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Mot de l’editeur:
 
COLLÈGE
 
INTERNATIONAL
 
MARIE
 
DE
 
FRANCE
Volume 1, numéro 6
AVRIL 2008
La vie au CIMF 
2-3
Cette terre qui ne tourne pastoujours très rond
4-5
Spécial: 50ème anniversairedu 1er journal du CIMF 
6-10
Du 1er au 7ème art
11-12
Chronique sportive
13-14
Quelques moments dedétente
15-16
Dans ce numéro : 
 JOURNAL ÉTUDIANT
Les num
é
ros précédents sont dis-ponibles en ligne sur le site inter-net du Collège International Mariede France(http://www.mariedefrance.qc.ca/siteweb/lacapsule.cfm) dans la
rubrique ‘’services aux élèves ‘’.
 
Bonjour à tous,Et bonjour spécialement à tous les élèves qui lisent en ce moment etpour la première fois LA CAPSULE. Le
 
 journal en est déjà à son
6
ème
 
numéro cette année et à son premier numéro imprimé, mais je
suis sûre que peu nombreux étaient ceux d’entre vous qui sont venus
le consulter en ligne.Bonjour aussi à tous les parents et professeurs qui nous lisent et reli-sent toujours, me dit-on, avec le plus grand plaisir et une fière satis-faction.Mis à part les critiques artistiques habituelles et les chroniques spor-tives et politiques, nous vous présentons dans ce numéro-ci un petitretour en arrière de 50 ans, au moment où le tout premier journal duCIMF était publié (et tapé à la machine, vous vous en doutez).
Vous avez toujours voulu savoir de quoi avait l’air le Collège à ses
débuts ?
C’était un collège d’après
-guerre soumis à une discipline plus sévère
qu’aujourd’hui (oui, oui, pire que maintenant), mais qui laissait tout
de même place à la créativité et aux réalisations des élèves.Vous en apprendrez plus en lisant tout notre cahier central consacréà ce sujet.Au menu aussi, des divertissements pour les mordus de lecture et desudoku.Vous tenez donc entre vos mains le premier journal LA CAPSULEofficiellement imprimé, prenez-en grand soin !
 Isabelle Sokolnicka, éditrice
 
2
Les 13, 14 et 15 mars
2008, le Collège interna-
tional Marie de Francereprésentait le spectacleCapricci Veneziani
(caprices vénitiens, en
français). Mettant enscène des extraits de six comédies écrites par Carlo
Goldoni, ce théâtre italien s’est avéré un grand succès
culturel. Abordant les thèmes de la passion, de la fé-minité, des vices et des vertus des hommes, ces sixcomédies créent un lien étroit entre la femme et laville de Venise.Avant de vous parler du spectacle en question, je brû-
le d’envie de faire un voyage dans le temps avec
vous, chers lecteurs, afin de vous décrire Carlo Gol-doni dans son époque. Dramaturge italien du XVIIIè-me siècle, Carlo Goldoni a écrit au total 250 comé-
dies. Ce n’est pas un hasard que Capricci Veneziani
tourne autour des femmes et de Venise; Goldoni ado-rait les femmes et leur caractère.
Revenons au spectacle auquel j’ai assisté le 14 mars. Ne pouvant vous décrire les six comédies, j’ai décidé
de vous faire un témoignage de la comédie qui entre-tient le lien le plus étroit avec Goldoni; la comédie la
 plus touchante, la plus émouvante. Elle s’intitule ‘Ladonna volubile’. Rosaura est une femme très chan-geante; elle change d’humeur, de goûts et d’amis au
même rythme que se présentent ses idées de change-ment de coiffe (la scuffia, en italien). Ses femmes dechambre, Colombina et Corallina, se retrouvent alorsconfrontées à leur maîtresse, qui est à la fois insolentepar ses changements radicaux, mais qui souffre égale-
ment d’autoritarisme.
 Les décors occupent une place importante dans lessix pièces. Ana Bartulovic (Rosaura dans la pièce) est
vêtue d’une magnifique robe bleue miroitante et écar-
late à la lumière des projecteurs. Ce détail renvoie à
la perception des femmes qu’avait Goldoni
: fairevaloir leur beauté. Le mur décoratif du fond de lascène est aussi très symbolique : les masques peintssur des images de maquettes de bâtiments vénitiensaccentuent le lien entre les femmes et Venise.Pour ce qui est de la compréhension de la pièce, eh
 bien, je pense que cela n’a posé aucun problème; un
narrateur parlait assez fréquemment en français afinde faciliter la compréhension. La musique accompa-
gnatrice de la pièce me transportait au cœur de Veni-
se tellement elle était typique, et très bien jouée parM.Counillon et M.Jean-Yves Chevrolat.« On a commencé les répétitions en septembre », sou-tient Guillaume Ma-zoyer. La réussiteculturelle de ces troissoirées a donc été lefruit de nombreusesheures de travail ap-profondies.
Source des photos : Grégory KudishGrégory Kudish
Organisé par l’Union des Bretons au Canada, Festnozm’a offert la possibilité de me retrouver au sein d’un public majoritairement breton, avec lequel j’ai eu la
chance de partager des connaissances autant histori-ques que culturelles, et qui ont suscité en moi une nou-
velle prise de conscience. Sans vouloir m’attarder sur des détails historiques, je préfère vous raconter l’évé-nement de l’Histoire qui a engendré une immigration
bretonne importante au Canada.« Quand deux Bre-tons se rencontrent,ils forment uneunion. » Après avoirassisté au Festnoz lesamedi 22 mars 2008au Collège internatio-nal Marie de France,
 je ne peux désormais m’opposer à cette affirmation.
La Vie au CIMF
:
Festnoz: Une soirée d’enrichissement culturel
 
Capricci Veneziani:
 
3
sans en connaître la raison.« Un fil à la patte » a également fait rire de nombreuxspectateurs, dont moi. Abordant les comiques de ges-te, de paroles, et de situation, cette pièce a ridiculisé
l’amour et le mariage tout en représentant l’homme
aux prises avec ses petits ennuis. Du côté du décor, je
ne peux vous dire si je rêvais ou si j’étais éveillé. De
vraies chaises, un bel escalier en bois, des portes, desmurs à motifs précis et soignés, et de vrais canapés!Pour ce qui est du jeu des acteurs, seraient-ils des ac-teurs professionnels masqués? Aucune faute de pro-nonciation, gestes par-faits et significatifs,...
C’est ainsi que mon
attention a été occupéetout au long de la piè-ce, et que je suis sortiému de cette soirée.
Source des photos : G.K 
Après tout, si Festnoza lieu chaque année,
c’est bien grâce au
grand nombre de Bre-tons logés au Canada.Après la fin de la Se-conde Guerre mondia-le, de nombreuses vil-les de Bretagne, telles que Brest et Rennes, ont étédétruites. Les Bretons durent alors partir à la recher-che de nouvelles terres. Mais pourquoi avoir choisi le
Canada? Eh bien, tout simplement pour suivre l’exem-
ple de Jacques Cartier, explorateur breton qui réalisaun voyage le long du fleuve Saint-Laurent en
1534.Sans plus attendre, je vais maintenant vous dé-
crire la fête à laquelle j’ai assisté. Festnoz est avant
tout une fête de retrouvailles et de célébration de laculture bretonne. Au programme : de la danse accom-pagnée de musique bretonne folklorique, une dégusta-tion de crêpes, de cidre et de croissants bretons, et une
exposition d’arts visuels. Si vous voulez mon avis, je
ne suis pas un très grand fan de la musique folkloriquebretonne; la cornemuse jouant tout au long de la soi-
rée m’a posé quelques problèmes de tolérance musica-le. Par contre, j’ai trouvé tout un plaisir à déguster des
croissants bretons; un péché mortel tellement ils sont
 bons. Pour ce qui est des arts visuels, je dirais qu’ils
laissent place à de nombreuses interprétations.Jean-Marie Moncelet est un peintre qui a exposé ses
œuvres au cours de cette soirée. En s’inspirant de la
nature bretonne, des écoles et des mouvements desdanseurs, il réalise des peintures qui empruntent cer-taines caractéristiques du cubisme et du surréalisme.
Du côté de l’ambiance de la fête, j’ai trouvé les gens
très chaleureux. Quand les musiciens commençaient à jouer, on se mettait en cercle, et, se tenant par la main,
on dansait en chœur.
En sortant de cette soirée, je possédais la conscience
de l’existence d’une langue, d’une culture, et d’une
Histoire totalement différentes de celles de la France.
Aujourd’hui, en Bretagne, les écoles de diwan ont pour mission d’enseigner le breton aux jeunes, afin
que ces derniers, une fois devenus adultes, transmet-tent la langue bretonne à leurs enfants, car une culture
n’existera que si la langue règne dans l’esprit des indi-
vidus.
Source des photos :G.K.
Un fil à la patte: Trois soirées d’humour tordant
 
Les 3, 4 et 5 avril
2008, des élèves de
terminale du Collè-ge internationalMarie de Franceont mis sur scèneune pièce de théâ-tre écrite parFeydeau. Cette comédie, intitulée « Un fil à la patte »a été la cause, vendredi soir, des éclats de rire desspectateurs.
L’histoire se déroule dans une maison. Bois
-
D’Enghien est amoureux de Lucette, sa maîtresse.
Malheureusement, il doit rompre avec cette dernière
 puisqu’il va signer, le jour 
-même, un contrat de maria-ge avec Viviane Duverger, fille de la baronne Duver-ger qui veut à tout prix Bois-
d’Enghien comme gen-
dre. Au cours de la pièce surviennent de nombreuxmalentendus. Par exemple, en allant rendre visite àBois-
d’Enghien, M.Bouzin dépose un bouquet defleurs sur une table. C’est alors que Lucette prend ces
fleurs comme un présent de M.Bouzin. Ce dernier seretrouve donc au milieu des compliments de Lucette
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