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SPIRITUALITÉ « Etre Libre » N° 18 (Mai 1946)

SPIRITUALITÉ « Etre Libre » N° 18 (Mai 1946)

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Published by Rodolphe Monchy
R. Fouéré, Ram Linssen, Mario Viscardini, Jean Herbert, Suzanne de Ruyter.
R. Fouéré, Ram Linssen, Mario Viscardini, Jean Herbert, Suzanne de Ruyter.

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9“* Année15 mai 1946
 N° 18
SPIRITUALITÉ
(revue mensuelle de culture humaine,fondée en 1936, sous le litre " Etre Libre ")
Science, Religion, Philosophie
Directeur-Fondateur : RAM LINSSENRédactrice en chef : Administration pour la FranceMarguerite BANGERTER. » et ses Colonies :Correspondance et manuscrits Editions ADYAR
71,
rue de la Victoire, Bruxelles _ . _ _ 4, Square Rapp, PARIS
7m'
Paiements au C. C. P. 6204de l'Institut Supérieur Chèques postaux Paris : 4207.47de Sciences et Philosophiesa. s. b. 1. Tel- : Segur
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SOMMAIRE
De l'acte complet.....................................................Le Nirvana et le Présent .................................De l'énergie atomique à la spiritualité del'Univers .............................. .............Narada, Avatar de Vishnou.................................Histoire pour petits et grands .......................Lumières sur la théorie du prof. Viscardini ...R. Fouéré.Ram Linssen.Mario Viscardini. Jean Herbert.Suzanne de Ruyter.Ram Linssen.PRIX : 15 francs belges le numéro - 120 francs l'abonnement annuel.Prix en France: 30 francs français - Abonnement: 300 francs français.
 
De l'acte complet
 
envisagé dialectiquement
Parlant de l’acte complet, nous disions :« Si l’acte restait en quelque sorte en suspens, la force vive contenueen lui deviendrait désir, comme devient pression la force vive d'unmobile dont le mouvement est entravé. Il y aurait à la fois consciencedobstacle et conscience de désir, contradiction intime : perception d’untemps qui, mesurant l’épaisseur de l’obstacle, viendrait remplir l’intervalleentre le désir et sa réalisation. Enfin l’effort du désir contre l’obstaclerévélerait un moi se connaissant comme l’auteur de cet effort ».Ces lignes, si l’on s’arrête à les méditer, peuvent suggérer unenouvelle manière d’envisager l'acte complet. Si, en effet, l’existenced’un intervalle entre le désir et son accomplissement est génératriced’incomplétude, l’annulation de cet intervalle doit nous conduire à lactecomplet.Celui-ci pourrait donc être défini, tout au long de sa durée, commela réalisation d’un désir qui se formulerait à tout moment de tellesorte qu’il n’existerait pas d’intervalle psychologiquement perceptibleentre ce désir et sa réalisation.Un tel énoncé, qui paraît introduire la notion d’un désir au seinde l’acte complet, n’est-il pas en contradiction avec nos analyses antérieures qui nous feraient exclure de ce même acte toute conscienceeffective de désir ?Non, car la nouvelle définition proposée, si le désir subsiste encorecomme cause ou source logique du mouvement impliqué dans l’acte, iln’existe plus comme fait de conscience. La notion même du désir nepeut se former que là où un intervalle observable sépare l’applicationde la volonté, à réaliser un acte déjà conçu, de la réalisation effectivede cet acte. Désir et réalisation ne se peuvent définir que pour autantqu’ils sont disjoints. A partir du moment où ils deviennent constammentcoïncidants, se transforment incessamment l’un et l’autre, il n'y a plus,à proprement parler, ni désir ni réalisation, mais un flux d'action persistant une transformation continue et consciente qui constitue undépassement dialectiaue de l’antit'hèse désir-réaction.La représentation de l’acte complet que nous venons de formulerest d<->nc parfaitement compatible avec notre affirmation antérieure selonlaouelle aucun désir conscient ne peut trouver place au sein de l’actecomolet. Mais alors que cette affirmation était purement statique, lanouvelle représentation obtenue est essentiellement dynamique. Elle introduit d’emblée un mouvement au cœur de l’acte complet, et cet actenous annaraît dès lors comme un processus complet et nuancé, commeun jeu de substitutions fluides, une permanente réduction de contrastesperpétuellement renaissants. Tout ce qui. en lui, semblait immuable semobilise dans le creuset du devenir et révèle de nouveaux aspects.C’est ainsi que la continuité de l’acte complet devient une continuité
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dans le jaillissement de désirs succesifs qui, s’accomplissant dès qu’ilsse formulent et s’éteignant dans leur acsomplissement même, ne peuventparvenir à une existence durable et distincte. On peut dire que,dans cette hypothèse, l’intervalle entre le désir et son objet, restanttoujours plus petit que tout écart perceptible, constitue un infinimentpetit psychologique. Envisagé sous ce biais l’acte complet apparaitcomme l’addition, l’intégrale de démarches élémentaires, de même qu'engéométrie on réduit une courbe continue à une juxtaposition innombrabled'éléments rectilignes et infinitésimaux.Si, .pendant l'effectuation d’un acte, l’intervalle entre certains désirsinstantanés — où, si l’on veut, entre certaines expressions instantanéesdu désir — et les réalisations élémentaires correspondantes se dilatait et,d’infiniment petit, devenait fini, des suspensions se manifesteraient dansl’activité, des trous se creuseraient dans l’acte qui, dès lors, ne pourraitêtre complet. Il y aurait des moments où le désir serait présent et neserait pas satisfait. De tels moments qui seraient des moments de passivité, d’insatisfaction, d’incertitude, ne peuvent trouver place dans l’actecomplet. Ce dernier ,en conséquence, ne saurait être le passage discontinud’un désir à un accomplissement mais une transition continue et graduelle. Sa nature ne s'apparente pas à celle d’un mouvement intermittentet saccadé mais à celle d’un mouvement interrompu et fluide, évoquantl’image d’une courbe aux inflexions nombreuses.Puisque tout désir tend à se réaliser sans délai, l'existence d’unintervalle observable, d'un intervalle fini, entre le désir et sa réalisationatteste la présence d’un obstacle. L’acte naissant est empêché ou gêné.Le sujet éprouve le sentiment d’une contrainte.Inversement, le passage continu, psychologiquement instantané, dudésir à 1réalisation signifie l’absence ou la continuelle réduction, leperpétuel effacement des obstacles. En d'autres termes, il est synonymede liberté de l'acte.Nous avons déjà montré que l’acte complet était un actelibre, mais la liberté que nous avions envisagée était une libertéstatique se: réduisant à une absence de contradiction intérieure etnous avions indiqué que si cette liberté se trouvait établie en permanence, il ne serait pas possible d’en éprouver le sentiment. Il n’en va pasde même de celle que nous venons de considérer en dernier lieu et quiréside non dans l'absence de toute contradiction intérieure mais dans lefait que les contradictions qui peuvent surgir restent à l’état naissantet sont en voie de constante résolution. Une telle liberté, même permanente, peut s’éprouver toujours. Elle s’accompagne du sentiment d’uneperpétuelle rupture de limites qui ne semblent surgir que pour êtredépassées, de barrières qui semblent avoir juste assez de consistancepour révéler la puissance qui les dissipe : fragiles entraves qui ne naissentque pour mourir et ne meurent que pour renaître, s’élargissant à chaquerenaissance, devenant des cercles toujours plus vastes et lumineux, sansqu'on puisse envisager de terme à cette dilatation, ainsi se dessine unéternel mouvement de laction, qui suscite ses propres obstacles (pointméconnu par Wells dans son « Times Explorer ») mais chaque obstacledevient, le point de départ d'un élan nouveau, constitue le tremplin d'unrebondissement, comme ces pierres que le flot rencontre et par lesquellesil est soulevé à une hauteur qu'il n’eût point de lui-même atteinte. A

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