. D'o
ù
la col
è
re... autrement il n'y avait aucune raison de tuer Socrate.Si vous avez raison, et savez que vous avez raison, alors laissez cet homme se leurrer lui-m
ê
me avecsa propre v
é
rit
é
--
ç
a vous est
é
gal. Les gens d'Ath
è
nes croyaient en l'au-del
à
, comme pratiquementtous les habitants de la Terre. Tout le monde, except
é
les ath
é
es, croyaient en un au-del
à
ou quelquechose de semblable. La mythologie grecque
é
tait tr
è
s riche, mais Socrate disait "Rien ne peut
ê
tredit
à
propos de la mort parce que personne n'en est jamais revenu. Donc ayons l'esprit ouvert. Nousne pouvons pas accepter n'importe quelle fiction concernant la mort et la vie apr
è
s la mort, parcequ'il n'y a pas eu un seul t
é
moin. Et,
à
moins de mourir, je ne peux pas dire si l'on vit apr
è
s la mortou pas. Mais si je meurs, alors il n'y a plus de question, le probl
è
me ne se pose pas -- je ne suis plusl
à
tout simplement. Quel
é
tait le probl
è
me avant que vous naissiez?"Son argument
é
tait solide. Qu'est-ce qui pouvait vous pr
é
occuper avant que vous soyez n
é
s? Quelleanxi
é
t
é
, quelle angoisse, quelle souffrance? Vous savez qu'il n'y a aucune question de souffrance nid'angoisse quand vous n'
é
tiez pas n
é
? Qui allait souffrir, et qui devait
ê
tre angoiss
é
ou souffrant? --vous n'
é
tiez pas l
à
!Socrate a donc simplement regard
é
la mort avec la m
ê
me vision. Si vous
ê
tes simplement fini,comme disent les ath
é
es, si vous disparaissez compl
è
tement, si rien de vous ne subsiste, alors il n'ya pas de probl
è
me puisque vous n'
ê
tes plus l
à
. Tous les probl
è
mes, toutes les anxi
é
t
é
s disparaissentavec vous. Ceci est une possibilit
é
.L'autre possibilit
é
est que peut-
ê
tre les th
é
istes ont raison, que vous allez survivre. Mais alors aussi,dit-il, "Je ne vois aucun probl
è
me. Vous survivez l
à
, dans l'imm
é
diat, et d'une mani
è
re ou d'uneautre vous g
é
rez votre mis
è
re, votre anxi
é
t
é
, vos probl
è
mes; d'une mani
è
re ou d'une autre vous
ê
tesen train de g
é
rer. Et si vous
ê
tes l
à
-bas, vous avez avec vous toute l'exp
é
rience acquise ici, vousserez plus exp
é
riment
é
; vous serez
à
m
ê
me de mieux g
é
rer"Donc, dit-il, "Je ne vois aucun probl
è
me qui m
é
rite qu'on s'en inqui
è
te. Ou bien je meurs, et il n'y aplus de question; ou bien je serai l
à
-bas, mieux exp
é
riment
é
, plus sage. Et je peux me faireconfiance: si j'ai pu acqu
é
rir de l'exp
é
rience dans la vie, j'en acqu
é
rrai dans la mort
é
galement. Et jene peux pas vous promettre qu'une fois ayant exp
é
riment
é
cela je serai en mesure de revenir et vousle dire, parce que personne jusqu'
à
maintenant n'en est revenu. Peut-
ê
tre qu'il n'y a pas moyen derevenir. Peut
ê
tre que le premier pont s'effondre une fois que vous
ê
tes pass
é
, toute communicationdevient impossible. Mais on ne peut rien en dire."Il ne pouvait rien dire de d
é
finitif, et c'
é
tait l
à
le probl
è
me qu'il cr
é
ait dans l'esprit des gens. Il cr
é
aitde l'anxi
é
t
é
. C'
é
tait l
à
l'un des points retenus contre sa pr
é
sence
à
Ath
è
nes: "Il devrait
ê
tre expuls
é
ou condamn
é
à
mort, parce que cet homme est en train de semer l'anxi
é
t
é
et l'angoisse dans l'espritdes gens. Ces gens qui
é
taient heureux, vacquant
à
leurs occupations, dans le confort... Cet hommeles rencontre, et une fois qu'il les a rencontr
é
s ils ne sont plus du tout aussi heureux."Et c'
é
tait une routine pour Socrate d'aller autour de la ville, d'attraper n'importe qui et lui poser
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