« Sûrs », « propres» et même « respectueux de la santé et del’environnement », l’industrie phytosanitaire use de tous lesarguments pour convaincre du bien-fondé de l’usage de sesdésherbants, insecticides et autres pesticides.Face à ces discours, les faits sont pourtant bien là : accidentsindustriels, pesticides interdits ou périmés expédiés dans lespays en voie de développement, contamination des eaux, de l’airet des fruits et légumes, atteinte à la biodiversité, cancers… desfaits qui, mis bout à bout, pèsent définitivement en faveur d’uneréduction de l’utilisation des pesticides. D’autant plus que lesalternatives existent.
Pesticides,
danger !
Réduire de 50% : les engagements du Grenelle
Un sondage Ifop effectué en septembre 2007 dans le cadre du Grenelle de l’environnementrévèle que les Français voient dans les pesticides une menace majeure. 81% des personnesinterrogées estiment que la limitation de l'utilisation des pesticides dans l'agriculture estune priorité.Fin 2007, en conclusion du Grenelle, le Gouvernement annonçait le retrait des 53 matièresactives les plus préoccupantes, une réduction de 50% des usages de pesticides et un déve-loppement de l’agriculture biologique à 6% de la surface agricole utile en 2010, 15% en 2013et 20% en 2020. Il faut que les engagements soient tenus.
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