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crise antilles – analyse des conversations
linkpaper #0903
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crise antilles
 
communauté outre-mer9 mars 2009Elie Domota plusmédiatique que jamaisface à ses détracteurs
 
crise antilles – analyse des conversations
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rappel des faits
Tandis que le mouvement LKP continue de militer pour faire signer l’accord « Jacques Bino » àtoutes les entreprises, des critiques envers le leader Elie Domota font surface. Le secrétaire d’Etatchargé de l’Outre-mer Yves Jego et la présidente du MEDEF Laurence Parisot dénoncent lespropos et les méthodes du porte-parole du LKP. Plus d’informationsici.En réponse à ces accusations et à la plainte du Procureur de la République, Elie Domota déclarequ’il s’agit d’une intimidation judiciaire afin que le mouvement prenne fin. Plus d’informationsici.En Martinique, des accords ont été signé sur la baisse des prix après un week-end d’affrontementsentre militants, békés et forces de l’ordre. Pendant ce temps, à l’Ile de la Réunion, le Cospar esttoujours en négociation. Plus d’informationsici.
le LKP ne baisse pas la garde
Si le calme est revenu en Guadeloupe, le
LKP
est
toujours actif
. Ce week-end à Pointe-à-Pitre,environ
30 000 personnes manifestaient
dans les rues afin de
convaincre les non signatairesd’adhérer à
l’accord « Jacques Bino ».Les Guadeloupéens semblent déterminés et le
boycott des grands magasins
est toujours àl’ordre du jour : «
partout en Gwadloup, des grèves sectorielles ou de solidarité se multiplient pour l’application de l’accord Jacques BINO. Partout en Gwadloup ont lieu des rencontres réunissant plusieurs centaines de Gwadloupéyen (jeunes au chômage – précaires du public et du secteur associatif – femmes - retraités…).
» ; «
Alors, camarades, ce que nous vous demandons c’est de toujours rester dans la solidarité et mobilisés. Notamment pour les camarades de carrefour, de Match, de Cora, de champion, de Bannette (propriété de M. AUBERY)... Puisque nous le voyons bien : ce sont toujours les mêmes, ceux qui font des profits, ceux qui ont les poches pleines depuis 400 ans... qui ne veulent pas lâcher un centime ! 
»http://ugtg.org/ (lf 35).Ils expliquent ce boycott par le fait que les « profiteurs » doivent comprendre qu’ils ont besoin desGuadeloupéens, alors que ces derniers peuvent se passer d’eux.Ces manifestations semblent porter leurs fruits puisque
trois entreprises
 
se sont résignées àsigner
: la Fédération du bâtiment et des travaux publics (BTP), le groupe Leader Price et l'hôtelNovotelhttp://www.guadeloupe.franceantilles.fr/ (lf 29).
Elie Domota plus médiatique que jamais face à ses détracteurs
Dans les médias hexagonaux, seuls quelques articles publiés ce jour traitent du conflit, en faisantréférence aux
déclarations de Laurence Parisot, Yves Jégo et Jean-Michel Prêtre
sur ElieDomota.En effet, Laurence Parisot justifie le refus du Medef Guadeloupe de signer l’accord en raison duclimat violent que ferait régner Elie Domota : «
Les équipes du Medef Guadeloupe se sont retrouvées face à une 
organisation gauchiste 
, très politisée, qui milite pour l'indépendance de la Guadeloupe et n'hésite pas 
 
à 
user de menaces et de pressions 
qui sèment un 
véritable climat de terreur 
»http://www.lefigaro.fr/ (lf 30).De son côté, le secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer critique les propos du leader du LKP : «
Il y a eu un 
dérapage verbal inadmissible 
. Quelle que soit l'intensité d'un conflit social, dire à une catégorie de la population 'faites ça ou partez' n'est évidemment pas acceptable. Il faut que chacun revienne à l'esprit républicain 
»http://www.lexpress.fr/ (lf 76).
 
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Face à ces accusations, Elie Domota réagit en
utilisant aussi bien les médias hexagonaux queceux d’outre-mer
pour relayer ses arguments : «
Ce ne sont que des 
mensonges 
, (...) c'est une manoeuvre de plus pour 
tenter de nous intimider 
(...), s'il y a convocation devant les tribunaux,nous ferons en sorte que le tribunal soit l'espace où il y aura ce qu'on peut appeler 
le grand déballage sur la réalité 
sociale, historique et culturelle de la société guadeloupéenne en 2009 
»http://www.lepoint.fr/ (lf 69) ; «
Elie Domota, s’il se défend d’avoir incité à la haine raciale, n’est pas effrayé par la perspective du procès, au contraire, il a déjà demandé à ce qu’il soit télévisé ! 
»http://chien-creole.blogspot.com/ (lf 6).Selon lui et les militants, ces attaques visent à
décrédibiliser le mouvement
LKP et à y
mettreun terme
: «
Pour Elie Domota, c'est une opération d'intimidation qui est maintenant menée contre le LKP. « Cela a commencé avec les représentants nationaux de l'UMP et avec certaines presses nationales.
On m'attaque pour casser le mouvement 
.
»http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/  (lf 29) ; «
un homme qui se bat pour la justice dans son pays avec tant d'abnégation ne mérite pas qu on lui cherche ainsi des poux dans la tête. ce qu il a fait, personne ne l a fait avant ! je me suis sentie fière d etre antillaise pour la première fois de ma vie alors un peu de respect et de reconnaissance svp 
»http://www.bondamanjak.com/ (lf 35).Le
journal en ligne
 
antillais
 http://www.caribcreole1.com/ (lf 38) explique ces critiques commeune reflet d’une
peur de la contagion en hexagone
: «
Cette volonté des medias de «casser»Domota et le LKP n’est pas le fruit du hasard. La victoire du LKP en Guadeloupe, la contagion étendue en Martinique, à La Réunion, inquiète la bourgeoisie capitaliste française qui craint une extension du domaine de la lutte et méthodes LKPistes sur le territoire français 
».
révolte étouffée des békés en Martinique
Le vendredi 6 mars, face à la manifestation du collectif martiniquais, des
békés sont venusréaliser une contre manifestation
pour la reprise du travail : «
4 membres bien connus de cette caste béké Frédéric DE REYNAL, Bernard DE GENTIL, Roger DE JAHAM et Jean François HAYOT, avec la complicité de l’Etat français, viennent de faire ostensiblement la démonstration de leurs méthodes esclavagistes en organisant avec l’autorisation du préfet ancien locataire déchu du sieur Alain HUGUES DESPOINTES bien connu pour ses propos racistes à l’encontre des nègres,une contre manifestation 
dans le but d’intimider les travailleurs martiniquais et de les contraindre à reprendre le travail.
 
»http://ugtg.org/ (lf 35). Ce mouvement a été étouffé par les
forces de l’ordre
qui ont écarté les békés pour des raisons de sécurité.
menace de grève générale à la Réunion
 A la
Réunion
, la tendance est aux
négociations
. Cependant, le
Cospar semble déterminé
, etles Réunionnais ne mettent pas de côté la
possibilité d’entrer dans une période de grèvegénérale
si des accords ne sont pas signés : «
Après les rassemblements du 5 mars, qui avaient mobilisé de 15.000 à 30.000 personnes selon les sources, une nouvelle manifestation est annoncée pour mardi et le Cospar brandit la menace d’une grève reconductible 
»http://rfo.fr(lf31).

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