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crise antilles – analyse des conversations
linkpaper #0903
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crise antilles
 
communauté outre-mer11 mars 2009
les négociations sepoursuivent à la Réunion,après les échauffourées de lanuit
 
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rappel des faits
Après la manifestation d’hier sur l’Ile de la Réunion organisée par le Cospar, la situation adégénéré. Des jeunes ont pillé des magasins, brûlé poubelles, voitures et arrêts de bus, et ont jetédes galets sur les forces de l’ordre qui ont riposté avec des tirs de lacrymogènes. Un gendarme aété blessé. Plus d’informationsici.De l’autre côté de l’Atlantique, un accord a été signé en Martinique sur l’augmentation des bassalaires, mais la grève n’en est pas pour autant levée. Plus d’informationsici.Très peu de discussions sur les blogs d’outre-mer aujourd’hui, en revanche les médias relèventbien l’actualité sur la situation de chaque île.
Taux de pénétration quotidien des thématiques LKP, Cospar et Collectif du 5 février au sein du territoire agora du web social français (hors communauté outre-mer) sur la période du 24 février au 11 mars 2009 
(en pourcentage de l’ensemble des articles publiés sur l’ensemble du web social français)
La Guadeloupe perd encore un peu de terrain médiatique aujourd’hui, au profit des événements enMartinique et à la Réunion principalement.
les négociations se poursuivent à la Réunion, après les échauffourées de la nuit
Du côté de l’océan Indien, tout s’est bien déroulé lors de la seconde manifestation du Cospar.Cependant, l’île a été victime cette nuit de violences
, des jeunes ont pillé plusieurs enseignes
,ont saccagé certaines parties de l’île et ont même blessé un gendarme par balle. UneRéunionnaise témoigne : «
J’ai vu 70 jeunes remonter vers Groupama. Ils ont utilisé un chariot puis balancé des galets. Ce sont les plus petits, âgés de 14 ou 15 ans, qui sont rentrés dedans.J’en ai même vu un avec un revolver. Ils ont tout cassé. J’en ai vu deux repartir avec ce qui me semblait être des écrans plats.
»http://www.clicanoo.com/ (lf 33). Le port du gilet pare-balles futobligatoire pour les forces de l’ordre, et la nuit un hélicoptère de la gendarmerie survolait lesdifférents quartiers avec des projecteurs.Le
préfet Pierre-Henry Maccioni
en appelle au calme et demande une reprise rapide desnégociations : «
"Je lance un appel au calme […] Je demande au Cospar de 
suspendre toute action qualifiée d’opération coup de poing 
afin que la manifestation qui est un droit démocratique et légitime soit différenciée des actes inconsidérés", déclare le préfet dans un communiqué. " 
Il est temps de reprendre le chemin de la négociation 
" afin "d’aboutir à un 
 
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accord le plus tôt possible", ajoute-t-il, relevant que de "réels résultats ont été obtenus grâce aux efforts de chacun après seulement cinq jours de négociations".
»http://www.clicanoo.com/ (lf 33).Bien que les négociations aient repris rapidement, Jean-Hugues Ratenon, porte-parole du Cospar,se
refuse de lever les opérations coups de poing
.
Il
 
rejette la responsabilité des violencesd’hier et appelle à la grève le 19 mars
: «
Depuis 10 heures 40 ce matin, les discussions ont repris à la préfecture entre le COSPAR, l’État, le patronat et la grande distribution […] Cet après- midi, c’est le patronat qui doit venir discuter avec le COSPAR et l’Etat.
»http://www.temoignages.re/ (lf 8) ; «
Le Cospar ne se sent nullement responsable de ces incidents.Les débordements qui ont émaillé cette journée sont le signe d’une profonde exaspération de la population qui a des attentes très fortes en matière de justice sociale.
»http://www.clicanoo.com/ (lf33).Les
médias hexagonaux
décrivent les faits d’hier soir de la
même façon
que les médias de lacommunauté Outre-mer. Ils restent neutres et reprennent majoritairement les mêmes discoursémis par le préfet et les porte-parole du collectif réunionnais.
accord signé en Martinique mais le conflit continue
 Du côté des Caraïbes,
le Collectif du 5 février martiniquais a signé un accord
avec le patronatet l’Etat hier sur l’augmentation des bas salaires. Quelques magasins ont aujourd’hui rouvert leursportes timidement, d’autres baissent encore le rideau.
Cette avancée n’est pas pour autantsigne que la grève est levée
. Le collectif va faire quelques concessions mais continue d’appelerà la mobilisation : «
Compte tenu des avancées, des assouplisements conséquents des barrages seront faits [...] Nous ne sommes pas encore à la signature d’un accord final de crise […] des travaux pour des semaines encore comme les minimas sociaux, les retraites, la question des très petites entreprises. On a encore du pain sur la planche. La mobilisation, les barrages et le soutien de la population ont payé 
»http://rfo.fr(lf 31).
Guyane : jusque où la contagion ira-t-elle ?
En Guyane, le
collectif MKL
(Mayouri Kont Leksplwatasyon) 
a transmis ses revendications
à lapréfecture et donne jusqu’au 17 mars aux élus pour y répondre. Le collectif envisage
éventuellement une grève générale
si à partir de cette date des négociations ne sont pasinstaurées : «
Le MKL leur donne un ultimatum : le 17 mars. […]Mais le MKL n'apporte pas de précision sur ce qu'il y aura après. Une grève générale ? Albert Darnal reste évasif : « On verra ça le 17 mars, on ne peut pas anticiper. La grève générale reste une option, une possibilité 
. »http://www.franceguyane.fr/ (lf 20)A lire certains commentaires, on peut se demander
jusqu’où ira la contagion du conflit ?
:
« La question du pouvoir d’achat qui est soulevée en Guadeloupe et en Martinique n’est pas une question régionale, communautaire ou raciale, elle est nationale et mondiale. Les revendications Antillaises sont légales et légitimes et chacun de nous, dans chaque région de France devrait les relayer, afin qu’elles parviennent au cerveau de notre Président élu démocratiquement. »
 http://www.bondamanjak.com/ (lf 35).

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